Génération Y or not ?

Posted by Gilbert Azoulay on juillet 17th, 2017 under News  •  No Comments

« La génération Y, une relation plus compliquée qu’il n’y parait avec le digital », c’est ce qui ressort d’une étude publiée par Deloitte au sujet des millennials ou encore digital natives. Histoire de se remettre à niveau sur cette génération qui a généré beaucoup de littérature, voici quelques chiffres et tendances (Etude Deloitte sur les digital natives français, juillet 2017).

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Appelée Génération Y, millennials ou encore digital natives, la génération de ceux qui sont nés entre les années 1980 et 2000 est la plus importante depuis celle des baby-boomers. Qui sont ces 18-35 ans, les représentants de cette fameuse « Génération Y » ? Deloitte dévoile, pour la première fois, une étude sur les comportements de consommation de cette génération dont le rapport au digital et aux outils numériques est bien plus complexe qu’il n’y parait.

  • 95% des millénials utilisent leur smartphone pour commander un taxi et 80% ont recours à une application VTC plutôt qu’à une application de taxis traditionnels
  • 97% se rendent sur Internet pour acheter un billet de train et 30% passent par une application mobile
  • 60% préfèrent téléphoner pour faire une réservation au restaurant plutôt que d’avoir recours à des outils digitaux
  • 60% recherchent un hôtel sur leur ordinateur plutôt que sur leur smartphone
  • 80% estiment que les prix des billets de concerts sont trop élevés et ils sont 75% à préférer les livres imprimés
  • 71% téléphonent pour prendre un rendez-vous médical alors qu’ils sont 30% à utiliser Doctolib.fr, le service de prise de rendez-vous en ligne ; ils sont 23% à consulter un médecin en ligne
  • 15% des 18-35 ans envisagent de changer de banque uniquement pour obtenir une meilleure application mobile

La Génération Y est multicanale

L’étude constate que les comportements de consommation de la Génération Y française sont similaires à ceux des jeunes des pays développés, quel que soit leur âge, leur sexe ou leur pays d’origine. La différence la plus notable concerne le choix entre ordinateur et téléphone portable : si les Français âgés de 18-24 ans utilisent leurs ordinateurs pour la plupart de leurs activités (pour des raisons de sécurité et d’écrans plus larges), les 25-35 ans ont plutôt tendance à avoir principalement recours à leur smartphone.

La Génération Y est digitale avant tout (60% de leurs activités se déroulent via le numérique), mais elle n’est pas que digitale : en fonction de ses besoins, elle utilise un ordinateur ou un appareil mobile, se rend en magasin physique et dans une moindre mesure passe des appels téléphoniques classiques. L’ordinateur est le premier canal devant le mobile pour la recherche sur Internet, le shopping, les achats et pour effectuer des opérations bancaires. Le mélange d’utilisation des canaux varie, mais aucune des  personnes interrogées ne consomme uniquement via un smartphone ou un ordinateur. Il est donc faux de penser qu’il faut s’adresser aux millennials seulement par le biais du digital pour interagir avec eux.

Les habitudes de consommation de la Génération Y

Pour tout ce qui concerne les services financiers, la Génération Y a tendance à utiliser son téléphone portable pour les transactions les plus simples et les plus basiques ; plus l’opération devient complexe, plus elle a recours à son ordinateur… jusqu’à un certain point. En effet pour d’autres types d’opérations, encore plus complexes, le téléphone ou les rencontres physiques sont privilégiés. C’est notamment le cas pour les prêts où ils sont 80% à ne pas souhaiter effectuer leur demande via une application dédiée ou via une interaction digitale.

Dans le domaine de l’économie du partage, c’est le mobile et les applications de covoiturage qui dominent : les millennials sont 95% à utiliser leur smartphone pour commander un taxi et ils sont 80% à avoir recours à une application d’un VTC plutôt qu’à celle de taxis traditionnels. Des applications liées à d’autres services collaboratifs vont sûrement s’imposer à l’avenir mais pour l’instant, les 18-35 ans qui se servent de services de covoiturage fréquentent encore des hôtels alors que des solutions proposées par l’économie collaborative existent. Ils sont ainsi 75% à utiliser les services d’Airbnb mais que de manière occasionnelle car ils restent attachés aux hôtels traditionnels.

« Pour répondre aux attentes de la Génération Y, les entreprises doivent être présentes sur un maximum de canaux : application mobile, site web, téléphone et lieu physique. Certaines habitudes de consommation des 18-35 ans d’aujourd’hui vont évoluer avec les années. D’autres comportements quant à eux perdureront dans le temps. Comme il est souvent impossible de définir si un comportement est dû à l’âge ou à des effets de groupes, chaque entreprise devra donc analyser cette Génération Y et s’adapter à leurs attentes. » précise Duncan Stewart, Directeur de la recherche TMT Deloitte.

« Formations digitales : la profondeur du marché qui est  immense »

Posted by Gilbert Azoulay on juillet 10th, 2017 under News  •  No Comments

Décidément le marché de l’emploi est encore très porteur pour tous les métiers liés au digital. Plusieurs écoles surfent sur la vague avec une certaine réussite, en raison notamment d’une pénurie considérable de compétences. Djmachid Dalili, fondateur et directeur de la 3W Academy, revient sur cette tendance de fond.

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En 2017, le digital a encore largement le vent en poupe en matière d’emploi ?

