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	<title>Le blog de Jean-François Fiorina</title>
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	<description>Directeur de l'ESC Grenoble</description>
	<pubDate>Fri, 03 Feb 2012 15:27:55 +0000</pubDate>
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		<title>Itinéraire création avec Wizbii</title>
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		<pubDate>Fri, 03 Feb 2012 14:43:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jffiorina</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Conjoncture économique]]></category>

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Benjamin Ducousso, Emeric Wasson et Romain Gentil ont lancé, en septembre 2011, www.wizbii.com, le 1er réseau social professionnel dédié aux étudiants et jeunes diplômés. Sur Wizbii, on ne trouve pas seulement des profils de jeunes qui cherchent un stage, ou un 1er emploi, mais des entreprises qui les scrutent pour les embaucher. On peut aussi [...]]]></description>
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<div id="attachment_565" class="wp-caption alignleft" style="width: 280px"><a href="http://blog.educpros.fr/fiorina/files/2012/02/wizbii.jpg"><img class="size-medium wp-image-565 " src="http://blog.educpros.fr/fiorina/files/2012/02/wizbii.jpg" alt="Benjamin Decousso (à droite) en compagnie de Jean-François Fiorina, directeur de l'ESC Grenoble. DR" width="270" height="179" /></a><p class="wp-caption-text">Benjamin Ducousso (à droite) en compagnie de Jean-François Fiorina.</p></div>
<p>Benjamin Ducousso, Emeric Wasson et Romain Gentil ont lancé, en septembre 2011, <a title="Wizbii, le réseau social étudiants" href="http://www.wizbii.com" target="_blank">www.wizbii.com</a>, le 1er réseau social professionnel dédié aux étudiants et jeunes diplômés. Sur Wizbii, on ne trouve pas seulement des profils de jeunes qui cherchent un stage, ou un 1<sup>er</sup> emploi, mais des entreprises qui les scrutent pour les embaucher. On peut aussi y croiser d&#8217;autres étudiants qui profitent de cet espace de rencontre pour se lancer dans une aventure entrepreneuriale. Sur Wizbii, c&#8217;est bien de carrière que l&#8217;on parle. En quelques mois, le site compte plus de 23.000 étudiants et jeunes diplômés inscrits, 400 entreprises qui y recrutent leurs talents  et 289 projets nés de la rencontre de ces étudiants. Et si c&#8217;était une des solutions de sortie de crise ? Une belle start-up qui montre que créer sur le web en région, c&#8217;est possible, « C&#8217;est même mieux ! » selon Benjamin. Interview de ce jeune entrepreneur conquérant et attachant.</p>
<p> </p>
<p></strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>Jean-François Fiorina : Peut-on créer une entreprise sans faire d&#8217;école de management ?</strong></p>
<p>Je poserais plutôt la question : « Qu&#8217;est-ce que l&#8217;ESC Grenoble m&#8217;a apporté pour entreprendre ? » L&#8217;entrepreneuriat, ce sont des valeurs, du courage et un état d&#8217;esprit. Donc en pratique, il n&#8217;est pas obligatoire de passer par une école. Cependant, j&#8217;ai compris une chose essentielle en passant par l&#8217;école : quand on n&#8217;a pas la compétence, il faut  savoir s&#8217;entourer, créer une équipe. A GEM, j&#8217;ai rencontré mes associés et beaucoup d&#8217;amis. Ces années m&#8217;ont apporté une grande ouverture d&#8217;esprit et l&#8217;accès à des réseaux très précieux comme le CEA, Minatec, Isère Entreprendre&#8230; Le fait d&#8217;être l&#8217;une des onze entreprises incubées par GEM nous apporte, d&#8217;emblée, une reconnaissance forte dans l&#8217;écosystème local, à tous les niveaux.<strong></strong></p>
<p><strong>Quelles ont-été les grandes étapes de votre parcours ? Vous avez toujours eu l&#8217;envie d&#8217;entreprendre ? </strong></p>
<p>J&#8217;ai eu un parcours un peu atypique mais oui j&#8217;ai toujours eu cette passion d&#8217;entreprendre. A 18 ans, à la suite d&#8217;un accident de voiture, j&#8217;ai choisi de travailler dans un restaurant et de continuer mes études en correspondance. J&#8217;avais envie de faire des choses, de découvrir de nouveaux horizons, et c&#8217;est là que mon envie me disait d&#8217;aller. J&#8217;ai manqué le bac ! &#8230;.de peu, mais j&#8217;ai quand même eu la chance de pouvoir intégrer un BTS en alternance chez Norauto au tout début de l&#8217;apparition du marché des GPS. Là, j&#8217;ai fait des rencontres exceptionnelles, avec des gens qui m&#8217;ont fait confiance et m&#8217;ont donné ma chance sans être bachelier, comme mon ancien directeur de site. Petit à petit, j&#8217;ai fait mon chemin, et avec un BTS en poche que j&#8217;ai pu obtenir grâce à de très bonnes notes, j&#8217;ai intégré le parcours <em>Bachelor</em> de l&#8217;ESC Pau où j&#8217;ai obtenu les félicitations du jury. C&#8217;est ensuite que je me suis présenté à l&#8217;entrée de l&#8217;EM Grenoble via le concours Passerelle, et que j&#8217;ai pu intégrer avec un oral à 19,5/20. <strong></strong></p>
<p><strong>Pourquoi Grenoble ?</strong></p>
<p>Pour la technologie ! GEM, c&#8217;était l&#8217;école où je pouvais apprendre en évoluant dans un environnement qui me correspondait le mieux, du high tech, du numérique, de l&#8217;innovation un peu partout autour de moi. C&#8217;était là que je pouvais compter sur un écosystème efficace pour développer mes projets. Je voulais intégrer l&#8217;école et ressortir en portant un projet dans les nouvelles technologies. C&#8217;est chose faite.</p>
<p><strong>On parle souvent de la complexité et de la multitude des aides à la création d&#8217;entreprise, est-ce aux institutionnels de mieux se faire connaître ou aux écoles de former ? Comment avez-vous vécu cette période ?</strong></p>
<p>Au départ, j&#8217;étais perdu. Par où commencer ? Les écoles et les institutionnels doivent s&#8217;impliquer plus. Il faudrait que les écoles, par exemple, forment à la technique de création comme on peut le trouver ici au Mastère Spécialisé Entrepreneurs de GEM. Pour apprendre quels sont les trucs et les astuces de la création, « le qui fait quoi ? ». En revanche, dès que j&#8217;ai affirmé mon projet, l&#8217;école m&#8217;a aidé très efficacement et m&#8217;a ouvert toutes les portes. J&#8217;ai, par exemple, bénéficié de locaux gratuits.</p>
<p><strong>Quelle a été l&#8217;attitude des autres étudiants de l&#8217;école ? </strong></p>
<p>Bonne.<strong> </strong>Nous avons été perçus très positivement comme porteurs des valeurs de courage, d&#8217;envie et de persévérance. Peu de connotation négative. Plus l&#8217;entreprise grandit, plus on a de retours. J&#8217;ai des demandes de stages et d&#8217;emplois de la part des diplômés.</p>
<p><strong>Avez-vous eu le même accueil dans les autres écoles ?</strong></p>
<p>Oui, je dois dire que les écoles sont réceptives au discours entrepreneurial en ce moment. Il se crée des incubateurs, des filières, le gouvernement a lancé le <a title="PEE" href="http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid49656/appel-a-projets-creation-de-poles-de-l-entrepreneuriat-etudiant.html" target="_blank"><span style="text-decoration: underline">Pôle Entrepreneuriat Etudiants</span> </a>auquel nous sommes associés. C&#8217;est une source d&#8217;emplois importante. En revanche, on manque de masters typés web. Notre génération est complètement là dedans. La plupart des créateurs de notre génération pense web, parce que le web va vite, il ne nécessite pas beaucoup de capitaux au démarrage et se développe en réseau. Nous sommes très à l&#8217;aise dans ce genre de relationnel.</p>
<p><strong>Tout le monde est un entrepreneur qui s&#8217;ignore ? Une ESC doit-elle tout miser à 100 % sur l&#8217;entrepreneuriat ? </strong></p>
<p>Dire que les<strong> </strong>choses sont faciles, c&#8217;est<strong> </strong>non. ll faut aimer vivre dans un environnement stressant et instable pour être entrepreneur. Garder un peu de folie et beaucoup de passion ! Certains ne s&#8217;épanouissent pas dans un tel contexte, et il faut les comprendre, ils ne sont peut-être pas fait pour être entrepreneurs. Il faut le savoir. Mais c&#8217;est vrai qu&#8217;il y a des entrepreneurs qui s&#8217;ignorent. Par exemple sur Wizbii, la partie job/stage est apparue après la partie projets. Le résultat, c&#8217;est que beaucoup de jeunes qui arrivent pour trouver un stage sur le réseau finissent par créer un projet de start-up avec un étudiant qu&#8217;ils ont rencontré ! Cette confrontation suscite des envies et révèle des projets de création. C&#8217;est une des surprises du site.</p>
<p><strong>Ce qui voudrait dire que beaucoup de jeunes seraient partants pour se lancer dans l&#8217;aventure ? Comment mieux les identifier et les accompagner dans les écoles ?</strong></p>
<p>C&#8217;est vrai, dans l&#8217;une des études de marché que nous avions réalisée avant la création de Wizbii, nous nous sommes aperçu que seuls 0,6 % des jeunes créaient effectivement leur entreprise alors que 60 % déclaraient le souhaiter. C&#8217;est une piste de réflexion à creuser.</p>
<p>Je pense que l&#8217;oral du concours est essentiel. C&#8217;est le bon endroit pour repérer les entrepreneurs. La passion se sent dans leur attitude, leur discours, leurs gestes. Ce sont des candidats qui vivent, qui vont aller jusqu&#8217;au bout de leur idée. Ils ont en commun cette manière d&#8217;être.</p>
<p>Il est important de les cibler le plus tôt possible. Même avant leur entrée à l&#8217;école. Après, si je prends l&#8217;exemple de Grenoble avec le bureau des talents et les parcours sur mesure, on est guidé et coaché.</p>
<p><strong>On est entrepreneur en tout ou est-ce l&#8217;idée qui fait l&#8217;entrepreneur ? </strong></p>
<p>Je crois que c&#8217;est l&#8217;état d&#8217;esprit qui fait l&#8217;entrepreneur. Si je prends mon cas personnel, j&#8217;adorerais créer dans plein de domaines différents. C&#8217;est ma manière d&#8217;être !</p>
<p><strong>Des conseils pour démarrer ?</strong></p>
<p>Je ne veux pas paraphraser feu Steve Jobs mais je crois qu&#8217;il faut rester un peu fou. Tout en restant persévérant, mesurer les risques et voir toujours plus loin. Un entrepreneur traverse en permanence des périodes euphoriques et difficiles. C&#8217;est le job ! Mais il faut le supporter. Pour moi, l&#8217;essentiel, c&#8217;est l&#8217;équipe, mes associés et amis !</p>
<p>Autre point. Restez en région ! Je crois que la meilleure décision que j&#8217;ai prise a été de rester à Grenoble ! Il y a plein de choses à faire et beaucoup d&#8217;aides. En Rhône-Alpes, il y a de l&#8217;argent mobilisable sur des projets. C&#8217;est une région riche. S&#8217;installer à Paris comme beaucoup le souhaitent, c&#8217;est se retrouver dans une masse anonyme de créateurs et de start-ups. En région, vous conservez votre identité et vous bénéficiez de soutien.</p>
<p><strong>Votre idole ? Steve Jobs ou Mark Zuckerberg ?</strong></p>
<p>Non, Léonard de Vinci.</p>
<p><em>Merci à Benjamin, nous lui souhaitons de poursuivre avec succès cette belle aventure Wizbii qui ne sera pas la dernière a priori !</em></p>
<p><em>L&#8217;entreprise qui a bénéficié d&#8217;une première levée de fonds de 318 K€ (Banque Populaire, Crédit Agricole Sud Rhône-Alpes, Grenoble Angels) vise 1,5 million d&#8217;euros de chiffre d&#8217;affaires en 2013, date à laquelle, une implantation en Grande-Bretagne est envisagée.</em></p>
<p><em>Dans les prochaines semaines, nous aborderons, dans ce blog, la question de la marque employeur</em>.</p>
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		<title>Les écoles veulent garder leur AAA !</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Jan 2012 11:22:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jffiorina</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Enseignement supérieur]]></category>

