Vivre de véritables expériences

Posted by Gilbert Azoulay on mai 23rd, 2016 under Non classé  •  No Comments

Kedge Business School mise sur la pédagogie par l’action et accorde une grande liberté à ses étudiants pour organiser leur cursus. Le digital y joue un rôle important pour fluidifier le parcours des élèves et changer l’organisation. A l’occasion de la réforme du programme de la grande école, Nathalie Hector, la directrice, revient sur les grands enjeux.

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 Quelle est la place du numérique chez Kedge?

Les cours à distance existent depuis plusieurs années et tous les enseignements fondamentaux se font dans ce cadre. Avec ce dispositif, nos étudiants peuvent se consacrer à leurs projets. En M2, nous leur proposons par exemple une série d’électifs à distance pour s’organiser de manière plus facile pour débuter un stage ou partir à l’étranger.

Comment assurez-vous la validation des connaissances ?

Nous avons beaucoup de manières pour assurer un contrôle continu : quizz, vidéo, QCM, travail de groupe, entretiens, etc. Avec le recul, nous avons constaté qu’il est possible d’évaluer nos étudiants de manière extrêmement fine. Les nouvelles méthodes sont très efficaces et il est finalement très compliqué de tricher. Nous souhaitons maintenant mesurer la capacité à réfléchir plutôt que l’accumulation des connaissances. Nous sommes au début d’une transformation numérique importante et l’évaluation illustre bien les grands chantiers auxquels nous sommes confrontés. Il est d’ailleurs probable que la notation ne sera plus la norme prochainement.

Dans les grandes écoles, les investissements doivent-ils porter sur la capacité à innover en matière de pédagogie ?

Je suis convaincu que les candidats viendront chercher des compétences spécifiques dans les écoles, pas des cours génériques. Donc, nous devrons investir dans des plates formes, mais la qualité d’une école passera aussi par l’engagement des enseignants pour accompagner les jeunes. A lui d’assurer un véritable engouement pour ses cours, en se rendant un peu plus disponible et en entretenant un dialogue permanent.

A vous écouter, on a aussi l’impression que nos grandes écoles n’auront plus besoin de campus géants. Est-ce une fausse impression ?

Il est évident que  les prochains locaux des Grandes Ecoles ne ressembleront plus à ceux que nous avons connus. Il nous faudra des espaces pour le travail en groupe. Elle est ici la véritable révolution. Nos sites devront être modulables et connectés. Pour l’ensemble des écoles, on en est loin encore et une partie de nos investissements devront porter là-dessus. Tout cela renforcera le rôle du prof qui du coup est associé à chaque étape de l’apprentissage. Je le vois d’ailleurs plus comme un coach qui apprend à progresser que comme un enseignant.

La concurrence entre écoles sera-t-elle basée sur ce point à l’avenir ?

La concurrence se fera sur la capacité à être totalement digitale tout en proposant une pédagogie moderne avec de l’action, du collaboratif, des échanges… Mais ceci est aussi vrai pour l’université. La nouvelle génération d’étudiants a besoin de comprendre l’intérêt de l’investissement qu’elle met dans son apprentissage. Donc, si elle s’engage il est impératif que l’environnement académique soit très performant… La nouvelle génération veut pouvoir choisir de vivre de véritables expériences. La concurrence nous pousse à innover sur le plan pédagogique. Ce n’est pas qu’une histoire d’argent mais bien d’état d’esprit.

 

Virage numérique : priorités éducative

Posted by Gilbert Azoulay on mai 17th, 2016 under Non classé  •  No Comments

Lors du Congrès de la CGE, le 12 mai dernier, Jean Pisani Ferry, commissaire général de France Stratégie, a fait une intervention sur le thème : « Quelles priorités éducatives« . Une contribution intéressantes qui revient sur les grands enjeux auxquels nous sommes confrontés. Voici quelques extraits.

 

France Stratégie - Commissariat à la stratégie et à la prospective

 

« La France doit impérativement se fixer, pour les dix prochaines années, des objectifs ambitieux, tant en matière de résultats d’ensemble que de réduction des déterminismes sociaux. L’effort financier de notre pays demeure en dessous des pays les plus performants dans le supérieur. Les enseignements tels qu’ils sont dispensés aujourd’hui préparent mal de nombreux élèves aux études supérieures et à l’insertion professionnelle, et ne contribuent qu’imparfaitement à leur donner les outils nécessaire à l’exercice d’une citoyenneté active…. Le numérique est porteur de transformation profondes du monde de l’éducation, qu’il s’agisse des savoirs, des méthodes d’enseignement ou des organisations. Les innovations qu’il permet doivent faire l’objet d’expérimentations et d’évaluation pour en tirer le meilleure parti. »

Comment réussir le virage du numérique ?

  • Pour tirer le meilleur parti des outils numériques, tant pour développer les savoirs et compétences numériques des jeunes que pour la pédagogie et l’organisation de l’école, il sera nécessaire de faciliter l’usage du numérique dans les pratiques d’enseignement, impliquant des évolutions substantielles.
  • Comment prendre appui sur le numérique pour améliorer les pédagogies ? pour optimiser le temps de travail et de présence des enseignants ?
  • Sur quels niveaux d’enseignement faire porter en priorité les investissements en matière de numérique ?
  • Faut-il privilégier l’équipement des élèves et des étudiants, des établissements ou des enseignants ? Quelles collectivités devront assumer la charge de ces financements ?
  • Ou bien faudrait-il développer d’abord la production de contenu pédagogique numérique ?

