IT : ce qui arrive en 2018

Posted by Gilbert Azoulay on janvier 15th, 2018 under Non classé  •  No Comments

Nouvelles technologies, cloud, intelligence artificielle, objets connectés, budgets de l’IT et sécurité informatique… Dans sa tribune, William Culbert, directeur commercial Europe du Sud de Bomgar, éditeur spécialiste des accès sécurisés aux systèmes IT des entreprises, répond aux questions qui préoccupent les DSI pour leur stratégie de 2018. (Bomgar propose des(solutions d’Accès Sécurisés dédiées aux entreprises).

unnamed

Quelles sont les principales menaces pour leur sécurité auxquelles les entreprises seront confrontées en 2018 : piratage, pénurie de talents spécialistes de la cybersécurité ou comportement négligent d’utilisateurs créant des brèches de sécurité ? Qu’est-ce qui rend cette menace si sérieuse ?

Les professionnels de la sécurité tendent à se focaliser sur ce qui fait la une ou sur la prochaine grande innovation, telle que la façon dont l’IA sera le prochain outil de sécurité, par exemple. Mais les hackers font tomber les barrières de protection avec des moyens simples. Les attaques n’atteignent que rarement le niveau de sophistication que l’on imagine. Les entreprises peinent à instaurer des mesures de sécurité utiles qui aident les gens à faire leur travail, tout en se préservant des mauvais comportements des utilisateurs. La pénurie de talents spécialistes de la cybersécurité devient également une vraie problématique, sans qu’aucune réponse simple ne puisse être trouvée sinon de compter davantage sur les logiciels de sécurité.

L’Internet des objets devient-il plus ou moins sûr au gré de l’augmentation de la taille du marché et de sa portée ? Les entreprises prennent-elles les mesures nécessaires pour sécuriser les accès ?
L’IoT va demeurer problématique à mesure que les menaces s’étendent et se multiplient. Même si les personnes sont de plus en plus sensibilisées aux risques de sécurité et que les développeurs s’efforcent de sécuriser les connexions, dans de nombreux cas, la sécurité est négligée ou ajoutée à la dernière minute. Quand un botnet survient, comme le botnet Reaper, on n’a aucune idée de sa taille, de ses motivations, ou de ce qui sera affecté. Les objets tels que les jouets connectés et la toute dernière innovation à la mode rendent ce scénario encore plus compliqué.

A quels services ou technologies de sécurité doit-on donner la priorité dans les budgets IT en 2018 ?
Vous ne pouvez évoquer les priorités qu’après avoir effectué une évaluation des risques, des brèches et des vecteurs d’attaque potentiels. Plutôt que de courir après la dernière nouveauté, les entreprises devraient se focaliser sur les bonnes pratiques liées aux identifiants et aux contrôles d’accès.

Pouvez-vous nous citer une technologie trop jeune qui ne mérite pas l’attention ?
L’IA a sa place dans l’exploration des données, pour faire du sens des faux positifs, et pour faire émerger à la surface des alertes signifiantes encourageant à agir. Je pense que l’IA comptera à l’avenir, mais ce peut être une distraction. D’autres technologies prédominent sur l’IA pour m’aider à étoffer ma connaissance des menaces.

L’adoption du cloud est-elle encore pénalisée par les préoccupations de sécurité ? Pourquoi ou pourquoi pas ?
La croissance du cloud dépend du type de système présent dans le cloud. De nombreuses entreprises rechignent à placer leurs mots de passe et identifiants dans le cloud, mais de nombreux autres services de sécurité mobilisant des données moins stratégiques migrent dans le cloud. Nous avons encore du temps devant nous avant que tout ne soit migré dans le cloud.

Qu’est-ce que les avancées technologiques signifient pour l’avenir du travail et l’avenir des opérations IT ?
Nous allons assister à une évolution du fournisseur vers un prestataire de services de gestion de la sécurité. De plus en plus d’entreprises cherchent à externaliser leurs procédures d’acquisition et de gestion des solutions de sécurité, et ces prestataires peuvent veiller à ce que les bons outils et technologies soient en place pour diminuer les menaces internes, contrôler les accès et réduire les vecteurs de menaces externes.

Un diplôme en « blockchain »

Posted by Gilbert Azoulay on janvier 8th, 2018 under News  •  No Comments

La technologie blockchain a un énorme potentiel et les possibilités sont importantes. Nous en avions déjà parlé dans ce blog avec l’expérimentation menée au Pôle Léonard de Vinci avec notamment Cyril Grunspan, Responsable du département d’Ingénierie Financière de l’ESILV. Selon lui : « Notre enseignement intègre désormais une option entière sur la Blockchain. En ce qui concerne le diplôme, les étudiants pourront désormais donner une preuve infalsifiable qu’ils ont obtenu notre titre d’ingénieur. C’est un élément important pour lutter par exemple contre la fraude, mais c’est aussi une opportunité pour nos établissements de réduire les coûts. Chaque année, cela revient extrêmement cher d’imprimer et de distribuer à chaque élève un diplôme. La Blockchain devient un registre où sont consignés les diplômes des anciens élèves. A terme ils disposeront d’un code qu’ils présenteront aux recruteurs pour justifier de leurs qualifications ».

Au MIT, suite au programme lancé à l’été 2017, une centaine de diplômés ont désormais la possibilité de disposer de leur diplôme sur leur smartphone en complément du diplôme habituel. Avec l’utilisation de la techno blockchain du bitcoin, le MIT est devenu l’un des premiers établissements à délivrer des diplômes virtuels qui sont la propriété de leurs bénéficiaires. « Blockcerts Wallet » est donc l’application qui permet aux étudiants d’obtenir rapidement et facilement une version vérifiable et inviolable de leur diplôme qu’ils peuvent partager avec les employeurs, les écoles, la famille et les amis, selon le MIT. Pour assurer la sécurité du diplôme, le pilote utilise la même technologie blockchain que pour la monnaie numérique bitcoin.