		<category><![CDATA[Grandes Ecoles]]></category>

		<category><![CDATA[diversité]]></category>

		<category><![CDATA[AAA]]></category>

		<category><![CDATA[Actualité de l'enseigenement supérieur]]></category>

		<category><![CDATA[Admission post bac]]></category>

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		<description><![CDATA[Actualité chargée ces derniers jours, quelque peu anxiogène d&#8217;ailleurs, mais nous souhaitons rester en mouvement, positifs. En clair, les écoles souhaitent garder leur triple A ! Quelques réflexions sur l&#8217;actu par un directeur d&#8217;école&#8230;
Notre actu. Chaque semestre, la vie de l&#8217;école se renouvelle avec de nouvelles exigences et de nouveaux défis. Pas possible de s&#8217;accrocher à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!--[endif] --><strong>Actualité chargée ces derniers jours, quelque peu anxiogène d&#8217;ailleurs, mais nous souhaitons rester en mouvement, positifs. En clair, les écoles souhaitent garder leur triple A ! Quelques réflexions sur l&#8217;actu par un directeur d&#8217;école&#8230;</strong></p>
<p><strong>Notre actu.</strong> Chaque semestre, la vie de l&#8217;école se renouvelle avec de nouvelles exigences et de nouveaux défis. Pas possible de s&#8217;accrocher à de vieilles lunes ! Les inscriptions au concours prépa sont closes, <a title="Concours Passerelle" href="http://www.passerelle-esc.com" target="_blank"><span style="text-decoration: underline">Passerelle</span></a> et <a title="Passerelle-world" href="http://www.mon-ecole-commerce.com/3247_concours-pass-world.html" target="_self"><span style="text-decoration: underline">Passerelle-world</span></a> (recrutement international) suivront dans quelques jours, idem pour les accès spécifiques « diversité » et « handicap » qui s&#8217;inscrivent maintenant naturellement dans nos processus de recrutement. Les 1<sup>ère</sup> années travaillent sur leur projet, les 2<sup>ème</sup> démarrent leur spécialisation et les 3<sup>ème</sup> abordent la dernière ligne droite, une période de synthèse et de préparation de leur année à l&#8217;extérieur (international, stages, etc).</p>
<p><strong>Et celle des autres&#8230;</strong> Tiens, Sciences Po Paris supprime de son concours d&#8217;entrée l&#8217;épreuve mythique de <a title="Nouveau concours IEP Paris" href="http://www.letudiant.fr/actualite/sciences-po-paris-un-nouveau-concours-d-entree-bac-0.html" target="_blank"><span style="text-decoration: underline">culture générale</span></a>&#8230; Une décision qui soulève beaucoup d&#8217;interrogations. Sans faire de dogmatisme, quid du de devenir de la sélectivité du concours sous couvert de lutte contre la discrimination ? Il ne faudrait pas  jeter le bébé avec l&#8217;eau du bain !</p>
<p><strong>Guéant 2, le retour.</strong> La circulaire modifiée fait toujours parler d&#8217;elle à l&#8217;étranger. Le <em>texte modifié le le 3 janvier 2012 limite la mesure aux diplômés qui deviennent salariés.</em> Beau gâchis cependant !</p>
<p><strong>APB </strong>(<a title="Admission post bac" href="http://www.admission-postbac.fr" target="_blank"><span style="text-decoration: underline">Admission Post Bac</span></a>).<strong> </strong>Top départ le 20 janvier. Ce guichet unique est une très bonne nouvelle pour les lycéens qui disposent désormais d&#8217;un système plus lisible, plus efficace. En contrepartie, il demandera plus de rigueur et de motivation dans les choix effectués. Certaines écoles niveau bac sont déjà inscrites dans la base. Nous y réfléchissons pour élargir le recrutement de nos candidats.</p>
<p>Pour conclure, notre ambition à Grenoble est de maintenir notre AAA comme <strong>Ambition, Action, Alliance,</strong> quel que soit le contexte !</p>
<p>Pour finir, je vous invite à donner votre avis sur la question suivante :<br />
<span><a href="http://t.co/XHrIRqGs"><strong>Quel pays aura le plus d’impact sur l’économie Française au cours des 10 prochaines années ?</strong></a></span><span><br />
</span></p>
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		<title>L’entrepreneuriat, nouvelle frontière anti crise ?</title>
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		<pubDate>Fri, 13 Jan 2012 11:05:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jffiorina</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Conjoncture économique]]></category>

		<category><![CDATA[entrepreneuriat]]></category>

		<category><![CDATA[entreprises]]></category>

		<category><![CDATA[GEM Angels]]></category>

		<category><![CDATA[Grenoble Ecole de Management]]></category>

		<category><![CDATA[reprise]]></category>

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		<description><![CDATA[Où faut-il chercher les explications de ce regain d’intérêt pour l’entrepreneuriat ? Est-ce une solution pour limiter les tensions actuelles sur le marché de l’emploi ? Ou les conséquences de la montée en puissance de la génération Y ? Il y a sûrement des deux. Dans mon établissement, où l’esprit d’entreprise fait partie de notre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Où faut-il chercher les explications de ce regain d’intérêt pour l’entrepreneuriat ? Est-ce une solution pour limiter les tensions actuelles sur le marché de l’emploi ? Ou les conséquences de la montée en puissance de la <a title="Génération Y" href="http://blog.educpros.fr/fiorina/2009/07/05/au-dela-de-la-crise-la-revolution-y/" target="_blank">génération Y</a> ? Il y a sûrement des deux. Dans mon établissement, où l’esprit d’entreprise fait partie de notre ADN, nous observons un socle stable de 10% à 15% d’entrepreneurs « nés » et un potentiel considérable d’étudiants qu’un accompagnement pourrait aider à passer le cap psychologique. Comment s’y prendre ?</strong></p>
<p>Comme directeur d’école, j’ai la responsabilité de garantir deux choses : <strong>permettre à tous ceux qui le souhaitent de se lancer ou de se tester sans jouer avec leur scolarité et l’accès au diplôme.</strong> Il y a donc une <strong>méthode à appliquer :</strong></p>
<p><strong></strong><br />
<strong>1/ Conseil et discussions : </strong>la première étape concerne l’individu et non le projet. Quelque soit son niveau d’avancement, nous encourageons la démarche en explorant les réelles motivations des entrepreneurs. Sont-ils prêts à vivre un parcours plus risqué ? A se remettre en cause ?  A se relever en cas d’échec ? A vivre sans les mêmes garanties de revenus qu’un salarié dans une grande entreprise ? Tout le monde n’est pas entrepreneur…  Pour moi, l’entrepreneuriat ne se limite pas à la création d’entreprise, il y a aussi l<a title="Intrapreneurtiat et reprise" href="http://blog.educpros.fr/fiorina/2010/02/12/lentrepreneuriat-un-etat-desprit/" target="_blank">a reprise et l’ « intrapreneuriat »</a>. Chacun doit aller au bout de ses rêves qu’ils aboutissent ou non. Au moins, ils ne seront pas  déçus.</p>
<p><strong> 2/ Accompagnement en souplesse :</strong> une fois la phase « motivation » validée, la variété des projets, des secteurs, des individus impose un accompagnement personnalisé. <strong>Pas de modèles formatés ! </strong>C’est la meilleure garantie de succès même si beaucoup s’engagent dans le secteur du web 2.0 et des nouvelles technologies. Nous aidons le porteur de projet à se fixer un objectif mais les chemins pour l’atteindre sont tous spécifiques. Certains étudiants n’ont d’ailleurs pas besoin de nous ! D’autres demandent ce suivi. Toutes les ressources sont alors proposées, dans la durée ou ponctuellement : <strong>conseil stratégique, aide sociale, coaching, etc.</strong> Le parcours pédagogique peut être également adapté. <strong>Le timing de l’école et de la création ne sont pas corrélés. </strong>Dire que le 15 septembre de l’année vous serez entrepreneur n’a pas de sens !</p>
<p><strong>3/ Montée en puissance : </strong>après le lancement, et pour des structures en mode de croissance rapide, d’autres ressources sont mobilisables comme des <strong>cours spécialisés, l’incubation ou l’appui de business angels.</strong> A Grenoble, nous avons monté notre propre structure, <a title="GEM Angels" href="http://www.gem-angels.fr">GEM Angels</a>, pilotée par des diplômés de l’école par des diplômés de GEM et des étudiants de notre mastère spécialisé Entrepreneurs, une première en France. Par ailleurs, 17 entreprises bénéficient d’une incubation maison.<br />
Vous l’aurez compris je suis un fervent promoteur de l’entrepreneuriat. Je souhaite encore améliorer cette dynamique en identifiant, par exemple, les profils entrepreneurs dès l’oral du concours. Par contre, l’effervescence autour de ce thème me donne l’occasion de critiquer l’inflation du nombre d’acteurs et de programmes. Tout cela devient contre productif et je réaffirme fortement le fait que l’entrepreneuriat et la poursuite des études sont indissociables pour garantir le succès de nos jeunes. Je poursuivrai, d’ailleurs, sur cette question en interviewant sur mon blog quelques ex-étudiants entrepreneurs de Grenoble Ecole de Management.</p>
<p><strong>A lire : une <a title="Etude Mac Kinsey Entrepreneuriat" href="http://www.mckinsey.com/locations/paris/home/The%20Power%20of%20Many-%20McKinsey%20Report-%2020111005.pdf" target="_self">étude intéressante</a> sur l’entrepreneuriat du cabinet MacKinsey&amp;Company (novembre 2010, éditée à l’occasion du G20).</strong></p>
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		</item>
		<item>
		<title>2012 : incertitudes et audace !</title>
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		<pubDate>Thu, 05 Jan 2012 17:43:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jffiorina</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Conjoncture économique]]></category>

