Le blog de Jean-François Fiorina

géopolitique

Grandes écoles : clap de fin ou expansion ?

Emballement et feu roulant de déclarations ces dernières semaines sur l’avenir des grandes écoles et des business schools françaises de la part de Bernard Ramanantsoa, « Sommes-nous au bord du groufre ? » ; de Bernard Belletante (emlyon) ou de plus récentes, d’Alice Guilhon (Skema) sur l’éventuelle départ de son école à l’étranger, du président de la CCI de Paris sur AEF à propos du Qatar et de Singapour « pas contre l’idée d’investir dans HEC » ou de Sylvia Lacoste (Kedge) dans The Conversation « les écoles doivent-elles devenir des entreprises comme les autres ? ». Ça cogite beaucoup dans l’enseignement supérieur mais nos préoccupations ne s’expriment pas (ou plus)… Savoir plus >

Classements internationaux : basculement géopolitique avéré

  Trois signaux importants démontrent ce basculement et rappellent l’influence des classements internationaux — plus particulièrement celui de Shanghai — sur le secteur de l’Enseignement supérieur en pleine mondialisation : le Times Higher Education qui annonce le lancement de son classement mondial ; la bascule géopolitique vers l’Asie et la Chine qui se place à la 2e position mondiale en nombre de business schools accréditées (interview d’Erc Cornuel, directeur de l’EFMD sur le blog d’Olivier Rollot) ; les récents rachats d’écoles et groupes français (DEMOS, ESC Brest) par des fonds chinois. Quelle lecture, quelles conséquences et stratégies pour nos établissements ?

Rétroviseur, rétroviseur… que vois-tu ?

Au seuil des vacances, jetons un coup d’œil dans le rétroviseur… Pour nous, GEM, c’est une belle année qui s’achève avec de bons résultats et beaucoup de projets stimulants. Sur mon blog, là aussi, des succès, de belles rencontres. Je pense, entre autres, à Martine Depas (FINANCIÈRE DE COURCELLES) et son interview « Comment l’éducation devient un marché » ou celle de Godefroy de Bentzmann (DEVOTEAM), «  35 millions d’actifs devront changer de métier » sur l’impact du digitalisation sur les organisations et les compétences. La question de l’école est également revenue sur le devant de la scène médiatique. Plusieurs Unes du Parisien ont… Savoir plus >

IRAN, on a envie d’y croire !

Entre révolution islamique, terrorisme et nucléaire, l’ancienne Perse n’a pas donné d’elle-même une image très attractive depuis des décennies. Il y a cependant une face à (re)découvrir de cette grande nation dans tous les sens du terme — sa population dépasse, d’ailleurs, les 80 millions d’habitants. L’enseignement supérieur et la fougue de sa jeunesse en sont d’ardents porte-paroles. Contrairement à l’Arabie saoudite, l’Iran qui conclue cette trilogie, est porteuse d’une longue tradition universitaire et dépositaire d’une civilisation qui disputait à la Grèce — il y a 25 siècles — l’hégémonie sur le monde méditerranéen, l’Asie mineure et le monde tout court ! Relire à… Savoir plus >

Arabie saoudite : du soft au hard power ?

Suite de ma trilogie sur la mondialisation de l’Enseignement supérieur, après la Chine, j’aborde le modèle saoudien. Contrairement à son grand rival iranien, le leader du monde arabe ne possède aucune tradition universitaire ni stratégie d’ouverture comme celle du Qatar, de Dubaï ou d’Abu Dhabi. Il a cependant parfaitement intégré l’importance de développer un tel secteur, à la fois en interne pour préparer « l’après-pétrole » et en externe comme facteur d’influence religieuse et maintenant d’attractivité et de rayonnement. Au vu de l’actualité et des États en conflit dans la région, ce pays interpelle. Son jeune prince héritier Mohammed Ben Salman manie… Savoir plus >

Chine : le dragon dans la bergerie

  À l’heure où le nouveau ministre de l’Éducation entre en fonction, je débute une trilogie sur la mondialisation de l’enseignement supérieur en présentant trois systèmes aux logiques d’influence différentes (Chine, Iran et Arabie Saoudite). Ce premier post concerne la Chine qui utilise efficacement son système d’Enseignement supérieur — en pleine expansion  — au service d’un soft power, à la fois à l’interne (la montée en gamme de ses universités d’élite) et à l’externe par l’envoi d’étudiants à l’étranger et le développement d’un réseau impressionnant d’Instituts Confucius. Concernant les étudiants de ces pays, je distingue deux catégories, les « fils de nantis » à… Savoir plus >

Mondialisation, plus de tabou !

Cela se confirme, le mondialisation de l’Enseignement supérieur n’est plus un tabou ! Surtout pas pour les « anciens » et les nouveaux pays émergents. La vague de repli identitaire actuelle n’impacte pas leur volonté profonde d’ouverture, de coopération, d’influence voire de conquête ! Ce post – clin d’œil – en pleine montée du protectionnisme revendiquée par les tenants du Trumpisme et autres Brexit, balaie, en une trentaine de tweets et références, les grands enjeux de la mondialisation pour l’Enseignement supérieur. 

Shanghai en mode start-up

Loic Kobes et Florian Garrigues sont les deux fondateurs de la start-up Coolhobo – application originale de shopping en réalité virtuelle à destination des consommateurs chinois. Ils ont décidé de rester en Chine pour créer leur entreprise et coller à leur marché. Quels retours d’expérience de ces jeunes entrepreneurs ? En Chine, c’est la rapidité d’exécution qui prime pour ne pas avoir à lutter trop rapidement contre des dizaines de concurrents ! Et les différences culturelles parmi les jeunes s’estompent beaucoup plus vite qu’on ne le pense.

Les business schools, c’est aussi de la géopolitique

  Nous sommes dans le dur : Brexit assumé, investiture de Trump, montée en puissance de la Russie (je reviens du Gaidars Forum, le Davos russe), confirmation des ambitions chinoises, iraniennes… Les nouveaux acteurs de la géopolitique mondiale préparent leurs scénarios. Faut-il s’en effrayer ? Non. Ce sont des faits, il faut s’y adapter. À nous de jouer la partie avec nos cartes, d’être conscients de nos atouts. Et pour nous, business schools d’être fiers de cette vitalité exceptionnelle depuis plus de 30 ans. La géopolitique que ce soit dans les entreprises ou dans les business schools s’impose comme l’outil de compréhension… Savoir plus >

Comment l’éducation devient un marché

Depuis la crise financière de 2008 et la baisse des rendements monétaires, le secteur de l’éducation, et tout particulièrement celui de l’enseignement supérieur, est devenu pour les investisseurs un marché profitable. Entretien avec Martine Depas, conseil en Fusions & Acquisitions dans le secteur de l’éducation depuis 10 ans, associée partenaire à la Financière de Courcelles. Retours d’expérience, enjeux et tendances, un an après la parution, d’un ouvrage qui a fait beaucoup parler de lui, « Business schools, comment l’argent dynamite le système éducatif ? » auquel j’avais consacré un post.