Certes cette nouvelle approche n’est pas nouvelle dans la mesure où des  universités et entreprises ont déjà recours à cette technologie, mais le MIT souligne que chaque étudiant pourra gérer son dossier de manière autonome. C’est ce qui est inédit pour l’établissement américain. En effet, les personnes peuvent posséder et disposer de leurs documents officiels, selon les porteurs du projet.

« L’une des applications possibles sera de créer des certificats superposables sur la blockchain, ce qui permettra à chacun de créer un lien entre les diplômes provenant de différents établissements – par exemple, un diplôme de premier cycle d’une université, un diplôme de deuxième ou de troisième cycle d’une autre université et une certification professionnelle. Selon Chris Jagers, il sera bientôt possible d’intégrer des liens ou des identifiants d’autres documents numériques préexistants dans un nouveau méta-enregistrement », précise l’établissement.

QWANT face aux GAFAN

Posted by Gilbert Azoulay on décembre 11th, 2017 under Interview  •  No Comments

QWANT , le moteur de recherche français gagne en notoriété avec une approche « éthique et européenne », selon son co-fondateur Eric Léandri. Quelle est sa vision sur les sujets clés que sont l’intelligence artificielle et l’arrivée du RGPD ? Ses réponses.

QWANT_EricLeandri-1  

L’intelligence artificielle représente un danger que l’on peut maîtriser. Comment ?

Tout d’abord, il nous faut nos propres technologies, c’est à dire européennes face aux américains et aux chinois. Cette technologie doit impérativement « anonymiser » les données afin de faire de l’intelligence artificielle sans être intrusif. Merci donc à la RGPD de renforcer cet aspect. Imaginez ce qu’il adviendra si les données de la sécurité sociale étaient utilisées à des fins commerciales, au profit exclusif des assurances et les vendeurs de datas !

Les datas, c’est l’enjeu clé de demain ?

Avec le RGPD, il est possible de faire de l’intelligence artificielle éthique, sans donner les informations aux acteurs du web qui en ont un usage exclusivement commercial. On doit pouvoir aider les internautes sans les dépouiller de leurs données personnelles. Les datas sont à l’origine de calculs complexes et créent de la valeur. Cette valeur doit être redistribuée à la collectivité. C’est du moins notre position. Garder les datas, c’est généralement pour développer des produits ou des services marchands voire orienter les décisions. L’enjeu c’est au final démocratie.

Qwant-logo

GAFAN = danger selon vous donc ?

La puissance économique de ces acteurs leur permettra récupérer nos talents ainsi que nos idées.  Je préconise d’ailleurs un « european act » pour soutenir les sociétés du digital, BtoB et BtoC ainsi que les plate-formes éthique et concernées par la protection des informations. Google pille nos savoirs et notre intelligence gratuitement pour les revendre.

Offrez-vous des garanties supplémentaires de votre côté ?

Les conditions générales d’utilisation sont transparentes et nous sommes sous le contrôle des CNIL européennes. Notre ambition est de proposer un acteur européen du web aux usagers. Et sur le plan éthique, il faudra réfléchir à la réglementation car préserver la vie privée est dans la charte des droits de l’homme.

 

« Coursera… c’est comme RB&B »

Posted by Gilbert Azoulay on décembre 4th, 2017 under Non classé  •  No Comments

Jeff Maggioncalda, le nouveau patron de COURSERA était de passage à Paris. Où en est la plate-forme mondiale en matière d’usage et d’équilibre financier ? Eléments de réponse avec le CEO.

Coursera en 2017 représente quoi ?

Depuis 2012 à Standford nous avons progressivement agrégé d’autres établissements dans le monde. Nous représentons à ce jour 150 institutions, dont 10 en France. 29 millions de personnes nous utilisent Coursera (450 000 en France). Ici, nous travaillons essentiellement avec  HEC, Essec, Polytechniques, Escp-Europe ou encore Sciences-Po. 40% de leurs contenus sont en français, le reste en anglais. 2400 cours sont également en ligne. Le modèle a évolué récemment avec des certificats payants, autour de 50 dollars/mois, généralement sur une durée de 3 ou 4 mois. Nous avons doublé les usagers payants et cette offre va aller vers des spécialisations plus larges, à des prix plus élevés. L’année dernière nous avons créé quatre masters, autour de 20 000 €/an.

Votre offre de formation continue s’élargie aussi ?

Coursera for business vient d’être inauguré et vise à soutenir les entreprises qui ont des enjeux de transformations. Nos prix sont compétitifs et note plateforme simple d’usage. Aujourd’hui, 600 entreprises nous ont déjà fait confiance tandis que 90 partenaires industriels (dont Google, CISCO, PWC) nous produisent des contenus plus appliqués. Nous faisons vraiment la jonction entre l’académique et le pratique.

Vous visez le marché français déjà très concurrentiel ?

Nous sommes un diffuseur. Universités et grandes écoles fournissent les contenus. Nous serions plus proches de RB&B en partageant les revenus de manière équilibrée et en créant de la croissance pour les établissements.

Quels sont les résultats de votre collaboration poussée avec HEC ?

Nous travaillons avec eux et nous sommes très satisfaits. Le marché africain démarre très bien car HEC est une vraie référence. Au final, je considère que l’image de l’enseignement supérieur français est porté dans le monde, ce qui est très bon pour sa réputation.

L’apprentissage à distance est-il en train d’accélérer dans les usages ?

Surtout chez les jeunes générations qui vivent depuis leur naissance avec les usages on-line. Mais l’outil que nous proposons à base d’images, de QCM, de collaboratifs, d’échanges favorisent l’appropriation des enseignements et la mise en œuvre pour toutes les générations.

Coursera est une institution qui gagne de l’argent ?

Notre système est extrêmement positif car les deux parties s’enrichissent simultanément. Notre objectif n’est pas de gagner de l’argent forcément mais d’assurer la diffusion du savoir tout en finançant nos charges et notre structure composée d’une centaine de personnes.