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		<category><![CDATA[Enseignement supérieur et élection présendentielle]]></category>

		<category><![CDATA[entrepreneuriat]]></category>

		<category><![CDATA[fusion grandes écoles et universités]]></category>

		<category><![CDATA[Passerelle]]></category>

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		<description><![CDATA[La trêve des fêtes terminée, j’espère vous retrouver les batteries rechargées pour relever, avec audace, les défis de l’année qui s’ouvre. Sans tomber dans de futiles prédictions, très en mode, 2012 démarre dans l’incertitude économique, politique et géopolitique. 
La campagne présidentielle peine à démarrer sur le terrain des idées. Les politiques des deux bords occultent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La trêve des fêtes terminée, j’espère vous retrouver les batteries rechargées pour relever, avec audace, les défis de l’année qui s’ouvre. Sans tomber dans de futiles prédictions, très en mode, 2012 démarre dans l’incertitude économique, politique et géopolitique. </strong></p>
<p>La campagne présidentielle peine à démarrer sur le terrain des idées. Les politiques des deux bords occultent les enjeux essentiels en limitant le débat aux questions de personnes et aux mesures de court-terme. Mesdames et messieurs les candidats nous attendons vos programmes ! <strong>Sur le plan économique, l’incertitude prime également. </strong>Y aura-t-il rebond de croissance en 2012 ou poursuite de la dégradation ? <strong>Les entreprises craignent pour leur carnet de commandes, les plus petites pour leur capacité de financement auprès des banques, et les tensions sur l’emploi se font de plus en plus fortes. </strong>Au plan international, mêmes doutes, l’Europe se cherche un nouveau souffle. Les émergents imposent leur dynamique économique sans lui donner une forte traduction politique. J’ai longuement abordé ces questions dans ce blog, je me recentrerai donc sur la thématique « éducation et enseignement supérieur ». D’ailleurs, les programmes présidentiels incluront-ils ce volet comme une priorité nationale ? Je l’espère, en tout cas, selon le dernier baromètre <a title="Communiqué de presse Passerelle " href="http://www.passerelle-esc.com/communiques-de-presse.html" target="_blank">Passerelle</a> en date d’octobre 2011, les résultats* témoignent d’une attente.</p>
<p><strong>Des chiffres qui parlent.</strong> Les lycéens et étudiants sondés estiment, à 60%, que le thème de l’enseignement supérieur est important dans le débat présidentiel. Quant aux 800 DRH enquêtés, ils s’estiment à 63% favorables à la fusion des grandes écoles et des universités, 46% d’entre eux en ferait même une question pour la présidentielle. Un pourcentage qui grimpe, chez les étudiants, à 65% et 54%. Il y a donc bien matière à débattre !</p>
<p><strong>Ouverture.</strong> Je reviens sur le « couac » de la <strong>circulaire Guéant</strong> qui vient, d’ailleurs, d’être modifiée dans un sens moins restrictif. Elle laissera des traces. Des étudiants étrangers m’ont récemment interpellé en demandant ce que la France ferait en cas de mesures de rétorsion à l’encontre de ses propres étudiants… C’est d’autant plus paradoxal qu’au même moment le Québec débarque en France (<a href="http://www.etudierauquebec.fr/" target="_blank">etudierauquebec.fr</a>) pour recruter des étudiants français et qu’un article du Monde (5/1/2012) parle d’une situation inverse aux Pays-Bas !</p>
<p>Je rapproche cette information de la question de la désindustrialisation de la France dont les <a title="Désindustrialisation (Les Echos)" href="http://www.lesechos.fr/journal20111228/lec2_industrie/0201809350658-desindustrialisation-pres-de-900-usines-francaises-ont-ete-fermees-en-trois-ans-268452.php" target="_blank">chiffres </a>ont été présentés dans les colonnes des <em>Echos</em>, la semaine dernière. <strong>Comment s’ouvrir au monde en fermant les portes de nos entreprises déjà mondialisées ?</strong> N’est-ce pas le meilleur moyen de freiner leur implantation à l’étranger en ne recrutant pas ceux qui en seront les têtes de pont internationales ? J’espère que ces éléments de réflexion globale seront intégrés dans le débat électoral. Le limiter aux traditionnelles questions – certes importantes – de financements, d’accès et de sélection, serait une erreur.</p>
<p>Et l’une des <strong>clés de 2012 ne serait-elle pas l’entrepreneuriat ? </strong>De nombreux indicateurs me laissent penser que ce sera le cas comme ce « <a title="Guide du Routard Création d'entreprise" href="http://www.amazon.fr/Routard-cr%C3%A9ation-dentreprise-Collectif/dp/2012450962/ref=amb_link_159285027_3?pf_rd_m=A1X6FK5RDHNB96&amp;pf_rd_s=hero-quick-promo&amp;pf_rd_r=1VJVPW6ECZ29SMV6TB27&amp;pf_rd_t=201&amp;pf_rd_p=232188667&amp;pf_rd_i=201244928X" target="_blank">Guide du Routard de la Création d&#8217;Entreprise 2011</a> » réédité avec succès, par la maison d’édition spécialisée dans le secteur que vous connaissez bien. Espérons que les voyageurs arrivent à bon port ! Nous en reparlerons prochainement.</p>
<p><strong>*Sondage réalisé par l’IFOP entre le 11 et le 18 octobre 2011 auprès d’échantillons représentatifs composés de :<br />
- 200 DRH, responsables des ressources humaines ou du recrutement, travaillant dans un échantillon d’entreprises représentatif des entreprises de 50 salariés et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (taille et secteur d’activité) après stratification par région.<br />
- 800 personnes représentatives de la population lycéenne et étudiante. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de famille, niveau d’études) après stratification par académie.</strong></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
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		<title>2011, bilan plus que négatif</title>
		<link>http://blog.educpros.fr/fiorina/2011/12/23/2011-bilan-plus-que-negatif/</link>
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		<pubDate>Fri, 23 Dec 2011 09:19:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jffiorina</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Conjoncture économique]]></category>

		<category><![CDATA[Enseignement supérieur]]></category>

		<category><![CDATA[Grandes Ecoles]]></category>

		<category><![CDATA[2011]]></category>

		<category><![CDATA[bilan de l'année]]></category>

		<category><![CDATA[crise de la dette]]></category>

		<category><![CDATA[économie numérique]]></category>

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		<description><![CDATA[A quelques semaines de la tombée de rideau sur l’année 2011, en tant que directeur d’école, le discours que nous devons tenir à nos étudiants n’est pas simple. Que leur dire de cette crise multiforme ? Je vous propose un post de réflexion et d’humeur, en forme de bilan. 
Manque de vision. Nos solutions à la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><strong>A quelques semaines de la tombée de rideau sur l’année 2011, en tant que directeur d’école, le discours que nous devons tenir à nos étudiants n’est pas simple. Que leur dire de cette crise multiforme ? Je vous propose un post de réflexion et d’humeur, en forme de bilan. </strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><strong>Manque de vision</strong>. Nos solutions à la crise financière et européenne restent superficielles, des rustines sur les pneus d’une voiture qui roulerait sur un champ de clous… Notre manque de vision géopolitique et stratégique est patent en France et en Europe. Nous sommes dans un dilemme terrible entre le nécessaire retour à la saine gestion des comptes publics et le danger de plomber encore plus notre croissance et celles des pays les plus pauvres. Se <em>« refaire une virginité »</em> au détriment des plus faibles ne résoudra rien, bien au contraire. Ne pas leur donner les moyens de repartir serait une erreur historique. Sur le terrain, les entreprises sont inquiètes, sans visibilité. Le moindre retard dans la prise de décision politique sera préjudiciable à l’économie. Et toujours ce problème récurrent<span> </span>de l’accueil des étudiants étrangers, nous sommes régulièrement interrogés, à la fois par nos étudiants et par leurs homologues à l’étranger. Leur « terrain de jeu », c’est le monde. Ils ne comprennent pas cette situation.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><strong>Révolutions arabes.</strong> Pas de miracle en vue comme certains pouvaient le croire. Ces peuples ont besoin de perspectives très concrètes comme celle de trouver un emploi voire de manger, tout simplement… Ces questions resteront, pour encore de long mois, les seules auxquelles ils demanderont des réponses immédiates. Et le premier que les proposera, même de manière simpliste, remportera la mise. Si nous n’aidons pas ces pays à se relever économiquement et politiquement, nous ferons implicitement le jeu des extrêmes avec, à la clé, de la déstabilisation et une hausse automatique des flux migratoires non contrôlés.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><strong>Campagne en vue.</strong> La présidentielle a démarré dans un chaos peu audible. Où sont les vraies questions ? Je prends l’exemple de la désindustrialisation de notre pays. Nous avons, certes, perdu une bataille mais sommes-nous résignés à voir disparaître l’ensemble de l’industrie de notre pays ? Nous ne reviendrons sur le devant de la scène qu’avec une industrie créatrice de valeur ajoutée. Comment y parvenir ? Comment mobiliser les écoles, l’enseignement supérieur, les PME pour atteindre cet objectif ? N’est-ce pas plus important que de savoir quel accord électoral va régir la suite d’événements dont nous ne maîtrisons rien ! Encore et encore, il est temps de changer de logiciel !</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><strong>En positif, quand même…</strong> Avec <em>LeWeb</em>, l’événement qui a rassemblé le top de l’internet mondial, pour sa 2<sup>ème</sup> édition à Paris début décembre. Le numérique montre qu’il passe à la vitesse supérieure en devenant un acteur économique majeur. Ses modèles sont bien « réels » contrairement à ceux de la bulle internet des années 2000 et le « SO LO MO » (social, local, mobile), thème de l’événement, porte de belles perspectives de développement. Le gouvernement français vient, d’ailleurs, de <a title="Open data gouvernemental" href="http://www.data.gouv.fr/" target="_blank"><span style="text-decoration: underline">rendre accessible</span></a> un grand nombre de données publiques (sociales, fiscales, administratives, géographiques, etc). Une opportunité de création de services nouveaux que citoyens et entrepreneurs vont pouvoir exploiter. C’est une bonne nouvelle, bien que le site ne soit pas encore facile d’utilisation pour le citoyen.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">Que cette crise, cela nous donne l’énergie de réfléchir et de concevoir la formation des métiers de demain, d’en imaginer les contenus avec nos partenaires, d’identifier les compétences qui feront des nos jeunes des citoyens d’initiative et d’innovation. Je pense que le développement de l’entrepreneuriat sous toutes ses formes, y compris au sein même des entreprises, sera le vecteur de notre sursaut. Restons innovants !</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><strong>Bonnes fêtes de fin d’année et rendez-vous en 2012 !</strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><strong> </strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">
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		<item>
		<title>Entretien avec Pierre-Jean BRAVO, proviseur du lycée du Parc à Lyon</title>
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		<pubDate>Tue, 13 Dec 2011 16:53:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jffiorina</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>

		<category><![CDATA[diversité]]></category>

		<category><![CDATA[Prépa]]></category>

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		<description><![CDATA[
Où l&#8217;on parle de diversité sociale, de sélection et de classes préparatoires aux grandes écoles.
 