Un besoin d’investissement significatif, nécessitant plusieurs arbitrages

Si l’on somme les montants évoqués pour chacun des différents niveaux, l’effort à consentir par la nation pour égaler les pays les plus performants pourrait représenter jusqu’à 1,4 point de PIB (soit environ 30 milliards d’euros).

  • Un effort substantiel en faveur de l’éducation suppose que nous soyons capables de procéder collectivement à plusieurs types d’arbitrages :
    • entre investissement et consommation : quel engagement supplémentaire la nation est-elle disposée à consentir en faveur de l’éducation, sachant que les évaluations économiques indiquent qu’un tel investissement se traduit à terme par une augmentation du PIB et du niveau de vie ?
    • au sein de la dépense publique totale : consacrer un effort public supplémentaire significatif à l’éducation nécessite que nous acceptions de réduire des dépenses consacrées à des politiques jugées moins stratégiques
    • au sein de la dépense publique d’éducation : il s’agit à la fois de définir les secteurs prioritaires pour un effort supplémentaire et ceux dans lesquels il est possible de réduire les dépenses afin de financer une partie de l’effort par redéploiement ; c’est vrai entre niveaux d’éducation (de combien peut-on réduire la dépense par élève au lycée pour accroître les moyens dans le préprimaire et le primaire ?) comme au sein de chacun d’entre eux (concentrer les moyens sur les élèves ou les établissements qui en ont le plus besoin suppose de réduire la dépense pour les autres) ;
    • entre financeurs de l’éducation, qu’ils soient publics (quelle répartition d’un effort supplémentaire entre État et collectivités ?) ou privés ; en particulier, en matière de prise en charge des frais de scolarité dans l’enseignement supérieur, faut-il différencier entre les cycles de formation (Licence-Master- Doctorat), entre les filières de formation, entre les disciplines, etc. ? Quelles formations devraient continuer à relever d’un financement essentiellement public et pour les quelles une contribution plus substantielle pourrait être attendue des familles ?
    • faut-il développer d’autres sources de financement de l’enseignement supérieur (formation continue, MOOC diplômants, frais d’inscriptions différenciées pour les étudiants étrangers, collectivités ter- ritoriales, etc.) ?

Quelles évolutions de l’enseignement et du métier d’enseignant ?

  • Comment s’assurer que l’École enseigne les compétences dont le pays a et va avoir besoin ?
  • Faut-il approfondir la logique du collège unique et du socle commun pour permettre à tous les élèves de poursuivre leurs études ? Faut-il privilégier l’orientation précoce vers des filières professionnelles et l’acquisition des compétences spécialisées permettant aux élèves les plus en difficulté de s’insérer sur le marché du travail ?
  • Quelle stratégie vis-à-vis des différentes filières au lycée ? Et comment prendre en compte l’hétérogénéité des bacheliers dans l’enseignement supérieur ?
  • Quelle place accorder aux compétences numériques dans les programmes ?
  • Faire évoluer les contenus et les méthodes de l’enseignement exige de faire évoluer de manière conjointe les métiers et les carrières des enseignants.
  • Pour attirer les meilleurs étudiants vers l’enseigne- ment, faut-il augmenter les rémunérations ? Ouvrir des possibilités d’évolution professionnelle ? Faire évoluer leur temps de travail ?
  • Faut-il revoir les modalités de recrutement des enseignants ? Comment améliorer le suivi et l’évaluation de leur travail ?
  • Pour faciliter les transitions entre cycles de formation, faudrait-il développer la polyvalence ? voire envisager des corps enseignants communs pour l’école et le collège d’une part et pour le lycée et le premier cycle du supérieur d’autre part (BAC-3/BAC+3)

 

 

Twitter dans l’ESR…

Posted by Gilbert Azoulay on mai 9th, 2016 under Non classé  •  No Comments

Bertrand Mocquet, enseignant-chercheur en sciences de l’information et de la communication et vice-président en charge du numérique à l’Université de Perpignan Via Domitia, vient de publier une étude intitulée « L’usage du micro-blogging Twitter dans l’enseignement supérieur et la recherche ».  Il en ressort qu’en matière de pédagogie ou de recherche, les professionnels de l’ESR utilisent Twitter majoritairement pour « provoquer des échanges avec la communauté » ou « informer la communauté externe à l’université ».

 

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Parmi les usages les plus fréquents : échanger entre pairs (même statut), entre collègues (d’établissements différents) et avec des personnes extérieures à l’enseignement supérieur. « Le type de communication est plus généralement à destination de la communauté à l’extérieur de l’université, finalement peu avec les étudiants, et avec les collègues en interne. Le mode de création est surtout un mode de médiation de son activité, et dans le cadre de la typologie des répondants essentiellement pour la recherche », selon le chercheur. Ainsi les principales activités consistent à republier de messages d’une autre personne, « le retweet », et à valoriser un article web, par le partage.

