Le blog de Jean-François FIORINA

géopolitique

Arabie saoudite : du soft au hard power ?

Suite de ma trilogie sur la mondialisation de l’Enseignement supérieur, après la Chine, j’aborde le modèle saoudien. Contrairement à son grand rival iranien, le leader du monde arabe ne possède aucune tradition universitaire ni stratégie d’ouverture comme celle du Qatar, de Dubaï ou d’Abu Dhabi. Il a cependant parfaitement intégré l’importance de développer un tel secteur, à la fois en interne pour préparer « l’après-pétrole » et en externe comme facteur d’influence religieuse et maintenant d’attractivité et de rayonnement. Au vu de l’actualité et des États en conflit dans la région, ce pays interpelle. Son jeune prince héritier Mohammed Ben Salman manie… Savoir plus >

Chine : le dragon dans la bergerie

  À l’heure où le nouveau ministre de l’Éducation entre en fonction, je débute une trilogie sur la mondialisation de l’enseignement supérieur en présentant trois systèmes aux logiques d’influence différentes (Chine, Iran et Arabie Saoudite). Ce premier post concerne la Chine qui utilise efficacement son système d’Enseignement supérieur — en pleine expansion  — au service d’un soft power, à la fois à l’interne (la montée en gamme de ses universités d’élite) et à l’externe par l’envoi d’étudiants à l’étranger et le développement d’un réseau impressionnant d’Instituts Confucius. Concernant les étudiants de ces pays, je distingue deux catégories, les « fils de nantis » à… Savoir plus >

Mondialisation, plus de tabou !

Cela se confirme, le mondialisation de l’Enseignement supérieur n’est plus un tabou ! Surtout pas pour les « anciens » et les nouveaux pays émergents. La vague de repli identitaire actuelle n’impacte pas leur volonté profonde d’ouverture, de coopération, d’influence voire de conquête ! Ce post – clin d’œil – en pleine montée du protectionnisme revendiquée par les tenants du Trumpisme et autres Brexit, balaie, en une trentaine de tweets et références, les grands enjeux de la mondialisation pour l’Enseignement supérieur. 

Shanghai en mode start-up

Loic Kobes et Florian Garrigues sont les deux fondateurs de la start-up Coolhobo – application originale de shopping en réalité virtuelle à destination des consommateurs chinois. Ils ont décidé de rester en Chine pour créer leur entreprise et coller à leur marché. Quels retours d’expérience de ces jeunes entrepreneurs ? En Chine, c’est la rapidité d’exécution qui prime pour ne pas avoir à lutter trop rapidement contre des dizaines de concurrents ! Et les différences culturelles parmi les jeunes s’estompent beaucoup plus vite qu’on ne le pense.

Les business schools, c’est aussi de la géopolitique

  Nous sommes dans le dur : Brexit assumé, investiture de Trump, montée en puissance de la Russie (je reviens du Gaidars Forum, le Davos russe), confirmation des ambitions chinoises, iraniennes… Les nouveaux acteurs de la géopolitique mondiale préparent leurs scénarios. Faut-il s’en effrayer ? Non. Ce sont des faits, il faut s’y adapter. À nous de jouer la partie avec nos cartes, d’être conscients de nos atouts. Et pour nous, business schools d’être fiers de cette vitalité exceptionnelle depuis plus de 30 ans. La géopolitique que ce soit dans les entreprises ou dans les business schools s’impose comme l’outil de compréhension… Savoir plus >

Comment l’éducation devient un marché

Depuis la crise financière de 2008 et la baisse des rendements monétaires, le secteur de l’éducation, et tout particulièrement celui de l’enseignement supérieur, est devenu pour les investisseurs un marché profitable. Entretien avec Martine Depas, conseil en Fusions & Acquisitions dans le secteur de l’éducation depuis 10 ans, associée partenaire à la Financière de Courcelles. Retours d’expérience, enjeux et tendances, un an après la parution, d’un ouvrage qui a fait beaucoup parler de lui, « Business schools, comment l’argent dynamite le système éducatif ? » auquel j’avais consacré un post.    

« Nous sommes prisonniers du diplôme »

Entretien avec Eric Charbonnier, expert à l’OCDE (Direction de l’éducation et des compétences) depuis 1998. Quels enjeux en matière d’enseignement supérieur en France et dans le monde. Quelles sont les bonnes pratiques et comment réformer notre système ?

Entre Brexit et trumpisme, où va l’enseignement sup ?

Les temps sont au repli, au moins dans le discours. Après le coup de semonce du Brexit, en juin dernier, avec 52% de Britanniques pour la séparation de l’UE, puis l’élection, la semaine dernière, d’un Donald Trump « isolationniste », la tendance se confirme. En tant qu’établissement du supérieur opérant dans le monde entier et largement dans la sphère anglo-saxonne, nous devons anticiper et nous préparer aux conséquences de ce changement d’ère. Impacts déjà sensibles et scénarios pour l’enseignement supérieur français et au-delà.

Mes convictions pour l’enseignement supérieur en Afrique

L’Afrique, territoire de tous les imaginaires ne laisse personne indifférent encore moins le monde de l’enseignement supérieur. À la fois décrié par les dérives qui minent son image (Ecole fantôme, faux diplômes) et convoité comme nouveau territoire de développement, les grandes manœuvres ont débuté. En témoigne l’arrivée des « grandes » marques de l’éducation (Centrale, Dauphine, ESSEC…) qui investissent les lieux. Pour ma part, je me mobilise à chaque fois qu’il est possible d’apporter une aide concrète comme ce livre édité avec l’INSEAM ou via EDAF (Deans Across Frontiers) dont je suis membre du board. Une excellente idée portée par l’EFMD que je soutiens,… Savoir plus >

Nos élites ont-elles compris le rapport « Enseignement supérieur par-delà les frontières » ?

On l’attendait ce rapport stratégique pour un Enseignement supérieur international au-delà des frontières ! C’est à la fois un « ouf » de soulagement et une grande inspiration avant… l’effort : rien n’est irréversible mais il y a urgence ! Depuis plus de 10 ans la question d’une stratégie claire et ambitieuse à l’international se pose. Beaucoup de pays ont pris de l’avance… Ce rapport très complet (presque trop) éclaire parfaitement les enjeux et propose plusieurs scénarios. Coup de chapeau à Bernard Ramanantsoa et à son équipe pour ce document. Mon analyse et mes propositions.