Bien sûr. Et cela va au-delà des start-up qui représentent assez peu finalement. En réalité toutes les organisations se transforment et ont besoin de compétences. Après le e-business, le BtoB, l’organisation, les RH… tout se dématérialise et cela concerne désormais les TPE. Ce qui indique la profondeur du marché qui est  immense et pour très longtemps. En témoignent les salaires de nos jeunes diplômés qui sont très corrects pour des candidats titulaires d’un niveau bac+2 (Titre RNCP niveau 3).

Vous avez « compressé » votre formation. Cela ne démontre pas de l’obsolescence des filières traditionnelles ?

Pour former un ingénieur il faut 3 à 5 ans. Pour un développeur web, une année suffit. Mais nous avons pris le parti de concentrer tout sur 3 mois, afin de lancer les candidats rapidement dans la vie active. Sur le plan technique, se former est essentielle mais cela peut se faire sur temps réduit.

Mais demain, vos diplômés pourront évoluer ?

Les langages de programmation que nous enseignons permettent d’apprendre à lire. Mais la chose primordiale est de continuer à apprendre dans l’entreprise pour gérer des projets plus gros. L’apprentissage se fait donc sur le terrain mais aussi avec les nouveaux outils disponibles type MOOC.

En tant qu’ancien Polytechnicien, considérez-vous que les ingénieurs sont encore utiles ?

Bien sûr. Les ingénieurs interviennent sur des sujets complexes autour du big datas par exemple. Et la pénurie est à cet égard très forte : nous pourrions multiplier par 5 leur nombre et les entreprises pourraient largement les embaucher.

Logo 3W Academy

Le marché de l’éducation explose tout de même avec le digital ?

Nos universités comme les grandes écoles sont très en retard selon moi. Je considère qu’il y a encore beaucoup de résistance face aux évolutions nécessaires en matière de pédagogie et de contenus. Je trouve inimaginable par exemple que  certains diplômés sortent encore sans notion de codage et de compréhension de la révolution digitale que nous traversons.

Quelles sont vos ambitions ?

Je pense avoir réussi à former des développeurs web en France. La prochaine étape sera l’international dans différents pays et des formations on-line sur la base du même modèle économique.

 

Tout est « digitalisable »

Posted by Gilbert Azoulay on juillet 3rd, 2017 under Interview  •  No Comments

La digitalisation fait partie des grands enjeux de l’enseignement supérieur. La start-up française CILEVEL a développé un savoir-faire convaincant pour numériser à moindre coût les contenus. Un savoir-faire qui s’exporte, notamment en Chine où la solution a été adoptée. Rencontre avec Patrick Thill, Co-Fondateur de Cilevel, également ancien directeur général du groupe IGS.

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Quelle est la nature de votre solution de digitalisation des contenus ?

Nous proposons en réalité une approche pédagogique nouvelle via la digitalisation mais également la réalité virtuelle. Le principe est d’aller chercher des contenus de qualité dans les établissements ou les entreprises puis de les transformer en pédagogie interactive, ludique et addictive. Nous offrons un mix entre des films, des cours, des diagnostics en amont comme en aval, des indicateurs de performance pédagogique, des mises en situations 3D, etc. Par exemple, un cours de contrôle de gestion sera récupéré généralement sous forme de power point puis transformé avec nos ingénieurs pédagogiques. Ce qui implique de notre part de s’immerger totalement dans les disciplines visées.

Selon vous, tous les enseignements peuvent être digitalisés ?

Evidemment. Toutes les disciplines sont concernées. Notre challenge porte aujourd’hui sur la capacité à mixer une bonne compréhension des contenus, une maîtrise de la technologie et bien sûr une approche ludique. Nous avons démontré que cela ne représente pas des investissements délirants : en proposant de la digitalisation volumétrique nous sommes 5 à 7 fois moins chers ! Notre secret réside dans l’industrialisation des process de tournage.

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C’est si simple que cela ?

Tous les contenus peuvent être découpés et présenter de manière incitative, avec des rythmes d’apprentissage nouveaux. La seule limite est de bien comprendre le fond avec des experts de qualité. Ce qui ne signifie pas que l’enseignant doit disparaître. Il doit désormais s’appuyer sur des outils interactifs qui renforceront et enrichiront son rôle à l’avenir. En revanche, le métier d’enseignant évolue c’est une certitude, avec par exemple les approches collaboratives. A ce sujet, si nous n’aidons pas les enseignants à maîtriser les nouveaux outils, nous ne pourrons pas exploiter leur véritable potentiel.

Quelle différence faites-vous avec les MOOC ?

Il ne faut pas oublier que le taux d’abandon d’un MOOC est autour de 95%. Il y en a de très bons, mais il est en réalité compliqué de développer des compétences au long cours ou bien acquérir une formation professionnalisante voire certifiante. Il est nécessaire de fidéliser l’apprenant avec des parcours plus longs que de simples séquences de quelques minutes.

Quel est le modèle économique associé ?

Nous proposons en réalité une technologie pour les établissements qui cherchent à moderniser leur approche, pour la formation initiale et continue. Ecoles comme universités cherchent à optimiser leurs campus grâce à la pédagogie à distance, qui leur permettrait de réduire leur frais de structure. Les entreprises de leur côté cherchent bien entendu à optimiser leur budget formation en proposant des formations « blended ».

Vos ambitions ?

Ancrer notre offre dans le monde des écoles et des universités mais aussi à l’étranger, comme en Chine ou en Afrique. Nous avons déjà réussi la performance de produire des contenues à moindre coût que les chinois eux-mêmes !