Parmi les répondants :

Une majorité se considère comme des personnes innovantes et possédant un bon usage du numérique et sont entrés en premier lieu dans un usage personnel avant un usage professionnel.

Parmi les répondants, 57,1 % possèdent un seul compte Twitter :

  • 48,9 % l’utilisent pour un usage double : personnel et professionnel ;
  • 33,7 % limitent à un usage professionnel ;
  • 17,4 % se restreignent à un usage personnel ;
  • 48,7 % postent des informations tantôt personnelles tantôt professionnelles.

Pour ceux qui ont plusieurs comptes Twitter, la raison :

  • 50 % car ils ont plusieurs comptes professionnels ;
  • 36,8 % car ils souhaitent séparer vie privée et vie professionnelle ;
  • 8,8 % ont une raison autre, qui concerne des données privées au sens de la CNIL (religion, partie politique) ou vie associative.

 

« Les étudiants doivent trouver mieux qu’à la maison »

Posted by Gilbert Azoulay on mai 2nd, 2016 under Interview  •  No Comments

L’EM Lyon investit plus de 4 millions d’euros dans de nouveaux locaux parisiens avec une ambition : préparer ses étudiants au monde connecté de demain. Mais comment s’y prendre quand on ne sait finalement pas grande chose de ce que sera… demain. Eléments de réponse avec Bernard Belletante, le directeur général de cette grande école de commerce.

BBelletante

Vous avez annoncé votre installation à Paris dans des locaux ultra modernes. Quel est justement la nature de ces locaux ?

Nous sommes dans l’esprit de notre signature : « early makers ». Ces locaux nous permettrons d’aller très vite dans l’expérimentation via des espaces de co-working, d’expérimentation, de travail collaboratif, de co-sharing… Ce sera donc un campus extrêmement moderne parce qu’il est flexible et adapté à l’économie numérique. Aujourd’hui, tout ce qui est connectique n’est pas hors de prix mais le cœur du système d’information doit accepter le foisonnement des initiatives, des idées, des projets, des applications, des solutions, etc. Le partenariat avec IBM porte d’ailleurs sur notre capacité à répondre aux enjeux digitaux. Ce partenariat est fondamental et nous permet d’aller vite. Aujourd’hui, je suis convaincu que nous sommes le premier client dans le secteur éducatif chez IBM. Nous sommes d’ailleurs une unité pilote pour eux.

Qu’attend de vous la nouvelle génération digitale qui rentre à l’EM Lyon ?

Ils attendent qu’on leur donne les capacités d’être dans le monde de demain. Nous devons leur propose des usages cohérents avec leur quotidien. Je dirai même que nos étudiants doivent trouver « mieux » que ce qu’ils ont à la maison en matière d’infrastructures, de systèmes d’information et de connexions. C’est indispensable pour eux et pour notre attractivité internationale. Nos principaux concurrents ont d’ailleurs investi massivement dans ce domaine. Aux Etats-Unis, l’intégration du numérique dans l’apprentissage est déjà une réalité.

Selon vous, nous sommes en retard en France ?

Bien sûr. On s’en rend vite compte quand nous accueillons des étudiants étrangers. Je suis content de voir que ça bouge et cela s’accélère dans nos grandes écoles. Paradoxalement, cela bouge plus vite dans des écoles de milieu de tableau qui mènent des initiatives très innovantes. La concurrence va se densifier car les  nouvelles méthodes vont créer de nouveaux challengers et c’est une bonne chose. Hors de France, quand je vois les investissements réalisés à Singapour, qui a investi massivement, il y de quoi s’inspirer.

Vous bousculez les habitudes et notamment celles des enseignants. Comment réagissent-ils ?

On assiste aujourd’hui à l’émergence d’une plus grande diversité de profils d’enseignants. Il y a les enseignants classiques et ceux plutôt branchés sur l’action learning. Il faut garder ces profils dans nos écoles, sachant que personne ne s’oppose véritablement aux changements. Les seules questions portent sur le rythme et notre capacité à valoriser les initiatives des enseignants. Cela doit-être donc être pris en compte. Et puis savez, le changement est naturel car il vient des étudiants eux-mêmes qui sont aussi de formidables boosters d’innovation.

 

« Le nouvel alphabet, c’est le code »

Posted by Gilbert Azoulay on avril 18th, 2016 under Interview  •  No Comments

Décidément, le numérique bouleverse les habitudes. Le groupe Ionis vient de lancer la « Coding Academy by Epitech » pour les actifs en reconversion. Le principe est simple : on ne règle sa formation qu’une fois en emploi ! Explications avec Sophie Viger, directrice de de ce programme.

Logo CODING ACADEMY

On rappelle comment fonctionne votre programme ?

Nous proposons à des bacs+2 de se reconvertir dans la programmation, quelle que soit leur formation d’origine. C’est une grosse piscine qui dure 5 mois avec une formation très intensive. On y apprend le langage ainsi que toutes les technologies web.  L’intérêt est de permettre de s’intéresser à toutes les nouvelles technologies sans appréhension, ce qui est très important lorsque l’on souhaite travailler dans le digital.

C’est donc réservé aux scientifiques ?

