Education, une question de taille… d’écran ?

Posted by Gilbert Azoulay on novembre 28th, 2016 under Non classé  •  No Comments

Voici une tribune intitulée « Pourquoi le secteur de l’Éducation doit-il prendre au sérieux la question de la taille de l’écran ? », rédigée Par Hans Dummer, directeur de la division Projecteurs, Epson zone EMEAR, à l’occasion du Salon Educatice qui s’est déroulé à Paris du 16 au 18 novembre.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 80 % des supports pédagogiques sont retenus lorsqu’ils sont délivrés via des moyens visuels et 90 % via des leçons interactives, contre seulement 25 % dans le cadre de présentations orales unidirectionnelles*. Par conséquence, les technologies de communication visuelle, telles que les projecteurs et les écrans plats, révolutionnent la façon dont l’enseignement est dispensée dans les écoles et dans les universités. Néanmoins, puisque le mode d’enseignement traditionnel recule et le numérique a, en général, tendance à augmenter (plus de temps passé chez soi et sur les écrans), cela a une incidence négative sur la santé oculaire. On constate une augmentation considérable de la myopie chez les jeunes adultes en Europe : le chiffre a doublé en 50 ans. Pourtant, malgré le lien établi entre l’utilisation des écrans et la santé oculaire, de nombreuses écoles aujourd’hui restent mal informées concernant le bon usage de l’écran et les protocoles de prise de décision.

 

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Écran plat ou projecteur ?

 

En matière d’enseignement au moyen d’écran, deux technologies sont disponibles : les écrans plats et les projecteurs Parmi ces deux options, les projecteurs restent la technologie reconnue. Les écrans plats sont néanmoins adoptés par certains établissements du fait de leur familiarité et de leur simplicité apparente. Toutefois, une étude Epson  révèle que 58 % des étudiants ne sont pas en mesure de lire tout le contenu affiché sur un écran plat 70 pouces, et le fait de ne pas voir ce qui est enseigné est préjudiciable pour l’apprentissage et génère une pression excessive sur les yeux. Malgré cela, aucune législation n’existe à l’échelle européenne pour régir la façon dont une telle technologie doit être utilisée en salle de classe ou pour garantir que ce qui est installé est visible par tous les étudiants dans la salle de classe, et par conséquent correspond à l’usage prévu.

Les projecteurs offrent un choix beaucoup plus responsable et flexible pour le secteur de l’Éducation en proposant des tailles d’écran beaucoup plus grandes et évolutives jusqu’à 100 pouces.

Les  projecteurs actuels bénéficient de technologies très avancées. Ils fonctionnent même en plein jour avec une luminosité et des couleurs exceptionnelles et intègrent une connectivité facile de type BYOD (Bring Your Own Device), une technologie tactile et intuitive, sans aucune déformation de l’image. Par ailleurs, en comparaison  des écrans plats, les projecteurs sont plus faciles à transporter et moins encombrants.

Garantir que l’écran corresponde parfaitement à l’usage

Numéro un sur le marché des projecteurs depuis ces 13 dernières années, et travaillant en étroite collaboration avec un ensemble d’écoles et d’instituts de formation, Epson sait combien le visionnage des images et des informations projetées a un impact sur les résultats de l’apprentissage. Epson travaille en étroite collaboration avec ses partenaires pour s’assurer qu’ils ont choisi le produit qui correspond véritablement à leurs besoins. Cela garantit que le contenu projeté n’est pas trop petit, reste d’une qualité exceptionnelle et clairement visible par tous, en tenant compte des distances par rapport à l’écran. Le résultat ? Chacun, dans la pièce, a la même capacité d’interagir et de partager les informations.

Aujourd’hui, les méthodes d’apprentissage ne sont plus uniquement magistrales. Au contraire, les étudiants réalisent des présentations auprès d’autres étudiants et utilisent des écrans pour travailler en mode collaboratif. Par conséquent, les salles de classe exigent de plus en plus l’intégration adéquate de la technologie.

Pour se faire, il est important d’évaluer les besoins et les limites des paramètres de l’environnement : taille de la pièce, nombre de personnes l’utilisant, etc. Et malgré l’absence de législation, il existe actuellement plusieurs principes directeurs afin d’optimiser la capacité d’apprentissage et réduire l’impact sur la santé oculaire des étudiants.

Selon les directives définies par l’Université de Galles du Sud dans son rapport intitulé Audio Visual and Teaching Space Guidelines.

  • Le bas de l’écran ne doit pas se situer à moins de 1,20 m du sol ;
  • La distance minimale entre la première rangée et l’écran doit correspondre à deux fois la hauteur de l’écran ;
  • La largeur minimale de l’écran doit être identique à la distance entre le participant le plus près de l’écran et l’écran ;
  • L’angle de vue vertical maximal et l’angle de vue horizontal maximal sont, respectivement, de 30 degrés et 45 degrés.

 

Info EPSON

Si l’on pousse cette réflexion un peu plus loin, des directives sont également en place pour le type d’informations visionnées en salle de classe. La règle du 4-6-8 largement reconnue est basée sur les recommandations des organismes de recherche et de réglementation. Elle stipule que le participant qui se tient le plus éloigné de l’écran dans la pièce doit s’asseoir à une distance ne dépassant pas 4-6-8 fois la hauteur verticale de l’écran, en fonction de la tâche exécutée. L’observation dite passive (par exemple, le visionnage de vidéos) peut se faire à la distance la plus éloignée, suivie de l’observation dite détaillée (par exemple, l’explication générale ou les présentations) et enfin l’observation dite de contrôle (par exemple le contenu des feuilles de calcul et les petits textes) où le participant le plus éloigné de l’écran ne doit pas se tenir à une distance supérieure à quatre fois la hauteur verticale de l’écran.