Transformation digitale, quelques idées

Posted by Gilbert Azoulay on juin 26th, 2017 under Non classé  •  No Comments

Voici un papier pratique intitulé « 3 étapes clés pour réussir sa transformation digitale ». Intéressant pour rafraîchir ses idées. Merci à Alain-Gabriel Gomane, Senior Product Marketing Manager chez MEGA International.

 

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Il y a encore quelques années, digitaliser signifiait transformer des objets en fichiers numériques. Aujourd’hui, ce terme s’applique aux entreprises. Pour preuve, si en 2015, une entreprise sur deux n’avait pas de stratégie digitale, en 2016, elles étaient 60% à en avoir une et ce chiffre devrait encore grimper en 2017. Seulement, même si la ‘transformation digitale’ est sur toutes les lèvres, on est en droit de se demander si ces dernières ont bien pris conscience de son impact sur leur organisation. En effet, certaines entreprises prennent encore le risque de rester figées, quand les autres, digitalisées, deviennent plus agiles, dynamiques et donc compétitives.

Avantage aux entreprises digitales

Les entreprises nées à l’ère digitale ont intégré les nouvelles technologies dans leur ADN. Amazon, Netflix, Uber et consorts offrent des services et des produits totalement digitaux. Le plus de ces entreprises ‘digital natives’ ? Proposer de meilleures expériences clients qui répondent aux nouvelles habitudes de consommation des utilisateurs. En effet, la génération des Millennials[1] est très connectée, elle possède en moyenne 3 devices, passe 6h par jour online dont 42% sur leurs mobiles.

Pour répondre à leurs besoins, les entreprises dites ‘traditionnelles’, doivent obligatoirement se transformer et innover, c’est à dire se digitaliser, pour rester compétitives et ce, quel que soit leur secteur d’activité. Celles qui ne le feront pas risquent bien de mordre la poussière !

Les banques l’ont d’ailleurs bien compris.  A l’ère de la photo papier, elles avaient besoin de plusieurs jours, voire de semaines, pour approuver une demande de crédit. Aujourd’hui, elles peuvent automatiser leurs recherches sur le passé financier et les capacités de remboursement de leurs clients pour débloquer ou non, en quelques minutes, un crédit. De plus, avec la loi Macron sur la mobilité bancaire entrée en vigueur il y a quelques semaines, ils n’hésiteront pas à changer de banque s’ils n’obtiennent pas satisfaction, là aussi en quasi temps réel. Avec des utilisateurs accros à leurs smartphones, la dictature de l’immédiateté prévaut, obligeant les professionnels du secteur à revoir leurs pratiques et surtout réinventer leur métier.

Comment alors ces entreprises peuvent-elles s’en sortir ? Voici 3 étapes, indispensables à la transformation digitale pour éviter de prendre la poussière.

  1. Redéfinir sa stratégie

Tout d’abord, il convient de définir des nouveaux objectifs afin de créer la feuille de route stratégique. Pour ce faire, les entreprises peuvent identifier les facteurs de changements, notamment les nouvelles exigences clients ou encore les évolutions règlementaires afin de définir une vision puis de nouveaux objectifs. Ensuite, ces objectifs peuvent être divisés en étapes intermédiaires pour faciliter la planification des ressources, et ainsi créer sa feuille de route.

  1. Modéliser les processus

Pour modéliser les nouveaux processus, les entreprises doivent avant toute chose définir l’expérience client qu’elles souhaitent mettre en place. Cette expérience peut être modélisée grâce à la cartographie du parcours client et des points de contact entre le client et l’organisation. Le parcours client peut être analysé afin d’identifier les points de contact ayant une faible satisfaction. Puis, en reliant les points de contact aux processus internes, il est possible de modéliser les futurs processus en fonction du parcours d’achat souhaité et de corriger les points de contact problématiques en modifiant les processus actuels. Pour optimiser l’expérience client, il convient de réduire le nombre d’étapes dans le parcours client, automatiser la prise de décision et surtout prendre en compte tous les risques. Cette modélisation étant exhaustive, elle nécessite une collaboration des équipes IT et métiers.

  1. Mettre en place des nouveaux processus

Délicate, cette dernière étape requiert de faire changer des pratiques de travail établies depuis longtemps. Or, tout changement nécessite du temps et de la patience. Prenons l’exemple d’une compagnie d’assurance pour laquelle la digitalisation des services de souscription de contrats pourrait créer un conflit entre les équipes des guichets physiques et celles des guichets virtuels. L’approche idéale pour implémenter de nouveaux processus consisterait alors à réorganiser l’entreprise en créant une nouvelle entité qui deviendra la référence pour l’ensemble du personnel.

En se digitalisant, une entreprise doit avant tout penser à améliorer l’expérience de ses clients et simplifier leur parcours. En effet, ces derniers attendent des réponses exactes à leurs besoins, en quelques clics et en temps réel. En procédant ainsi, c’est-à-dire, en concevant et assurant des parcours clients simples et optimisés, les clients resteront. La question ne se posera plus de savoir si l’entreprise est native ou pas, elle sera digitale !

 

Etre dans le game !

Posted by Gilbert Azoulay on juin 19th, 2017 under Interview  •  No Comments

Glenn O’Farrell est Président du Groupe Média TFO, à Toronto au Canada. De passage à Paris, il parle de la stratégie de diffusion de contenus éducatifs du groupe et de ses récentes innovations en termes de production.

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Que représente le Groupe TFO ?