 
Ouverture sociale dans les classes prépa, où en est-on ? 
Depuis le début des années 2000, les choses ont bougé. Des expériences positives ont été lancées : créations de classes préparatoires adaptées (Spé IEP au lycée Thiers à Marseille, CPES quelques [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://blog.educpros.fr/fiorina/files/2011/12/imgp4059.jpg"><img class="size-medium wp-image-519 alignleft" style="margin: 10px" src="http://blog.educpros.fr/fiorina/files/2011/12/imgp4059.jpg" alt="" width="300" height="199" /></a></p>
<p><span style="color: #0000ff"><strong>Où l&#8217;on parle de diversité sociale, de s</strong></span><span style="color: #0000ff"><strong>élection et de classes préparatoires aux grandes écoles.</strong></span></p>
<p><!--[if !mso]&gt; &lt;!  v\:* {behavior:url(#default#VML);} o\:* {behavior:url(#default#VML);} w\:* {behavior:url(#default#VML);} .shape {behavior:url(#default#VML);} --> <!--[endif] --><!--[if gte mso 9]&gt; 800x600 &lt;![endif]--><!--[if gte mso 9]&gt; Normal   0         21         false   false   false      FR   X-NONE   X-NONE                                             MicrosoftInternetExplorer4 &lt;![endif]--><!--[if gte mso 9]&gt; &lt;![endif]--><!--[if gte mso 10]&gt; &lt;!   /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable 	{mso-style-name:"Tableau Normal"; 	mso-tstyle-rowband-size:0; 	mso-tstyle-colband-size:0; 	mso-style-noshow:yes; 	mso-style-priority:99; 	mso-style-parent:""; 	mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; 	mso-para-margin:0cm; 	mso-para-margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:10.0pt; 	font-family:"Calibri","sans-serif"; 	mso-bidi-font-family:"Times New Roman";} --></p>
<p><!--[endif] --></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong><em>Ouverture sociale dans les classes prépa, où en est-on ? </em></strong></p>
<p>Depuis le début des années 2000, les choses ont bougé. Des expériences positives ont été lancées : créations de classes préparatoires adaptées (Spé IEP au lycée Thiers à Marseille, CPES quelques années plus tard), mise en place d&#8217;accompagnement spécifique, etc. Puis il y eut l&#8217;objectif d&#8217;atteindre les 30 % de boursiers en classes préparatoires.</p>
<p>Au Parc, en première année, nous atteignons 36 %. L&#8217;interprétation de cette augmentation du taux de boursiers en CPGE doit cependant, pour être interprétée rigoureusement, tenir compte du changement de critères d&#8217;attribution des bourses de l&#8217;enseignement supérieur avec la création, par exemple, d&#8217;une nouvelle catégorie de « boursiers à taux zéro » qui ne concerne pas forcément les familles les plus nécessiteuses.</p>
<p><strong><em>Etes-vous favorable aux quotas ?</em></strong></p>
<p>Qui monterait dans un avion dont le pilote aurait été sélectionné selon la méthode des quotas ?!</p>
<p>Je me suis cependant engagé depuis plus de dix ans dans l&#8217;ouverture des classes préparatoires à la diversité sociale. A partir des années 2000, j&#8217;ai en effet travaillé à la création à Marseille d&#8217;une classe préparatoire pour les élèves des Zones d&#8217;éducation prioritaire (ZEP), car je savais que nombre d&#8217;élèves dotés de très bonnes aptitudes intellectuelles pratiquaient, en direction des classes prépas, une forme d&#8217;autocensure souvent due à un manque de repères et d&#8217;information. Ces jeunes ne vivent pas dans un contexte favorable à ce type de cursus considéré comme trop risqué ou trop long. Ils pensent que la classe prépa, ce n&#8217;est pas pour eux, même s&#8217;ils sont de très bons élèves !</p>
<p>Un travail volontariste est donc indispensable. Ma motivation pour l&#8217;entreprendre se fonde sur des questions d&#8217;efficacité pour la bonne marche de notre société et d&#8217;équité vis-à-vis des jeunes des milieux peu ou pas favorisés. Il y va en effet de la survie du modèle des grandes écoles qui risque la consanguinité : on ne peut pas avoir des écoles prestigieuses uniquement basées sur la reproduction sociale. Mais il n&#8217;y a aussi aucune raison que notre société se prive du talent de certains de ses enfants pour la seule raison qu&#8217;ils ne sont pas nés dans certaine famille initiée. Les Grandes Ecoles savent d&#8217;ailleurs bien maintenant qu&#8217;elles ont tout à gagner à s&#8217;enrichir de jeunes au fort potentiel venues d&#8217;autres couches sociales.  Il faut donc informer les jeunes des lycées situés en zones sensibles ou rurales pour sécuriser et baliser le parcours qui mène aux CPGE.</p>
<p>De façon pragmatique, pour ouvrir à la diversité sociale sans passer par la méthode des quotas, nous avons tout simplement distingué le critère « boursier » au sein de groupes de dossiers de candidatures estimés équivalents. Par exemple, sur 2000 dossiers reçus, y a-t-il vraiment une différence significative de niveau entre le 150<sup>ème</sup> et le 200<sup>ème </sup>du classement académique fait par les commissions de recrutement ? C&#8217;est-à-dire sommes nous sûrs qu&#8217;une autre commission aurait classé ces 50 dossiers exactement dans le même ordre ? Si ce n&#8217;est pas le cas, placer en tête de ce groupe les boursiers ne dénature aucunement le classement global effectué. Les résultats aux concours n&#8217;ont, d&#8217;ailleurs, pas été impactés par une telle procédure.</p>
<p><strong><em>En matière d&#8217;autocensure ? Qui des profs, des élèves, des familles jouent le rôle principal ?</em></strong></p>
<p>Les facteurs sont multiples. Il faut des repères. Un fils de polytechnicien ne sera pas forcément tancé par son père s&#8217;il ramène un 5/20. Il sera encouragé dans ses efforts parce que son père connaît le fonctionnement des classes prépas. Dans d&#8217;autres familles, ce sera la marque de la chute définitive du niveau de l&#8217;élève. Il est donc essentiel de pouvoir sensibiliser les élèves des lycées situés en zones sensibles et rurales en les aidant à décoder le parcours en classe prépa.</p>
<p>C&#8217;est une tâche d&#8217;autant plus délicate à remplir qu&#8217;il semble que certains enseignants de ces lycées continuent à tenir un discours dissuasif auprès de leurs élèves : « vous n&#8217;avez pas le niveau », « même les très bons élèves échouent dans ces classes », « le rythme et l&#8217;ambiance de concurrence qui  y règnent sont insoutenables », etc. Nous recrutons pourtant au Parc systématiquement les premiers de classe, quel que soit le lycée d&#8217;origine, recueillant ainsi régulièrement, parmi les quelques élèves de ces lycées qui ont osé présenter leur candidature, de très bons éléments ! Pourquoi alors entretenir l&#8217;image de professeurs de prépa casseurs de bons élèves ? Pourquoi entretenir la peur des concours accusés de faire échouer nombre de candidats alors que le nombre de places ouvertes dans les grandes écoles de management et d&#8217;ingénieurs offre, normalement à tous,  la possibilité d&#8217;intégrer.</p>
<p>Au niveau des élèves de ces lycées, je pense aussi que la longueur des études dans la filière CPGE, sans acquisition de diplôme intermédiaire, est un obstacle.</p>
<p>Depuis déjà plusieurs années, l&#8217;attitude de la plupart des professeurs de prépa est tout à fait différente des images de dureté qui continuent cependant à être véhiculées dans certains seconds cycles de lycée : tout en assurant leur mission de transmission des connaissances et de formation au plus haut niveau de leurs élèves, ils s&#8217;impliquent aussi dans leur accompagnement et  leur suivi à l&#8217;instar d&#8217;un coach ou d&#8217;un manager. Chaque démission, chaque non réussite d&#8217;un de leurs élèves est véritablement ressentie comme un échec. En ce sens, les enseignants se sont parfaitement appropriés le discours que je leur tiens régulièrement les incitant à allier forte exigence à bienveillance, se conformant à la citation de Platon que je leur avais faite lors d&#8217;une pré-rentrée : <em>«  L&#8217;homme libre n&#8217;apprend rien en esclave ».</em></p>
<p><strong><em>Les inégalités sont-elles dues aux modalités des concours ou sont-elles culturelles ?</em></strong></p>
<p>Cette question est débattue depuis longtemps et, dans le cadre de la politique d&#8217;ouverture sociale des grandes écoles, le ministère a demandé aux concepteurs des concours de veiller au contenu des épreuves. Cependant les avis des responsables des grandes écoles sont contradictoires à ce sujet.</p>
<p>Personnellement, c&#8217;est un sujet que je trouve important mais à traiter sans démagogie, les épreuves  devant toujours permettre de détecter les jeunes au fort potentiel dont le parcours d&#8217;études et les résultats obtenus par leur travail justifient qu&#8217;ils soient reçus sur la base  de leur mérite et de leurs compétences et non de leur origine familiale. Il me paraîtrait scandaleux qu&#8217;un jeune au fort potentiel issu d&#8217;un milieu défavorisé ait le sentiment toute sa vie qu&#8217;il doit son admission dans une grande école parce qu&#8217;on lui aurait fait l&#8217;aumône&#8230; Je préfère me consacrer à lui créer l&#8217;environnement propice, en l&#8217;accompagnant dans sa préparation afin qu&#8217;il puisse faire la preuve de ses compétences lors du concours et le réussir non parce qu&#8217;on lui a fait la charité mais parce qu&#8217;il le mérite !</p>
<p>Les épreuves de lettres et de langues ont, il est vrai, souvent été considérées comme privilégiant les candidats issus des milieux favorisés culturellement. Pour les mathématiques, je pense en revanche qu&#8217;il doit être possible de concevoir des sujets qui révèlent les capacités intrinsèques des candidats en minimisant l&#8217;apport de l&#8217;origine sociale.</p>