Pas du tout. Nous accueillons même des littéraires. Cela veut dire que tout le monde peut réussir. Il est simplement nécessaire d’aimer le codage, qui est en fait une discipline assez ludique. Des candidats sans le bac peuvent eux-aussi réussir. C’est d’ailleurs la caractéristique du numérique : le diplôme n’est plus aussi important.

Dans cette filière, le candidat ne paye qu’à partir du moment où il a trouvé un emploi. Pourquoi ?

L’apprenant peut en effet rentrer dans la formation sans financement et dispose d’une année pour rembourser. Nous les aidons d’ailleurs à trouver un emploi. Nous prenons un risque mais le secteur recrute de manière importante et continuera dans les années à  venir. Les établissements comme les nôtres doivent s’engager de manière innovante. Avec ce dispositif, nous nous sommes placés dans une obligation de résultat. Ce qui est très nouveau dans l’univers de l’éducation qui ne se fixe généralement qu’une obligation de moyen.

Le codage, c’est la discipline qui monte ?

C’est essentiel car le monde devient numérique et le nouvel alphabet c’est le code. Il ne s’agit pas de devenir tous des spécialistes mais au moins de comprendre les fondamentaux. Maîtriser cela, c’est éviter de nouvelles fractures. Le code à l’école est essentiel mais plus encore, c’est la littératie numérique que nous devons enseigner. C’est-à-dire la culture numérique dans son ensemble : enjeu, éthique, technique, innovation, etc. Dans ce domaine, nos universités comme nos grandes écoles sont encore en retard. Mais cela avance relativement rapidement et la France est plutôt bien positionnée dans le mouvement de transformation numérique.

Faudrait-il encore plus de formations au numérique ?

Sans doute, mais il faut surtout des formations qui répondent aux nouveaux besoins du marché. On manque aujourd’hui de « bons » développeurs. Ce qui veut dire qu’il y a un risque de produire des professionnels peu adaptables et qui n’ont finalement pas assez de potentiel. Le plus important chez un développeur c’est de pouvoir apprendre sans cesse car tout change très vite. Et le grand problème, c’est que pour progresser, l’enseignant n’est plus indispensable ! Notre enjeu sera à l’avenir de former les jeunes ou les salariés qui pourront évoluer par eux-mêmes, avec les outils disponibles sur le web notamment.

 

Génération appli !

Posted by Gilbert Azoulay on avril 4th, 2016 under Non classé  •  No Comments

Fuze publie les résultats d’une grande étude européenne portant sur les technologies au travail et les attentes des salariés. En voici les principaux résultats.

 

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Les technologies en entreprise sont en retard sur les technologies grand public, pour 60 % des salariés français
Les technologies au travail doivent refaire leur retard sur celles que nous employons dans notre vie personnelle. Tel est l’avis de 60 % des salariés français, comme le révèle une nouvelle enquête réalisée par Fuze, fournisseur de solutions de communications professionnelles. Cette étude reflète les attitudes et attentes de 5000 salariés et 2500 adolescents européens concernant les méthodes de travail et les moments et les lieux où ils souhaitent travailler.
L’étude, menée à l’échelle européenne, révèle que les entreprises sont mal équipées pour la nouvelle génération de salariés :
– 48 % des salariés français jugent les technologies fournies par leur employeur inadaptées à un travail efficace
– Seuls 2 % des ados français préfèrent se servir d’un téléphone fixe ; pourtant le téléphone de bureau reste prédominant en entreprise
– 76 % des ados considèrent les technologies dernier cri comme un critère important dans le choix d’un employeur

L’étude intitulée « La génération appli » : comment les nouveaux salariés modifient nos habitudes de travail » s’intéresse à l’impact sur les entreprises de la génération actuelle des 15-18 ans. Elle fait apparaître un fossé entre les attentes de ces jeunes et les réalités auxquelles ils seront confrontés au travail. Alors qu’aujourd’hui les salariés considèrent les téléphones de bureau, les fax, les imprimantes et le papier comme des outils essentiels sur le lieu de travail, les adolescents pensent tout autrement :

– Les ados sont 25 % plus nombreux que les actifs à voir dans le smartphone un outil de travail essentiel.
– 76 % des ados français jugent important d’utiliser des technologies dernier cri au travail.
– A peine 2 % des ados français se servent d’un téléphone fixe, les autres préférant communiquer via les réseaux sociaux, par textos et par la vidéo.

 

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L’étude met également en lumière la frustration des salariés français, dont près de la moitié (48 %) jugent les technologies employées dans leur entreprise inadaptées à un travail efficace.

Cela engendre l’existence d’une « informatique parallèle » : 36 % des salariés français utilisent ainsi leur propre téléphone mobile au travail. Ils sont également nombreux à faire appel à des logiciels qui échappent au contrôle du service informatique, notamment des outils tels que Google Docs et Office (33 %) ou encore des applications de messagerie mobile (30 %).

Les résultats de l’étude sont également en lien étroit avec l’essor du télétravail et laissent augurer une poursuite de cette tendance : en effet, 85 % des salariés français voient des avantages à pouvoir travailler ailleurs qu’au bureau. En outre, 71 % sont d’avis qu’ils pourraient travailler efficacement depuis chez eux à condition de disposer des technologies appropriées, une proportion supérieure à la moyenne européenne (65 %) et nettement plus élevée qu’aux Pays-Bas (57 %).