Nous sommes un groupe média qui peut se résumer en trois adjectifs : numérique, éducatif et francophone. Nous distribuons des contenus digitaux que nous produisons ou achetons, sur nos plateformes ou sur d’autres déjà existantes. Notre modèle cible le public des 2 à 12 ans et alterne le gratuit et le payant selon les publics et les contenus. Constatant que nos modèles de production classiques en studio ne répondaient plus à nos besoins, nous avons décidé de faire appel aux technologies du secteur du jeu. Pour cela, nous n’avons pas hésité à faire appel à de jeunes start-up offrant des solutions très innovantes. Nous avons ainsi développé le « Laboratoire d’univers virtuel », Le LUV, qui nous permet de produire nos contenus éducatifs à moindre coût avec une forte valeur ajoutée (notamment grâce aux fonds verts).  Le virage entrepreneurial et technologique entrepris il y a six ans a véritablement sauvé notre institution il nous a permis de répondre à l’évolution des modes de consommation. Notre audience étant en déclin et nous nous sommes avons fait le choix de nous adapter aux nouveaux usages. Cela nous a notamment amené à renforcer notre présence sur mobile.

Quel est l’impact de cette « évolution » ?

Nous sommes plus réactifs et faisons des économies significatives. Un décor pouvait coûter jusqu’à 150 000 dollars quand aujourd’hui il n’excède pas 150. L’ensemble de ces économies est consacré aux nouveaux contenus. Ces nouveaux outils technologiques comme le LUV bouleversent nos rythmes de production. Ils demandent une grande préparation en amont et font pratiquement disparaître les étapes de postproduction.

Nous sommes donc parvenus à l’ère de la gamification ?

Absolument. Il faut avoir recours à des contenus riches pour les jeunes, avec de l’engagement et une dynamique plus forte dans l’apprentissage. Ils veulent être acteurs du contenu. Cela exige des enseignants une compréhension plus grande du phénomène « jeu vidéo » afin qu’il puisse l’intégrer dans leurs cours comme complément.  On parle depuis longtemps de la classe inversée, je pense que nous y sommes. Pour permettre l’usage de ces nouveaux outils pédagogiques, l’équipement des établissements reste un enjeu important.

Equipement mais aussi accompagnement ?

Il est effectivement impératif d’accompagner les contenus avec des exercices, mais aussi de socialiser ces contenus en les rapprochant d’un contexte connu. J’ajoute que la communauté créé un dialogue permanent qui enrichit l’ensemble. C’est la communauté qui accompagne l’usager.

Revenons sur votre organisation. Comme institution publique, considérez-vous que l’Etat doit absolument financer le développement du numérique à l’école ?

Le ministère de l’Ontario finance 80% de notre budget avec une mission: renforcer l’apprentissage de la langue française. L’Ontario a développé un modèle relativement unique en finançant un media public à vocation éducative desservant des minorités francophones. La stratégie de notre groupe s’inscrit dans une volonté du gouvernement de la Province de prendre le virage numérique et de propulser l’apprentissage Numérique. Pour le reste de notre financement, nous comptons sur la vente de nos services, nos chaines Youtube, la vente de certains contenus, etc. Je suis convaincu que le rôle de l’Etat est essentiel car la stratégie doit être d’abord fondée sur les intérêts du pays.

Quel est votre regard sur la France ?

La France ressemble au Canada et considère la transformation digitale comme essentielle. Je pense aujourd’hui que nous devrions avoir une stratégie commune en agrégeant l’ensemble des contenus francophones. Nous devons occuper l’espace numérique, c’est notre responsabilité. Notre accord récent avec le groupe Qwant illustre notre volonté de mettre en place des collaborations en France et à l’international autour de la question de l’apprentissage numérique. Le français est dans le Top 5 des langues sur la toile mais loin derrière en matière d’offre éducative. Notre défi est de renforcer fortement notre présence.

 

Groupe TFO

LE GROUPE MÉDIA TFO C’EST :

  • Une entreprise médiatique publique ontarienne de langue française.
  • Un partenaire des milieux éducatifs et scolaires au Canada et à l’international
  • Le plus grand agrégateur et diffuseur de contenus éducatifs pour les 2-12 ans en français en Amérique du Nord.
  • Un joueur de premier plan sur les plateformes numériques à l’échelle internationale.
  • Sa mission : transformer les modes d’apprentissage et de production des contenus et devancer les changements technologiques dans la mouvance du numérique, telle est notre vision.
  • Un chef de file dans le domaine de l’apprentissage, un innovateur dans le monde numérique et un champion de la Francophonie.

Présentation TFO.org – 30” – https://www.youtube.com/watch?v=g8V_SnSEcvc

  • Quelques exemples probants de contenus ou de plateformes du groupe: IDELLO, Boukili, Edululu, le LUV et MaXi.

IDELLO : une référence en apprentissage numérique

  • IDÉLLO.org propose plus de 11 000 contenus éducatifs numériques alignés sur le curriculum des milieux éducatifs. En misant sur le développement de compétences essentielles de l’apprentissage au 21e siècle, comme la collaboration, l’esprit critique, la créativité ou la communication, l’univers IDÉLLO offre des vidéos, applications, sites Web et jeux éducatifs qui stimulent la curiosité et l’intérêt des jeunes pour l’apprentissage en français
  • IDELLO vise à combler les besoins des apprenants, des enseignants et des parents.

