La vidéo : contenu ou contenant ?

ottawa

Fidèle à ma bible fictive du bon communicant, je prône la production de contenus au détriment de la prestation de services, la préférence au « donner sens » sur l’outil roi. Une philosophie qui me projette dans le transmédia et le choix d’une surcouche rédactionnelle appliquée sur l’organisation classique et fonctionnelle de la com.

Aujourd’hui, cet article porte pourtant sur un outil, la vidéo, que j’utilise bien peu aujourd’hui dans mon travail, malgré des envies et surtout des besoins devenus indispensables. Je vous fais donc part de ma jalousie sur de belles réussites universitaires.

Centre de ressources ou vidéos éditoriales ?

Les deux mon capitaine ! Seulement, en pénurie de moyens face à la densité des savoirs à transmettre ou mettre en scène et les besoins de vidéos de contenus et/ou institutionnelles, il est impossible de tout absorber. Ces dix (ou quinze) dernières années, plusieurs universités ont fait des efforts considérables pour capter des cours magistraux… mais sérieusement, c’est comme le théâtre à la télévision : qui regarde ? Pas grand monde. Pas besoin de développer la question des MOOC qui enterrent définitivement les captations « à l’ancienne ». Un petit regard sur les fameux crash courses.

Si j’exagère, je pense notamment aux cours de médecine, il est indispensable de définir une politique claire et de fixer des priorités et donc… un positionnement : la production de vidéo doit-elle répondre à la demande (en dehors donc de toute stratégie mais dans une ligne de prestation de services qui peut se justifier) et donc se considérer comme un centre de ressources ou établit-on des priorités éditoriales voire, mon petit péché mignon, corporate (y compris dans un éventail de cibles différentes qui suppose donc plusieurs vidéos). Il vous reste une possibilité intermédiaire : un centre de ressources interne et la solution externe à la tâche.

Des vidéos pour enseigner

classe-inversee

Ici, l’intérêt est de mettre en place des classes inversées. Offrir un cours vidéo à regarder chez soi ou ailleurs avant le cours qui ne porte du coup plus si bien son nom, où l’interaction entre étudiants et avec l’enseignant devient plus concret et intéressant. Pour en savoir plus.

L’autre aspect est évidemment de travailler avec des délocalisations voire en cours ouverts à tous mais ce n’est déjà plus la même pédagogie.

Des vidéos corporate

Ici, nous pouvons développer plusieurs catégories qu’il est possible de saisir à travers trois vidéos de BEM (Kedge).

> La promotion de diplôme : Wine & Spirits MBA

> La promotion d’un évènement ou d’une action : StartUp Weekend Bordeaux, Journée du Futur Entrepreneur

Vous remarquerez au passage l’usage d’un sens de l’humour très second degré qu’un établissement peut (et doit) se permettre pour toucher des publics sans remettre en cause la sérieux de l’école.

> La promotion de l’établissement : BEM

Deux autres beaux exemples ici et d’ESCP Europe. Ici sur le nouveau logo de l’University of California

Des vidéos d’experts

A Paris-Diderot, le choix vidéo du 13 min’, sur le modèle (ou pas) du format TED, est proposé. Le site est très riche. Le but est de faire appel à des « intervenants charismatiques » pour des « conférences courtes« , sur des « thèmes variés« . Bref on vise autant le grand public curieux que les journalistes.

Et à la fin… vous faites votre propre tv.

 

 

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