Le cabinet d’études et d’analyses, The Smart Cube, relève que de nombreux facteurs entrent en jeu lorsqu’il est question de déterminer la technologie pour laquelle opter et la taille de l’écran requise (la hauteur du plafond, la longueur et la largeur de la pièce, le nombre de personnes dans la pièce et le budget). Tous ces facteurs  impactent sur le choix entre les écrans plats et les projecteurs. Et bien qu’il n’y ait pas de normes reconnues concernant la taille de l’écran, mais uniquement des directives, cela est incontestable : plus l’écran est grand, plus les informations seront clairement visibles et par conséquent mieux retenues et comprises par l’ensemble de la classe. Ainsi, afin d’optimiser le potentiel d’apprentissage et de réduire l’impact sur la santé, le secteur de l’Éducation devrait opter plus souvent pour les projecteurs et non pour les écrans plats.

 

EPSON. Conçoit une gamme de produits allant des imprimantes à jet d’encre et systèmes d’impression, aux projecteurs 3LCD, en passant par les robots industriels, les capteurs et autres composants électroniques. La société met aujourd’hui à la disposition des acteurs de l’industrie, des entreprises mais aussi des particuliers, des technologies compactes, peu consommatrices en énergie et de haute précision, toujours dans le but de dépasser leurs attentes et besoins.Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site.

 

 

 

 

 

« Maîtriser le code à tout prix »

Posted by Gilbert Azoulay on novembre 21st, 2016 under Interview  •  No Comments

C’est la troisième édition de l’opération #SuperCodeurs, initiée par Orange à l’occasion de la semaine européenne du code. Patrice Brunet, Responsable du développement numérique pour tous chez ORANGE France, revient sur l’esprit de cette opération.

 

Photo Patrice BRUNET 102015

Le code, c’est quoi précisément ?

C’est tout simplement le langage informatique. Il nous semble nécessaire de sensibiliser et de préparer les plus jeunes à leur environnement numérique. Notre objectif est de les accompagner dans la découverte de la logique algorithmique. Depuis cette année nous enrichissons nos animations d’un apprentissage à la robotique  avec le robot Thymio que nous programmons avec les enfants. C’est notre façon de présenter le dialogue avec la machine.

Pourquoi est-ce important le code ?

L’ensemble de notre écosystème évolue vers une plus grande digitalisation, au travail comme dans nos usages quotidiens. Nous pensons qu’il faut appréhender le code au même titre que d’autres savoirs fondamentaux. L’Education Nationale a intégré l’enseignement du code au collège depuis septembre 2016, notre démarche responsable vise à participer à l’accélération de l’éducation numérique pour Tous.

Nous sommes tous destinés à devenir développeur?

Ce n’est pas l’esprit, mais l’usage d’un ordinateur ou d’objets connectés nous impose une bonne connaissance de ces outils. Nous travaillons sur les 9-13 ans aujourd’hui pour préparer la future génération à cette culture. Rendez-vous compte : selon la commission européenne, d’ici à 2020, le besoin en métiers numériques nécessitera 800 000 spécialistes qualifiés dans les nouvelles technologies. Il est donc parfaitement légitime qu’Orange s’engage.

Jusqu’où doit donc aller la maîtrise du codage ?

Aujourd’hui nous sensibilisons les jeunes mais il ne s’agit pas de préparer des supers experts. Nous voulons qu’ils ne soient pas soumis aux innovations mais qu’ils en soient acteurs. D’autant que pour les plus intéressés, il y aura des emplois à la clé. J’ajoute que les métiers du développement sont de formidables aspirateurs pour des talents qui sont sortis du système scolaire. Ces métiers permettent vraiment de s’épanouir, hors des cadres académiques parfois inadaptés pour ces profils.

Il y a un effet générationnel. Les plus jeunes n’ont aucun problème de compréhension. Ce n’est pas le cas des « plus » vieux ?

Sur la tranche d’âge 9-13 ans, c’est de la culture digitale qui leur permettra d’aller plus loin. Pour les collégiens, nous lancerons prochainement chez Orange des stages collectifs #SuperCodeurs avec nos communautés digitales. Mais, c’est vrai que pour les « plus » vieux, il faudra sans aucun doute travailler sur des programmes de rattrapage.

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La troisième édition de #SuperCodeurs en France, pour les 9-13 ans

Les 16 et 17 novembre, 29 ateliers Orange d’initiation au numérique se déploieront dans 21 villes participantes situées en métropole, Guadeloupe, Guyane et à La Réunion. Plus de 2500 enfants pourront ainsi découvrir de manière ludique que la maîtrise de l’univers numérique est accessible à tous et pas uniquement aux experts informatiques.

Les nouveautés pour cette 3ème édition :

En plus de l’initiation à l’outil Scratch, Orange introduit cette année l’apprentissage au robot pédagogique Thymio. Les enfants apprennent à programmer ce robot riche en capteurs avec le langage visuel Aseba. Ils découvrent ainsi la logique se cachant derrière la programmation et les caractéristiques de base de la robotique.