Tutoriel sur les principales fonctionnalités de la plateforme: https://youtu.be/ArTRuksUatg

IDELLO Vidéo de présentation – 2’.03: https://www.youtube.com/watch?v=LEpbRWyeC2M

IDELLO – témoignages – 45” – https://www.youtube.com/watch?v=C3Qe2SpI58c

 Boukili: favorise l’apprentissage de la lecture chez les enfants

  • L’objectif de Boukili est d’encourager les enfants à lire et de les aider à progresser dans les différents niveaux de lecture
  • L’application Boukili propose une riche sélection de livres en français illustrés. Elle accompagne les plus jeunes dans leur apprentissage de la lecture et a dépassé les 50 000 téléchargements. Elle est évolutive et nous avons pour ambition d’enrichir la collection des 54 livres déjà disponibles gratuitement.

BOUKILI – Vidéo de présentation – 30” – https://www.youtube.com/watch?v=mpvSkaoWHa8

Edululu: la référence pour les applications éducatives

  • Avec plus de 3 millions d’applications éducatives disponibles, comment s’y retrouver? Edululu est la solution pour les parents soucieux de faire les meilleurs choix pour leurs enfants.
  • Édululu, c’est la référence canadienne en matière d’applications éducatives en français et en anglais pour les 2 à 17 ans.

EDULU – Vidéo de présentation 30” – https://www.youtube.com/watch?v=9KRIf-M4wks

MaXi : une des premières séries enfant éducative en français sur mobile

  • MaXi est une série ludo-écologique et nous emmène à PianoVille, où habitent les siamois Mara et Xilo. Frère et soeur, ces personnages vont nous faire prendre conscience des enjeux écologiques de la planète.
  • Signe des temps et de l’avant-gardisme de TFO, la série rejoindra son jeune public (8-10 ans) en premier lieu sur les plateformes mobiles, via une application dédiée.

Trailer TV : https://youtu.be/cX2fcPzTtZU

Trailer B2B pour l’appli :https://youtu.be/JgHFx7zVAbE

 

 

Numérique toujours porteur

Posted by Gilbert Azoulay on juin 12th, 2017 under Non classé  •  No Comments

Changer de métier ? La perception des Français. C’est le titre d’un  Sondage Odoxa réalisé pour OpenClassrooms. La plateforme de formations en ligne, a en effet récemment interrogé les Français pour mieux connaître leur perception quant à la reconversion professionnelle. L’étude révèle qu’une très large majorité pense qu’il est bon de changer de métier au moins une fois dans sa carrière et que les métiers du numérique sont les plus porteurs.  Le sondage d’Odoxa, a été réalisé sur un échantillon de 1001 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus entre le 17 et le 18 mai 2017.

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➢    Pour une large majorité de Français il est bon de changer de métier

Les résultats de cette étude révèlent que 85% des sondés sont favorables à la reconversion professionnelle, quel que soit l’âge ou la catégorie professionnelle interrogée. De plus, le sondage démontre qu’un changement de métier est principalement assimilé à une opportunité et non pas à une contrainte liée au chômage.

➢    L’accès difficile à la formation décourage les Français

Pour 62% des Français interrogés, le frein principal à leur reconversion professionnelle est la difficulté d’accès aux formations efficaces et à prix abordable. Changer de métier reste donc quelque chose de difficile pour 67% des Français.

➢    Les métiers du numérique sont perçus comme les plus attractifs

Quant aux métiers les plus convoités pour une reconversion, les métiers du numérique ressortent largement comme les métiers les plus porteurs (57% des sondés) et vecteurs de croissance pour l’économie française (85% des sondés). Cependant, un Français sur deux ne se sentirait pas capable d’exercer dans le secteur du numérique, notamment car les métiers sont perçus comme trop techniques.

 

OpenClassrooms : Créée en 2013, OpenClassrooms est une plateforme de formation en ligne qui délivre des diplômes reconnu par l’Etat (de niveau bac+2 à +5). OpenClassrooms collabore notamment avec l’Ecole Polytechnique, Sciences Po, CentraleSupélec, Microsoft et Google.

 

 

Tablettes à l’école : où en est-on ?

Posted by Gilbert Azoulay on juin 5th, 2017 under Non classé  •  No Comments

Voici une tribune d’Emilie Blanchard, professeur d’Histoire-Géographie et cofondatrice de Lelivrescolaire.fr, un éditeur indépendant lancé en septembre 2009 par des professeurs, qui élabore des manuels scolaires collaboratifs, aux formats papier et numérique. Son modèle bouleverse le marché du livre scolaire et impose sans doute une nouvelle approche.

« Mieux préparer les élèves à être acteurs du monde de demain » : c’est l’ambition annoncée du Plan Numérique pour l’éducation, lancé en 2015. Le Ministère vient d’annoncer les départements et collèges retenus dans le cadre du dispositif « Collège numérique et ruralité ». Quelques mois après l’appel à projet « Collèges numériques et innovation pédagogique », c’est une nouvelle phase dans la mise en œuvre du grand Plan Numérique pour l’éducation, lancé pour accélérer l’équipement et l’accès aux ressources numériques des collégiens.

Un équipement massif
Le Plan Numérique a mis sur le devant de la scène un objet qui, après avoir conquis de nombreux foyers, a fait une entrée remarquée dans les salles de classe : la tablette. Quel est l’impact des tablettes sur les apprentissages des élèves ? Quels usages en font principalement les élèves et les enseignants ? Quelles sont les premières recommandations issues de la recherche pour que les enseignants s’approprient mieux cet outil ?
Au regard des effets annoncés du numérique sur les apprentissages, l’Etat et les collectivités ont, en France comme dans de nombreux pays (Etats-Unis, Canada, Brésil, Turquie, Danemark, etc.) investi massivement dans des équipements mobiles. Au total, en France, en 2017, ce sont près de 3000 collèges – soit 51 % des collèges publics – et 3525 écoles qui seront progressivement équipés, soit près de 600 000 élèves équipés. 6 départements ont choisi d’équiper la totalité de leurs collèges, et 30 % des collectivités équipent entre 66 % et 100 % leurs collèges. Au total, cela représente plus d’1 milliard d’euros dépensés sur 3 ans dans le cadre du Plan Numérique, avec l’objectif affiché d’une généralisation des enseignements par le numérique au collège pour 2018/2019.