 

  • 29 million registered learners to date
  • 2,000 active courses, over 180 Specializations, and 4 degrees
  • 150 university and education institution partners
  • 600+ employers and governments use our enterprise product
  • Paid learners growing at the rate of 70% YoY
  • 2017 Learner Outcomes Survey
  • 84% of career builders report benefits
  • 93% of education seekers report benefits
  • Career builders and education seekers are MORE likely to report tangible benefits if they are from developing countries, of low socioeconomic status, or do not have a bachelor’s degree
  • 72% of all course completers report gaining confidence

 

 

Universités : les challenges du digital

Posted by Gilbert Azoulay on novembre 27th, 2017 under Non classé  •  No Comments

Voici une tribune intitulée « 3 challenges pour l’avenir des universités françaisesréalisée par Béatrice D’Olier, Consultante en transformation digitale éducation chez Unit4 sur les défis auxquels doivent faire face nos universités.

 BDR

A l’occasion du salon de l’éducation qui vient de s’achever force est de constater que la digitalisation des Universités sera au cœur des débats. Elles ont toujours été dans le paysage de l’Enseignement supérieur français le 1er choix d’orientation des étudiants (plus de 60% des étudiants inscrits dans l’enseignement supérieur en 2014/2015). En France, nous avons la chance d’avoir des universités qui proposent des formations très diversifiées à des coûts extrêmement faibles et quasiment sans conditions de sélection. Cette exception française a entretenu pendant des années un sous-investissement qui pénalise aujourd’hui l’image de nos campus, avec notamment des services administratifs devenus trop complexes à l’ère digitale.

Sans compter que les universités françaises ont souvent privilégié la diversité pédagogique avant de travailler leur communication et les partenariats avec les entreprises comme peuvent le faire les établissements étrangers.

L’arrivée de la génération Z sur les bancs de nos universités vient bousculer cette situation car l’importance donnée à l’expérience digitale par ces « digital natives » ne cesse d’augmenter. La récente étude réalisée par DJS Research   confirme que plus de 7 étudiants sur 10 estiment que leur établissement devrait repenser sa stratégie digitale.

En France, la loi du 22 juillet 2013 relative au numérique dans l’enseignement supérieur et la recherche a initié des investissements conséquents pour améliorer la réussite étudiante et les niveaux de qualification en formation initiale comme en formation continue.  Si la loi du numérique dans l’enseignement supérieur (22 juillet 2013) a déjà initié certains investissements, le digital doit continuer à progresser et à transformer nos universités françaises. Aujourd’hui elles sont face à 3 challenges forts :

Challenge 1 : libérer la croissance 
La révolution numérique gagne effectivement nos campus et l’on a vu apparaître des FabLabs à l’Université Cergy-Pontoise ou des formations sur simulateurs informatiques à la Faculté de Médecine Paris-Descartes. Pourtant, il ne faut pas voir le digital uniquement sous l’angle de l’innovation technologique permettant d’apporter une nouvelle vision pédagogique mais aussi comme une capacité à répondre globalement à toutes les nouvelles attentes des étudiants et apprenants.

En effet, le digital facilite les liens entre apprentissage présentiel et connecté, et encore plus dans un contexte de programmes partagés entre plusieurs établissements voire avec des entreprises. C’est un enjeu fort de croissance pour les Universités qui auraient ainsi l’opportunité de reprendre des parts de marché dans la formation continue et de renforcer leurs relations avec les entreprises.

Challenge 2 : soutenir la réussite des étudiants

C’est une priorité forte de la loi du 22 juillet 2013 et les universités ont pour cela mis en œuvre de nombreuses initiatives de pédagogie 3.0 plus innovantes et plus collaboratives. Cela répond clairement aux nouvelles attentes des étudiants : une pédagogie moins magistrale mais plus interactive, centrée sur le partage et les échanges avec un accompagnement qui améliore l’expérience étudiante.

Challenge 3 : améliorer l’efficacité administrative

En France, nous avons souvent critiqué la lourdeur administrative des universités. Presque 3 ans après la loi du 22 juillet 2013 qui avait « inscrit le numérique au service d’une université en mouvement », il est important de rappeler que, selon l’étude réalisée par DJS Research (*), 1 étudiant sur 3 considère toujours que la complexité administrative empiète sur son temps consacré à étudier. Trop de démarches et de procédures encore totalement manuelles ainsi que des déconnexions parfois totales entre les services administratifs et pédagogiques creusent l’écart entre l’expérience digitale d’un étudiant en université et celui d’une école ayant investi dans l’amélioration de ses processus internes grâce au digital.

Or, cette expérience étudiante insuffisamment digitalisée pour les aspects administratifs peut réellement être contre-productive pour recruter des étudiants dans l’environnement concurrentiel d’aujourd’hui.

Il faut donc considérer les investissements dans l’efficacité administrative et la digitalisation des échanges administratifs avec les étudiants comme aussi importants que ceux pour la pédagogie 3.0.

Les choses ont évolué et si les universités veulent rester dans la course concurrentielle, elles doivent accélérer leur transformation et proposer une expérience étudiante à la fois digitale et innovante, tant sur les services administratifs que pédagogiques. Elles pourront ainsi se différencier et renforcer leur compétitivité.

 

Blockchain : c’est quoi ce truc ?

Posted by Gilbert Azoulay on novembre 20th, 2017 under Non classé  •  No Comments

C’est le sujet dont tout le monde parle mais c’est également un sujet complexe dont tout le monde ne perçoit pas encore tout le potentiel, les possibilités mais aussi les éventuelles problématiques qui émergent. Une chose est certaine : ce nouveau dispositif de « confiance partagée » rebat les cartes du pouvoir sur Internet, selonMickaël Réault, dirigeant fondateur de Sindup, qui nous propose cette tribune.

Mickaël Réault - Copie

Dans un contexte économique favorisant les grands monopoles et le chacun pour soi, la Blockchain a de grandes chances d’inverser radicalement la tendance et nous faire basculer dans l’ère de l’intelligence collective. 