En outre, l’étude prévoit l’évolution des technologies de communications, 59 % des salariés pensant que la vidéo finira par supplanter la voix. Cette statistique se reflète à travers l’Europe dans le comportement des adolescents, dont 8 % préfèrent communiquer avec leurs amis par vidéo, soit moins qu’en face à face ou par textos, mais autant que par mobile.

« La génération appli a grandi avec le mobile comme appareil par défaut. Son smartphone lui sert à tout, en particulier à communiquer, et l’environnement technologique actuel des entreprises n’y est pas préparé, loin de là » commente Luca Lazzaron, SVP Opérations internationales de Fuze.

« Les entreprises ont aujourd’hui une vision traditionnelle du lieu de travail et de la nature du travail, et leurs technologies sont à l’avenant : des téléphone fixes, des ordinateurs de bureaux, voire des fax ! Les jeunes ne savent pas comment s’y prendre avec ces technologies obsolètes. Leur approche flexible, où tout passe par des applications mobiles, dénote une façon de travailler bien plus efficace et notre étude révèle que les jeunes ne sont pas les seuls à juger inadaptées les technologies en entreprise. C’est pourquoi les entreprises doivent agir dès à présent, non seulement afin de se prémunir pour l’avenir, mais aussi pour fournir à leurs employés les outils dont ceux-ci ont aujourd’hui besoin pour travailler avec un maximum d’efficacité. »

L’étude « La génération appli : comment les nouveaux salariés modifient nos habitudes de travail » est disponible sur demande ou en téléchargement sur www.fuze.com

MOOC, l’avenir des facs ?

Posted by Gilbert Azoulay on mars 28th, 2016 under Non classé  •  No Comments

Gilles Babinet, le “digital champion” de la France pour l’Union Européenne avec Antoine Amiel, CEO de LearnAssembly, ont publié un post le 14 mars un post sur LinkedIn. Le propos est de regretter que nos entreprises et les universités ne centrent pas plus leurs stratégies sur les Mooc. En voici des extraits (avec News Tank Education).

 

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Axe de développement fort

« A l’université, les moyens qui sont dévolus aux Mooc restent très faibles et le corps professoral les perçoit plus souvent comme des concurrents que comme des auxiliaires. Plutôt que d’adopter une posture de rejet pour un phénomène dont plus personne ne peut décemment rejeter l’évidence, il serait opportun d’en faire un axe de développement fort : pour accroitre l’efficacité de la formation professionnelle, pour assister l’émergence du monde en développement – et en particulier de la part qui relève de la francophonie, et plus généralement, pour en faire des outils de diffusion du savoir et des compléments éducatifs à tous les niveaux de la vie. »

Il y a 20 ans, « des experts – généralement proches des mondes politiques et académiques dont par charité, on taira les noms annonçaient que le Web ne serait qu’un phénomène de mode. (…) Si l’on avait écouté les apôtres de l’anti-web, notre civilisation aurait abandonné une technologie dont les impacts disruptifs ne sont plus à prouver. Si l’on applique ce raisonnement au phénomène des Mooc, on voit que ce rapport court-termiste à l’innovation continue de s’appliquer. »

Une compétence équivalent ou supérieure à ceux venus au cours à Standford

« Que penser pourtant de l’expérience de Sebastian Thrun ? À Stanford, il enseignait l’intelligence artificielle auprès d’environ 140 d’élèves. Sur Udacity -une plateforme dont il est l’initiateur- son premier Mooc a permis d’initier des centaines de milliers d’internautes à cette discipline. Et des dizaines de milliers sont parvenus à l’issue du cursus, faisant dire a M. Thrun que ceux-là sont d’une compétence  »équivalente ou supérieure«  à ceux qui sont venus physiquement à son cours de Stanford. » (…)

« En permettant aux savoirs de pouvoir être distribués à cout marginal, en augmentant leur potentiel pédagogique avec des vidéos, des tests, des animations… en faisait en sorte qu’ils ne soient plus cantonnés à quelques lieux de prestige, en démultipliant de façon spectaculaire le nombre d’apprenants, les Mooc initient une révolution du savoir que l’on pourrait oser comparer à l’invention de la presse à imprimer par Gutenberg. Une invention qui, en facilitant la distribution des idées et des techniques, n’a certainement pas été étrangère à l’émergence des Lumières et des révolutions industrielles qui ont suivies. »

Repenser le protocole pédagogique

« Il est évident que les Mooc sont largement perfectibles : vidéos souvent trop longues, pauvres d’un point de vue audiovisuel, fréquence d’apprentissage inappropriée, etc.  Il ne s’agit pas de copier maladroitement ce qui se passe en amphi, mais bien de profiter des possibilités offertes par le digital et l’interaction pour repenser le protocole pédagogique de sorte à le rendre aussi efficace que possible. Souvent, il est nécessaire d’avancer de manière itérative tant il n’existe que peu de référentiels. »

