Blockchain quel avenir ?

Posted by Gilbert Azoulay on juillet 20th, 2018 under Non classé  •  No Comments

Dans une tribune intitulée « Blockchain : Retour vers le futur d’une technologie pleine d’avenir », Clément Francomme, Ceo-Fondateur d’Utocat revient sur cette technologie sur laquelle il fonde des ambitions importantes. Selon lui, « la blockchain qui a fêté ses dix ans nous offre l’occasion de jeter un coup d’œil dans le rétroviseur et de faire un point sur ses différentes avancées. L’occasion également de mesurer son degré d’adoption ». Car selon lui, « la blockchain ne fait effectivement pas (encore) l’unanimité ».

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Conçue en 2008 pour héberger les transactions électroniques du Bitcoin, la blockchain a depuis réalisé un sacré bout de chemin. Notamment ces trois dernières années durant lesquelles presque tous les secteurs du marché y ont vu l’opportunité d’y traiter d’autres types de transactions (fichiers, droits d’auteurs, contrats, etc.) et de revoir par la même occasion les interactions avec les différents intermédiaires, chargés habituellement de s’en assurer. Prenons l’exemple d’Arcade City, concurrent direct d’Uber, qui a transposé les transactions entre conducteurs et passagers dans la blockchain. Affranchis des 20% de commission facturés par Uber, les chauffeurs acceptent d’adopter la devise de la startup américaine à savoir proposer aux passagers de payer le prix qu’ils estiment juste. La Blockchain favorise ainsi l’émergence de nouveaux acteurs sur des marchés parfois vieillissants qui, libérés des intermédiaires, voient leur champ des possibles se démultiplier et permet à de jeunes entrepreneurs d’offrir à moindre coût des services innovants. Mais tout le monde ne perçoit pas le potentiel de la technologie au même niveau.

Ni pour, ni contre, bien au contraire !

Les plus grands détracteurs soulèvent un nombre d’applications concrètes bien trop faible pour justifier un tel enthousiasme et surtout parler de révolution. « Après 10 ans d’existence, aucun grand acteur ne peut en effet se targuer de l’avoir adopté à 100% » peut-on lire de certains internautes. Et pour cause, dans le cadre d’un système de paiement, par exemple, cela s’expliquerait de la façon suivante : comparé au réseau Visa qui peut gérer 7 000 transactions par seconde, celui du bitcoin ne peut en faire que 7 et consomme beaucoup plus en énergie. Il y a en effet une belle marge de progression. En ce sens, des travaux de recherche basés sur l’utilisation de canaux de paiement entre individus baptisés, « lightning network », sont en cours afin de désengorger le volume de transaction géré par la blockchain Bitcoin. N’oublions pas qu’aux prémices d’internet créé en 1992, le réseau aura mis 10 bonnes années pour être présent comme il l’est aujourd’hui et a démarré sur le marché avec des modems étaient dotés d’une bande passante de … 14,4 « kilos » octets, plus de 1.000 à 10.000 fois moins rapide qu’aujourd’hui donc selon les installations.

Autre inquiétude, la blockchain permettrait de ne plus dépendre d’une organisation supérieure telle qu’un gouvernement. Un inconvénient si l’on considère la sécurité conférée par cette autorité en termes de contrôle. Reste que la blockchain n’a pas vocation à remplacer le rôle des intermédiaires légaux mais à permettre de se passer d’organisations supérieures pour tout ce qui nécessite le transfert de données et ne requérant plus qu’un humain s’en charge et en ai le monopole si le réseau peut s’en charger de manière plus sécuritaire et immédiate. Concernant la traçabilité, la blockchain marquerait un changement notoire car ce qui y est inscrit ne peut être modifié et est valable pour l’éternité ! Et, dans cette configuration, ce n’est plus une seule autorité qui a le contrôle mais l’ensemble des personnes qui participent au réseau. C’est le cas avec Everledger qui garantit la provenance des diamants au joaillier en indexant chaque diamant au sein de la blockchain.

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Des opportunités en exploitation et en grand nombre à ce jour

Smart contracts, paiements entre particuliers, horodatage, stockage en ligne hyper sécurisé et décentralisé, micropaiements, transferts d’argents ou d’actifs, la blockchain représente, à bien des égards, un lot d’opportunités phénoménale et une source de démocratisation de beaucoup de services et de confiance partagée. Elle permettrait de faire travailler des inconnus entre eux et de faire également collaborer des acteurs qui ne se parlent pas habituellement. Côté transfert d’argent, le marché international connaît un problème important avec des commissions pouvant aller jusqu’à 10% de la somme prélevée par les plateformes de change. La blockchain peut répondre à ce problème avec des frais de fonctionnement beaucoup moins important (quelques centimes) et un temps de traitement raccourci de par la désintermédiation.

Quant aux transferts d’actifs, les jetons (tokens) émis par la blockchain peuvent recevoir une métadonnée contenant des titres financiers comme des actions ce qui fluidifie et simplifie le marché financier notamment en garantissant la possession d’un titre par le biais de la preuve numérique. Le Gouvernement s’est d’ailleurs récemment intéressé à cette question au travers d’une consultation initiée en décembre dernier dans le cadre de la loi Sapin 2.