Quels effets des tablettes sur les apprentissages ?
Quels sont les effets de ces politiques massives d’équipement ? Si le recul nécessaire manque encore pour avoir des résultats fiables d’enquêtes menées à grande échelle, les premières études sur les tablettes à l’école (Karsenti et Fievez, 2013) ont permis d’apporter un éclairage scientifique sur cet outil et ses usages pédagogiques.
Le premier constat est que, si les freins techniques sont encore nombreux dans une partie des établissements (débit insuffisant, absence d’un dispositif efficace de déploiement et de maintenance, etc.), les avantages des tablettes à l’école l’emportent sur ces freins. A côté des aspects pratiques – sa légèreté (tous ses manuels dans une tablette !), sa maniabilité et de l’accès facilité aux ressources multiples que la tablette offre -, les effets sur la motivation des élèves arrivent en bonne place, ainsi que les compétences liées à la collaboration entre les élèves : interactions entre pairs, apprentissages plus actifs, capacité à réutiliser des connaissances ou des compétences dans des contextes différents, etc. Quelle que soit la matière concernée, la tablette permet de créer, de modifier, de travailler ensemble autour d’un même document avec les élèves ou de faire travailler les élèves en pair à pair. La tablette favorise le partage, l’interaction, de nouvelles modalités de travail plus collaboratives. L’élève n’est plus passif face à l’information ; il devient acteur, producteur, créateur de contenus (recherche d’informations, création de supports, etc.).
Support individuel, la tablette facilite enfin la mise en œuvre de la différenciation pédagogique. L’apprentissage adaptatif, encore balbutiant,  permet de nourrir de grands espoirs quant à un meilleur accompagnement des élèves, en répondant au mieux aux besoins de chacun. Or, si la tablette – et plus largement le numérique – ne sont pas des outils nécessaires à la mise en place de l’individualisation des enseignements, ils la facilitent grandement.

Les tablettes, vecteurs de l’innovation pédagogique ?
Le second point saillant des premières études est que la formation et l’accompagnement des enseignants est une condition nécessaire à une bonne appropriation des supports mobiles. Dans toutes les expérimentations menées, la formation des enseignants est un élément-clé de l’appropriation des outils numériques. Certes, les formations progressent, et de nombreux enseignants se forment actuellement d’eux-mêmes via les réseaux sociaux, les MOOC ou en échangeant sur leurs pratiques pédagogiques avec leurs collègues qui expérimentent eux aussi (Enquête PROFETIC, 2016). Mais il ces pratiques ne concernent encore qu’une minorité d’enseignants. Pour que les tablettes s’installent durablement dans le paysage scolaire, et pour que le potentiel pédagogique des tablettes soit pleinement exploité, il faut du temps. Du temps pour se former aux usages pédagogiques des tablettes, grâce à des formations liant le numérique, la pédagogie et l’enseignement disciplinaire, comme le montre l’étude menée par la DEPP sur les Collèges connectés (2015). Du temps pour tester, explorer, observer, échanger avec des collègues, intégrer à leur pratique ce qu’ils ont appris.

Un outil dont les potentialités pédagogiques sont encore peu explorées
Un dernier constat s’impose : si l’équipement en tablettes est massif, les usages pédagogiques des tablettes sont pour l’instant limités. Si l’on suit le modèle SAMR développé par Ruben Puentedura pour estimer l’impact des technologies numériques dans l’enseignement, on observe que dans la majorité des cas, les enseignants sont dans une utilisation personnelle ou professionnelle de l’outil, mais sans changement dans leur pédagogie (phases dites de substitution ou d’augmentation). La phase d’appropriation des tablettes comme des outils pour permettre la modification ou la réalisation de nouvelles tâches, impossibles avant, ne concerne pour l’instant qu’une minorité d’enseignants. Globalement, les enseignants qui utilisent les tablettes privilégient les fonctionnalités traditionnelles de consultation et non de création ou de collaboration.

La vraie question n’est pas celle de l’outil, mais celle de la pédagogie. Comme pour toutes les autres nouvelles technologies, l’introduction des tablettes à l’école réaffirment la place centrale de l’enseignant dans la classe. Sans changement dans les pratiques pédagogiques, la technologie n’a pas d’impact sur les apprentissages. La tablette en soi ne favorise pas la réussite des élèves ; ce sont les usages pédagogiques qui en sont faits qui font la différence.

Moteur de recherche : le tracking ne permet plus de travailler sereinement

Posted by Gilbert Azoulay on mai 29th, 2017 under Interview  •  No Comments

Un moteur de recherche européen : c’est essentiel pour Éric Léandri, 47 ans, Président et cofondateur de Qwant. Pas seulement pour des raisons de patriotisme, mais plutôt pour des raisons d’éthique, de transparence et d’acquisition des connaissances. Décryptage.

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Un moteur de recherche français : pourquoi est-ce si important ?