A n’en plus douter la Blockchain va marquer un tournant profond dans notre économie. Bien au-delà des considérations technologiques qu’on lui porte a priori, elle incarne avant tout un renouveau : celui d’un virage à 180° vers un monde entièrement collaboratif où l’information sera désormais vérifiable par tous. Pour la première fois depuis l’arrivée d’Internet, la technologie va à nouveau faire évoluer les mentalités. La Blockchain pose aujourd’hui la première pierre de la mise en place d’un dispositif généralisé de confiance partagée. Un véritable raz-de-marée de désintermédiation et d’automatisation à grande échelle qui va tout balayer sur son passage et faire sauter un nombre monumental de contraintes pour repousser les limites. Derrière, ce sont les fondements même de notre économie et de notre société qui vont basculer : contrats (création d’entreprise ou d’association, embauche, vente, etc.), votes (décisions d’associés, groupe de travail, démocratie), données personnelles, droits de propriété (artistes, architectes, graphistes, presse, etc.), comptes bancaires, transferts d’argent, paiements en ligne, réseaux sociaux (Facebook, Linkedin, Twitter, Airbnb, Uber…), avis consommateurs, etc. En tête de file, les réseaux sociaux ont généré, depuis leur arrivée, un bouleversement colossal dans les rapports entre les particuliers, les entreprises, les collaborateurs et les clients. La Blockchain arrive pour amplifier ce phénomène en y associant les fondements de notre économie (transactions et contrats). Bref, une numérisation totale du fond et de la forme accompagnée d’une fluidification de transactions, de transparence, de sécurité et de pérennité de l’information.

Seuls les plus adaptés survivront

Conçue en 2008 dans l’unique but de gérer les transactions de crypto-monnaies (au départ, le bitcoin), la technologie de transmission d’informations, aussi appelée registre électronique, a clairement fait un sacré bout de chemin ! Fonctionnant sans organe central, elle a tout d’abord, de par ses origines, retenu l’attention du monde de la finance et de l’assurance pour conquérir ensuite ceux de la santé, des transports ou du juridique. Ces derniers travaillent d’ailleurs ardemment à l’identification d’implémentations. Récemment, ce sont les droits d’auteurs, ou plutôt leur gestion, qui intégraient la longue liste des projets. La plateforme de streaming audio Spotify a racheté Mediachain pour gérer les ayant droits et la plateforme Civil levait 5 millions d’euros pour mettre en place un service de presse basé sur la Blockchain où le journaliste est en direct avec son lecteur. Mais le secteur privé n’est pas le seul concerné : en Estonie, 99% des services administratifs sont en effet accessibles en ligne grâce… à la Blockchain. Et le Premier Ministre Edouard Philippe y voit même un exemple à suivre pour relever le défi lancé par le Président Emmanuel Macron, à savoir une dématérialisation totale des services hexagonaux d’ici 2022. Lentement mais sûrement donc, le registre prend place et va, à terme, bouleverser l’univers de l’entreprise.  En ce sens, les dirigeants doivent songer à se faire accompagner dès maintenant et repenser leur modèle d’affaire en tenant compte de cette nouvelle composante. Il faut s’adapter, d’abord intellectuellement, à ces concepts et modèles pour ne pas se faire exclure du marché et s’ajouter à liste des clients des cabinets de restructuring.

Vers la fin des monstres sacrés ?

Cette ère de l’intelligence collective aura, en plus d’une meilleure utilisation de la donnée et de l’accélération du collaboratif, une troisième conséquence, à savoir une très probable destitution des géants de l’économie moderne : Gafa, Batx ou Natu. En effet ces derniers tardent à respecter pleinement les données personnelles en captant toute la création de valeur générée par leurs utilisateurs. Alors même que les « Paradise Papers » relancent le débat autour de la fiscalité de ces acteurs, l’accélération de l’automatisation par l’intelligence artificielle et la robotique accentue l’aspiration à de nouveaux systèmes de redistribution de la valeur générée par les données et les usages collaboratifs via les plateformes d’intermédiation. Un état de fait qui rend ces monstres sacrés de plus en plus incompatibles avec les enjeux de notre époque. Difficile de dire s’ils vont mourir ou réussir à s’adapter à coup d’acquisitions… Ce qui est certain, c’est que les services vont être remplacés par de nouvelles infrastructures et modèles économiques, probablement moins avantageux pour les nouveaux géants mais plus équilibrés et pérennes. Tout ceci advient au moment de l’entrée en vigueur de la General Data Protection Regulation (GDPR) programmée pour mai 2018. Autant dire qu’il y a là un « time to market » des plus opportuns !

 

La Blockchain, c’est quoi ce truc ?

Imaginons un groupe, témoin d’une transaction entre deux personnes et dont le contenu peut être visible ou totalement secret. Une fois cette transaction terminée, les informations relatives à cette dernière (date, heure, etc.) resteront connues de chaque individu. Plus tard, si une partie de ces personnes venait à disparaître, la mémoire de cette transaction, elle, sera non seulement connue des membres restant mais également communicables à de nouveaux venus. Voilà concrètement ce que propose la Blockchain, une pérennité et une confiance qui se renforce au fur et à mesure que le groupe s’agrandit.

Confidentialité des données

Posted by Gilbert Azoulay on novembre 13th, 2017 under Non classé  •  No Comments

RGPD : un acronyme qui annonce une évolution notable dans les organisations. La protection des données personnelles est un sujet central qui prendra une importance considérable à l’avenir. Philippe Decherat, Directeur Technique chez Commvault revient sur le sujet avec cet article intitulé « Confidentialité des données : L’Europe et les Etats-Unis dans des directions opposées ».

portrait 12 poses corporate  studio falour paris

Depuis l’élection de Donald Trump à la tête des Etats-Unis, la confidentialité des données personnelles est au cœur des préoccupations des deux côtés de l’Atlantique. Et il semble que les États-Unis et l’Union Européenne aient des idées divergentes sur la direction à suivre.

Nous utilisons tous des outils numériques au quotidien. Souvent, sans même nous en rendre compte, nous échangeons nos données personnelles contre la gratuité des services. En effet, l’ensemble de nos activités sur le web et même l’utilisation d’objets connectés génèrent des données que collectent et monétisent de grandes entreprises. Lorsqu’il s’agit de simples recherches sur le Web ou de la visite de sites et réseaux sociaux, il est rare de se soucier des traces que nous laissons. Mais qu’en est-il lorsqu’il est question de dossiers médicaux, juridiques, ou financiers ? Ceux-ci relèvent non seulement de la vie privée mais plus encore, de l’intimité des individus. Le problème est que la frontière entre ce qui est public et ce qui doit rester privé est relativement flou.