Les possibilités de la blockchain n’en sont encore qu’à leur début mais elle incarne aujourd’hui un potentiel collectif. La participation commune à un modèle public permet à la technologie de bénéficier du meilleur tout en ayant accès à l’ensemble des connaissances actuelles.

 

 

A propos d’Utocat

Créée en 2014, Utocat est un éditeur de logiciel lillois spécialisé dans la connexion à la blockchain. Utocat a rejoint le programme EuraTechnologies en 2015 et bouclé en septembre 2016 une levée de fonds de 500.000 € qu’elle consacre à l’amélioration de l’excellence opérationnelle et de l’expérience utilisateur grâce aux nouvelles technologies.

Informations : http://www.utocat.com/

De l’influence de l’IA

Posted by Gilbert Azoulay on juillet 2nd, 2018 under Non classé  •  No Comments

David Remaud, Directeur Marketing DHATIM, revient sur l’impact de l’Intelligence artificielle sur les métiers et l’organisation. Au moment où nous tout le monde annonce le pire et le meilleure voici un point de vue intéressant.

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Big Data et Intelligence Artificielle (IA) opèrent un changement dans nos manières de travailler et donnent naissance au collaborateur augmenté. Ce dernier, soutenu dans l’exécution de tâches complexes ou répétitives, peut alors acquérir de nouvelles compétences et/ou développer des services porteurs de valeur ajoutée. Oui, mais à condition que cette évolution induise une prise de conscience à la fois individuelle et collective, afin d’accompagner cette transformation dans toute la chaîne de valeur.

Une question de confiance avant tout

L’expérience d’apprentissage que vivent aujourd’hui certains collaborateurs avec l’arrivée de l’IA dans leur travail quotidien peut être rapprochée de celle rencontrée lors de l’apparition du tout premier smartphone. Aussi peut-on se demander quel impact elle aura sur leur vie professionnelle.

Le collaborateur doit-il craindre d’être un jour remplacé par une machine ? Pur fantasme, en réalité, puisqu’à ce stade et pour encore de nombreuses années, l’IA n’est pas techniquement en mesure d’effectuer la totalité du travail des cols blancs. D’ailleurs, les employés, s’ils perçoivent parfaitement la valeur de ces outils dans l’exécution de tâches pénibles, comme la saisie automatique de milliers de lignes Excel, sont aussi parfaitement conscients de leurs limites.

En revanche, ce qui peut freiner leur adoption, c’est que ces machines qui apprennent de manière intuitive fonctionnent à la manière d’une boîte noire. Si elles reproduisent parfaitement un processus pour atteindre le résultat attendu, elles sont cependant dans l’incapacité de l’expliquer. Dans ces conditions, comment leur faire confiance ? D’où la nécessité pour les collaborateurs d’apprendre à travailler avec ces nouveaux outils.

Une évolution incontournable

Cet apprentissage est d’autant plus important, que l’impact de ces outils apprenants sera différent d’un métier à l’autre. Certaines fonctions administratives, comme les gestionnaires de paie, les chargés de la conformité des données ou encore les employés de banque, par exemple, évoluent dans des environnements de plus en plus normalisés et contraignants. Un rythme qui s’intensifie, ainsi que des process qui se complexifient rendent difficile l’exercice quotidien de leurs métiers. Se pose donc une réelle question, doublée d’une très forte attente de leur part d’être augmentés pour continuer à fonctionner.

Cette réalité s’observe également dans les fonctions comptables ou de consulting, où la donnée joue désormais un rôle prépondérant. La compétition, toujours plus rude entre les cabinets, conduit à un besoin d’augmenter la productivité de manière significative. L’automatisation du traitement des dossiers est l’une des réponses, avec pour conséquence évidente de diminuer son coût. Mais que faire alors des collaborateurs à qui l’on retire une partie des tâches qui leur étaient dévolues ?

De nouvelles fonctions apparaissent

Le marché du travail, encore très segmenté par métiers, va devoir très vite se réorganiser avec l’arrivée de ses nouvelles technologies. En effet, l’intelligence artificielle et la robotisation vont non seulement permettre une évolution des tâches et compétences mais également laisser apparaître de nouvelles professions les « cols neufs », une nouvelle catégorie de travailleurs capables de gérer des situations auparavant dévolues aux professions intellectuelles, comme l’indique la dernière étude McKinsey. Certaines entreprises l’ont déjà compris et ont mis en place une organisation dite « agiles », où les employés sont réunis en équipes autonomes et flexibles. Mais attention tous les employés ne sont pas « digital addict » c’est pourquoi il est important de développer les compétences correspondant aux besoins des employeurs et packager des outils simples à utiliser.

Une transformation métier, mais pas seulement…

La solution s’impose d’elle-même : les métiers doivent évoluer, se transformer. Seulement, cela nécessite pour l’entreprise de revoir dans certains cas son modèle économique. En effet, dans le cas des cabinets comptables par exemple, l’amélioration de sa productivité va entraîner une diminution du coût de la prestation pour ses clients et, donc, une perte de revenu pour elle. Il va donc lui falloir contrebalancer ce phénomène.