13 collèges sont associés à l’organisation d’ateliers, soit près de 1500 collégiens dont plusieurs appartiennent au Réseau Education Prioritaire (REP). Ces animations complètent ainsi les nouveaux programmes de mathématiques et de technologie du cycle 4 qui intègrent le codage depuis Septembre 2016. Des étudiants de l’école d’ingénieurs ECE (école d’ingénieurs généraliste et high tech) rejoindront les coachs Orange sur certains ateliers, ils ont été formés pour l’occasion Près de 650 coachs salariés volontaires d’Orange participent à ce dispositif et ont bénéficié pour l’occasion d’un dispositif de formations aux outils pédagogiques Scratch et Thymio. Le dispositif de volontariat est ouvert aux 97 000 salariés du périmètre France.

A partir de Janvier 2017, dans le cadre du stage d’observation réalisé par les collégiens en 3ème, Orange proposera des stages collectifs #SuperCodeurs sur l’ensemble des Directions Orange. Ces stages, d’une durée d’une semaine, seront composés à 50% de découverte de l’entreprise et de ses métiers et à 50% d’une formation au code et d’un apprentissage à la robotique. Les formations seront délivrées par les salariés appartenant aux communautés développeurs issus des Orange Labs et des code-rooms Orange.

Objets connectés : « LA « nouvelle menace mondiale ?

Posted by Gilbert Azoulay on novembre 14th, 2016 under News  •  No Comments

Voici un papier un peu technique mais qui indéniablement pose question sur les objets connectés jugés par tous les experts comme le symbole d’une révolution majeure avec la réalité virtuelle. Par Tim Skutt, Architecte systèmes d’informations chez Wind River et Alex deVries, Directeur commercial chez Red Hat.

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Les attaques par déni de service (DDoS) ont toujours représenté une menace pour les sites très fréquentés, mais celles des dernières semaines sont d’un tout autre genre… La première attaque à être relayée le fut par krebsonsecurity.com, un des sites d’information les plus complets en matière de sécurité (tenu par Brian Krebs, journaliste d’investigation américain connu notamment pour son travail sur les cybercriminels). L’attaque aurait atteint les 620 Go/s, un volume qui s’est avéré impossible à gérer pour l’hébergeur Akamai. C’est ainsi que le site s’est retrouvé hors ligne pendant plusieurs jours. A l’origine de la cause : des webcams piratées agissant telles des zombies du DDoS.

Le deuxième incident notoire a affecté l’hébergeur français OVH. Ce dernier a survécu à une attaque avec des pointes à 1,5 To/s menée, selon ses informations, par des pirates exploitant 145 000 caméras et enregistreurs vidéo numériques (soit un cas similaire à celui d’Akamai).  Au-delà de leur ampleur, quel est le point commun rendant ces deux attaques si semblables ?  L’Internet des Objets. L’avènement de l’IoT entraîne une prolifération des objets à la fois abordables et puissants. Mais une flotte de 150 000 périphériques servant de centres de commande et de contrôle représente également un formidable terrain de jeu pour les pirates. En outre, ces appareils sont souvent dispersés sur Internet, et donc difficiles à localiser.

Il est facile de pirater une caméra, par exemple, et d’une manière générale, les équipements ayant une durée de vie relativement longue et dont les firmwares sont rarement mis à niveau.  En outre, ces firmwares peuvent être analysés (rétro-ingénierie) à partir d’un exemplaire acheté, ou en téléchargeant l’une des mises à jour. Aussi, beaucoup d’équipements vont conserver leur identifiant et mot de passe configurés par défaut.

Sécuriser les périphériques

Il est possible de sécuriser ces dispositifs en respectant un certain nombre de bonnes pratiques. Il peut s’agir de gérer les identifiants, de les configurer de façon sécurisée par défaut, ou encore d’effectuer des mises à jour sécurisées et d’assurer la protection des ressources. De telles pratiques sont efficaces avec des périphériques récents. Mais il faut être réaliste : pendant ce temps, des millions de dispositifs mal sécurisés restent vulnérables sur Internet, et c’est le cas depuis des années sans que l’on puisse y changer grand-chose. Même s’il existait une solution parfaite pour protéger les produits récents, elle ne s’appliquerait pas aux modèles les plus anciens.

Renforcer la sécurité des équipements connectés et intelligents est pourtant primordial pour leurs exploitants, notamment pour protéger leur capital. Mais jusqu’ici, la prévention des attaques DDoS en provenance de sites Web indépendants ne faisait pas partie de leurs objectifs.

Protéger ses ressources

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En général, les meilleures stratégies de défense sont celles autour des ressources. Dans les cas d’Akamai (Krebs) et d’OVH, la semaine dernière, il s’agissait de leur site Web attaqué. C’est le moment où l’hébergeur a réagi.

 

Cependant, la nécessité sécuritaire doit provenir des sociétés exploitant des produits connectés, dont les propres ressources sont menacées. Bien que le risque ne soit pas forcément évident pour eux suite aux attaques de la semaine dernière, la recrudescence des cas de ce genre devrait rapidement changer leur perception.

Comment faire ?  En réalisant que les sites Web ciblés ne sont pas les seules ressources devant être protégées, et que les mesures prises pour préserver et sécuriser les équipements connectés vont positivement impacter les fournisseurs de contenu Internet.

