Transformation digitale : les cinq impératifs

Posted by Gilbert Azoulay on octobre 16th, 2017 under Non classé  •  No Comments

Comment réussir votre transformation digitale grâce aux « cinq impératifs du changement permanent », par Nicolas Bariteau, Consultant formateur en stratégie de transformation digitale / Fondateur The ThinkLab.

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Pourquoi la transformation digitale est-elle épuisante pour de nombreuses entreprises ? Nos organisations doivent constamment s’adapter du fait des changements de la mondialisation, de ceux liés aux innovations technologiques, et d’un ensemble d’autres facteurs tels que l’apparition de nouveaux comportements et usages de consommation, mais aussi, et cela plus complexe, le dérèglement climatique qui entraînent des conflits armés et des migrations de population de plus en plus importants. Elles se retrouvent confrontées à un changement permanent qui demande de revoir la manière dont l’entreprise conduit son changement et fonctionnera après.

La transformation des entreprises est épuisante car les organisations les rendent plus dures.

Jim Hemerling, expert en changement organisationnel, a élaboré une théorie autour de cinq conditions qui permettent de conduire une « transformation permanente » comme il la désigne, qu’il a exposée lors d’une conférence TED intitulée « 5 ways to lead in an era of constant change ». Désigné comme cela, en effet, ce changement qui s’impose à tous paraît épuisant. Mais nous ne pouvons pas nous cacher comme un enfant se réfugie sous sa couette la nuit venue, car la première chose qu’apprend un enfant à ce moment là, c’est qu’il est capable d’affronter ses angoisses seul à condition de ne pas faire l’autruche. Pourquoi n’en serions-nous pas, nous adultes, capable ? Puisque nous ne pouvons pas nous cacher, nous devons nous poser deux questions. Pourquoi la transformation est-elle si épuisante ? Et comment la mener à bien ?

Il faut accepter que le changement est difficile en soi, car l’être humain résiste au changement, surtout lorsqu’il lui est imposé et à marche forcée. L’adaptation à un nouvel environnement demande nécessairement du temps, mais les dirigeants attendent souvent trop longtemps pour agir ce qui donne à la situation un caractère d’urgence, et conduit à un état de crise épuisant. Ils vont concentrer leurs efforts sur les résultats à court terme alors même que la mise en oeuvre d’une transformation digitale doit s’appuyer sur une stratégie, donc du long terme. La boucle n’est pas bouclée, l’incertitude et le manque de clarté s’installe au sein de l’organisation. Ou alors, n’ayant pas le courage de mener cette transformation, voire négligeant l’enjeu qu’elle représente, ils auront « une approche superficielle et ponctuelle en espèrant pouvoir revenir au quotidien dès que la crise sera terminée. »

Pour mener à bien une transformation digitale, il faut transformer la façon dont nous transformons les organisations.

Et si la transformation des organisations devenait stimulante plutôt qu’épuisante ?

Jim Hemerling pense qu’il faut pour cela se concentrer sur cinq impératifs stratégiques qui font passer les collaborateurs en priorité.