<p>Les épreuves orales des examens et concours ont toujours eu en France mauvaise presse auprès des professeurs, jugées trop subjectives et trop sensibles au milieu social du candidat. Cette crainte de se faire « embobiner », en partie compréhensible, m&#8217;a toujours cependant paru excessive : pour devenir agrégés, ces enseignants ont bien passé un oral, en contestent-ils la validité ? Plus largement, l&#8217;importance que revêt l&#8217;entretien lors d&#8217;une embauche prouve bien que les entreprises estiment arriver à mieux  recruter, par ce procédé, les collaborateurs dont elles ont besoin.</p>
<p><strong><em>On se rend compte de l&#8217;origine des étudiants lors des entretiens, mais n&#8217;est-ce pas la capacité d&#8217;analyse et la motivation qui comptent&#8230; ?</em></strong></p>
<p>Oui effectivement. L&#8217;évaluation des épreuves d&#8217;entretien a beaucoup évolué dans cette direction ces dernières années.</p>
<p>Ainsi un candidat qui, dans sa jeune vie, a déjà visité une vingtaine de pays sans être capable d&#8217;en dire quoi que ce soit d&#8217;original sera certainement sévèrement pénalisé, alors que les qualités d&#8217;observation et d&#8217;analyse de la vie dans un quartier sensible effectuées par un élève qui en est juste sorti pour aller en prépa seront en revanche à juste titre valorisées.</p>
<p>Les membres d&#8217;un jury sont donc appelés à replacer les échanges effectués lors d&#8217;un entretien dans le contexte de vie du candidat pour pouvoir en apprécier véritablement son dynamisme, sa motivation ainsi que ses capacités d&#8217;analyse.</p>
<p><strong><em>Faut-il inventer d&#8217;autres voies d&#8217;admission aux grandes écoles ? </em></strong></p>
<p>Même s&#8217;il existe d&#8217;autres voies d&#8217;excellence hors classes prépas, je suis convaincu de l&#8217;efficacité exceptionnelle de ces dernières (aptitudes à mieux se connaître de façon à organiser sa vie de façon équilibrée et son travail de façon efficace, aptitudes à affronter la difficulté, à gérer son temps, son stress, etc.).</p>
<p>Elles ont aussi leurs limites. Autant je trouve normal qu&#8217;un diplômé d&#8217;une grande école ou qu&#8217;un professeur agrégé, qui a consacré beaucoup d&#8217;efforts et de talents pour réussir un concours difficile, se voit récompensé par un démarrage de carrière à un haut niveau et par une accélération du début de parcours professionnel, autant je trouve excessif que cet avantage soit assuré « à vie ». Est-il admissible de considérer que sa vie est définitivement réussie seulement par un succès à un concours à l&#8217;age de 20 ans ? Je crois qu&#8217;une telle perception des grandes écoles, ce qui a longtemps été le cas, est infondée et particulièrement préjudiciable à un système d&#8217;enseignement supérieur aussi original que celui des CPGE-GE puisqu&#8217;il n&#8217;existe qu&#8217;en France. Heureusement les choses ont changé et à l&#8217;instar de ce qui se constate dans beaucoup d&#8217;autres pays : le diplôme ne suffit pas, il faut continuer tout au long de sa carrière à faire preuves de compétences, de créativité, de dynamisme. Une vie professionnelle ne peut pas  en effet se limiter, comme on le lit parfois dans la rubrique nécrologique d&#8217;un journal,  à un  « X 71 » !</p>
<p>Pour répondre directement à votre question, je pense qu&#8217;une nouvelle voie d&#8217;accès aux écoles de management devrait être créée en complément de la  filière EC voie technologique. En effet de nombreux très bons bacheliers de la filière STG continuent à aller en STS ou en IUT plutôt qu&#8217;en prépa EC. Ceci  est tout à fait compréhensible car beaucoup d&#8217;entre eux,  étant issus de milieux défavorisés, préfèrent « assurer» un diplôme (BTS ou DUT) en deux ans après le bac, la filière d&#8217;études en prépa leur paraissant trop risquée et trop longue. Prenant en compte cette perception tout à fait compréhensible, la création de prépa ATS (classe d&#8217;adaptation aux techniciens supérieurs préparant en un an aux concours) permettrait une sensible ouverture sociale de ces grandes écoles, à l&#8217;image de celles qui existent déjà dans les filières STL et STI2D, tout en maintenant un haut niveau de recrutement. Les grandes écoles de management pourraient ainsi recruter des diplômés d&#8217;un BTS ou d&#8217;un DUT, dotés des acquis spécifiques à leur formation et enrichis des « plus » qu&#8217;apporte une classe prépa : capacité à faire face à la difficulté, gestion de son temps dans un contexte où tout va très vite, méthodes efficaces de travail adaptées à ses points forts et ses points faibles, etc. , toutes qualités  très prisées par le monde économique et donc déterminantes lors de la recherche d&#8217;emploi, acquises pour la vie durant les études en prépa. Un accompagnement devrait alors être systématiquement assuré par les grandes écoles pour permettre à ces jeunes de pouvoir faire face aux frais de scolarité, en particulier grâce à l&#8217;alternance.</p>
<p>Lorsque l&#8217;on parle d&#8217;ouverture sociale, je suis gêné de ne traiter que des classes préparatoires et des grandes écoles. Notre système éducatif laisse tellement de jeunes sur le bord du chemin, jeunes qui n&#8217;étaient pas prêts au moment où il le fallait : les enseignants doivent-ils s&#8217;inspirer des méthodes de l&#8217;agriculture industrielle qui arrive à faire mûrir dans un champ toutes les salades en même temps ? Mais est-ce vraiment cette uniformité que nous voulons dans l&#8217;éducation ? Je suis persuadé que parmi les jeunes déscolarisés, beaucoup avaient de réelles aptitudes. Notre système éducatif ne peut pas être considéré comme performant s&#8217;il n&#8217;est capable que de faire réussir les élèves les plus brillants et dans « le moule », qui peut-être n&#8217;avaient pas réellement autant besoin de nous pour cela&#8230; Je suis inquiet de voir la proportion de jeunes maîtrisant mal la lecture et le calcul croître d&#8217;année en année à l&#8217;entrée en 6<sup>ème</sup> , de voir aussi la déperdition du nombre d&#8217;élèves issus de milieux défavorisés qui, malgré des scores prometteurs aux tests d&#8217;évaluation d&#8217;entrée en 6<sup>ème</sup> , ne passent pas 4 ans après en seconde&#8230;. Je m&#8217;interroge souvent sur le stress que vivent certains enfants dans les premières années de leur parcours scolaire : ne les évaluons-nous pas trop souvent ? Ne les confrontons-nous pas trop vite à l&#8217;échec ? Est-il sain pour ceux qui manquent de confiance en eux que le formateur soit aussi celui qui évalue? Ces questions sont celles d&#8217;un professionnel qui a consacré sa vie à l&#8217;éducation des nouvelles générations et qui ne peut se contenter de la seule réussite de l&#8217;élite &#8230;..</p>
<p><strong><em>Est-ce un avis partagé ?</em></strong></p>
<p>Je n&#8217;en suis pas certain. Par exemple, il a fallu plusieurs années pour que le thème de l&#8217;ouverture sociale des CPGE trouve un réel écho auprès de mes collègues proviseurs de CPGE.</p>
<p>Ma motivation trouve sa source dans mon histoire personnelle :</p>
<p>- vocation d&#8217;enseignant par admiration de l&#8217;instituteur qui est allé rechercher mon père après son certificat d&#8217;études, pour qu&#8217;il continue son parcours de formation, permettant à un ouvrier, sans bac, de réussir plusieurs grandes écoles pour devenir un haut responsable d&#8217;un grand corps d&#8217;état,</p>
<p>- vécu de la situation d&#8217;un élève en échec jusqu&#8217;en 4<sup>ième</sup> avant que je me mette réellement au travail, suite à la marque de confiance que m&#8217;avait témoignée mon père («  il doit tout de même avoir quelques capacités puisqu&#8217;il bat tous mes collègues polytechniciens aux échecs ! »), en réponse à un enseignant qui l&#8217;informait que, selon lui, je n&#8217;étais pas fait pour faire des études&#8230; C&#8217;est ce déclic décisif qui m&#8217;a fait démarrer, me permettant de réussir quelques années après une Ecole Normale Supérieure en section Math&#8230;</p>
<p>Ces expériences personnelles ont eu une influence déterminante sur ma manière de concevoir et d&#8217;exercer d&#8217;abord le métier d&#8217;enseignant puis celui de proviseur. Elles ont certainement été à l&#8217;origine de mon implication dans l&#8217;ouverture sociale des CPGE et de mon écoute des élèves en difficulté, connaissant l&#8217;importance du témoignage de notre conviction dans leur possibilité de progrès.</p>
<p>Un certain nombre de mes collègues proviseurs de lycée à CPGE ont toujours été, de la maternelle à l&#8217;agrégation, d&#8217;excellents élèves, ils ne peuvent donc pas avoir tous la même sensibilité que la mienne. Mais chacun d&#8217;eux a obligatoirement eu un parcours personnel spécifique qui le rend plus ouvert à tel ou tel enjeu ou aspect de notre métier de dirigeant d&#8217;un établissement scolaire.</p>
<p><strong><em>En 2012, les élèves ont-ils encore de l&#8217;admiration pour leurs professeurs ?</em></strong></p>