Alors les dispositions mises en place favorisent-elles trop souvent les entreprises ? Les citoyens doivent-ils reprendre la main sur l’exploitation de leurs données ? Jusqu’où les entreprises peuvent-elles utiliser nos données ? Autant de question à soulever et que l’on retrouve en Europe comme aux USA. C’est l’UE qui a choisi de légiférer afin de protéger ses citoyens avec l’entrée en vigueur en mai prochain du Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD), mais pas seulement. Un autre règlement de l’UE destiné à protéger les données personnelles lors de communications électroniques va s’appliquer.

Ce projet de loi est à l’opposé de l’ordonnance du président américain qui vient supprimer la nouvelle loi de protection des données privées qui devait s’appliquer d’ici la fin de l’année. Promulguée sous le mandat Obama, elle aurait obligé les fournisseurs d’accès à Internet (FAI) à recueillir clairement le consentement des utilisateurs pour partager des données personnelles. Cela concernait les informations telles que la géolocalisation, les informations financières, de santé, sur les enfants, les numéros de sécurité sociale, l’historique de navigation Web, de l’utilisation d’une application et le contenu des communications. En outre, les FAI se seraient vu contraints de permettre à leurs clients de refuser le partage d’informations moins sensibles, comme une adresse électronique par exemple.

Mais les conflits entre les États-Unis et l’UE portant sur la protection des données, ne reposent pas seulement sur cette ordonnance. Les actualités récentes autour de l’immigration ont quelque peu masqué une autre législation qui remet en cause l’avenir du Privacy Shield. Remplaçant de l’accord « Safe Harbor », Privacy Shields a été imaginé avec le RGPD à l’esprit, ce qui signifie que l’application de l’un sans l’autre rend illégal le traitement de données issues d’entreprises européennes par des entreprises américaines… avec par conséquent un impact important sur les services cloud.

Pour le Royaume-Uni, la situation se compliquera aussi en 2019 car, en quittant l’Union Européenne, il quittera également le Privacy Shield.

La protection de la vie privée est donc intrinsèquement liée aux données et les prestataires doivent pouvoir offrir des garanties à leurs clients. Le Privacy Shield par exemple, permet de chiffrer facilement et de déplacer les données et les charges de travail entre les fournisseurs de cloud. Cela donne une assurance face aux incertitudes actuelles qui touchent les entreprises de l’UE et des États-Unis. Dans le même temps, des acteurs comme Microsoft ou Amazon renforcent leurs capacités de stockage de données en Europe, pour faire face aux demandes éventuelles d’entreprises européennes à déplacer leurs données sur le Vieux Continent au cas où les choses resteraient floues ou empireraient.

Les informations personnelles font partie intégrante de l’activité moderne et l’on ne peut pas ignorer ce fait. Le RGPD va être le nouveau point de référence pour leur protection et le conflit entre ceux qui voudront protéger les données privées et les autres souhaitant les exploiter est bien parti pour durer !

A propos de Commvault                                                                 

Fondée en 1996, Commvault, le spécialiste de la protection des données et de la gestion de l’information via sa plateforme Commvault. Les solutions équipent des entreprises comme Sanofi, La RATP, Essilor, l’APHM, etc. Cotée en bourse (NASDAQ : CVLT) et basé à Tinton Falls, New Jersey. La société compte 2000 employés et réalise un chiffre d’affaires de 595,1 millions de dollars.

 

Transformation digitale again

Posted by Gilbert Azoulay on novembre 6th, 2017 under Non classé  •  No Comments

Voici une keynote sur la transformation digitale que j’ai proposée à 200 personnes lors d’une journée de colloque organisée par la société UNIT4 à Paris, le 19 octobre dernier. J’ai conclu mon intervention par un selfie géant que j’ai diffusé sur les réseaux sociaux, histoire d’illustrer la digitalisation… Basique ! J’en profite pour remercier ceux qui étaient à mes côtés : Stéphane Amiard, Vice-Président Numérique & Patrimoine Université d’Angers, ainsi que Houzefa Aladine, Associate Director au sein du cabinet de conseil et d’études Gartner.

PHOTO TRANSFO2

Transformation, agilité, collaboratif, échange, dialogue, service, interactivité, réactivité, disruption… Mais aussi accélération, démultiplication, Infobésité ! Tout cela c’est la transformation. Cette transformation que nous connaissons et qui nous fait parler. Cette transformation qui nous impose une nouvelle vision des choses, en bien comme en moins bien. Aujourd’hui, nous devons bouger – ou plutôt nous transformer -, car si nous restons sur place, nous sommes morts… si nous bougeons, nous avons une chance de survie !

Une remarque qui fait écho à cette phrase de Paul Vérillo, un urbaniste qui résume assez bien « Notre » situation. : Le 19e siècle a été le siècle de la vitesse, le 20e celui de l’accélération, le 21e est sans nul doute celui de l’instantanéité… mais pour qu’il se termine « bien » j’ajouterai, il devra être celui de la décélération.

J’en profite donc rappelle quelques, éléments qui posent question :

  • On estime, 46% des emplois pourront être digitalisés d’ici 2025… mais ce serait plutôt 13%.
  • La plus grande société de vente au détail n’a aucun magasin, C’est AMAZONE.
  • Un des plus grands transporteurs n’a aucun véhicule, c’est UBER
  • Le plus média du monde ne produit aucun contenu, c’est FACE BOOK.

Tout cela c’est la révolution digitale que nous connaissons. Tout cela ce sont des phénomènes qu’il faut rappeler ! D’autant que selon une dernière étude de la BPI, 61% des patrons de PME n’ont pas établi de feuille de route pour la transformation numérique ! Et si près de 90% des grands groupes déclarent mettre au cœur de leur stratégie le numérique, seuls 26% ont adopté un plan chiffré !