Tout l’enjeu consiste à travailler sur la donnée pour en extraire de la valeur. Celle-ci doit permettre aux collaborateurs de mieux accompagner leurs clients, de les aider à bien se positionner sur leurs marchés, d’anticiper des problèmes de trésorerie, de développer de nouveaux services…

Les entreprises doivent bien avoir conscience de cette chaîne de conséquences lorsqu’elles prennent la décision d’augmenter leurs salariés, afin de réduire la pénibilité de leur travail et d’améliorer leur productivité. Cela ne peut se faire sans la mise en place d’un accompagnement au changement solide, prenant en compte l’ensemble des aspects éthiques, sociaux et technologiques.

CDO : Chief Data Officer !

Posted by Gilbert Azoulay on juin 18th, 2018 under Non classé  •  No Comments

Avec La transformation digitale, les entreprises ont dû s’adapter et trouver de nouvelles ressources pour gérer un Big Data toujours plus important mais crucial pour leurs activités.  De nouveaux métiers émergent comme le Chief Data Officer. Encore peu nombreux, DataGalaxy, (plateforme de cartographie des données) a réalisé une enquête auprès d’eux pour tenter de comprendre qui sont ces CDO, leurs cursus, leurs missions, les freins à leur développement, etc.  Mais aussi : que pensent-ils de l’arrivée de l’Intelligence artificielle dans leur travail ?

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CDO : des cursus variés et sur-diplômés

Les CDO ne viennent pas tous de filières informatiques ou scientifiques.

– 50 % ont suivi des études dans les filières de commerce/marketing ou management/gestion.

– 31 % ont fait une école d’ingénieurs (11,5 % généraliste et 19,2 % informatique)

Près de 85% des CDO ont un Bac+4 et plus. S’ils sont une majorité (42 %) à percevoir un salaire inférieur à 50 000 €, et presque autant (40 %) dans une fourchette allant de 50 000 à 100 000 €.

Plus de 42 % d’entre eux travaillent dans entreprises de plus de 1000 personnes mais ils sont quand même près de 31% dans des entreprises de moins de 250 employés.

Une fonction nouvelle, un recrutement interne, une expertise projet.

Près de 54% des CDO ont été nommés depuis moins d’1 an et 30% depuis 2 à 3 ans.

Le recrutement se fait majoritairement à l’interne (à 54%).

La proportion entre ceux venant des DSI et des directions métier est parfaitement égale à 26,9 % pour chacune. On peut en déduire que les entreprises recherchent des profils avec une expertise projet, une vision transverse, une capacité de pilotage. D’ailleurs on constate que le 2ème de vivier de recrutement est la SSII (11,5%). La maîtrise de la data est de plus en plus primordiale pour les entreprises expliquant le fait que 50 % des CDO sont rattachés à la Direction Générale.

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Les missions d’un CDO : qualité et fiabilité de la data avant tout

Comme dans tous les postes émergents et très récents, les missions ne sont pas figées et peuvent varier d’un CDO à l’autre. Mais il ressort clairement que le CDO est garant de la qualité et de la fiabilité de la data, de ses usages et de la stratégie de sa collecte.

Nous avons demandé aux CDO d’estimer l’importance de leurs missions au quotidien. Pour chacune d’elles nous avons proposé une échelle allant de 1 à 5 (1 étant la moins importante et 5 la plus importante). En cumulant les 2 plus hautes valeurs, il en ressort le top 6 ci-dessous :

–       81 % : assurer la qualité et la fiabilité des données

–       76 % : piloter l’usage de la donnée au quotidien

–       62 % : organiser la stratégie de collecte des données

–       60 % : assurer la conformité réglementaire liée aux données

–       58 % : assurer et organiser l’accès aux données

–       54 % : cartographier la donnée

Objectifs des missions des CDO : gouvernance des données et culture data en priorité

L’animation et la stratégie de gouvernance des données sont primordiales pour les CDO. Le classement par ordre d’importance des objectifs de CDO est le suivant :

–       Animer la gouvernance et la culture data : 79 %

–       Déployer une stratégie de gouvernance des données : 72 %

–       Accompagner la transformation digitale de l’entreprise : 71 %

–       Trouver de nouveaux usages aux données de l’entreprise : 63 %

–       Redonner confiance aux utilisateurs internes dans les données de l’entreprise : 59 %

Quels sont les freins des CDO dans l’accomplissement de leurs misions ?

Le principal frein est lié à un manque de culture data et une résistance au changement ainsi qu’à une méconnaissance du potentiel de la data.

On constate également que les CDO souhaiteraient être plus soutenus par leur hiérarchie. L’absence de moyens pour investir dans les outils n’est ressentie que par 19% des répondants.

Top 3 des freins :

–       Le manque de culture data dans l’entreprise et la résistance au changement : 68%

–       Une connaissance insuffisante des utilisateurs internes du potentiel des nouveaux usages liés à la donnée : 63 %

–       Le manque de soutien de la hiérarchie : 59 %

Les CDO et l’Intelligence Artificielle : pour quels usages ?

L’IA est bien accueillie par les CDO qui sont près de 54 % à estimer qu’elle facilitera beaucoup leur travail. L’IA va effectivement devenir incontournable avec un peu plus d’1/4 qui l’utilise déjà moyennement à fortement et 75% qui envisagent de l’utiliser prochainement.