<p>En prépa, j&#8217;en suis certain. Les élèves ont beaucoup de considération pour leurs professeurs. J&#8217;ai en mémoire des lettres d&#8217;élèves remerciant leurs professeurs de les avoir « faits khâgneux », félicitant leurs professeurs de sciences pour leur avoir permis de briller aux Etats-Unis, témoignant devant des élèves de terminale leur plaisir devant la beauté d&#8217;une démonstration de mathématiques, exprimant en grande école de commerce leur admiration à leur ancien professeur d&#8217;histoire pour la qualité exceptionnelle de ses cours. De telles marques de reconnaissance  sur les années passées en prépa au lycée du Parc sont nombreuses et, chaque année, beaucoup d&#8217;anciens élèves reviennent dans leur établissement pour témoigner auprès des jeunes générations leur parcours et leur attachement à leur lycée.</p>
<p><strong><em>Etes-vous optimiste ? </em></strong></p>
<p>Si un responsable de l&#8217;éducation et de l&#8217;instruction des jeunes n&#8217;est pas optimiste, il vaut mieux qu&#8217;il change de métier ! Surtout lorsqu&#8217;il a la chance de diriger un lycée comme le lycée du Parc où il a en responsabilité des jeunes formidables, courageux, travailleurs, persévérants, solidaires entre eux, etc. Une belle jeunesse dont ne parle presque jamais hélas la presse ! Mais optimiste ne veut pas dire naïf : le monde actuel est dur et j&#8217;ai le sentiment que le régime très exigeant des études en prépa les aidera à l&#8217;affronter.</p>
<p>Je vous rappellerai à ce propos, parmi les vœux que j&#8217;adresse chaque année aux élèves, la phrase d&#8217;Henry FORD que j&#8217;ai citée en janvier 2011 dans le contexte de crise que traverse  notre société  : « Quand tout semble contre vous, souvenez-vous que l&#8217;avion décolle face au vent et non avec lui » alliant réalisme et optimisme !</p>
<p>En 2010, nous avons eu les majors à Normale Sup et à l&#8217;X en MP* et en PC*. J&#8217;ai conscience que ce sont ces jeunes qui auront à inventer le futur. Notre responsabilité actuelle est de bien les former tant sur le plan de la maîtrise des connaissances que sur le plan humain : respect de l&#8217;autre, respect de notre planète. Ce sera d&#8217;ailleurs le thème de mes vœux pour l&#8217;année 2012.</p>
<p><strong>Quel est le ressenti des professeurs sur la question de la diversité ?</strong></p>
<p>La décision de privilégier, à dossiers équivalents, les boursiers n&#8217;a pas généré de tensions. Le principe en a été assez facilement admis. Cependant les enseignants n&#8217;ont pas été dupes qu&#8217;une bonne part de l&#8217;augmentation des boursiers inscrits en prépa a été due à la création des bourses à taux zéro. En revanche, si la procédure choisie pour atteindre 25% de boursiers en 2010 et  30% en 2011 avait été celle des quotas, il est certain qu&#8217;ils s&#8217;y seraient  très fortement opposés.</p>
<p><strong><em>Est-ce acquis dans les lycées des quartiers et dans le monde rural ? </em></strong></p>
<p>Non, la nécessité de sensibiliser élèves, parents  et professeurs des lycées situés en zones sensibles et rurales n&#8217;est pas acquise une fois pour toute, loin de là ! C&#8217;est une action à toujours conduire de façon volontariste pour lutter contre la tendance naturelle de ces jeunes à s&#8217;autocensurer. Ne croyez pas que nous sommes forcément attendus dans ces établissements : j&#8217;ai vraiment l&#8217;impression que dans la culture de certains de ces lycées est profondément inscrit que la classe prépa, surtout au lycée du Parc, ne concerne pas leurs élèves ! C&#8217;est désespérant mais aussi très motivant car il n&#8217;est pas possible d&#8217;admettre cela. Il faut donc sans cesse solliciter ces lycées pour partir à la rencontre de ces lycéens, y aller avec des étudiants en prépa, avec des responsables de grandes écoles pour les inciter à oser. Rappelez-vous ce que disait Sénèque : « Ce ne sont pas parce que les choses sont difficiles que nous n&#8217;osons pas, mais parce que nous n&#8217;osons pas qu&#8217;elles sont difficiles. ».</p>
<p><strong><em>Ne sont-ils pas pour certains en « mode survie » ?</em></strong></p>
<p>Quelque soit le contexte, je ne peux pas me résoudre à penser qu&#8217;en raison de leur naissance, certains seront « princes et d&#8217;autres esclaves ».</p>
<p>Nous avons su réaliser ponctuellement de belles opérations, la difficulté est de les poursuivre dans la durée. Ainsi en 2008, à l&#8217;initiative du Préfet de Région Jacques Gérault, 100 élèves de terminale sélectionnés pour leurs très bons résultats, provenant de lycées situés en zones sensibles ou rurales de la région lyonnaise qui, à 15 jours de la fermeture des inscriptions en CPGE sur le site postbac, n&#8217;avaient pas fait acte de candidature, ont été reçus au lycée du Parc en présence de responsables du CROUS, de l&#8217;INSA, de l&#8217;EM Lyon et de l&#8217;Université. Le but était non seulement de les sensibiliser sur l&#8217;intérêt d&#8217;envisager une prépa mais aussi de leur montrer qu&#8217;un certain nombre de difficultés, qui pouvaient les empêcher de faire ce choix, étaient résolues : hébergement assuré en internat ou au CROUS, activation précoce des bourses, accompagnement mis en œuvre dès la fin août avec la création d&#8217;une école d&#8217;été accueillant, parmi ces jeunes, les volontaires une semaine avant la rentrée des classes. Logés à l&#8217;INSA, les jeunes inscrits à cette école d&#8217;été allaient pouvoir visiter des grandes écoles, recevoir des formations leur donnant quelques repères avant d&#8217;entrer en prépa (gestion du stress, gestion du temps, prise de notes, travail en groupe, etc.) et bien sûr avoir quelques activités de loisirs. Le résultat a été au-delà de toutes nos espérances puisque 80 d&#8217;entre eux ont effectivement été admis en CPGE  dans la région! Vu ce succès, l&#8217;opération a bien été reprise les années suivantes mais en perdant chaque fois un peu de son efficacité : c&#8217;est pour cela que je vous ai répondu que rien n&#8217;était jamais acquis définitivement dans ce domaine et qu&#8217;il fallait savoir recommencer avec toujours la même force et la même conviction.</p>
<p><strong><em>Comment accueillez-vous les préparationnaires au Parc ?</em></strong></p>
<p>Je reçois en amphi tous les élèves de 1<sup>ère</sup> année dès le jour de la rentrée, une heure par filière. Le but est de leur donner quelques conseils et quelques repères avant d&#8217;aborder leurs études en prépa.</p>
<p>Je commence à les féliciter pour leur admission au Parc en leur indiquant la sévérité de la sélection (nombre de candidats et rang du dernier recruté dans leur filière), insistant sur le fait qu&#8217;ils sont donc tous de très bons élèves, sur le fait aussi que beaucoup d&#8217;autres jeunes auraient aimé être à leur place et que, vu l&#8217;effort fait par la Nation pour financer leurs études dans des conditions aussi privilégiées qu&#8217;en CPGE, ils ont moralement la responsabilité  de ne pas gâcher la chance qu&#8217;ils ont d&#8217;être là !</p>
<p>Je m&#8217;adresse à ceux qui n&#8217;ont pas forcément reçu les bons conseils de la part de leurs proches comme celui de relativiser les notes, d&#8217;avoir confiance en leur professeur, en l&#8217;efficacité d&#8217;un système qui a fait ses preuves, leur indiquant que même s&#8217;ils étaient tous de très bons élèves l&#8217;an dernier, il y aurait dans chaque classe un premier et un dernier. Il me parait important qu&#8217;ils entendent que pour leur proviseur même ce dernier sera toujours considéré, vu la sélection faite, comme un bon élève tant qu&#8217;il essaiera de donner le meilleur de lui-même. Je les invite à ce propos à imaginer comment le dernier d&#8217;une promotion de polytechnique vit sa situation selon qu&#8217;il se voit seulement dernier ou tout de même polytechnicien !</p>
<p>Enfin je leur donne le conseil de prendre soin de leur vie en  insistant sur le fait que leur travail sera plus efficace s&#8217;ils sont en forme et « bien dans leur peau », les mettant en garde de ne pas prendre le risque, par désir de bien faire, de réduire abusivement leur temps de sommeil ou de négliger leur alimentation. Que les sportifs n&#8217;arrêtent surtout pas de pratiquer un sport et que les musiciens continuent à jouer pour leur plaisir !</p>
<p>J&#8217;essaie de leur faire entrevoir que les années de prépa ne sont pas des années de jeunesse mises entre parenthèses et sacrifiées, en tout cas pas plus sacrifiées que ne sont les années d&#8217;entraînement et de compétition d&#8217;un sportif de haut niveau passionné par son sport, mais au contraire des années, bien sûr, très exigeantes mais aussi denses où se nouent des amitiés fortes et durables, où l&#8217;on commence à se construire, leur témoignant que ceux qui y sont passés découvrent plus tard que c&#8217;est grâce à leurs années prépa  qu&#8217;ils ont pu devenir ce qu&#8217;ils sont effectivement devenus.</p>
<p>C&#8217;est dans cet esprit que j&#8217;ai pris l&#8217;initiative d&#8217;organiser chaque année un concert des prépas et un concours d&#8217;éloquence ouvert à tous les élèves de prépa, quelle que soit leur filière. Je livre à votre réflexion le thème choisi cette année pour le concours d&#8217;éloquence :<em> « Quels risques prend-on à ne pas prendre de risques ? »</em></p>
<p align="right"><strong>Propos recueillis le 16 novembre 2011 à Lyon.</strong></p>
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		</item>
		<item>
		<title>De la géopolitique de l&#8217;enseignement supérieur (suite)</title>
		<link>http://blog.educpros.fr/fiorina/2011/12/02/de-la-geopolitique-de-lenseignement-superieur-suite/</link>
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		<pubDate>Fri, 02 Dec 2011 16:05:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jffiorina</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Enseignement supérieur]]></category>

