Le blog de Jean-François Fiorina

Ecole du futur

Enseigner au XXIème siècle, mais quoi ?

    Quels contenus enseigner ? C’est la question à laquelle, je tente de répondre dans ce post. De la théorie, de l’expérience, de la transversalité, de l’esprit critique et du mindfulness. À l’aune de l’explosion de l’IA (Intelligence Artificielle) et après la lecture de « La guerre des intelligences » de Laurent Alexandre, nous sommes au début d’une révolution des métiers et de leurs apprentissages. Au cœur de la bataille : les contenus, toujours plus nombreux, divers et évolutifs. Il n’y aura plus de silos, de fossés entre techniciens, managers, chercheurs… mais des métiers et des compétences transverses. Comment former aux nouveaux métiers tels… Savoir plus >

L’école passe le code

  Gilles Babinet, multi-entrepreneur est le « digital champion » de la France auprès de la Commission Européenne. Il appelle à une profonde refondation du système éducatif avec des mesures très ciblées comme l’apprentissage du codage informatique à l’école et surtout une nouvelle gouvernance de l’université basée sur une forte autonomie des établissements, bien au-delà de celle actée par la loi Pécresse en 2007. Il a publié plusieurs ouvrages sur la question digitale. Il est l’auteur ou co-auteur de plusieurs rapports publiés par l’Institut Montaigne en 2013, Pour un « New Deal » numérique ou en 2017, « Enseignement supérieur et numérique, connectez-vous ! » Interview.

Ce « Verdun » de l’échec universitaire

Olivier Babeau, professeur des Universités et vice-président de la fondation Concorde est co-auteur d’un récent rapport publié par ce Think-tank économique dont le titre révèle l’ambition, « Bâtissons l’enseignement supérieur du XXI siècle ». Ou comment conduire la réforme de l’Enseignement supérieur vers une orientation et des cursus plus personnalisés qui valorisent l’obtention de compétences, sans spécialisation aveugle et précoce. Pour en finir avec ce « Verdun » de l’échec universitaire. Interview.

Revue de tweets dans un monde de folie !

STOP ! Voici ma revue de tweets « Enseignement supérieur & stratégie », déconnexion obligatoire le temps de cette prise de recul nécessaire pour décider. L’actualité de l’Enseignement supérieur en France foisonne depuis quelques mois entre annonces et réformes, tribunes et prises de position. Questionnements salutaires mais pendant ce temps-là, le monde de s’arrête pas de tourner ! Innovations pédagogique et disruptive, mondialisation des flux, école du futur… Tout s’accélère. Alors, arrêtons-nous un instant ! 

Manager la grande école du futur

Dans la lignée de mon précédent post sur les stratégies de développement ou de survie des grandes écoles et des universités, j’aborde les conséquences en termes de management. Pour nous, business schools — entreprises « par la force des choses »  — comme j’ai pu l’exprimer, que seront nous à l’aune de nos choix stratégiques ? Vision, missions, gouvernance… comment intégrer l’ensemble de ces paramètres sans bloquer et alourdir le fonctionnement de nos organisations ? Comment créer des écosystèmes vertueux au côté d’universités fortes parce que paradoxalement, nous avons besoin d’une université forte et reconnue. C’est ce que nous souhaitons.

L’université à l’heure du choix : « Innover ou sombrer »

Patrick Fauconnier, fondateur du journal Challenges et ancien journaliste à l’Obs, revient sur les grandes mutations du monde de l’enseignement supérieur qu’il a pu repérer en tant que fin connaisseur du système. Dans son livre, « Université : Innover ou sombrer », il porte un constat sombre sur une université déclassée à l’international, et en interne par les grandes écoles, délaissée par des dirigeants qui ne l’ont pas fréquentée et minée par l’individualisme des universitaires. La clé de la réforme passe par une mutualisation des établissements, une acceptation de la sélection et une revalorisation de l’université notamment dans ses composantes professionnelles, à l’image… Savoir plus >

« L1, L2, L3, M1, M2… n’ont aucune existence légale »

Alors que le ministère de l’enseignement supérieur lance une concertation sur les modalités d’accès à l’université en vue de limiter l’échec en licence, interview avec Laurent Daudet, professeur à l’Université Paris-Diderot, l’un des deux coordinateurs du rapport proposé par Terra Nova sur les rythmes universitaires. Qui rappelle que la licence n’est pas une durée mais une somme de crédits, en l’occurrence 180, et propose que chaque étudiant puisse les valider à son rythme, quitte à en suivre moins quand il aura besoin d’accompagnement. Objectif : accompagner la réussite plutôt que de causer l’abandon ! 

L’école des nouveaux espaces

  À l’heure des Edtechs, de l’éducation online et de la puissance des GAFA, le bâtiment et ses espaces seront — paradoxalement ? — cruciaux dans l’école du futur. Point d’ancrage, lieu de tous les apprentissages et de la socialisation, lieu de vie et d’ouverture à la société, partie prenante de la marque, les espaces de l’école du futur vous structurer — déstructurer ! — la manière de penser l’éducation. Alors que vient de se terminer le 2ème Summit on innovative learning spaces, je ne pouvais que traiter ce sujet cette semaine !

L’expérience étudiante : clé stratégique

La compétition qui anime le monde des grandes écoles et universités internationales doit tenir compte d’un élément stratégique de premier ordre : l’expérience étudiante. J’avais proposé dans l’un des mes posts en 2015 d’inaugurer le Student Relationship Management et interviewé fin 2016, un expert de la relation client en la qualité de Daniel Ray (L’étudiant, un client comme les autres ?). Il est maintenant d’actualité comme élément structurant de la marque et du bien-être étudiant que ce soit en matière de pédagogie ou non. À GEM, nous avons comptabilisé 700 événements auxquels est « exposé » un de nos étudiants ! Comment faire pour optimiser… Savoir plus >

Survivre aux Edtechs : all inclusive vs on demand ?

  Si j’ai toujours dit que les GAFA  — et autres Netflix par la diffusion des savoirs — feraient partie de nos futurs concurrents, ce sont maintenant les Edtechs qui impactent directement le territoire des grandes écoles et des universités. Cette désintermédiation des services éducatifs et de formation professionnelle, cette nouvelle ubérisation me préoccupe bien sûr. À la fois opportunité et menace, elle va profondément modifier nos métiers et nos stratégies. De nouveaux établissements vont émerger dont le rôle sera celui de chef d’orchestre, d’agrégateur/organisateur de services à la demande proposés par des Edtechs, sur la base du modèle freemium. Face… Savoir plus >