  • Inspirer les collaborateurs grâce à un objectif qui leur correspond. La plupart des transformations ont des buts financiers et opérationnels qui sont plus stimulants pour les dirigeants que pour les membres de l’organisation. Autrement dit, ces objectifs manquent de sens pour la majorité des gens. Il prend l’exemple de LEGO dont l’objectif est de permettre à des enfants de ressentir la joie de l’apprentissage par le jeu pour en faire les bâtisseurs de demain. Bien plus exaltant que celui de la croissance du chiffre d’affaire pour les employés.
  • Tout donner. Trop de transformations digitales d’entreprises se limitent à la réduction des ressources humaines, même si cela est parfois nécessaire, par réflexe protectionniste. Mais le repli sur soi n’a jamais fait avancer personne. Comme le dit Jim Hemerling, « vous devez perdre du poids pour courir un marathon. La perte de poids seule ne vous fera pas passer la ligne d’arrivée le premier. Pour gagner il faut tout donner. » Il faut s’appuyer sur des initiatives, des actions qui changeront la façon d’opérer de l’entreprise, et des investissements pour développer le leadership et le talent. La transformation digitale ne se limite à une adaptation, c’est un véritable reformatage du logiciel de l’organisation comme dirait un informaticien, une approche globale qui n’a de sens que si chaque collaborateur a les moyens d’y participer et de la mettre en œuvre.
  • Permettre aux gens ayant les capacités nécessaires de réussir durant la transformation et au-delà. Il faut donner aux employés les compétences et les outils dont ils ont besoin et que requiert la transformation. Cela peut passer par des formations et des ateliers pour développer les compétences, par le renforcement des comportements collaboratifs nécessaires à la transversalisation induite par le numérique, par l’acquisition d’outils et de matériels, etc. Bref, permettre aux employés de prendre un nouveau rôle, de devenir moteur de la transformation, plutôt que d’être dépassé par le changement.
  • Instiller une culture d’apprentissage permanent au sein de l’entreprise pour mobiliser le meilleur de chacun, en terme de compétence bien entendu, mais aussi pour favoriser la collaboration interpersonnelle et inter service si importante dans la culture numérique, ce qui permet de fluidifier la communication tout en augmentant la productivité.
  • Les dirigeants doivent développer un leadership inclusif plus que directif. Bien entendu, tout dirigeant doit pouvoir présenter clairement sa vision, définir un plan précis avec des étapes et des objectifs, et responsabiliser les gens par rapport aux résultats. Ëtre directif donc. Mais ils doivent associer les collaborateurs à la prise de décision, car la complexité du monde ne permet de s’appuyer sur les décisions d’un seul dirigeant, aussi brillant fut-il. Cette idée me rappelle une citation très juste de Simon Sinek dans son livre Commencer par Pourquoi. Comment les grands leaders nous inspirent à passer à l’action : « Il y a des dirigeants et il y a des leaders. Les dirigeants occupe une position de pouvoir ou d’influence. Les leaders nous inspirent. Qu’il s’agisse d’individus ou de sociétés, nous suivons les leaders non pas parce que nous y sommes obligés, nous les suivons pour nous-mêmes. » Nous trouvons des leaders aux différents niveaux d’une organisation, qu’ils soient managers ou non. Ces personnes sont capitales pour l’organisation en proie au changement pour mobiliser les forces vives, d’autant plus en période de crise.

En conclusion, je vous invite à réenvisager la manière dont votre entreprise réagit face à ce changement permanent. Non qu’il y ait une recette pour réussir une transformation digitale, mais ces impératifs fondés sur l’humain et la nécessité de leur conférer le pouvoir d’agir plutôt que de subir fait une véritable différence entre les transformations réussies et celles qui échouent.

 

Pas assez formés au digital ?

Posted by Gilbert Azoulay on octobre 16th, 2017 under News  •  No Comments

Plus de 2/3 des salariés souhaitent que leurs employeurs les forment davantage aux technologies numériques. Les salariés européens veulent en effet utiliser davantage les technologies numériques au travail mais reconnaissent manquer de connaissances pour être efficaces, selon une étude menée par Censuswide pour Ricoh Europe.

 

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Près de 40% des 3600 employés européens interrogés et 36% des répondants français, affirment que leur manque de connaissances les empêche d’utiliser les nouvelles technologies de manière efficace. Pour la France, 66% souhaitent que leurs employeurs accordent une plus grande importance aux formations. Ils sont seulement 33% à penser que leur entreprise investit assez pour les former.

Javier Diez-Aguirre, vice-président marketing d’entreprise, explique : « Nous constatons en Europe un fort engouement pour le numérique et son impact sur la productivité. L’intelligence artificielle et l’automatisation des tâches vont transformer notre façon de travailler, mais le manque de formation va réduire le rendement de manière considérable. Les entreprises doivent tenir compte de ceux qui vont utiliser les technologies numériques. Aucun investissement en infrastructure ou équipement ne sera utile si l’entreprise n’encourage pas ses employés à développer les compétences adaptées. »

34% des salariés européens et 40% en France, disent ne pas bénéficier des bons outils et équipements pour tirer parti des nouvelles technologies même les plus basiques, telles que Microsoft Office, une imprimante multifonction ou leur ordinateur ; et encore moins des technologies numériques comme l’automatisation de processus complexes!