Alors je ne vais pas faire un exposé sur les travers de la transformation digitale que nous connaissons et la numérisation à outrance que nous vivons… voire que nous subissons. C’est aujourd’hui une donnée, un paramètre une contrainte ! De même que je ne parlerai pas technologie, car je ne suis pas expert et au fond, ce n’est pas le problème central ! CMS, LMS, SI, DATA… en vrac quelques verbatim qui incarnent les mouvements technologiques… mais ce ne sont que des outils.

La transformation véhicule des idées reçues qu’il convient de battre en brèche pour les évacuer :

  • Digital First ? Encore aujourd’hui, bon nombre d’entreprises investissent massivement dans des systèmes d’informations et le digital plus largement en imaginant moderniser leur organisation. Or, trop souvent il y a une grande confusion entre automatisation et transformation. Si l’automatisation s’inscrit dans une vision de court terme, la transformation vise une performance durable. Rappelons que le digital n’est qu’un outil au service de la transformation. Tout change avec l’outil, par exemple, le management.
  • Autre idée reçue : Jeune = transformation ? Il s’avère que la situation est nettement plus contrastée. Penser que recruter des « digital native» est LA solution, c’est simplement faux. La réussite de la transformation consisterait plutôt de faire vivre ensemble toutes les générations présentes dans l’entreprise. C’est la première fois que 4 ou 5 générations cohabitent dans les organisations… c’est très nouveau. Les jeunes sont plus experts que nous c’est une certitude, mais rien ne nous imposent de fonctionner comme une start avec des gamins. L’expérience, le recul, l’expertise… sont très importants.
  • Le pendant de tout cela, c’est une autre idée reçue qui tendrait à penser que « Tout change… sauf l’organisation ? » Penser que la transformation n’entrainera pas une modification de l’organisation constitue un risque. En effet, la transformation impose un changement profond dans le partage de l’information, des circuits hiérarchiques plus courts et des modes de fonctionnement nettement plus agiles. L’organisation sera amenée à changer naturellement vers des formes nouvelles, en rupture par rapport aux structures actuelles. Et d’ailleurs, cette nouvelle organisation c’est elle qui garantira un vivre ensemble de qualité entre les digital natives et les autres !

Parlons de l’enseignement supérieur, un milieu intéressant car, les « clients » sont des usagers forcenés et ils ne comprennent pas, par exemple, qu’un fossé demeure encore entre leur vie quotidienne hyper connectée à la maison et leur école ou université. Ce syndrome de déception est fréquent en entreprise aussi. Ça ne va pas assez vite selon eux !

Les jeunes ne comprennent pas de ne pas disposer du Wifi, des cours en ligne, du e-mail de l’enseignant, d’une plate-forme collaborative pour travailler sur des projets et ou procéder à de l’auto-évaluation, voire de disposer d’écran dans la salle de cours. Dans sa vie quotidienne aussi, tous les services doivent être dématérialisés et sécurisés, mais aussi évolutif en fonction du cursus, du statut ou encore de leur situation (en échange à l’étranger par exemple).

Tout cela c’est l’illustration de transformation. Il y a bien un diplôme, des évaluations, un enseignant qui demeure le sachant, n’empêche que le système n’a plus rien à voir avec l’université ou les grandes écoles d’avant.

Evidemment, la transformation que nous appelons de nos vœux  est sans doute plus compliquée à mettre en œuvre qu’à la maison, pourtant, toutes les organisations investissent massivement. Ce qui n’empêche pas de nous plaindre que cela ne marche pas, que les process sont longs, les solutions peu agiles etc. Alors même que ces mêmes organisations dépensent des sommes folles et recrutent des spécialistes.

La raison : les organisations font face à des injonctions contradictoires, à savoir se protéger et disposer d’outils durables, tout en étant ouvertes, voire très ouvertes au monde, aux idées, aux interactions, etc… Donc en ne fermant pas la clé. Une entreprise qui ne dialoguerait pas serait tout de suite rangée dans la famille des marques ringardes.

transformation digitale salariés

Alors dialoguer, c’est en interne d’abord mais aussi avec l’extérieur. Cela demande de changer de posture, de mentalité, bref se réiventer !

  • C’est donc par exemple repositionner l’humain en imposant une approche véritablement Human « centric»
    • La dimension humaine doit s’imposer dans une stratégie d’entreprise moderne. Par exemple, dans l’entreprise, le couple « collaborateur-client» doit prendre une place centrale pour réussir la transformation. Tout le monde est en contact avec l’extérieur et une intimité se créé forcément.
    • En effet, la relation de service, c’est avant tout une relation entre le client et le collaborateur. Dès lors, tout baser sur le client est aujourd’hui insuffisant. Le collaborateur doit être managé de manière radicalement différente. Je dirai même, manager de manière « attentionnée ». C’est ce qui déterminera la qualité du service apporté au client.
  • Dans la foulée, se transformer c’est aussi, être orienté « Service ».
    • Il faut Insuffler la culture du service au sein de son organisation… sans devenir esclave. Ce qui impose de rendre plus autonome les personnes, en les rendant véritablement créateurs de valeur. Car la vraie valeur aujourd’hui : c’est proposer et créer des relations. Des relations qui facilitent la vie entre les collaborateurs et les clients.
  • Se tranformer c’est imposer ce que j’appelle le Making « makers»
    • En écho à ce que je disais, la notion de « collaboratif» impacte désormais considérablement les organisations. Clients et collaborateurs sont engagés dans la co-création et la transformation ne passera que par l’intégration de ces pratiques dans sa propre organisation. L’intégration dans l’entreprise des réseaux sociaux internes et externes devient par exemple indispensable pour innover, dialoguer, échanger… et donc accélérer la transformation.

Autre illustration qui incarne la transformation et qui caractérise la communication des organisations. Alors que cette communication était vérouillée et peu diversifiée… désormais, c’est un festival ! Chacun devient un ambassadeur ; vis à vis des clients bien entendu et créé des interactions nouvelles en internes. Mais également des ambassadeur vis-à-vis de l’extérieur. On peut tout dire !!