La bande passante est une ressource comme une autre. À lui seul, un périphérique générant un trafic situé entre 1 et 30 Mo/s semble ne pas présenter de risques importants ; en revanche, la charge générée par des centaines de milliers d’entre eux pouvant atteindre 2 To/s supplémentaires, il deviendra alors nécessaire d’agir pour protéger les ressources réseau.

La passerelle IoT sécurisée : la protection adéquate pour les systèmes informatiques

Que faire des appareils qui, anciens ou récents, n’ont pas été conçus en pensant sécurité ? Une solution viable consiste à les protéger à l’aide d’une passerelle IoT sécurisée, y compris au sein d’une machine virtuelle. Le système de défense est ainsi proche du périphérique, et permet à la société qui exploite ce dernier de protéger ses ressources. C’est à ce prix que les entreprises éviteront que d’autres attaques DDoS exploitent leurs équipements connectés.

 

 

Le mobile plus fort que l’ordi

Posted by Gilbert Azoulay on novembre 7th, 2016 under News  •  No Comments

Pour la première fois, les consultations des pages web sont devenues plus nombreuses en octobre sur le mobile et tablette que sur PC. Que peut-on en conclure ? Tout simplement qu’il est plus qu’important que toutes les ressources disponibles dans les écoles ou les universités soient accessibles. Et sans doute que notre pédagogie n’hésite pas à utiliser cet outil pour coller aux usages actuels. Tout n’est pas possible avec un mobile, mais il peut être utile pour un certain nombre d’apprentissage ou de mise en situation. Voici un papier publié dans les Echos le 3 novembre dernier par Romain Gueugneau et qui s’appuie sur une étude réalisée par StatCounter, qui réalise cette étude depuis huit ans.

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Et ce qui devait arriver arriva… Internet est officiellement devenu mobile. Selon une étude publiée par la société StatCounter, spécialisée dans l’analyse de données Web, la majorité des consultations sur le Net se fait désormais via un smartphone ou une tablette, et non plus sur un ordinateur. Au mois d’octobre, les terminaux mobiles ont totalisé 51,3 % des consultations effectuées sur Internet, contre 48,7 % pour les « desktops ». chaque mois, l’entreprise passe en revue environ 15 milliards de pages Web sur plus de 2,5 milliards de sites Internet. Il y a trois ans, le rapport était de trois pages vues sur un PC pour une sur un mobile.

La nouvelle, bien qu’inédite, ne surprend qu’à moitié. L’exceptionnelle croissance des ventes de smartphones depuis 2007 et le décollage du marché des tablettes depuis 2010 – déjà en déclin prononcé – expliquent évidemment cette bascule entre Internet mobile et fixe. Dans le même temps, les ventes de PC n’ont cessé de reculer. Le poids du mobile dans les usages Internet devrait s’accélérer, estime StatCounter, alors que le déploiement de la 4G, qui permet de surfer toujours plus vite sur le Web, se poursuit sur les réseaux télécoms du monde entier.

La situation diffère cependant selon les zones géographiques. En effet, dans les pays développés, la bascule n’est pas encore d’actualité. Aux Etats-Unis, le fixe représente encore 58 % des usages Web. En Europe, près des deux tiers des pages Internet sont encore consultées depuis un PC. En France, le chiffre monte à 70 %, contre 23 % pour le mobile et 7 % pour les tablettes, selon StatCounter. La situation est inverse en Afrique et en Asie, où Internet est « mobile » dans environ 64 % des cas – en Inde, ce chiffre monte même à 75 % ! Le phénomène s’explique par la faiblesse des équipements informatiques dans les pays émergents, où la population s’est convertie à Internet grâce à l’arrivée du mobile. «  Le taux de pénétration du PC est faible dans les pays émergents, et il devrait le rester car les consommateurs ne sont pas prêts à en acheter. Ils n’en voient pas l’utilité puisque les smartphones suffisent à leurs besoins », commentait récemment le cabinet Gartner dans une note sur les ventes d’ordinateurs au troisième trimestre.

Partout dans le monde, la dynamique de l’Internet mobile est réelle. Google avait repéré dès l’été 2015 que les requêtes réalisées sur son moteur de recherche provenaient davantage des smartphones que des ordinateurs. Le géant californien en a pris acte en développant en priorité depuis quelques mois ses algorithmes pour le mobile et en favorisant les sites adaptés. Pour Aodhan Cullen, le PDG de StatCounter, le message est clair : «  La compatibilité des sites Internet avec le mobile est devenue cruciale ». «  Il faut que les petites entreprises, les commerçants et les professionnels se réveillent et s’assurent que leurs sites Web soient bel et bien compatibles », poursuit-il. Sous peine d’être définitivement déconnectés…

Grandes écoles : un label pour les formations 100% à distance

Posted by Gilbert Azoulay on novembre 7th, 2016 under News  •  No Comments

A l’occasion de la journée de réflexion sur les stratégies numériques de la CGE le 19 octobre organisée sur le campus de l’Essec (que j’avais la chance d’animer) a été annoncée la création d’un nouveau label « Etablissement certifié numérique ». L’objectif est d’habiliter les écoles membres à délivrer des formations numériques entièrement à distance. Un comité Habilitation Numérique, composé d’experts indépendants, examinera les demandes des établissements qui seront ensuite validées par la commission accréditation de la CGE. « Nous comptons sur cinquantaine de formation totalement à distance dans les cinq prochaines années, soit 10% de nos diplômes labélisés », indique Pascal Barbier, animateur du groupe de travail à la CGE. Francis Jouanjean de son côté estime : « Le marché représente au niveau mondial plus de 400 millions d’étudiants à horizon 2030. Nous devons être en mesure d’y répondre ». Une nouvelle organisation de la commission habilitation CGE va être mise en place avec un comité d’habilitation numérique composé d’un responsable NTIC-DSI, d’un directeur d’organisme, un gérant d’entrepris ainsi qu’un spécialiste propriété intellectuelle.