Les différences de générations toujours plus marquées
64 % des salariés français pensent que leurs collègues les plus jeunes sont plus aptes à travailler avec de nouvelles technologies. Plus inquiétant, ils sont 33% à penser que cet avantage pourrait menacer leur travail dans un futur proche. C’est d’ailleurs la peur du changement qui est l’une des raisons invoquées par 25% des 45 ans et plus, pour expliquer la lenteur du déploiement des technologies numériques en entreprise.
Or, à chaque tranche d’âge, des besoins différents : les séniors (55 ans et plus) souhaitent pour 48% d’entre eux que les technologies numériques leur donnent un accès immédiat aux données nécessaires pour accomplir leur travail. Les jeunes (18-24 ans) souhaitent quant à eux que ces technologies facilitent le développement de l’esprit d’équipe (19%) et l’accès à leur manager (12%). Les 25-34 ans y voient une opportunité de télé-travailler plus facilement (44%).
Les 34-44 ans ont une approche pragmatique : les technologies numériques doivent éliminer les tâches répétitives (pour 42%) et permettre d’automatiser les tâches administratives (pour 39%).
Les 45-54 ans estiment de leur côté à 34% que ces technologies doivent faciliter l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée.

Diez-Aguirre ajoute : « Notre étude démontre que les salariés considèrent plutôt la technologie comme un moyen d’obtenir un travail de plus grande valeur. Cependant, il ne s’agit pas seulement de faire en sorte que les employés soient plus confiants pour utiliser une nouvelle technologie. Développer un environnement de travail numérique avec succès demande un ensemble de compétences et des besoins variés doivent être pris en considération. Il est essentiel de communiquer avec les employés à chaque étape. »

Plus d’informations sur : http://thoughtleadership.ricoh-europe.com/fr/empowering-digital-workplaces/?utm_source=corporate&utm_medium=banner&utm_campaign=edw

Transformation digitale, encore du travail…

Posted by Gilbert Azoulay on octobre 9th, 2017 under News  •  No Comments

Des salariés démunis face au digital et à l’offre de formation assez peu lisible (étude CESI)

 Les formations sont encore insuffisamment développées dans les entreprises. Les professionnels se forment aujourd’hui beaucoup par leurs propres moyens, grâce à leur entourage, à des blogs ou sites spécialisés et aux moocs. On peut constater que cette thématique n’est pas encore pilotée de manière collective au sein des entreprises, mais plutôt gérée individuellement.

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  • 85% des personnes des personnes interrogées déclarent suivre une formation sur les enjeux du numérique.
  • Mais l’o­ffre de formation n’est pas assez lisible car 60% des salariés déclarent se débrouiller seuls pour se former.
  • 42% des personnes interrogées se forment avec l’aide de leur entourage
  • 41% se forment grâce à des formations dispensées par leur entreprise
  • Le nombre moyen de formations suivies (1,8 sur 4 testées) confirme que les professionnels suivent à la fois des formations dispensées par l’entreprise si elles sont proposées et utilisent l’auto-formation (entourage, Moocs ou e-learning, blogs, etc.).
  • 53% des salariés déclarent que leur manager ne les soutient pas dans le développement de leurs compétences en matière de numérique.
  • Seul 1 actif sur 5 pense que son manager joue un rôle moteur en ce sens (20%).
  • La formation aux technologies numériques semble relever davantage d’une volonté individuelle, encore peu formalisée et encadrée par les entreprises, qui sont elles-mêmes dans l’apprentissage de la transformation digitale.
  • Dans un contexte où la plupart des entreprises cherchent encore à apprivoiser la transition numérique, 55% des managers interrogés n’ont pas su décrire la formation qui leur permettrait de se préparer aux enjeux du numérique. Ayant des difficultés à exprimer leurs propres attentes, on comprend que les managers ne soient pas encore prêts à répondre à celles de leurs collaborateurs en termes d’accompagnement.
  • 45% des managers interrogés se sont exprimés sur leur formation idéale et ont mis en avant les éléments de contenu suivants comme étant les plus importants : les outils collaboratifs et de partage, les évolutions du mode de management. En termes de modalités pédagogiques, ils ont mis en avant une formation empirique qui leur permet d’être acteur de leur formation et de faire un état des lieux. Ils souhaitent également une formation diplômante.

La transformation digitale, source d’opportunités pour les entreprises

 Les managers qui perçoivent le numérique comme facilitant leur travail se sentent plutôt bien accompagnés, alors que les collaborateurs qui perçoivent le numérique comme complexifi ant regrettent que leur manager ne les accompagne pas plus. Les managers semblent avoir perçu les attentes fortes de la part de leurs collaborateurs, mais ne semblent pas avoir encore trouvé les modalités de réponses. Il y a donc une nécessité de former les managers pour qu’ils jouent pleinement leur rôle d’accompagnateur auprès des collaborateurs.