Revenons sur les fondamentaux. L’Internet est composé de sites qui ont des choses à raconter. Mais pour les trouver, il faut un moteur de recherche car, on s’en doute, un annuaire papier ne permet pas de couvrir le milliard de sites actuellement référencés. Et c’est important car il ne faudrait pas qu’Internet se résume à un deep Web, un web invisible composé de sites non indexés auxquels peu de monde peut accéder. Disposer d’un moteur de recherche européen est important pour l’indépendance de l’Europe car l’index imaginé par Google ne peut pas être acheté et donc n’est pas la propriété des usagers. Ils peuvent le modifier, en interdire l’accès ou le rendre payant du jour au lendemain. En conséquence, il nous faut un outil local pour la collecte des datas et leur mise à disposition. Un index européen comme le nôtre permet de délivrer des données ou plutôt des index aux entreprises et à toutes les organisations comme les universités ou centres de recherche, à des prix très raisonnables. Et pour être encore plus précis, Google ne donne en réalité de réponses qu’à un nombre défini de requêtes. C’est donc un problème de souveraineté et de liberté. Impossible de créer des services open source par exemple.

L’index est donc le sujet central ?

Oui. Prenons l’exemple de BlaBlaCar valorisé aujourd’hui plus d’un milliard d’euros. La base de cette valeur, c’est l’index des personnes qui souhaitent bouger de manière responsable. Aujourd’hui, Google est valorisé de manière astronomique, car il dispose de l’index du Web mais aussi celui des personnes.

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Dans le monde de l’éducation, quel est le rôle d’un moteur de recherche ?

Le rôle est de donner les meilleures réponses aux requêtes. Aujourd’hui, sur un moteur comme Google, les réponses sont essentiellement commerciales, sauf si on utilise des adblockers. Pour le public “enfant”, Internet est certes un moyen d’apprendre mais demeure une zone à risques avec les contenus pour adultes, la violence et la publicité. Donc, aujourd’hui, il convient de proposer un moteur dédié aux juniors et centré exclusivement sur les résultats pertinents de l’Internet. C’est ce que nous avons lancé avec Qwant Junior. Avec edu.qwant.com, nous touchons par ailleurs les collégiens et les lycéens avec, là encore, une veille poussée sur les contenus litigieux. Pour le supérieur, nous travaillons sur un produit qui indexera les établissements du monde entier ainsi que leur offre pédagogique. L’intérêt est de proposer des outils innovants de réflexion ou d’extraction pour travailler sur les sujets les plus variés… pas ceux qui nous sont suggérés par la publicité.

Il faut donc repenser le moteur de recherche et ne plus faire confiance au leader ?

L’environnement n’est pas assez sûr et le tracking publicitaire ne permet plus de travailler sereinement. Il faut revenir à l’essence même d’internet, libre et ouvert. Car, le risque est de ne plus pouvoir former nos étudiants de manière indépendante, neutre et transparente. Le phénomène de main invisible est bien présent avec la société dirigée, orientée et pilotée pour des raisons mercantiles. Il nous faut retrouver un outil d’orientation plus neutre et non mercantile. Qwant gagne bien entendu de l’argent sur des problématiques grand public, identifiées comme commerciales. En revanche, pour l’éducation cela ne doit pas être mercantile.

Cyber Attaque… un éclairage

Posted by Gilbert Azoulay on mai 22nd, 2017 under Non classé  •  No Comments

Voici un point de vue de Steve McGregory, Senior Director, de chez IXIA, une société américaine spécialisée dans la sécurité. Toujours intéressant de disposer d’un regard extérieur. Un peu technique mais utile.

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1. Comment l’attaque s’est-elle propagée si rapidement – environ 200 000 victimes touchées dans 150 pays depuis vendredi.

L’attaque s’est propagée rapidement car une fois qu’une seule machine est infectée dans un réseau, la machine infectée se propage en recherchant des systèmes Windows adjacents vulnérables à SMB (Server Message Block) (MS17-010). Cette vulnérabilité n’a été corrigée par Microsoft qu’en mars 2017 et de nombreux systèmes restent inchangés. Étant donné que cette vulnérabilité est assez nouvelle (publiée par ShadowBrokers le 14 avril 2017), les systèmes ne recevant pas de correctifs de sécurité réguliers ont été exploités et infectés. Cela a été particulièrement pénible pour les organisations utilisant des versions anciennes de Windows telles que Windows XP. Un exemple de ceci est la façon dont le Service national de santé du Royaume-Uni, dont on prévoit que 90% de ses systèmes utilisent toujours Windows XP, constatent une perturbation si pénible de leurs opérations.

2. Quel genre de coûts potentiels les entreprises et les organismes sont-ils concernés? À la fois financiers (si des estimations sont disponibles) et non financiers.

Si l’organisation a mis en place une bonne politique de sauvegarde de données, le coût sera mesuré par les heures consacrées par ses systèmes de reformatage des systèmes informatiques et par la perte de productivité des employés en attente de rétablissement de leurs systèmes. Selon la nature de l’entreprise, ce temps d’arrêt pourrait être extrêmement coûteux et, dans certains cas, dangereux, comme nous l’avons vu avec la NHS au Royaume-Uni.
Cependant, si les données critiques, qui n’étaient pas sauvegardées, résidaient exclusivement sur ces systèmes, les coûts pourraient être considérables, tant sur le plan financier que sur leur réputation. La perte de données sur les clients, la comptabilité ou toute autre donnée irremplaçable pourraient rendre une organisation incapable d’opérer et éventuellement laisser des trous permanents dans la base de données.