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Les écoles éligibles devront être habilitées au préalable avant de déposer des demandes. Les critères qui leur permettront de lancer ces nouvelles filières seront basés sur plusieurs points :

  • Expérience dans le domaine du digital et de la formation à distance d’au moins deux ans
  • Numérique au cœur de l’école
  • Responsable de la maîtrise d’ouvrage
  • Représente l’autorité légale pour garantir la qualité

Parmi les critères exigés pour l’obtention du label la CGE avance quatre points clés qui doivent structurer la démarche des établissements.

  • Ancrage de l’établissement dans l’enseignement numérique et déclinaison de ses expériences
  • Maîtrise de l’écosystème réglementaire, technique, et métier de la formation en ligne
  • Organisation de la pédagogie numérique
  • Administration générale de la formation numérique

La démarche vise par ailleurs trois objectifs

  • Inscrire la pédagogie dans la modernité et au cœur de la stratégie des établissements
  • Soutenir les actions menées par les écoles membres pour développer les formations à distance
  • Permettre par la transformation numérique, le développement de la créativité individuelle des étudiants et l’intelligence collective

 

 

 

 

EM Lyon : Changer tout !

Posted by Gilbert Azoulay on octobre 24th, 2016 under Non classé  •  No Comments

Bernard Belletante, directeur général de l’EM Lyon, a profité de la présentation de ses nouveaux locaux parisiens pour évoquer la révolution pédagogique qu’il entend mener au sein de l’ensemble des formations du groupe. La stratégie intitulée « Objectif Nouveaux Territoires 2020 » vise à « être visible à l’échelle mondiale dans un contexte de bouleversement historique de l’industrie de l’éducation ». Soutenu par sa gouvernance, le directeur entend bien casser les modèles traditionnels d’enseignement, notamment avec les outils et les concepts proposés par le numérique. « Nous passons à un modèle d’éducation ouverte et collaborative », insiste-t-il. L’objectif est bien entendu de modifier les modèles d’apprentissages, favoriser le travail collaboratif et impliquer encore plus les apprenants pour définir un parcours qui leur est propre, à l’aide des enseignants, mais également des communautés. Voici un les points clés des grandes actions menées au sein de l’institution « Réivention digitale« :

  • Nouvelle plateforme pédagogique et collaborative
  • Formation personnalisée : approche « personalized learning path »
  • Transformation digitale d’Em Lyon : planification automatisée, gestion de la scolarité, gestion des contenus pédagogiques, transformation des fonctions support…
  • Nouvelles infrastructures dans le cloud IBM (accessible 24h/24, 7j/7)

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Le partenariat avec IBM s’impose au cœur de l’axe numérique de l’école

En 2015, l’école a signé  un partenariat avec IBM, qui est entrée au conseil d’administration et à l’international advisory board de l’école à cette occasion. Ce partenariat inclut cinq points :

1.« Smarter business school »

L’objectif du projet « Smarter business school » est de « construire un enseignement sur mesure » basé sur les technologies numériques et disponible à tout moment, depuis n’importe quel endroit. Le dispositif favorise le blended learning et réduit le nombre de cours magistraux. L’ambition de ce projet est de permettre aux étudiants d’acquérir en ligne le savoir théorique via « des systèmes de e-learning, des classes virtuelles interactives et des échanges en ligne avec des tuteurs », indique l’école. Ils peuvent ensuite approfondir ce savoir en présentiel. Ce projet ce traduit par l’utilisation d’une plateforme numérique qui regroupe différents outils collaboratifs

2.« Personal learning path »

Personal learning path propose un « service d’apprentissage personnalisé ». L’objectif est de mettre en place, d’ici 2017-2018, des choix de parcours « à la carte », afin d’adapter son parcours à son projet professionnel.

3.« MakerMatch »

Lancée en septembre 2016, l’application MakerMatch permet aux étudiants de réaliser des tests cognitifs, afin de « révéler leur profil d’apprentissage ». Les 1 200 étudiants qui ont intégré l’école à la rentrée 2016 ont réalisé ces tests. « Les étudiants deviennent acteurs de leur formation », déclare Bernard Belletante.

4.« Class board »

Afin « d’aider à l’orientation et au choix des ressources pédagogiques », EMLyon et IBM mettent à disposition des professeurs l’outil Classboard, qui recense les caractéristiques d’une classe : nationalités représentées, genre, langue parlées, parcours académique, historique professionnel, programmes suivis à EMLyon, centres d’intérêts…

5.Formations

  • Un cours sur le Social Data ;
    • un cours sur le Big Data ;
    • un web startup toolkit, qui est une initiation au coding ;
    • des rencontres avec des experts d’IBM dans le domaine du numérique ;
    • des formations aux techniques de négociation dans un environnement digital.