« Mais le défi est à la hauteur de l’enjeu. Ainsi il ne fait que peu de doute que les Mooc sont en train de devenir des outils essentiels du soft power des nations en diffusant leurs langues, leurs idées et leurs cultures beaucoup plus efficacement que les instituts français, Goethe ou autres. Les Mooc, dans une société de la connaissance dont les cycles d’innovations s’accroissent à vue d’œil, sont aussi des outils prédestinés pour la formation professionnelle et continue. »

Possible de décentraliser le savoir

« Dans notre pays qui compte six millions de sans-emploi, les Mooc ont certainement un rôle significatif à jouer pour permettre à beaucoup d’accéder à une formation initiale. Là encore, à l’égard de populations fragilisées ou n’ayant que peu fréquentée l’école, l’adaptation du protocole pédagogique sera déterminante. Pour ce type d’apprenants, il a été démontré que la part de présentiel est déterminante : on parlera alors de Spoc (Small Personal Online Course), un Mooc auquel on demandera aux participants de se retrouver physiquement à une fréquence plus ou moins élevée de sorte à valider ensemble ce qu’ils apprennent. Cela procède aussi de ce que l’on appelle ‘l’Education inversée’ : les cours devant la tablette à la maison et les devoirs en groupe et donc en présentiel pour valider les connaissances acquises. Dans ces cas, les besoins en infrastructure – locaux – restent donc importants, mais permettent néanmoins une efficacité largement accrue par rapport à tout ce qui précède. De surcroît il est possible de décentraliser le savoir de façon incomparablement plus large qu’auparavant, les expériences ayant démontré que la nécessité d’un ‘sachant’ n’y est plus aussi indispensable qu’auparavant.  Des élèves issus de territoires ruraux, de pays en développement, pourraient donc y accéder sans pour autant se retrouver confrontés à la solitude de l’étudiant. »

Wi-Fi : un mécontentement général !

Posted by Gilbert Azoulay on mars 21st, 2016 under Non classé  •  No Comments

51% des responsables informatiques en milieu scolaire estiment qu’un mauvais réseau Wi-Fi impacte la qualité de l’enseignement. Au total, 560 responsables informatiques chargés de la fourniture de services informatiques dans leurs établissements ont été interrogés en décembre 2015. Huit pays ont été concernés par cette enquête (le Royaume-Uni, la France, les Pays-Bas, l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie, les pays scandinaves, l’Australie et la Nouvelle-Zélande), menée au sein d’écoles d’importances, de structures et de budgets différents. Les travaux de recherche ont été réalisés pour le compte d’Aerohive par Loudhouse, un cabinet londonien indépendant. Une enquête réalisée pour le compte de la société « Aerohive Networks® (NYSE : HIVE) ». Voici le détail.

 

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Les mauvaises performances des réseaux Wi-Fi peuvent avoir des conséquences négatives sur les expériences d’apprentissage des élèves : telle est l’opinion d’un responsable informatique sur deux (56% en France, 51% sur l’ensemble des 8 pays) travaillant dans des établissements d’enseignement.

Comme l’indiquent les résultats de l’enquête The Unknown Network menée auprès de 560 décideurs informatiques du monde entier pour le compte d’Aerohive Networks® (NYSE : HIVE), la tendance est au mécontentement général vis-à-vis des services Wi-Fi déployés en milieu scolaire. Ainsi, alors que 92% des responsables interrogés reconnaissent l’importance de la qualité de ces services vis-à-vis de l’expérience d’apprentissage, seuls 41% d’entre eux estiment disposer de suffisamment de visibilité et de contrôle pour répondre aux besoins des étudiants. Selon les résultats de l’enquête, bien que la question des budgets reste problématique cette année, les solutions de connectivité Wi-Fi et BYOD seront érigées au rang de priorités par une large proportion de responsables informatiques, et feront l’objet d’investissements conséquents.

Principaux faits

Les résultats du rapport Unknown Network confirment que les terminaux et technologies mobiles ont fait leur entrée en milieu scolaire ces dernières années. Les établissements ont ainsi énormément investi dans des ordinateurs portables et des tablettes afin d’enrichir leur expérience d’apprentissage; 75% d’entre eux ont d’ailleurs adopté et encouragent activement la pratique du BYOD.

Pour les personnes interrogées, la fourniture de services Wi-Fi de qualité devrait permettre aux établissements d’obtenir de meilleurs résultats dans l’enseignement de l’informatique / des nouvelles technologies, des sciences et des mathématiques. Ils pourront ainsi répondre à la demande croissante de compétences dans ces domaines sur le marché mondial.

Cependant, seuls 42% des responsables informatiques affirment disposer des outils de contrôle nécessaire pour gérer l’afflux de nouveaux dispositifs (il s’agit à 45% de Chromebook en France) pour dans leur environnement. Ils sont en outre dans l’incapacité de répondre aux exigences relatives aux réseaux Wi-Fi de leur établissement en raison d’un manque crucial d’informations. Cette problématique est à l’origine du phénomène baptisé « réseau inconnu » : les établissements scolaires concernés ne sont alors pas en mesure de répondre à leurs obligations envers leurs étudiants et de leur proposer la meilleure expérience d’apprentissage possible.