		<category><![CDATA[géopolitique]]></category>

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		<description><![CDATA[Je reviens sur les nombreux commentaires de mon billet centré sur la nouvelle carte géopolitique de l&#8217;enseignement supérieur. C&#8217;est un sujet qui interpelle ! Et je m&#8217;en réjouis. Je vous propose également de (re)lire sur cette thématique l&#8217;une de mes Notes d&#8217;analyse géopolitique hebdomadaires (n° 40). Voici quelques éléments de réponse et de discussion.

Sur l&#8217;attitude [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #0000ff"><em><strong>Je reviens sur les nombreux commentaires de mon billet centré sur la nouvelle carte géopolitique de l&#8217;enseignement supérieur. C&#8217;est un sujet qui interpelle ! Et je m&#8217;en réjouis. Je vous propose également de (re)lire sur cette thématique l&#8217;une de mes <a href="http://www.scribd.com/collections/2657884/Notes-hebdomadaires-d%E2%80%99analyse-geopolitique">Notes d&#8217;analyse géopolitique hebdomadaires </a>(n° 40). Voici quelques éléments de réponse et de discussion.</strong></em></span><br />
<strong><span style="color: #0000ff"><br />
Sur l&#8217;attitude des pays émergents</span></strong><br />
Aujourd&#8217;hui, les émergents adoptent une posture d&#8217;attente vis-à-vis de l&#8217;Europe pour deux raisons :<br />
-	Elle manque d&#8217;unité. Elle n&#8217;est ni visible, ni audible. Et donc plutôt perçue comme un risque.<br />
-	La bataille est mondiale et la stratégie de développement des émergents est claire. Elle s&#8217;apparente à la stratégie conquête de l&#8217;industrie automobile construite autour de quatre phases :<br />
o	L&#8217;appel à l&#8217;extérieur pour attirer des universités étrangères sur son sol et l&#8217;envoi d&#8217;étudiants nationaux à l&#8217;étranger,<br />
o	L&#8217;optimisation du benchmarking : le pays prépare sa propre stratégie,<br />
o	La protection du marché intérieur : barrières à l&#8217;entrée et réglementation,<br />
o	L&#8217;installation à l&#8217;étranger des écoles et des entreprises nationales.<br />
Cette logique de conquête, nous n&#8217;avons pas su la comprendre et l&#8217;appliquer de manière systématique. Comme je le dis souvent, notre « logiciel » fonctionne avec des données erronées : une ancienne carte du monde qui ne tient pas compte des mutations actuelles ! Faute de remise en cause, d&#8217;information et de sensibilisation massives des acteurs de l&#8217;enseignement supérieur, nos positions risquent de se dégrader.<br />
<strong><span style="color: #0000ff"><br />
Quelles conséquences pour nos écoles et nos entreprises ?</span></strong><br />
Elles sont bien sûr néfastes, la « circulaire Guéant » en est un exemple flagrant. Si les grandes entreprises françaises ne peuvent recruter des étudiants étrangers formés dans nos écoles pour leurs filiales internationales, ils se tourneront vers nos concurrentes !<br />
Les ETI françaises, du fait de leur structure et de leur positionnement (produits à faible valeur ajoutée), se développent principalement sur les marchés européens alors qu&#8217;elles devraient s&#8217;ouvrir au monde. Faute de mondialisation de leurs talents, elles vont souffrir. Le modèle de développement international des PME qui est calqué sur celui des grandes entreprises depuis 30 ans n&#8217;est plus valable. Jadis, la conquête du marché national précédait un développement international. Aujourd&#8217;hui, les deux vont de pair et le national peut même ne plus être stratégique ! Le terrain de « jeu » est mondial par ses financements, ses partenariats, les équipes engagées&#8230; Je pense, ici, aux biotechs. Ne pas attirer les jeunes talents étrangers est donc bien une erreur stratégique qui limitera le réseau international de nos entreprises et leur création de valeur.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Handicap, comment « passer à l&#8217;acte » ?</title>
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		<pubDate>Mon, 28 Nov 2011 08:28:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jffiorina</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Grandes Ecoles]]></category>

		<category><![CDATA[orientation]]></category>

		<category><![CDATA[concours]]></category>

		<category><![CDATA[Handicap]]></category>

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		<description><![CDATA[J&#8217;ai souvent parlé, dans ce blog, de l&#8217;importance de l&#8217;ouverture de l&#8217;enseignement supérieur à toutes les diversités, avec la nécessité de passer de la parole aux actes ! Le dispositif Passerelle-Handicap signé avec les 17 écoles de commerce du réseau et trois partenaires principaux (La Poste, Manpower et le Crédit Agricole) marque un pas important [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em><span style="color: #0000ff"><strong>J&#8217;ai souvent parlé, dans ce blog, de l&#8217;importance de l&#8217;ouverture de l&#8217;enseignement supérieur à toutes les diversités, avec la nécessité de passer de la parole aux actes ! Le dispositif <a href="http://www.passerelle-handicap.com">Passerelle-Handicap</a> signé avec les 17 écoles de commerce du réseau et trois partenaires principaux (La Poste, Manpower et le Crédit Agricole) marque un pas important vers un accès facilité aux concours des grandes écoles pour les étudiants handicapés.</strong></span></em></p>
<p><span style="color: #0000ff"><strong>Pourquoi cet accord ? </strong></span><br />
C&#8217;est d&#8217;abord notre mission. Tout le monde a le droit de faire des études, les talents sont partout. Et la demande des entreprises dans le domaine est réelle. La loi oblige les plus de 20 salariés - sous peine de lourdes pénalités - à compter 6% de personnes handicapées dans leur effectif. La proportion oscille, aujourd&#8217;hui, entre 2,6% dans le privé et 4,4% dans le public.</p>
<p>Pour mettre penché sérieusement sur le dossier à l&#8217;ESC Grenoble, je suis allé de surprise en surprise :<br />
•	<strong>50 étudiants en situation de handicap ayant déjà intégré l&#8217;école</strong>, n&#8217;ont pas souhaité déclarer leur situation. Je comprends leur motivation mais ils passent à côté de réelles aides. Les entreprises sont même prêtes à financer leur formation.<br />
•	<strong>Les plus réticents, ce sont les parents.</strong> Ils vivent les problèmes très directement et savent que l&#8217;angélisme ambiant ne les résoudra pas d&#8217;un coup de baguette magique. Ils ont peur de donner de faux espoir à leurs enfants&#8230;<br />
•	<strong>Le manque d&#8217;information est patent. </strong>Comme pour l&#8217;orientation scolaire, les questions de handicap doivent être traitées dès le collège de manière beaucoup plus soutenue.</p>
<p>J&#8217;ajouterais que la variété des handicaps impose des solutions « sur mesure » et des relations avec une multitude d&#8217;acteurs pas facile à cerner. J&#8217;ai tendance à dire que nous avons ouvert une porte sur un labyrinthe !<br />
<span style="color: #0000ff"><strong><br />
Comment fonctionne cet accord ?</strong></span><br />
<a href="http://www.passerelle-handicap.com">Passerelle handicap</a> ne déroge pas à notre règle cardinale en matière de récrutement, la sélection. Nous l&#8217;adaptons simplement. Nous offrons une perspective en cinq ans. Les deux premières années se déroulent dans un autre établissement, un lycée, par exemple, qui prépare aux BTS.</p>
<p>Nous avons associé des entreprises partenaires qui finance à hauteur de 7500 € chacune un pot commun. Objectif : adapter les postes de travail, assister les étudiants au moment des concours, développer un pôle de ressources et de partages de bonnes pratiques, donner une visibilité au dispositif et aux étudiants. Les 17 écoles de commerce impliquées sur le territoire national vont également permettent aux plus grandes entreprises de s&#8217;appuyer sur un réseau de proximité.</p>
<p><span style="color: #0000ff"><strong>Atouts et difficultés</strong></span><br />
Je suis fier de ce dispositif mais c&#8217;est un travail qui va prendre du temps, pour lequel la communication en amont sera un facteur de réussite essentiel. Je pense que le partage des bonnes pratiques mettra aussi un peu de temps à diffuser. Dès l&#8217;accès à l&#8217;emploi, il faudra penser au volet formation continue des salariés handicapés, imaginer une gestion prévisionnelle des emplois et compétences adaptée à leur situation.</p>
<p><span style="color: #0000ff"><strong>Former les étudiants en RH dans nos écoles à cette spécificité.</strong></span><br />
Pour l&#8217;entreprise, c&#8217;est une perspective de mobilisation sociale passionnante, portée par des acteurs tant à l&#8217;intérieur qu&#8217;à l&#8217;extérieur, très impliqués. Même si la notion de quotas pose une contrainte réelle.<br />
A Grenoble, j&#8217;attends de réelles synergies avec notre vivier d&#8217;entreprises et de labos innovants pour nous permettre de créer des environnements pédagogiques adaptés, en croisant télétravail, salles de cours et logiciels dédiés. Le chemin à parcourir est immense et passionnant !</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Le cœur de l&#8217;enseignement supérieur bascule-t-il vers d&#8217;autres horizons ?</title>
		<link>http://blog.educpros.fr/fiorina/2011/11/10/le-coeur-de-lenseignement-superieur-bascule-t-il-vers-dautres-horizons/</link>
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		<pubDate>Thu, 10 Nov 2011 08:57:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jffiorina</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Enseignement supérieur]]></category>