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Data Visualization

Parmi les grande innovation, le recours au Data visualization afin d’interpréter les données massives concernant chaque étudiant permettra d’affiner son parcours. « Un nuage de points permet de repérer les pratiques des individus inscrits chez nous. Ces données seront analysées pour disposer des tendances dans l’acquisitions par exemple des connaissances », indique Bernard Belletante. « L’analyse des datas collectées pour chaque étudiant favorisera une vision d’ensemble de son parcours. Une fois agrégées, nous disposerons d’une vision d’ensemble de tous les individus. On applique simplement les méthodes de marketing de masse à l »éducation ».

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Exploration des données complexes

  • Développement de cartographies sur les réseaux sociaux pour scanner les communautés qui les composent
  • Suivi d’indicateurs de performance et de tendance
  • Partenariats entreprises : Artefact (consulting en data analytics)
  • Recrutement de Lynn Cherny (Stanford) – expert mondial en Dataviz

 

Formation à distance : pourquoi ?

Posted by Gilbert Azoulay on octobre 17th, 2016 under Non classé  •  No Comments

Voici une tribune de Jean-Pierre LEHNISCH, Docteur d’Etat en Droit, Licencié ès-Lettres, directeur fondateur du Centre National Privé de Formation à Distance sur le thème « la formation à distance : système éducatif pour temps de crise économique ou pour période de plein emploi ? ». Il analyse cette question débattue depuis 1850,  date de création du 1er cours par correspondance en France par Emile Pigier. Les uns défendent l’idée que l’enseignement à distance est idéal en temps de crise afin de réajuster le marché du travail entre offres et demandes d’emplois. D’autres soutiennent la conviction que ce type de formation est surtout nécessaire en période d’euphorie économique, de plein emploi afin de répondre aux multiples sollicitations du marché de l’emploi. Alors qui a raison ? C’est ce à quoi l’auteur tente de répondre.

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La formation à distance est-elle un système éducatif pour temps de crise économique ou période de plein emploi ? La question est débattue depuis1850,  date de création du 1er cours par correspondance en France par Emile Pigier. Les uns défendent l’idée que l’enseignement à distance est idéal en temps de crise afin de réajuster le marché du travail entre offres et demandes d’emplois. D’autres soutiennent la conviction que ce type de formation est surtout nécessaire en période d’euphorie économique, de plein emploi afin de répondre aux multiples sollicitations du marché de l’emploi. Alors qui a raison ? Allons de suite à la conclusion au risque de décevoir les amateurs de suspens intellectuel : il n’y a pas de contradiction entre les deux opinions ! Facilité de réponse pour ne pas prendre parti ? Non, car c’est une réalité historique de conforter les deux parties et voici pourquoi.

En temps de crise économique

Qui dit crise économique, dit chômage et parfois chômage massif. Or, une bonne partie de ces ruptures d’emplois provient de l’inadéquation entre offres et demandes d’emplois. Des métiers disparaissent rapidement, d’autres émergent. L’évolution technologique est rapide et à chaque coup d’accélérateur, des pans entiers de salariés perdent leur job. La formation à distance répond à ce problème car c’est un système très souple pour adultes. On peut continuer à suivre son emploi du temps tout en préparant ou en re-préparant son avenir professionnel. On peut ainsi se diriger vers des secteurs professionnels qui cherchent preneurs, et ce rapidement : quelques mois parfois suffisent si on a une motivation d’adulte responsable.

En temps d’euphorie économique et de plein-emploi

Contradiction ? En effet, pourquoi faire l’effort psychologique et financier de se former alors qu’on est bien installé dans son job ? En réalité, c’est un constat de surface, du haut de l’iceberg ! Car ces périodes provoquent des sollicitations tous azimuts. Il faut pouvoir y répondre ! De nouveaux métiers apparaissent, des créneaux inédits s’offrent sur le marché du travail et il faut pouvoir y répondre ! D’où le besoin en formation.

Il suffit de constater le développement de la formation à distance durant les 30 glorieuses (1944-1974) pour être convaincu. D’ailleurs, la formation ouverte à distance (f.o.a.d) présentait un tel développement anarchique pour répondre rapidement à la demande qu’il a fallu l’intervention du législateur pour contrôler ces établissements (loi du 12/07/1971).

Enfin, il n’est pas inutile d’ajouter que les périodes d’euphorie économique ne durent pas. Les creux arrivent inévitablement. Autant s’y préparer et anticiper cette évolution inévitable.

En conclusion, la formation à distance est tellement souple qu’elle est capable de s’adapter à l’environnement économique, qu’il soit dépressif ou euphorique. Ceci est une chance pour l’ensemble des structures institutionnelles éducatives qui sont toujours plus lentes à s’adapter à un nouvel environnement professionnel. L’enseignement à distance peut leur servir alors d’études réelles de marché.

 

Propriété intellectuelle : un concept dépassé ?