L’IA : plébiscitée pour les analyses et la personnalisation

L’IA est plébiscitée dans le cadre des analyses prédictives. Sur une échelle de 1 à 5 dans leur utilisation ou intentions d’utiliser l’IA, le cumul des 2 plus fortes valeurs donnent les résultats suivants :

–          Analyses prédictives : 65 %

–          Personnalisation des offres et parcours clients : 46 %

–          Analyse de la qualité des données : 31 %

–          Automatisation de la gestion de la relation client : 31 %

Numérique, les idées reçues

Posted by Gilbert Azoulay on juin 4th, 2018 under News  •  No Comments

Les quatre idées reçues qui freinent la révolution numérique, Par Perry Krug, Principal Architect chez Couchbase.

La plupart des entreprises accordent désormais la priorité aux projets de transition numérique : une étude récente de Forrester laisse entendre que 85 % d’entre elles investiront cette année dans ce domaine. Toutefois, bien que cette transition soit très prometteuse, elle n’est pas toujours simple. En effet, la confusion et la désinformation qui entourent les projets numériques risquent de faire obstacle à la révolution numérique qui s’amorce.

Les entreprises incapables de se tourner vers le numérique de façon efficace se retrouvent à la traîne face à la concurrence. Dans une étude réalisée en 2017, les DSI britanniques accordent aux retardataires une durée de vie légèrement supérieure à cinq ans, avant de cesser leurs activités ou d’être absorbés par la concurrence, victimes de la dégradation du service client, d’une clientèle en baisse, de la chute de leurs recettes et de la diminution de leurs ressources. La disparition récente de Toys “R” Us et de Maplin sont de parfaits exemples de grandes marques ayant payé le prix fort de leur manque d’évolutivité.

En matière de prévention de la fracture numérique, grandes et petites entreprises doivent en tirer une leçon : aucune entreprise ne saurait échapper à la révolution numérique. En guise de démonstration, réfutons quatre idées reçues courantes sur la transition numérique :

Idée reçue n° 1 : « Le numérique exige des investissements considérables. »

IDC estime que les entreprises consacreront plus de 2 000 milliards de dollars à la transition numérique en 2019. A priori, les petites entreprises ne peuvent rivaliser avec une telle capacité financière, mais l’argent n’est pas toujours synonyme de succès. En effet, les DSI interrogés admettent que 84 % de leurs projets de transition numérique ont été annulés, retardés ou revus à la baisse. Il est clair qu’investir aveuglément dans la révolution numérique ne suffit pas : les entreprises doivent se concentrer sur leur façon de dépenser, pas seulement sur les montants. L’innovation numérique s’est largement démocratisée au cours de la dernière décennie. La généralisation des formules d’abonnement et des technologies en Cloud permettent même aux microentreprises de se doter des outils adéquats. En matière d’outils et de technologies, les petits investissements sont parfois très rentables.

Idée reçue n° 2 : « Nous ne disposons pas des ressources nécessaires pour entreprendre une transition numérique. »

D’après ce sondage réalisé en 2017 auprès de responsables informatiques, le manque de ressources, y compris de personnel qualifié pour mettre en œuvre et gérer le processus, constitue le principal obstacle à la réussite de la transition numérique. Cela étant, les entreprises qui déclarent disposer de « ressources limitées » sont généralement assez flexibles : elles subissent moins que les groupes internationaux les contraintes inhérentes à des procédures internes et à de grandes infrastructures technologiques existantes. Ceci leur permet de réagir plus rapidement face aux transformations du marché, de déployer de nouvelles technologies plus facilement ou de remplacer les anciennes.

Idée reçue n° 3 : « Notre clientèle s’accommode de la situation et ne s’intéresse pas au numérique. »

C’était peut-être le cas auparavant, mais plus aujourd’hui ! Les consommateurs actuels s’attendent à recevoir le même service personnalisé et permanent de la part de toutes les entreprises avec lesquelles ils traitent. Qu’il s’agisse de vendre aux consommateurs, à une petite ou à une grande entreprise, la montée en puissance des géants d’Internet et l’évolution du marketing numérique ont habitué les utilisateurs finaux à un dialogue multicanal, c’est-à-dire à la possibilité d’interagir avec leurs fournisseurs comme bon leur semble.

Si un client ne peut interagir avec vous comme il l’entend, il est fort probable qu’il ira tout simplement voir ailleurs : que vous soyez en concurrence avec des entreprises internationales, nationales ou locales, l’engagement du client est un élément clé pour se distinguer de la concurrence, et le numérique, un facteur de distinction considérable.

Idée reçue n° 4 : « Nous n’aurons jamais assez de clients pour justifier un passage au numérique. »

N’oubliez pas que la majorité des plus grandes entreprises du secteur numérique ont été fondées il y a 10 à 15 ans. Celles-ci ont connu une montée en flèche du volume des interactions avec leurs clients dans un laps de temps relativement court. Naturellement, la plupart des entreprises ne connaîtront pas le succès fulgurant de Pokémon GO, mais il est toujours utile de se pencher sur deux éléments clés de la transition numérique : l’évolutivité et la fiabilité. Les entreprises doivent pouvoir évoluer rapidement pour faire face à toute hausse imprévue de la demande. Il importe également de s’assurer que l’entreprise peut continuer à fonctionner sans heurts dans d’autres circonstances, par exemple si les salariés doivent soudainement travailler à distance, si les locaux sont victimes d’un sinistre ou si les fichiers de l’entreprise sont infectés par un logiciel rançonneur.