		<category><![CDATA[géopolitique]]></category>

		<category><![CDATA[Afrique]]></category>

		<category><![CDATA[Chine]]></category>

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		<description><![CDATA[Un indice d&#8217;abord, puis trois infos cette semaine ont attiré mon attention en tant que directeur d&#8217;une grande école et passionné de géopolitique. Avec comme questionnement : le cœur de l&#8217;enseignement supérieur mondial n&#8217;est-il pas en train de basculer vers l&#8217;extrême orient et le sud ? 
L&#8217;indice !
Les pays émergents n&#8217;ont pas levé le petit [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em><strong><span style="color: #0000ff">Un indice d&#8217;abord, puis trois infos cette semaine ont attiré mon attention en tant que directeur d&#8217;une grande école et passionné de géopolitique. Avec comme questionnement : le cœur de l&#8217;enseignement supérieur mondial n&#8217;est-il pas en train de basculer vers l&#8217;extrême orient et le sud ? </span></strong></em></p>
<p><span style="color: #0000ff"><strong>L&#8217;indice !</strong></span><br />
Les pays émergents n&#8217;ont pas levé le petit doigt pour sauver une Europe en plein marasme financier, lors du G2O à Cannes. Peu ou pas de candidat pour abonder le Fonds européen de stabilité financière (FESF), est-ce de l&#8217;indifférence, de la condescendance ou une stratégie de conquête ? En tous cas, les émergents regardent ailleurs. La « vieille Europe » se retrouve coincée entre les deux grandes puissances avec lesquelles ses relations ne sont pas au beau fixe : des Etats-Unis sur la défensive et une Chine flamboyante.</p>
<p><strong><span style="color: #0000ff">Trois infos !</span></strong><br />
<strong>1.	Le Qatar renforce son campus d&#8217;excellence tout comme Dubaï, Singapour ou la Malaisie.</strong><br />
Au même moment, cheikh Abdulla bin Ali al-Thani, président et initiateur du Sommet mondial pour l&#8217;innovation dans l&#8217;éducation (WISE) annonçait que son campus d&#8217;excellence (Education City) accueillait six nouvelles universités américaines, HEC et University College London. Avec une ambition clairement affichée, « accéder rapidement à un enseignement de qualité et attirer des étudiants du monde entier ». Pour y parvenir, le Qatar met à disposition des moyens exceptionnels en termes de pédagogie et de services (logement, financements, etc). Des campus qui n&#8217;ont pas à rougir de la comparaison avec leurs homologues d&#8217;outre atlantique. Sur le modèle de Singapour, les émergents misent sur la matière grise et l&#8217;innovation pour se développer et rendre leur territoire mondialement attractif. « L&#8217;innovation est essentielle pour améliorer tant l&#8217;accès à l&#8217;éducation que sa qualité », a rappelé le président de Wise.<br />
Et même si le pari n&#8217;est pas gagné - à grands coups de millions de dollars investis, il est vrai - quelles réponses les puissances occidentales et l&#8217;Europe, en priorité, proposent-elles ? A l&#8217;heure où la pénurie de professeurs au plan mondial s&#8217;avère et que la concurrence fait rage, le risque de marginalisation est bien là.</p>
<p>Ces Education hubs comme l&#8217;explique le journal « Le Monde » daté du 10/11/2011 (pp. 16-17) «bousculent la planète universitaire » : « créés à Dubaï, Singapour ou au Qatar », ils redessinent la géographie de la connaissance. » Le quotidien du soir signale que « Singapour et la Malaisie visent l&#8217;excellence universitaire en Asie ». William Lawton, directeur de l&#8217;Observatoire de l&#8217;enseignement supérieur transnational, souligne que « ce phénomène mené par les États montre que ceux-ci considèrent l&#8217;enseignement supérieur comme un outil de compétitivité », et « reflète la rapide montée en puissance de &#8216;l&#8217;éducation transnationale&#8217;, celle qui, originaire d&#8217;un pays, est délivrée dans un autre ». « Pour les pays &#8216;importateurs d&#8217;éducation&#8217;, l&#8217;idée est d&#8217;atteindre un niveau occidental d&#8217;enseignement sans courir le risque de perdre des diplômés dans les pays exportateurs ». Le pôle de Saclay représente à cet égard « un hub à l&#8217;envers » avec sa « logique domestique d&#8217;innovation ».<br />
<strong><br />
2.	L&#8217;EFMD accrédite l&#8217;Afrique.</strong></p>
<p>Deux réunions d&#8217;information de l&#8217;EFMD* - fondation internationale pour l&#8217;accréditation des Business Schools - se sont tenues récemment au Maroc (Casablanca) et en Afrique du Sud. Une démarche qui montre l&#8217;importance que ces organismes portent à ces « nouveaux » territoires. Même si les écoles africaines n&#8217;ont pas encore atteint les standards internationaux, elles s&#8217;en rapprochent de plus en plus. Les écoles de commerce de Casablanca, d&#8217;Ifrane, d&#8217;Alger ou de Dakar occupent la tête du<a href="http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAJA2651p114-118.xml0/algerie-enquete-senegal-tunisiele-palmares-2011-des-meilleures-ecoles-de-commerce-africaines.html"> classement africain </a>(hors Afrique du sud) réalisé par Jeune Afrique. Il ne faudrait sûrement pas les regarder de haut. D&#8217;excellents professionnels travaillent au développement de ces établissements avec une ambition exceptionnelle. La question, pour les étudiants africains se posera, à terme, entre un séjour en Afrique du sud, au Maroc ou en France. Au vu des difficultés rencontrées par toutes nos institutions pour recruter des étudiants étrangers (hors échanges), je crains que notre attractivité en pâtisse.<strong></p>
<p>3.	Les business schools chinoises ciblent nos étudiants.</strong><br />
C&#8217;est, en substance, ce qu&#8217;expliquait un récent article des Echos. Les écoles de commerce chinoises  ciblent les étudiants occidentaux par un recrutement agressif. La guerre des talents a bel et bien commencé.</p>
<p>Ces trois informations ne sont pas des faits isolés mais révèlent un changement profond du paysage de l&#8217;enseignement supérieur à l&#8217;échelle mondiale. Cela me conduit à la conclusion suivante :<br />
-	La concurrence en matière d&#8217;enseignement supérieur se situe, aujourd&#8217;hui, à l&#8217;échelle mondiale. J&#8217;ai expliqué ce phénomène maintes fois dans ce blog.<br />
-	Quelles réponses apporter ? Faut-il prendre le risque de poursuivre notre modèle concurrentiel construit autour de baronnies et de cloisonnements ou opter pour un modèle collaboratif et ouvert ? A l&#8217;avenir, les étudiants décideront de leur parcours à une échelle qui mettra l&#8217;offre des formations supérieures hexagonale au même niveau que celles offertes à l&#8217;étranger.<br />
-	Le développement des écoles doit accompagner celui des entreprises. L&#8217;étudiant (français ou étranger) choisira son établissement en fonction de la qualité des relations écoles-entreprises qu&#8217;il entretiendra au plan national et international.<br />
Ayons une vision mondiale et ouverte, ne pas accepter cette mutation, c&#8217;est voire notre influence et notre positionnement décliner.</p>
<p>*Les organismes de référence en matière d&#8217;accréditation des business schools sont les suivants : l&#8217;AACSB (Association to Advance Collegiate Schools of Business), l&#8217;EFMD (European Foundation for Management Development, Equis ou Epas) et l&#8217;AMBA (Association of MBAs).</p>
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		<title>Et pourquoi pas un G20 Education ?</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Nov 2011 09:31:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jffiorina</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Conjoncture économique]]></category>

		<category><![CDATA[Emploi]]></category>

		<category><![CDATA[Enseignement supérieur]]></category>

		<category><![CDATA[orientation]]></category>

		<category><![CDATA[enseignement]]></category>

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		<description><![CDATA[Rêvons un peu. 
A l&#8217;heure où le sort de l&#8217;économie mondiale se joue peut-être à Cannes, et que des décisions lourdes seront prises, pourquoi ne pas imaginer un G20 de l&#8217;éducation supérieure ? De l&#8217;e-G8 consacré à l&#8217;internet, à celui des entreprises (Business 20 du Medef), aux jeunes entrepreneurs G20 YES (Young Entrepreneur Summit) ou [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #0000ff">Rêvons un peu. </span></strong><br />
A l&#8217;heure où le sort de l&#8217;économie mondiale se joue peut-être à Cannes, et que des décisions lourdes seront prises, pourquoi ne pas imaginer un <a href="www.g20-g8.com">G20</a> de l&#8217;éducation supérieure ? De l&#8217;<a href="http://www.eg8forum.com/fr/">e-G8</a> consacré à l&#8217;internet, à celui des entreprises (<a href="http://www.g20-g8.com/g8-g20/g20/francais/le-sommet-2011/les-evenements-paralleles/b20/le-sommet-business-20.1487.html">Business 20</a> du Medef), aux jeunes entrepreneurs <a href="http://www.g20yes.fr">G20 YES</a> (Young Entrepreneur Summit) ou aux syndicats (<a href="http://www.g20-g8.com/g8-g20/g20/francais/le-sommet-2011/les-evenements-paralleles/l20/qu-est-ce-que-le-l20.1494.html">L20 Labour</a>), n&#8217;est-ce pas le moment de lancer le E20, World Higher Education Summit ? Les études (OCDE) ne cessent de le démontrer, plus une population est éduquée plus son économie est prospère et dynamique. Alors pourquoi ne pas se servir de ce levier pour accompagner les mutations actuelles ?</p>
<p><strong><span style="color: #0000ff">Le E20 Higher Education.</span></strong><br />
Ce moment particulier, comme son grand frère de l&#8217;économie, permettrait de débattre des grands enjeux de l&#8217;enseignement supérieur à l&#8217;échelle mondiale : <strong>démographie, financement, contenus des enseignements. Mais également d&#8217;imaginer le paysage éducatif mondial de demain alors que de nombreux de pays se sont engagés dans des réformes aux succès variables. Je pense à la Grande-Bretagne, au Chili, à la France&#8230; </strong>signe de l&#8217;importance de l&#8217;enjeu.</p>
<p>Quelles en seraient ses commissions ?<br />
<strong>•	Régulation</strong> : j&#8217;imagine la définition de standards communs de diplômes, de recrutements, de cours, d&#8217;évaluations, de statuts professoraux, de ce qu&#8217;est une grande école ou une université&#8230; Il ne s&#8217;agirait pas de se substituer aux normes existantes comme celles qui s&#8217;appliquent aux business schools (accréditations) mais d&#8217;en créer d&#8217;autres dans des disciplines où le manque se ferait sentir.<br />
<strong>•	Contenus</strong> : j&#8217;imagine - avec une certaine naïveté - que des éléments communs de formation favoriseraient des bases communes de discussion !<br />
<strong>•	Aide et assistance vis-à-vis des émergents et des pays tier</strong>s : nous sommes, certes en concurrence, en témoignent les politiques agressives vis- à-vis de l&#8217;Europe que mènent les universités asiatiques mais certains pays attendent une aide en matière d&#8217;enseignement supérieur.</p>
<p>L&#8217;E20 serait donc un espace de dialogue et de collaboration, d&#8217;échanges de bonnes pratiques, dénué d&#8217;enjeux commerciaux, libéré - un instant ! - des contraintes concurrentielles et de business. Nous pourrions imaginer le monde de la connaissance de demain et faire circuler, encore et toujours, le message que la croissance du monde passera par celle de l&#8217;éducation.</p>
<p><span style="color: #0000ff"><strong>Porteurs de messages. </strong></span><br />
Notre rôle d&#8217;éducateurs nous confère une mission essentielle : expliquer concrètement aux jeunes générations le monde d&#8217;aujourd&#8217;hui et ses conséquences pour demain. Cette responsabilité s&#8217;applique naturellement aux suites des grandes « messes » de la politique internationale telles que les G20. Quelles informations devrons-nous diffuser à nos étudiants à la suite de ce sommet, quelles valeurs communes allons-nous partager ? Comment faire adhérer les plus jeunes générations, au-delà des discours politiques souvent triomphalistes ou réducteurs ? Que doit-on en retirer ? Ce serait, pourquoi pas, les thématiques d&#8217;un premier E20.</p>
<p>L&#8217;idée n&#8217;est peut-être qu&#8217;un rêve que la multiplication des G20 thématiques balaiera. Mais j&#8217;y crois !<br />
Reste à trouver la forme, la manière de se préparer en amont, avec les acteurs impliqués et les étudiants, tout en évitant que ce lieu ne devienne prétexte à affrontements. Je le vois comme un espace de discussion apaisé. Un rêve, vous ai-je dit ?</p>
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