C’est tout de même une révolution sans précédent. Chaque collaborateur peut s’exprimer sur tout avec une liberté presque totale. Les outils de communication à leur disposition leur permet de prendre des positions « visibles » de manière extrêmement facile.

Comment gérer ce changement essentiel ? Tout simplement en considérant que l’entreprise est un média ouvert avec des interactions avec l’extérieur de plus en plus forte.

On peut parler désormais d’ambassadeurs digitaux pour les salariés. Aux entreprises de créer les conditions pour gérer cette nouvelle communication qui leur échappe mais qu’elles peuvent/doivent accompagner pour autant que faire se peut avoir un regard pour ne pas parler de contrôle.

Alors il ne faut pas trop en faire car bien entendu cela signifierait que la direction veut museler l’expression, mais il faut s’assurer que tout ne parte pas dans toutes les directions : d’où un besoin de formation, de décryptage et de proposition – par exemple – d‘un code de bonne conduite digitale.

C’est un exemple !

Au final et pour résumer

  1. La Transformation digitale, ce n’est pas exclusivement la technologie. Et pour cause : il n’y a pas de recettes miracles. Il y a de bonnes solutions mais personne ne peut proposer une solution idéale.
  2. Cela impose en revanche un vrai bouleversement organisationnel, psychologique et managérial.
  3. Enfin, toutes les entreprises qui ne prendraient pas le temps de rédiger une feuille de route, de définir un cahier des charges collaboratifs, de réfléchir à la solution la plus évolutive et pas la solution la moins chère… sont destinées à investir de travers avec des dégâts collatéraux considérables.

Attention du coup à ne pas rester sans rien faire, sans faire un pas de côté de pour bousculer ses habitudes… la nouvelle génération qui arrive attend de nous cela et cela avec d’autant plus d’insistance qu’ils sont plus calés que nous !!

Transformation digitale : les cinq impératifs

Posted by Gilbert Azoulay on octobre 16th, 2017 under Non classé  •  No Comments

Comment réussir votre transformation digitale grâce aux « cinq impératifs du changement permanent », par Nicolas Bariteau, Consultant formateur en stratégie de transformation digitale / Fondateur The ThinkLab.

 Résultat de recherche d'images pour "transformation digitale"

Pourquoi la transformation digitale est-elle épuisante pour de nombreuses entreprises ? Nos organisations doivent constamment s’adapter du fait des changements de la mondialisation, de ceux liés aux innovations technologiques, et d’un ensemble d’autres facteurs tels que l’apparition de nouveaux comportements et usages de consommation, mais aussi, et cela plus complexe, le dérèglement climatique qui entraînent des conflits armés et des migrations de population de plus en plus importants. Elles se retrouvent confrontées à un changement permanent qui demande de revoir la manière dont l’entreprise conduit son changement et fonctionnera après.

La transformation des entreprises est épuisante car les organisations les rendent plus dures.

Jim Hemerling, expert en changement organisationnel, a élaboré une théorie autour de cinq conditions qui permettent de conduire une « transformation permanente » comme il la désigne, qu’il a exposée lors d’une conférence TED intitulée « 5 ways to lead in an era of constant change ». Désigné comme cela, en effet, ce changement qui s’impose à tous paraît épuisant. Mais nous ne pouvons pas nous cacher comme un enfant se réfugie sous sa couette la nuit venue, car la première chose qu’apprend un enfant à ce moment là, c’est qu’il est capable d’affronter ses angoisses seul à condition de ne pas faire l’autruche. Pourquoi n’en serions-nous pas, nous adultes, capable ? Puisque nous ne pouvons pas nous cacher, nous devons nous poser deux questions. Pourquoi la transformation est-elle si épuisante ? Et comment la mener à bien ?

Il faut accepter que le changement est difficile en soi, car l’être humain résiste au changement, surtout lorsqu’il lui est imposé et à marche forcée. L’adaptation à un nouvel environnement demande nécessairement du temps, mais les dirigeants attendent souvent trop longtemps pour agir ce qui donne à la situation un caractère d’urgence, et conduit à un état de crise épuisant. Ils vont concentrer leurs efforts sur les résultats à court terme alors même que la mise en oeuvre d’une transformation digitale doit s’appuyer sur une stratégie, donc du long terme. La boucle n’est pas bouclée, l’incertitude et le manque de clarté s’installe au sein de l’organisation. Ou alors, n’ayant pas le courage de mener cette transformation, voire négligeant l’enjeu qu’elle représente, ils auront « une approche superficielle et ponctuelle en espèrant pouvoir revenir au quotidien dès que la crise sera terminée. »

Pour mener à bien une transformation digitale, il faut transformer la façon dont nous transformons les organisations.

Et si la transformation des organisations devenait stimulante plutôt qu’épuisante ?

Jim Hemerling pense qu’il faut pour cela se concentrer sur cinq impératifs stratégiques qui font passer les collaborateurs en priorité.