Posted by Gilbert Azoulay on octobre 11th, 2016 under News  •  No Comments

Un recueil publié par l’INPI (piloté par Fatima Ghilassene, juriste et chargée d’études à l’Institut) revient sur un nouvel « écosystème d’économie collaborative et d’open innovation. Selon elle : « La PI n’a plus pour seule finalité l’acquisition d’un monopole visant d’exclure ses concurrents d’un marché ». Voici la dépêche publiée par l’agence News Tank Education intitulée « Le droit de la propriété intellectuelle confronté à la transformation numérique de l’économie »

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Un droit exclusif qu’il faut nuancer

« Ce titre un peu provocateur reprend mes conclusions dans un recueil d’articles publié en octobre 2015 sous l’égide de l’INPI. Le droit de la PI a pour objet de conférer un monopole d’exploitation temporaire à l’auteur sur sa création, en contrepartie de la diffusion de celle-ci au public. Ce monopole permet à son titulaire d’interdire aux tiers d’exploiter sa création sans son autorisation.  Cette approche basée sur un droit exclusif doit être aujourd’hui nuancée, sur deux points. »

Un outil pour sécuriser le transfert des savoirs

« Dans un écosystème d’économie collaborative et d’open innovation, rimant avec mise en réseau et partage des connaissances, la PI n’a plus pour seule finalité l’acquisition d’un monopole visant d’exclure ses concurrents d’un marché. Elle doit être vue comme un outil permettant de sécuriser et réguler le transfert de savoirs entre différents acteurs. »

« Ce qui compte aujourd’hui dans le fait d’avoir un monopole, ce n’est pas de le conserver, mais de pouvoir s’en servir pour travailler avec les autres. Par exemple, un téléphone portable résultant de la combinaison de nombreuses technologies, sa conception donne lieu à un nombre important de contrats de concession et de cession de droits de PI. »

L’impact du big data

Secundo, au sein d’un environnement numérique centré sur un flux sans cesse croissant de données (Big Data), la directive de 1996 qui encadre le droit des producteurs de base de données [2] nécessiterait un sérieux toilettage. L’enjeu financier ne se situe en effet déjà plus dans la collecte des données, mais dans l’exploitation et la valorisation de celles-ci…

EdTech made in France : filière dynamique mais…

Posted by Gilbert Azoulay on octobre 3rd, 2016 under Non classé  •  No Comments

Voici une enquête passionnante réalisée par News Tank  sur la filière Ed Tech et les start-up qui la compose. On y découvre un monde à fort potentiel, qui peut sans doute mieux faire pour porter la compétitivité française.

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Le marché EdTEch en France est « dynamique, avec une accélération du nombre de start-up créées depuis cinq ans dans le domaine de l’éducation », mais il est aussi sous-capitalisé avec seulement 10  % des start-up qui ont levé des fonds, indique Victor Wacrenier, co-Fondateur d’AppScho et président de l’association ed21, dans un entretien à News Tank. Il a rassemblé et analysé des données sur 140 start-up EdTech françaises, ce qui permet de faire émerger une vision globale de ce secteur encore mal connu. Outre l’absence de fonds d’investissement dédié à l’éducation, que déplorent tous les acteurs du secteur, Victor Wacrenier, co-Fondateur d’AppScho et président de l’association ed21, pointe aussi «  l’absence d’interlocuteur dédié qui a le pouvoir de décision et de gestion. Très peu d’établissements ont un CDO (Chief Digital Officer) disposant d’un budget propre  », souligne-t-il, regrettant des « cycles de décision très longs ».

Sur quels créneaux se développent les start-up  ?  

On note une légère prédominance du “corporate learning” qui arrive devant la higher education (l’enseignement supérieur). Cependant, on observe aujourd’hui une poussée du corporate vers le supérieur où il cherche à se développer  : les start-up semblent faire le pari que plus tôt elles captent les utilisateurs, plus elles auront de chances de les garder. D’autre part, le web est le support privilégié par les trois quarts des entrepreneurs français EdTech, qui choisissent de se lancer éventuellement sur le mobile ensuite.

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Quels sont les modèles économiques des start-up EdTech  ? 

D’un point de vue structurel, la logique des start-up est la suivante  : il faut convertir rapidement le plus de clients possible pour générer un maximum de revenus, améliorer le produit et toucher davantage d’utilisateurs. Ce raisonnement permet de comprendre les modèles économiques choisis  : il faut être très viral pour réussir en BtoC , sinon on opte pour le BtoB . C’est ainsi que les start-up du corporate learning et de la higher education sont essentiellement présentes sur le BtoB  : la stratégie est qu’avoir un client permet de toucher des centaines, des milliers, voire des dizaines de milliers d’utilisateurs. Par ailleurs, dans le supérieur, les étudiants sont difficiles à atteindre, en raison notamment de leur mobilité liée aux stages et aux séjours à l’étranger. Sans compter que leur budget est relativement faible. C’est pourquoi il est plus efficace de passer par les établissements, qui sont en outre les mieux placés pour définir les besoins des étudiants. A l’inverse, les start-up du K12 et pré-K12 ont un modèle BtoC, du fait de l’éclatement de leurs cibles et de leur nature majoritairement publique. Quant aux segments du “language” et du “vocational training” , ils sont également tournés vers le BtoC car il s’agit de pratiques individuelles de self-improvement.

Plus précisément, comment se développe le marché EdTech dans l’enseignement supérieur  ? 

Le monde de l’enseignement supérieur et de la recherche français est difficile à pénétrer pour une raison majeure  : l’absence d’interlocuteur dédié qui a le pouvoir de décision et de gestion. Très peu d’établissements ont un CDO (chief digital officer) disposant d’un budget propre, ce qui pose deux problèmes  :

  • les cycles de décision sont très longs, beaucoup trop pour les start-up, surtout celles qui se lancent ;
  • même quand le contrat est signé, il n’y a pas forcément de personne identifiée dont la mission est de piloter le projet. Selon les établissements, mais aussi selon les projets, ceux-ci sont portés par la direction générale, la DSI , l’équipe académique… Ce sont des initiatives individuelles, la dynamique n’est que rarement soutenue par tout l’établissement.