Près de la totalité (95%) des responsables informatiques estiment que les enseignants et les élèves ne sont pas satisfaits des systèmes Wi-Fi de leur établissement. Le fond du problème : un manque de contrôle sur le réseau dû à une faible visibilité sur l’éventail de terminaux présents et sur leurs modes d’utilisation. Sans ces informations, les responsables se disent incapables de planifier la demande en matière de services Wi-Fi, et donc de s’assurer de répondre aux besoins de leurs établissements.

 

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Il est donc crucial pour les écoles d’adopter des technologies tournées vers l’avenir afin d’atteindre leurs objectifs en matière de résultats et de rester compétitives. Plus des trois quarts (78%) des établissements devront ainsi revoir et mettre à jour leurs modèles de mise à disposition de services Wi-Fi cette année afin de concurrencer les meilleures institutions dans leur secteur. Pour certains, le besoin se fait encore plus pressant : 48% des personnes interrogées estiment que cette révision devra être effectuée entre immédiatement et dans les 6 mois à venir. La France est particulièrement en retard avec 35% de réseaux Wi-Fi trop anciens, à comparer avec le chiffre de 20% sur l’ensemble de l’étude.

En France, alors que l’investissement dans les réseaux sans fil était la plus grande priorité de la technologie, il a été relativement faible par rapport à d’autres régions à l’étude. Par rapport à d’autres régions, ce sont les Chromebook et les Microsoft Surface qui sont les appareils les plus couramment utilisés dans les salles de classe. Bien que l’intention d’examiner et de mettre à jour l’infrastructure du Wi-Fi se trouve en ligne avec le reste du monde, les écoles françaises ont les infrastructures Wi-Fi les plus obsolètes. En effet, ces écoles sont les plus susceptibles d’avoir des versions antérieures dispositif Wi-Fi à 2007. Les élèves (56% contre une moyenne de 51%) et les enseignants (67% contre une moyenne de 54%) semblent plus insatisfaits de la performance du Wi-Fi. Les responsables informatiques signalent la mauvaise couverture et les connexions non fiables (69%) comme les plus grandes frustrations avec les systèmes Wi-Fi.

Pour s’adapter à ces changements, les établissements ont la possibilité de s’appuyer sur des informations sur leur réseau. Ces connaissances les aideront à faire preuve de davantage de vigilance, à limiter l’utilisation inappropriée de la bande passante, et à s’assurer que le service Wi-Fi fourni remplisse son objectif, à savoir améliorer les performances en matière d’enseignement.

 

 

 

 

 

Diplôme et coffre-fort électronique

Posted by Gilbert Azoulay on mars 14th, 2016 under Interview  •  1 Comment

Telecom école de management fait partie de ces grandes écoles de commerce qui dans le sillage du MIT ont lancé leur diplôme certifié en ligne. Quel est l’intérêt de ce nouveau service proposé aux étudiants comme aux recruteurs ? Eléments de réponse avec Olivier Epinette, directeur en charge des formations et de la pédagogie.

Photo Olivier Epinette Telecomok

 Vous certifiez les diplômes de manière digitale. Comment et pourquoi ?

Chaque année les écoles délivrent des diplômes « papier » signés par le directeur, voire le Ministre. Il y a également un relevé de notes ainsi qu’un supplément au diplôme, soit un descriptif de la formation (langues, métiers préparés, niveau d’étude européen, cursus). Tout cela impose un archivage de la part de l’établissement mais aussi des jeunes. Bien entendu, cela entraine un grand nombre de sollicitations d’anciens qui ont perdu leur diplôme et qui ont en besoin pour le présenter à un employeur. Bref, cela exige un gros effort administratif. Donc, nous avons cherché une solution et nous avons été approchés par la société CV TRUST qui propose une solution de certification électronique. C’est en quelque sorte un coffre-fort électronique, dans lequel on retrouve  tous les éléments précités.

Quel est l’intérêt réel ?

Pour l’école, cette solution d’archivage électronique permet d’envoyer simplement un lien à un diplômé qui voudrait récupérer certains éléments. Et de manière indirecte, nous avons ainsi un suivi de nos diplômés. D’ailleurs, dès que ces derniers activent les liens que nous leur fournissons, nous les sollicitons pour des études de suivi de carrière.  A terme, nous créerons un espace sur le site pour inciter nos anciens à demander leurs codes d’accès à leur propre coffre-fort. Outre les gains de temps, cela permet de nous engager dans une démarche durable avec la diminution  de la consommation de papier.

Pour le diplômé, l’avantage est évident en raison d’une disponibilité totale de ses informations personnelles. Mais en plus, nous lui donnons la possibilité d’afficher son diplôme sur son profil Linkedin. Le jour où une entreprise le sollicite, inutile d’imprimer le document, il lui suffit de partager le lien vers le certificat électronique.

Enfin, pour le recruteur, les références des candidats sont beaucoup plus transparentes et le traitement en ligne facilité.

Les réseaux sociaux sont-ils en train de devenir la véritable carte d’identité des jeunes ?

Aujourd’hui, il serait impensable pour un jeune de ne pas être présent à minima sur les réseaux sociaux. Les employeurs ont besoin d’assurances sur le diplôme des nouvelles recrues et il est vrai que les dispositifs de certificat électronique offre des garanties.

Cela pourrait devenir obligatoire ?