En conclusion

Dans le cadre de la transition numérique, de nombreuses entreprises doivent adopter une nouvelle approche : envisager la technologie comme un catalyseur, et non comme une simple entrée du tableau des dépenses. Quelle que soit la taille de l’entreprise, il n’a jamais été aussi facile de tirer parti de la technologie, afin de susciter chez les salariés et les utilisateurs finaux ce sentiment de transparence indispensable à la réussite de toute transition numérique. Petites et grandes entreprises sont particulièrement bien placées pour bouleverser leur marché en accomplissant leur révolution numérique : il leur suffit de demeurer à l’écoute de leur clientèle et de proposer le meilleur service possible, via des plateformes numériques adaptées.

Infos : www.couchbase.com

 

Vous avez dit « IA sceptique »?

Posted by Gilbert Azoulay on mai 28th, 2018 under Interview  •  No Comments

J’ai eu le plaisir d’animer un débat sur l’IA dans le sup lors des assises du CSIER qui se tiennent cette semaine. Ont participé à cette table ronde Younès BENNANI (Vice-Président Transformation Numérique Université Paris 13 Sorbonne Paris Cité), Nadia JACOBY (Association VP-NUM) et Yann BERGHEAUD (Responsable du Pôle d’Accompagnement à la Pédagogie Numérique de la Direction du Numérique de l’université Lyon 3 Jean-Moulin, VP de l’Association nationale des services Tice et audiovisuels. Du chemin reste à parcourir en ce qui concerne les usages de l’intelligence artificielle par la communauté universitaire. Durant cette conférence nous avons d’ailleurs effectué un sondage en live en demandant qui a recours à l’IA dans l’assistance. Trois mains se sont levés pour nous raconter leur expérience.  J’ai été plus loin avec Yann Bergheaud qui a accepté de répondre à mes questions, notamment sur les limites de l’IA dans le supérieur.

Les limites de l’IA ?

L’information des usagers ciblés par l’IA doit être complète et ne pas se limiter de CGU (conditions générales d’utilisation). Il faut connaître les solutions techniques et les datas utilisées. A l’avenir le grand défi sera donc d’informer la masse sur la technologie utilisée. Sauf que l’IA se base sur un algorithme compliqué dont la valeur ajoutée réside justement dans sa complexité. C’est un point à éclaircir face à des personnes sceptiques. Le rapport de Cédric Villani préconise d’ailleurs la création d’un comité d’éthique. Pour ma part, je ne suis pas sur que ce soit la bonne solution. Cela doit passer essentiellement par la formation et l’information. Je rappelle que le RGPD prévoit que l’on permette à un étudiant soumis à un dispositif d’IA de s’y opposer.

Manque de compétences dans les universités ?

Ce qui nous manque dans les universités ce sont essentiellement les profils métiers : ingénieurs cogniticiens, datas scientist pour les modèles prédictifs, intégrateurs… Sans ces profils nous ne pourrons pas développer l’IA dans nos établissements. D’autant que nous sommes incapables de nous aligner en termes de rémunération. Il faut en prendre conscience.

On en est où à Lyon 3 ?

Nous avons misé sur le big datas, pour disposer de cartographies d’usages de la plate-forme pédagogiques et des services de l’universités . On fait de l’analyse et pas de prédictif. Mais cette première brique nous amènera bientôt vers l’IA sous réserve d’une stratégie nationale ou locale. On pourrait imaginer que les établissements locaux se regroupent pour avoir une politique commune.

Peut-on être « IA sceptique » aujourd’hui ?

Le scepticisme accompagne toutes les innovations. On ne pas prendre une innovation en se focalisant exclusivement sur les aspects positifs. Un certain recul est nécessaire pour éviter le risque de détournement contre l’humain. Dans l’éducation, il ne faudrait pas que l’IA impose des dispositifs de sélection, de discrimination ou une information tronquée. Nous devons y aller mais je ne sais pas encore comment réagiront les enseignants, les étudiants ou les personnels ? Quels seront les efforts à déployer en matière de formation ? Quelle technologie choisir au moment où elle change à grande vitesse ? Ce sont des questions centrales qui aboutissent en réalité à remettre au centre l’enseignement.

 

 

 

En Mode Projet

Posted by Gilbert Azoulay on mai 14th, 2018 under Non classé  •  No Comments

A quelques jours du colloque organisé par le CSIER (Comité des services informatiques de l’enseignement supérieur et de la recherche), son Président affiche les ambitions de cette organisation et revient  sur les défis auxquels sont confrontées les universités. Le numérique n’est à l’évidence pas une affaire d’argent mais bien de conduite du changement. L’organisation classique en silos a fait son temps, et c’est en mode projet que tout doit être désormais pensé. Une évidence à l’heure où la transformation digitale impose cette nouvelle approche. Une approche qui évitera des ratés, des dépenses inutiles et un retard irrattrapable sur le plan de la pédagogie. Le DSI à l’ancienne n’est plus un profil d’avenir. C’est bien un animateur du numérique qui devra être en place dans les établissements pour que tout le monde travaille ensemble à l’avenir.