Dès lors, la tendance est au développement de start-up de niche car il est plus facile d’identifier un interlocuteur sur un créneau hyperspécialisé, quitte à se développer ensuite sur d’autres segments. A ce sujet, il est significatif que le Conseil national du numérique recommande de définir un plan numérique, mais aussi de nommer un responsable du numérique. C’est la première étape.  Par la suite, il sera nécessaire de faire monter en compétences l’ensemble des personnels. Le jour où tous les salariés pourront utiliser le compte Twitter ou Facebook de leur établissement, parce qu’ils sauront s’en servir en ayant conscience des conséquences en termes de stratégie marketing, on aura beaucoup avancé  !

Cependant, beaucoup d’universités ont désormais un vice-président numérique. La création de l’association VP-Num  n’est-elle pas le signe de la prise en main de cette question  ? 

C’est un signe positif mais dans le cas des universités, les start-up se heurtent au problème des appels d’offre obligatoires pour les marchés publics, d’où des prises de décision également très longues. En outre, la question n’est pas seulement financière car le process est le même pour une expérimentation, si une start-up propose à l’établissement une offre pilote gratuite. Résultat  : il est difficile non seulement de contractualiser, mais aussi de tester son produit.  En Angleterre, l’accélérateur Emerge education a noué un partenariat avec de grandes universités pour mener des expérimentations gratuites ou peu coûteuses, jouant pour elles le rôle d’un CDO qui source les produits. En France, beaucoup de start-up EdTech ont du mal à trouver leur premier client, ce qui freine les investisseurs  : voilà le cercle vicieux qu’il faut briser.

 

15 start-up EdTech à suivre

 

Pokemon Go, un modèle pour l’enseignement ?

Posted by Gilbert Azoulay on septembre 26th, 2016 under Non classé  •  No Comments

Une grande école de commerce se lance dans la réalité virtuelle immersive ! KEZAKO ? Très simple : à l’aide d’un casque, les étudiants se retrouvent en situation quasi réelle pour mener à bien une étude de cas par exemple. Récit de cette nouvelle aventure pédagogique avec  Alain Goudey, Professeur de marketing, et Marie-Laure Massué, Directrice du Teaching and Learning Center de Neoma Business School.

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Pouvez-vous nous rappelez le projet ?

Le projet « Exe » (experiential education) est une démarche pédagogique innovante mise en place chez NEOMA business shchool. En l’espèce, il s’agit d’une étude de cas marketing avec une approche  réalité virtuelle immersive, via un casque qui munit d’un téléphone portable  projette des images et des films. Notre constat est évident : chez les étudiants, la motivation est essentielle et nous sommes très clairement dans un cadre « d’edutainement » qui casse le cadre traditionnel. Cela permet de mobiliser plus fortement nos élèves. Par ailleurs, cela favorise les interactions avec différents interlocuteurs au gré de la navigation dans l’étude de cas immersive. L’étudiant pourra constituer une base d’information, réaliser un diagnostic et faire des recommandations. Enfin, cette méthode permet de faire venir l’entreprise de manière virtuelle au cœur de l’école.

Comment avez-vous développé ce projet ?

L’idée est venue d’un constat : les écoles ne sont plus dépositaires du savoir. Il nous faut donc délivrer en complément des expériences et des actions concrètes pour réfléchir sur les multiples situations que nos étudiants rencontrent ou vont rencontrer. Avec une étude de cas, nous nous affranchissons des documents car les jeunes sont en situation réelle. La réalité virtuelle immersive permet enfin d’avoir un engagement plus fort des étudiants. L’effet nouveauté joue à plein et l’expérience vécue par les jeunes est unique.

Avez-vous eu les moyens de développer cette expérience ?

Oui, bien sûr. Nous avons d’abord défini un concept à savoir, développer la pédagogie par l’action avant de préciser les moyens à mettre en œuvre dans une configuration nouvelle. Nous avons fait appel à des diplômés qui ont apporté leur concours technologique.

Quel est l’avenir de cette approche selon vous ?

Pour le moment, le test a porté en juillet  sur 100 étudiants puis dès la rentrée 300 utiliseront l’étude de cas immersive dans l’ensemble de nos programmes. L’outil sera ensuite généralisé et permettra de mettre tous nos etudiants en situation. Après l’enseignant reprendra bien entendu son rôle pour débriefer. Une chose est sûre : nous irons vers encore plus de technologie. Le monde de l’éducation, comme d’autres secteurs, fait face à une vague technologique sans précédent. Pour nous les grandes écoles, c’est une occasion de repenser nos métiers.

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Le virtuel c’est donc bien l’avenir ?

Au niveau de la planète, les investissements portent sur cet univers. Par ailleurs, un fort courant de pensée aux USA poussent dans cette direction. Pour nous enfin, il est clair que nous pouvons concevoir des apprentissages plus intenses, plus efficaces, plus durables et sans aucun doute plus complets. Les boucles de rétroactions sont également plus rapides. En clair, on réfléchit beaucoup plus vite sur une situation vécue. Demain, en plus de films 360°, nous travaillerons sur de la réalité mixte à savoir le mélange de la réalité virtuelle et la réalité augmentée… type Pokemon Go.