  • Inspirer les collaborateurs grâce à un objectif qui leur correspond. La plupart des transformations ont des buts financiers et opérationnels qui sont plus stimulants pour les dirigeants que pour les membres de l’organisation. Autrement dit, ces objectifs manquent de sens pour la majorité des gens. Il prend l’exemple de LEGO dont l’objectif est de permettre à des enfants de ressentir la joie de l’apprentissage par le jeu pour en faire les bâtisseurs de demain. Bien plus exaltant que celui de la croissance du chiffre d’affaire pour les employés.
  • Tout donner. Trop de transformations digitales d’entreprises se limitent à la réduction des ressources humaines, même si cela est parfois nécessaire, par réflexe protectionniste. Mais le repli sur soi n’a jamais fait avancer personne. Comme le dit Jim Hemerling, « vous devez perdre du poids pour courir un marathon. La perte de poids seule ne vous fera pas passer la ligne d’arrivée le premier. Pour gagner il faut tout donner. » Il faut s’appuyer sur des initiatives, des actions qui changeront la façon d’opérer de l’entreprise, et des investissements pour développer le leadership et le talent. La transformation digitale ne se limite à une adaptation, c’est un véritable reformatage du logiciel de l’organisation comme dirait un informaticien, une approche globale qui n’a de sens que si chaque collaborateur a les moyens d’y participer et de la mettre en œuvre.
  • Permettre aux gens ayant les capacités nécessaires de réussir durant la transformation et au-delà. Il faut donner aux employés les compétences et les outils dont ils ont besoin et que requiert la transformation. Cela peut passer par des formations et des ateliers pour développer les compétences, par le renforcement des comportements collaboratifs nécessaires à la transversalisation induite par le numérique, par l’acquisition d’outils et de matériels, etc. Bref, permettre aux employés de prendre un nouveau rôle, de devenir moteur de la transformation, plutôt que d’être dépassé par le changement.
  • Instiller une culture d’apprentissage permanent au sein de l’entreprise pour mobiliser le meilleur de chacun, en terme de compétence bien entendu, mais aussi pour favoriser la collaboration interpersonnelle et inter service si importante dans la culture numérique, ce qui permet de fluidifier la communication tout en augmentant la productivité.
  • Les dirigeants doivent développer un leadership inclusif plus que directif. Bien entendu, tout dirigeant doit pouvoir présenter clairement sa vision, définir un plan précis avec des étapes et des objectifs, et responsabiliser les gens par rapport aux résultats. Ëtre directif donc. Mais ils doivent associer les collaborateurs à la prise de décision, car la complexité du monde ne permet de s’appuyer sur les décisions d’un seul dirigeant, aussi brillant fut-il. Cette idée me rappelle une citation très juste de Simon Sinek dans son livre Commencer par Pourquoi. Comment les grands leaders nous inspirent à passer à l’action : « Il y a des dirigeants et il y a des leaders. Les dirigeants occupe une position de pouvoir ou d’influence. Les leaders nous inspirent. Qu’il s’agisse d’individus ou de sociétés, nous suivons les leaders non pas parce que nous y sommes obligés, nous les suivons pour nous-mêmes. » Nous trouvons des leaders aux différents niveaux d’une organisation, qu’ils soient managers ou non. Ces personnes sont capitales pour l’organisation en proie au changement pour mobiliser les forces vives, d’autant plus en période de crise.

En conclusion, je vous invite à réenvisager la manière dont votre entreprise réagit face à ce changement permanent. Non qu’il y ait une recette pour réussir une transformation digitale, mais ces impératifs fondés sur l’humain et la nécessité de leur conférer le pouvoir d’agir plutôt que de subir fait une véritable différence entre les transformations réussies et celles qui échouent.

 

Pas assez formés au digital ?

Posted by Gilbert Azoulay on octobre 16th, 2017 under News  •  No Comments

Plus de 2/3 des salariés souhaitent que leurs employeurs les forment davantage aux technologies numériques. Les salariés européens veulent en effet utiliser davantage les technologies numériques au travail mais reconnaissent manquer de connaissances pour être efficaces, selon une étude menée par Censuswide pour Ricoh Europe.

 

Résultat de recherche d'images pour "se poser des questions"

Près de 40% des 3600 employés européens interrogés et 36% des répondants français, affirment que leur manque de connaissances les empêche d’utiliser les nouvelles technologies de manière efficace. Pour la France, 66% souhaitent que leurs employeurs accordent une plus grande importance aux formations. Ils sont seulement 33% à penser que leur entreprise investit assez pour les former.

Javier Diez-Aguirre, vice-président marketing d’entreprise, explique : « Nous constatons en Europe un fort engouement pour le numérique et son impact sur la productivité. L’intelligence artificielle et l’automatisation des tâches vont transformer notre façon de travailler, mais le manque de formation va réduire le rendement de manière considérable. Les entreprises doivent tenir compte de ceux qui vont utiliser les technologies numériques. Aucun investissement en infrastructure ou équipement ne sera utile si l’entreprise n’encourage pas ses employés à développer les compétences adaptées. »

34% des salariés européens et 40% en France, disent ne pas bénéficier des bons outils et équipements pour tirer parti des nouvelles technologies même les plus basiques, telles que Microsoft Office, une imprimante multifonction ou leur ordinateur ; et encore moins des technologies numériques comme l’automatisation de processus complexes!

Les différences de générations toujours plus marquées
64 % des salariés français pensent que leurs collègues les plus jeunes sont plus aptes à travailler avec de nouvelles technologies. Plus inquiétant, ils sont 33% à penser que cet avantage pourrait menacer leur travail dans un futur proche. C’est d’ailleurs la peur du changement qui est l’une des raisons invoquées par 25% des 45 ans et plus, pour expliquer la lenteur du déploiement des technologies numériques en entreprise.
Or, à chaque tranche d’âge, des besoins différents : les séniors (55 ans et plus) souhaitent pour 48% d’entre eux que les technologies numériques leur donnent un accès immédiat aux données nécessaires pour accomplir leur travail. Les jeunes (18-24 ans) souhaitent quant à eux que ces technologies facilitent le développement de l’esprit d’équipe (19%) et l’accès à leur manager (12%). Les 25-34 ans y voient une opportunité de télé-travailler plus facilement (44%).
Les 34-44 ans ont une approche pragmatique : les technologies numériques doivent éliminer les tâches répétitives (pour 42%) et permettre d’automatiser les tâches administratives (pour 39%).
Les 45-54 ans estiment de leur côté à 34% que ces technologies doivent faciliter l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée.

Diez-Aguirre ajoute : « Notre étude démontre que les salariés considèrent plutôt la technologie comme un moyen d’obtenir un travail de plus grande valeur. Cependant, il ne s’agit pas seulement de faire en sorte que les employés soient plus confiants pour utiliser une nouvelle technologie. Développer un environnement de travail numérique avec succès demande un ensemble de compétences et des besoins variés doivent être pris en considération. Il est essentiel de communiquer avec les employés à chaque étape. »

Plus d’informations sur : http://thoughtleadership.ricoh-europe.com/fr/empowering-digital-workplaces/?utm_source=corporate&utm_medium=banner&utm_campaign=edw