  • 60% des managers partagent l’idée selon laquelle la transformation digitale rend leur métier plus facile, mais ils sont plus partagés sur les conséquences de cette transformation sur leur quantité de travail :
  • 44% des managers considèrent que la transformation digitale leur donne plus de travail
  • Alors que 37% a considèrent que la digitalisation de l’entreprise n’a pas d’impact sur leur quantité de travail
  • 45% des managers estiment que la révolution digitale renforce leur rôle
  • Les actifs n’exerçant pas de responsabilité d’encadrement sont 53% à affirmer que la transformation digitale rend leur métier plus complexe (53% contre 24% des managers).
  • 47% des actifs et 44% des managers considèrent que le digital augmente leur charge de travail. Une explication peut être trouvée dans le fait que 92% des personnes interrogées estiment qu’il est difficile de se déconnecter.
  • Malgré une charge de travail perçue comme plus importante, près de 8 répondants sur 10 perçoivent la transformation digitale comme une opportunité (78%) car elle permet d’accéder à une profusion d’informations en temps réel.
  • Un répondant sur cinq considère que la transformation digitale est une source de stress (20%), notamment les professionnels travaillant dans des entreprises de 5000 salariés ou plus (33%).
  • 69 % des répondants voient dans la transformation digitale un moyen de favoriser les échanges entre les di­fférents services de l’entreprise.

La transformation digitale en cours de structuration au sein des entreprises

  • Plus de la moitié des personnes interrogées n’a pas encore d’interlocuteur dédié au déploiement du digital au sein de l’entreprise (43%) ou n’en ont pas connaissance (14%).
  • Parmi les entreprises qui ont formalisé un poste de responsable de la transformation digitale (43%), ce dernier est le plus souvent un collaborateur de l’entreprise qui occupait d’autres fonctions auparavant (51%). Pour 4 entreprises sur 10, ce poste est occupé par un expert du digital qui a été recruté (40%).
  • Les managers se sentent inégalement accompagnés par leur direction pour faire face aux enjeux de la transformation digitale (41% se sentent « plutôt pas » ou « pas du tout » accompagnés).

Protection des données, suite.

Posted by Gilbert Azoulay on octobre 2nd, 2017 under News  •  No Comments

Voici une tribune publiée par la société SQOOL, qui propose des solutions numériques pour l’éducation. Une manière de rappeler que la protection des données est un enjeu majeur des années à venir.

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Ecole et numérique : l’enjeu des données personnelles. 83% des Français se déclarent mal informés sur la protection des données personnelles des élèves*

La rentrée scolaire 2017 voit l’accélération de la mise en place du Plan numérique pour l’éducation (PNE) destiné à faire entrer l’école de plain-pied dans le XXIème siècle. Une révolution qui concerne déjà 25% des élèves, en touchera 3,3 millions à l’horizon 2018 et soulève des enjeux peu et mal connus. Au cœur du débat, une question essentielle autour de la gestion et de la protection des données personnelles des enfants. Alors que Jean-Michel Blanquer place l’ambition de son ministère sous le signe de l’école de la confiance, SQOOL, solution d’e-éducation française, rappelle qu’un piler de cette école de la confiance réside dans la protection des données personnelles, un numérique de la confiance qu’il convient de défendre à l’heure où les Français s’interrogent.

Le PNE ou la création d’un environnement propice au déploiement du numérique à l’école

Alors que plus de 12 millions d’élèves ont fait leur rentrée, Jean-Michel Blanquer, le nouveau Ministre de l’Education nationale, a mis la priorité cette année sur l’acquisition des savoirs fondamentaux, au premier rang desquels, lire, écrire et calculer, piliers essentiels d’une éducation réussie.

Deux ans se sont écoulés depuis le lancement du PNE, un plan qui vise à équiper les collégiens de tablettes et à accompagner la transformation numérique de l’école en associant au déploiement des équipements la formation des enseignants, et le développement de nouvelles ressources pédagogiques. « Avec près d’un quart des collégiens équipés**, l’apport du numérique à l’école est de plus en plus tangible. On assiste tous les jours de nouvelles initiatives qui réinventent la pédagogie avec le numérique » soulève Jean-Yves Hepp, président-fondateur de UNOWHY, créateur de la solution SQOOL.