Pas aujourd’hui. C’est en effet très compliqué sur le plan du droit. Mais il est vrai que la pratique va pousser dans ce sens. Plus on ira vers du E-RH ou du Machine learning, plus le certificat électronique se généralisera.

Les jeunes ont adopté votre solution ?

C’est assez naturel chez eux de se positionner sur les réseaux sociaux, c’est désormais dans leur ADN. Nous avons simplement accompagné le mouvement en proposant des garanties et un minimum de sécurité.

 

TBI en question…

Posted by Gilbert Azoulay on mars 7th, 2016 under Non classé  •  No Comments

Effet de mode ou phénomène majeure de notre éducation, le recours aux tableaux blancs interactifs s’est beaucoup développé. Si son intérêt est évident, les usages sont extrêmement variables selon les capacités de l’enseignant ou la motivation de l’institution. Voici aujourd’hui une étude québécoise très intéressante sur les TBI. Un éclairage particulièrement intéressant pour ceux qui souhaitent investir dans ce support.

« Mettre en place des formations spécifiques pour amener un plus grand nombre d’enseignants à utiliser les fonctions interactives du TBI et à le faire manipuler par leurs élèves ; reconnaître l’investissement en temps nécessaire par les enseignants pour maîtriser un tel outil technologique ; ne plus imposer de façon massive une technologie à des enseignants qui ne sont pas volontaires », telles sont quelques-unes des 12 recommandations émises par Thierry Karsenti (Chaire de recherche du Canada sur les technologies en éducation) auteur d’une enquête de février 2016 sur le TBI auprès de 11 683 élèves (de la 4e année du primaire, à la 5e secondaire), et 1 131 enseignants québecois. « Dans un contexte où la quasi-totalité des salles de classe du Québec sont équipées de TBI, il semble nécessaire que les futurs enseignants soient initiés aux usages pédagogiques et interactifs de cette technologie. »

 

Selon l’étude, 73,6 % des enseignants préfèrent le TBI au tableau noir mais « les enseignants semblent rencontrer des problèmes techniques (…). C’est possiblement pour cela qu’ils s’en servent surtout comme projecteur électronique et que les fonctions interactives semblent rarement utilisées ».
Idem du côté élèves. En effet, 99,2 % préfèrent le tableau blanc interactif au tableau noir. Mais très peu (4 %) sont autorisés à manipuler eux-mêmes le TBI. Pourtant, plus les élèves peuvent le faire, « plus ils perçoivent que cela a un impact positif sur leurs résultats scolaires, sur leur motivation à l’école, sur leur concentration en classe, voire sur leur satisfaction générale face à l’école. »

Autres recommandations

Lorsque le temps sera venu d’effectuer des réparations plus importantes sur les TBI en place depuis plus de cinq ans, il serait important de considérer plutôt, si l’enseignant le souhaite, l’achat d’un projecteur électronique, sauf si ce dernier exploite pleinement le potentiel interactif du TBI.

Lors d’achats futurs de TBI, prendre en compte la taille de l’écran, en particulier au secondaire où les classes regroupent souvent plus de 30 élèves.

Sensibiliser les enseignants à la baisse de motivation vécue par les élèves, et ce, afin qu’ils puissent être en mesure de mettre en place diverses stratégies pour leur donner le goût d’apprendre.

Poursuivre les recherches-actions et les études de cas sur le processus d’intégration des TBI en éducation.

 

 

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Voici les principaux résultats de l’étude

Est-ce que les enseignants utilisent le TBI ?

Toujours ou souvent : 48,2 %

Parfois : 39,3 %

Jamais : 12,6 %

Est-ce que les élèves manipulent le TBI ?

Toujours ou souvent : 4 %

Parfois : 23,4 %

Rarement ou jamais : 72,6 %

Quels sont les principaux usages faits par les enseignants ?

51,6 % : présentation à l’aide de logiciels multimédias

19,3 % : recherche sur Internet

10,8 % : présentation de vidéos

6,9 % : présentation de notes de cours

4,8 % : démonstration en mathématiques ou en sciences

1,7 % : correction collective de textes (en français)

1,5 % : présentation de livres ou de manuels numériques

Quels sont les principaux avantages du TBI selon les enseignants ?

23,5 % : accès à Internet en classe

19,1 % : support visuel à l’enseignement

12,2 % : visionner des vidéos

11,8 % : motivation des élèves

9,3 % : enseignement plus varié

9,1 % : apprentissage facilité pour les élèves

Quels sont les principaux avantages du TBI selon les élèves ?

29,2 % : accès à Internet

18,8 % : support visuel à l’enseignement

11,6 % : motivation des élèves

9,5 % : diversification des approches pédagogiques

6,3 % : efficacité générale de l’enseignant

6,1 % : apprentissage facilité

Quels sont les principaux désavantages du TBI selon les enseignants ?

70,6 % : problèmes techniques

17,3 % : chronophage

9,6 % : écran trop petit

1,4 % : gestion de classe

Quels sont les principaux désavantages du TBI selon les élèves ?

33,5 % : problèmes techniques

25,4 % : écran trop petit

19,0 % : manque de maîtrise du TBI par l’enseignant

18,3 % : perte de motivation