CSIESR 2.0

Priorités. Il faut est de parvenir à construire une approche projet numérique dans l’ensemble des universités françaises. Nous ne pouvons plus réfléchir en silos et en structuration hiérarchiques rigides et peu agiles, avec d’un côté la technique, de l’autre les usages. « Le poste de DSI va évoluer pour laisser la place à des directions du numérique qui rassemble toutes les compétences, afin de ne pas travailler chacun dans son coin« , indique Yves Condemine, le Président du CSIER, par ailleurs VP de Lyon 3. « Le numérique doit être organisé en grands pôles de compétences complémentaires, sans recouvrement, mais s’ajustant parfaitement : infrastructures matérielles, systèmes d’information logiciels, support matériel aux utilisateurs, accompagnement à la pédagogie numérique, audiovisuel, avec des chefs de projet transverses animant des structures projets éphémères (de quelques semaines à quelques années pour les grands projets) et primant sur les hiérarchies administratives classiques« .

Gestion intégrée. Même si tous les acteurs agissent dans le bon sens, une trop grande hétérogénéité demeure . Et ce même si tout le monde ressent le besoin d’évoluer vers un nouveau mode de gestion plus intégré. Le COMUE sont une opportunité pour construire un nouveau modèle. La hiérarchie doit dans ce cadre nettement évoluer. Il faudrait par exemple pour chaque sujet clé des chefs de projet transverses animant les projets éphémères, en capacité de décider, au-delà des hiérarchies administratives classiques. Au niveau des universités, il est ainsi fondamental de réduire la profondeur hiérarchique our aller vite, être agile, réactif, répondre au mieux aux attentes de nos usagers, anticiper la transformation numérique, monter rapidement les réponses aux appels à projets et appels à manifestation d’intérêt…

Anticipation. La transformation numérique de nos organisation n’est pas une affaire exclusivement de gros sous, mais plutôt de posture. Ainsi anticiper, c’est se donner la capacité de ne plus subir celle-ci mais d’en être un acteur.  Les universités doivent être à l’écoute des innovations, de l’actualité des start-up, des bonnes pratiques, etc. Si l’on prend l’exemple de l’intelligence artificielle : a nous d’envisager dès à présent les scenarii et pas de se précipiter les yeux fermés. Quels en seront les apports dans nos usages au sein de l’écosystème ESR ? Nous devons répondre à cette question dans la mesure du possible.

Colloque du CSIERLes assises de l’association se tiendront du 22 au 25/05/2018 à Opio (Alpes-Maritimes). Thèmes abordés cette année :

  • Système d’information, architecture et Urbanisation, référentiels
  • Sécurité des Systèmes d’Information
  • Organisation de la DSI et Gestion des ressources humaines
  • Méthodes agiles et devops
  • Transformation digitale

RGPD : 4 lettres… pas mieux

Posted by Gilbert Azoulay on mai 7th, 2018 under News  •  No Comments

Dans une tribune publiée la semaine dernière, Xavier Leclerc, CEO de DPMS revient sur le RGPD en 4 lettres. Ainsi se résument les nouveautés de cette réglementation. Alors voici un ultime rappel pour celles et ceux qui auraient raté les épisodes précédents. Dernier point : c’est le 25 mai que la nouvelle réglementation entre en vigueur !

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R Comme Registre

Avec la mise en place du RGPD, de nombreuses pratiques des entreprises en matière de protection des données vont être modifiées. L’un des points les plus importants de cette réforme réside dans l’obligation pour chaque entreprise de tenir un registre de traitements des données et ce, même en l’absence d’un DPO. Celui-ci pourra avoir deux niveaux de lecture dans le cas où il serait traité par un sous-traitant, dont le rôle sera de tenir un registre par catégorie de traitements. En parallèle, certaines mesures seront allégées : les responsables ne seront plus contraints de déclarer leurs traitements auprès de la CNIL (hormis pour des autorisations particulières). En résumé, les entreprises devront donc attester de leur conformité grâce à leur registre de traitements qui sera systématiquement réclamé par la CNIL durant les contrôles.

G Comme Gouvernance

Autre enjeu de taille dans cette nouvelle réglementation : la gouvernance, qui désigne ici un ensemble de procédures internes et de bonnes pratiques organisationnelles. Avec l’entrée en vigueur du RGPD, la responsabilisation des entreprises face à la protection des données personnelles sera accrue, et affectera en profondeur leurs process de conception et de traitement. En imposant le respect du « Privacy by Design » (prise en considération de la protection de la vie privée dès la conception) et du « Privacy by Default » (garantie du plus haut niveau de protection possible), le RGPD contraint chaque organisme à prouver qu’un projet, depuis sa conception à son application, a pris en compte le respect et la protection de la vie privée à chaque étape. Les entreprises devront également traiter dans un délai d’un mois, et non plus deux, les demandes de réclamations. Cette nouvelle forme de gouvernance n’est en fait l’expression de la notion d’accountability établie par le RGPD. Si l’entreprise constate une violation de données, elle dispose de pour le notifier à la CNIL. Elle peut également envisager la réalisation d’Etudes d’Impact Vie Privée (ou PIA) pour les traitements dits « sensibles ».