3. Est-ce la plus grande cyber-attaque jamais réalisée?

Tout à fait, c’est l’attaque la plus importante et la plus coûteuse jamais perpétrée. Puisque la rançon est payée en bitcoins, tout le monde peut voir l’enregistrement de la transaction sur les portefeuilles bitcoin connus des auteurs. Ainsi, jusqu’à présent, la somme totale extraite est d’environ 30 000 $ USD. Certes, cela n’indique pas le coût de la perturbation, mais d’autres attaques ont entraîné des dégâts dans les milliards de dollars, comme les 2000 DDoS sur Amazon, eBay, CNN, Yahoo et de nombreux autres sites, Michal Calce (alias MafiaBoy). Ou le pirate informatique basé à Miami, Albert Gonzalez, qui a réussi à voler 10 millions de millions de cartes de crédit. Ou les comptes Yahoo ont été volés. L’un des hacks les plus notoires était le Parti national démocratique l’année dernière où les conséquences pourraient avoir coûté la présidence américaine à Hillary Clinton. Cela étant dit, nous sommes encore aux premiers stades de la découverte de cet événement. Dans un mois, les dégâts pourraient très bien éclipser les événements susmentionnés.

4. D’autres points à ajouter?

Cette attaque, fondée à 100% sur les utilisateurs de Microsoft Windows, aurait pu être évitée en éduquant les employés sur les dangers du phishing. Le mécanisme où Wana se propage après l’infection, la vulnérabilité de Microsoft Server Message Blocks (SMBv1) décrite dans la mise à jour de sécurité Microsoft MS17-010, peut être évitée en mettant en œuvre la mise à jour de sécurité. Il est très rare que la communication SMB soit utilisée dans l’espace Internet public, car elle est largement utilisée pour le partage de fichiers dans un sous-réseau. En conséquence, la seule manière réelle dans laquelle Wana, dans toutes ses variantes, entre dans un réseau est en ouvrant des pièces jointes malveillantes. Enfin, les dommages causés par ransomware peuvent absolument être minimisés en disposant d’un système de sauvegarde sécurisé et diligent pour toutes les données critiques en place. Une organisation devrait s’engager contre la perte catastrophique de données, de Ransomware ou de toute autre avenue potentielle, afin d’assurer l’intégrité de ses données.

Edutainment, new way of learning ?

Posted by Gilbert Azoulay on mai 15th, 2017 under Non classé  •  No Comments

À l’occasion de l’accord entre le moteur de recherche français Qwant et le groupe de média public canadien TFO, une conférence était organisée avec plusieurs acteurs du numérique éducatif. Parmi les échanges, on retient notamment l’intervention de Glenn O’Farrell, Président de TFO, qui a expliqué sa stratégie de développement pour faciliter un accès aux contenus éducatifs au plus grand nombre.

Dans un monde saturé d’images et d’informations, l’essentiel est de faire émerger les contenus et de donner l’envie aux usagers de revenir. « Car, en bout de piste, seule compte l’expérience utilisateur. Il est essentiel qu’ils reviennent sur nos plateformes », a insisté Glenn O’Farrell, Président de GroupeMédia TFO. « Nos services sont évalués à la lumière de la consommation de nos produits et de la réaction des usagers. C’est notre véritable baromètre ».

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Depuis quelques mois, TFO a donc changé sa méthode de production en s’inspirant des jeux vidéo. « Les studios traditionnels sont chers et finalement compliqués à faire évoluer. Nous avons donc opté pour des fonds verts avec de nouveaux algorithmes et des logiciels dynamiques ». De plusieurs dizaines de milliers de dollars pour produire un contenu, « nous sommes passés à quelques centaines dollars », raconte encore Glenn O’Farrell.

Divertissement intelligent

Une approche qualifiée d’edutainment qui incarne l’avenir selon les intervenants de cette table ronde qui s’est tenue le jeudi 11 mai, au Centre culturel canadien. Les contenus doivent être beaucoup plus riches et significativement plus engageants. Le mouvement était amorcé avec une plus grande gamification des apprentissages, via notamment les business games. « On parle désormais de divertissement intelligent », a commenté la représentante de l’Afinef.

Glenn O’Farrell considère en outre qu’aucune réponse n’est définitive dans l’offre de contenus. « Les disrupteurs seront disruptés », s’amuse-t-il. En clair, parler d’agilité dans l’offre est essentiel et obligation est faite de se réinventer très régulièrement.

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Le service qui l’emporte sur le contenu 

Autre point évoqué lors de cette table ronde : le modèle économique. Nicolas Turcat, du Groupe Caisse des Dépôts a apporté un éclairage particulièrement intéressant. « Il est devenu très compliqué de valoriser les contenus. Les investisseurs eux-mêmes considèrent qu’il est difficile de disposer d’une valorisation claire si l’on doit se placer dans une optique de revente. Aujourd’hui, c’est bien le service qui l’emporte sur le contenu » explique-t-il. Et de partager les observations tirées de l’observatoire des EdTech lancé par le groupe Caisse des Dépôts. « Sur les 242 projets [d’entreprise], 50 % concernent la production de contenus, le reste étant plutôt basé sur une approche de plateformisation. En clair, renforcer le service pour améliorer l’expérience client ». C’est bien cette notion de service payant qui assurera un modèle économique aux multiples projets qui émergent.

Aujourd’hui, TFO renforce son implantation avec l’accord stratégie signé avec Qwant Junior, qui favorise la diffusion de contenus éducatifs francophones.