Le blog de Jean-François Fiorina

géopolitique

Avis de tempête géopolitique sur l’enseignement supérieur

Au-delà du basculement de l’enseignement supérieur vers l’Asie qui s’exprime, en autres, par l’envolée de leurs établissements — en particulier chinois —dans les classements, les changements géopolitiques impactent la vision et le management des institutions d’enseignements supérieurs de notre sphère d’influence. Pour Bernard Belloc (ancien président de Toulouse 1), « l’enseignement supérieur en France subit l’internationalisation plus qu’elle n’en tire parti », l’Etat ne jouant pas un rôle clair et moteur. Comment réagir ? À quelle échelle ? Et si l’Europe prenait (enfin) les choses en main ?

La Géopolitique, incontournable clé du monde

  Le pari était audacieux. Intégrer la géopolitique dans la pensée et les études de nos étudiants de grande école de management. Une matière transversale par excellence, qui se situe au carrefour de la stratégie, de la politique, de l’économie et de la géographie. Pari réussi, au vu de son évolution comme compétence et soft skill de l’école du futur mondialisée et comme nouvelle matière enseignée au lycée (cf l’annonce du ministre de l’Education nationale). Nous fêtons également avec fierté le 10ème anniversaire du Festival de Géopolitique de Grenoble ! Un événement à suivre sur place ou online dont l’affluence conforte nos… Savoir plus >

La carte de l’école du futur

La semaine dernière, je présentais l’action réalisée par les étudiants du MS Entrepreneurs de GEM pour le compte de start-up et d’entreprises du pôle de compétitivité MINALOGIC au CES de LAS-Vegas. Une préfiguration de l’école du futur où les étudiants vivent une multiplicité d’expériences et d’expérimentations, du service aux entreprises en passant par la veille stratégique sans oublier la notion d’impact auprès de nos différentes communautés. Je poursuis cette semaine avec ce nouveau projet pédagogique réalisé avec des Terminales de la Cité scolaire internationale de Grenoble. Ces élèves ont, en effet, réalisé, dans le cadre du Festival de géopolitique (Grenoble,… Savoir plus >

Influence : pourquoi et comment nous en avons ?

Existe-t-il encore un monde possible sans développer son impact et sa e-réputation au profit de son influence ? Pour ce qui est de l’Enseignement supérieur et du monde des business schools que je connais bien, c’est NON ! Mais pourquoi développer cette influence ? Dans quels buts et comment y parvenir dans le respect de nos audiences ? Ces questions sont notre quotidien à la fois parce que nous sommes convaincus de notre valeur intrinsèque, de notre valeur ajoutée aux Sciences de gestion et au monde en général. Parce que retenir l’attention devient un défi voire une économie comme j’ai pu le lire. Nous n’avons pas le… Savoir plus >

Maurice : hub de la connaissance aux 3 couleurs

L’éducation à l’île Maurice est gratuite depuis 1976, de la petite école jusqu’à l’université. Elle a d’abord permis de former la main-d’œuvre de l’économie locale de la canne à sucre ou du textile. Au fil du temps, de nouvelles compétences se sont adjointes en matière d’hôtellerie, de finance, de banque, etc. Le développement de l’enseignement supérieur doit maintenant attirer ou rapatrier les talents pour accompagner les filières d’avenir : économies bleue (la mer, énergies renouvelables), verte (biotechnologies), blanche (services en général.) Maurice dispose d’un vrai « capital humain » mais devra faire appel aux investisseurs — tous secteurs confondus (privé, public, international) — pour développer… Savoir plus >

« Il faut démytifier la puissance chinoise »

Valérie Niquet, maître de recherche, spécialiste de l’Asie à la Fondation pour la recherche stratégique vient de publier, chez Tallandier, « La puissance chinoise en 100 questions. Un géant fragile ? ». Cet ouvrage très complet ausculte sans concession le géant asiatique qui fait l’objet d’une fascination quelquefois aveugle. Entre puissance et limites d’un modèle souvent paradoxal. Entretien.

Grandes écoles : clap de fin ou expansion ?

Emballement et feu roulant de déclarations ces dernières semaines sur l’avenir des grandes écoles et des business schools françaises de la part de Bernard Ramanantsoa, « Sommes-nous au bord du groufre ? » ; de Bernard Belletante (emlyon) ou de plus récentes, d’Alice Guilhon (Skema) sur l’éventuelle départ de son école à l’étranger, du président de la CCI de Paris sur AEF à propos du Qatar et de Singapour « pas contre l’idée d’investir dans HEC » ou de Sylvia Lacoste (Kedge) dans The Conversation « les écoles doivent-elles devenir des entreprises comme les autres ? ». Ça cogite beaucoup dans l’enseignement supérieur mais nos préoccupations ne s’expriment pas (ou plus)… Savoir plus >

Classements internationaux : basculement géopolitique avéré

  Trois signaux importants démontrent ce basculement et rappellent l’influence des classements internationaux — plus particulièrement celui de Shanghai — sur le secteur de l’Enseignement supérieur en pleine mondialisation : le Times Higher Education qui annonce le lancement de son classement mondial ; la bascule géopolitique vers l’Asie et la Chine qui se place à la 2e position mondiale en nombre de business schools accréditées (interview d’Erc Cornuel, directeur de l’EFMD sur le blog d’Olivier Rollot) ; les récents rachats d’écoles et groupes français (DEMOS, ESC Brest) par des fonds chinois. Quelle lecture, quelles conséquences et stratégies pour nos établissements ?

Rétroviseur, rétroviseur… que vois-tu ?

Au seuil des vacances, jetons un coup d’œil dans le rétroviseur… Pour nous, GEM, c’est une belle année qui s’achève avec de bons résultats et beaucoup de projets stimulants. Sur mon blog, là aussi, des succès, de belles rencontres. Je pense, entre autres, à Martine Depas (FINANCIÈRE DE COURCELLES) et son interview « Comment l’éducation devient un marché » ou celle de Godefroy de Bentzmann (DEVOTEAM), «  35 millions d’actifs devront changer de métier » sur l’impact du digitalisation sur les organisations et les compétences. La question de l’école est également revenue sur le devant de la scène médiatique. Plusieurs Unes du Parisien ont… Savoir plus >

IRAN, on a envie d’y croire !

Entre révolution islamique, terrorisme et nucléaire, l’ancienne Perse n’a pas donné d’elle-même une image très attractive depuis des décennies. Il y a cependant une face à (re)découvrir de cette grande nation dans tous les sens du terme — sa population dépasse, d’ailleurs, les 80 millions d’habitants. L’enseignement supérieur et la fougue de sa jeunesse en sont d’ardents porte-paroles. Contrairement à l’Arabie saoudite, l’Iran qui conclue cette trilogie, est porteuse d’une longue tradition universitaire et dépositaire d’une civilisation qui disputait à la Grèce — il y a 25 siècles — l’hégémonie sur le monde méditerranéen, l’Asie mineure et le monde tout court ! Relire à… Savoir plus >