P comme Preuve

Pour prouver facilement leur conformité avec le RGPD, les entreprises vont devoir mettre en place différents process. Plusieurs dispositifs s’ouvrent à eux : par exemple, pour prouver le respect du Privacy by Design, les entreprises peuvent procéder à l’horodatage d’un élément nécessaire à la conception du projet (document portant sur les droits des personnes) ou à la tenue d’un « clausier » contenant toutes les informations sur les sous-traitants afin de prouver facilement la présence de clauses portant sur la protection des données dans les contrats. Avec le passage du RGPD, la preuve est élargie et comprend toutes les notions relatives à la protection des données pour permettre aux entreprises deprouver plus facilement la véracité des informations délivrées aux personnes, la légalité du processus d’obtention des données personnelles sensibles (conscience, consentement libre et éclairé…) et le respect des droits des personnes (en particulier le droit à la vie privée).

D comme DPO

Au cœur de l’inventaire des traitements de l’organisme, fortement recommandé et dans certains cas obligatoires, le DPO (délégué à la protection des données) supervisera et assurera le respect de la conformité de son entreprise au RGPD. Il se verra conférer des missions plus larges que celle de l’actuel CIL. Tout comme le CIL, le DPO n’aura pas d’engagement de responsabilité par principe, sauf en cas de complicité active avec le responsable du traitement ou s’il accomplit mal des tâches en dehors du cadre de ses missions.

Fondateur et Président de l’Union des Data Protection Officer (UDPO), Xavier Leclerc a lancé DPMS en 2016. 

 

Blockchain et Sup

Posted by Gilbert Azoulay on avril 30th, 2018 under News  •  No Comments

Quels sont les impacts de la technologie blockchain dans l’ESR ?  Le dernier séminaire « Blockchain4Edu » du CRI (Centre de recherches interdisciplinaires) a permis d’entrevoir les première pistes et une autre approche de certains sujets. Mais aussi d’y voir plus clair sur ce qu’est réellement la blockchain. Quels seront les modes de gouvernance  ? Quels seront les nouvelles pratiques de l’ESR avec la Blockchain? Voici un décryptage ci-dessous. (*)

A noter : ce papier fait écho à un entretien que j’avais mené  dans ce même blog avec Cyril Grunspan, Responsable du département d’Ingénierie Financière de l’ESILV, en janvier 2016 et qui préfigurait ce qui suit. Voici un extrait de son interview : « Notre enseignement intègre désormais une option entière sur la Blockchain. En ce qui concerne le diplôme, les étudiants pourront désormais donner une preuve infalsifiable qu’ils ont obtenu notre titre d’ingénieur. C’est un élément important pour lutter par exemple contre la fraude, mais c’est aussi une opportunité pour nos établissements de réduire les coûts. Chaque année, cela revient extrêmement cher d’imprimer et de distribuer à chaque élève un diplôme. La Blockchain devient un registre où sont consignés les diplômes des anciens élèves. A terme ils disposeront d’un code qu’ils présenteront aux recruteurs pour justifier de leurs qualifications« .

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Les points soulevés par la Commission européenne

  • La fin du système basé sur le papier pour les certificats : tous les certificats, diplômes et actes délivrés par l’ESR pourront être délivrés de manière permanente et sécurisée par la blockchain. La technologie permettrait d’aller plus loin en intégrant des reconnaissances, les crédits d’enseignement, et d’avoir un enregistrement des apprentissages formels et non formels tout au long de la vie.
  • La technologie blockchain permet d’automatiser la validation des diplômes sans avoir à contacter l’institution émettrice du diplôme. Cette capacité d’authentification peut s’appliquer à d’autres champs que celui du diplôme, notamment dans l’attribution des ressources éducatives libres ou celui de l’application de la propriété intellectuelle.
  • Réduire la concentration des données hébergées, c’est un des avantages d’utiliser une architecture de données distribuée, basée sur la blockchain.

Les six atouts pointés par la Commission européenne 

  • La souveraineté individuelle : pour les utilisateurs, elle permet de s’identifier par eux-mêmes tout en gardant le contrôle sur le stockage et la gestion de leurs données personnelles.
  • La confiance  : pour une infrastructure technique, elle donne aux personnes suffisamment confiance dans ses opérations pour prendre en charge des transactions ou le fait de délivrer des certificats.
  • La transparence et la provenance  : pour les utilisateurs, elle permet de réaliser des transactions en sachant que chaque membre a la capacité de rentrer dans cette transaction.
  • L’immuabilité : pour les enregistrements, la possibilité d’être écrits et stockés de manière permanente, sans possibilité de modification.
  • La désintermédiation  : la suppression du besoin d’une autorité centrale de contrôle pour gérer les transactions et garder les enregistrements.
  • La collaboration  : la possibilité pour les parties d’effectuer une transaction directement sans un tiers de confiance.

Blockchain, Malte le futur cœur de la machine ?

Dans le genre innovation, L’île de Malte se positionne désormais pour devenir « l’île blockchain ». Le 23/03/2018, le leader mondial de l’échange de cryptomonnaies, Binance, annonce investir à Malte pour développer ses activités en raison « d’une législation pro-blockchain et la stabilité qu’elle offre aux entreprises de technologie financière à travers son cadre réglementaire. »  Le pays est en réflexion pour constituer un texte de loi sur la monnaie virtuelle et le gouvernement est très favorable au développement des cryptomonnaies, qui reposent sur la blockchain.

(*) : source NT HER

RGPD, les points clés

Posted by Gilbert Azoulay on avril 9th, 2018 under News  •  No Comments

Nous sommes à quelques semaines de la mise en place du RGPD et il est toujours utile de rappeler en quelques points clés et les éléments fondamentaux. Nous nous appuyons sur un document publié par la société NIBELIS, spécialisée dans les SIRH. Son document intitulé « Comment transformer la contraintes réglementaire en opportunité pour l’entreprise » (note de synthèse, mars 2018) est assez pertinent pour permettre de bien comprendre les enjeux.

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Tout d’abord du côté des salariés, le RGPD va leur permettre de reprendre la main sur la nature des données qui sont collectées et conservées. En conséquence :

  • Ils ont un droit d’accès et de rectification des données personnelles
  • Ils disposent d’un droit à l’oubli (en cas de départ)
  • Droit à la limitation (collecté de données nécessaires)
  • Droit de ne pas faire l’objet de décisions individuelles automatisées (profilage)
  • Droit d’introduire un recours ou une plainte devant la CNIL

Rappelons que l’article 30 du RGPD énonce l’obligation de tenir un registre interne des traitements de données personnelles, complet et actualisé. Il doit être mis à disposition de la CNIL en cas de contrôle. Cette obligation ne s’applique qu’aux entreprises ou administrations de 250 employés et plus. Attention : certaines organisations dont l’effectif n’atteint pas ce seuil devront aussi se plier à l’exercice, si elles effectuent des traitements sensibles :

  • De façon régulière.
  • Qui concernent certaines catégories de personnes ou des données relatives à des condamnations pénales et à des infractions.

D’ici le 25 mai, les organisations doivent donc respecter le principe d’accountability, un principe fondateur de la loi. Elles doivent donc pouvoir présenter une documentation en cas de contrôle, prouvant que des processus ont bien été pensés pour la mise en conformité avec les exigences contractuelles et organisationnelles.

L’autre point clé est l’apparition d’un personnage clé : le DPO (Data Protection Officer).  Avant le 25 mai 2018, toute entreprise effectuant des traitements de données à grande échelle, ou de datas sensibles et ce de façon régulière devra être accompagnée par ce spécialiste, interne ou externe, qui sera le garant du respect de la réglementation au sein de l’organisation.

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La CNIL va mener des audits dès le 25 mai 2018 pour montrer l’exemple, probablement auprès de grandes organisations. Les vérifications porteront sur 4 piliers. »

1.Est-ce qu’un DPO a bien été nommé ?

2.Est-ce qu’un effort a été produit pour mettre en place une cartographie des données personnelles ?

3.Existe-il un listing des sous-traitants et la régularisation des contrats en cours a-t-elle été amorcée (signature d’avenants contenant des clauses dites obligatoires sur la protection des données)

4.Les collaborateurs ont-ils été informés ?

Et la loi se veut efficace et rapide. Le RGPD impose une auto-évaluation permanente. Au-delà des garanties de la protection de la vie privée de ses salariés (nouvelles applications développées en conformité avec le principe du « privacy by design »), les Services RH devront par exemple être en capacité de notifier la CNIL en cas de violation des données personnelles sous 72h et prévenir les personnes concernées.

Nous ne pouvons que nous réjouir de cette réglementation qui va enfin permette d’apporter de la régulation à un marché de la data complètement débridé, ne répondant à aucun code éthique. Les dernières révélations sur des acteurs majeurs des réseaux sociaux démontrent la pertinence de disposer d’un cadre législatif pour protéger le citoyen.

 

Do you speak digital ?

Posted by Gilbert Azoulay on avril 3rd, 2018 under Non classé  •  No Comments

Nous allons enfin parler français quand nous parlerons de numérique. Le BO vient de publier l’équivalent  français de termes que nous utilisons au quotidien (adaptive learning, impact factor, Cooc …). Cette démarche n’est pas anodine et témoigne au fond de notre capacité à digérer les évolutions technologiques et de les mettre à la disposition du plus grand nombre, en gardant notre identité. La Commission d’enrichissement de la langue française recommande toutefois d’utiliser les mots/expressions, « en fonction du contexte et des réalités désignées, soit des termes déjà disponibles tels que bibliothèque, médiathèque, centre de ressources, soit des expressions plus originales, par exemple forum des savoirs ».

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Traductions au BO du 22/03/2018

Terme étranger  Domaine/sous-domaine Équivalent français 
adaptive learning. Éducation-Formation. apprentissage adaptatif.
benchmark (to). Tous domaines. référencer, v., parangonner, v.
benchmarking. Tous domaines. référenciation, n.f., parangonnage, n.m.
corporate open online course (COOC). Formation-Économie et gestion d’entreprise. cours en ligne d’entreprise (CLE).
curricular. Éducation-Formation. curriculaire, adj.
curriculum. Éducation-Formation. curriculum, n.m.
home school, home schooling. Éducation. instruction à domicile.
immersive classroom. Éducation. classe d’immersion numérique, classe immersive.
impact factor (IF). Recherche. indice de citations, facteur d’impact (FI) (langage professionnel).
inclusive education. Éducation. inclusion scolaire.