L’enjeu majeur de la protection des données des élèves

Un enjeu majeur né du numérique a, quant à lui, clairement été identifié : la protection des données personnelles des élèves. Un sujet qui préoccupe 83% des Français qui se déclarent mal informés sur la protection des données personnelles des élèves. Ils sont, par ailleurs, 62% à ne pas avoir confiance dans les mesures mises en place pour assurer la sécurité et la protection de ces données*.

« La protection des données personnelles est un pré-requis fondamental. C’est pourquoi, SQOOL a, dès sa conception, fait le choix d’une solution de stockage qui garantit l’hébergement des données en France. Nous avons choisi pour cela un partenaire référent, WorldLine, filiale d’Atos, le leader sur le marché du cloud sécurisé en conformité avec la réglementation française. », témoigne Jean-Yves Hepp.

L’Union Européenne, avec le RGPD (GDPR, ou General data protection regulation), s’est emparée du sujet et apporte une réponse sans ambiguïté. Elle impose un nouveau cadre réglementaire aux Etats membres et rend applicables des règles avec lesquelles les acteurs publics ou privés doivent se mettre en conformité avant mai 2018.

Les nouveautés de la réforme de la protection des données :

  1. Tenir à jour un registre de l’ensemble des traitements des données personnelles. Les sous-traitants en contact avec des données personnelles sont soumis à la même règle.
  2. Intégrer la notion de protection de la vie privée dès la conception d’un service ou d’un produit tout au long de la durée de vie des données personnelles, de leur collecte à leur suppression : « privacy by design ».
  3. Mettre en place le plus haut niveau de confidentialité par défaut : « privacy by default » qui contraint, d’une part, les acteurs à ne collecter que les informations strictement nécessaires à la finalité poursuivie, et d’autre part, à recueillir le consentement explicite des personnes concernées et détruire systématiquement les données une fois la finalité terminée.
  4. S’assurer que seuls les employés des acteurs publics ou privés gérant des données personnelles soient habilités à leur gestion et accès.

« Ce contexte réglementaire dicte une exigence supplémentaire aux acteurs du numérique, au premier rang desquels, ceux des EdTech qui traitent les données sensibles des élèves. Afin de susciter la confiance du numérique à l’école, collectivités locales et élus doivent faire le choix de solutions d’e-éducation conformes à cette réglementation » conclut Jean-Yves Hepp.

* source : Sondage IFOP pour SQOOL*- juin 2016.

** source : Ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

A propos de SQOOL

SQOOL est une solution numérique dédiée à l’éducation créée par la société française UNOWHY, qui associe tablette numérique, interfaces dédiées primaire et secondaire, accès à des ressources pédagogiques numériques, hébergement des données personnelles en Cloud sécurisé en France.Infographie – UNOWHY – SQOOL – PNE

 

Portrait d’usager du numérique

Posted by Gilbert Azoulay on septembre 25th, 2017 under News  •  No Comments

Le numérique facilite l’accès à l’information et simplifie les démarches quotidiennes, mais rend plus difficile la protection de la vie privée et génère un certain niveau de dépendance. Voici un sondage réalisé par la Chaire d’économie numérique avec Médiamétrie avec pour but de connaitre les attitudes et les comportements des internautes dans leur vie professionnelle face au numérique. Les mots qui sont principalement associés au numérique sont les suivants : rapidité (61%), communication (57%), information (49%), avenir (43%), et efficacité (41%). Ainsi les internautes estiment que le numérique a un impact positif dans leur travail, même si certains, mais ils ne sont qu’une minorité, estiment que le numérique est une source d’anxiété (6%), de menace (18%), ou d’isolement (18%).

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Dans leur majorité, les français sondés estiment qu’ils maîtrisent très bien ou plutôt bien (54%) les outils numériques auxquels, on peut ajouter 34 % qui pensent les maîtriser à peu près. Le nombre d’analphabètes dans l’utilisation du numérique n’est que de 10%.
Un très grand nombre de secteurs sont, pour les internautes, concernés par les outils numériques. Cela va des médias et de la communication, à la banque et à la finance en passant par les jeux vidéo, le médical, le paramédical, l’électronique, l’aéronautique et le ferroviaire, l’automobile et le tourisme.  Démontrant ainsi qu’aux yeux des internautes le numérique se rencontre à présent dans la quasi-totalité des activités économiques.
Pour les internautes, le numérique a tout à la fois des impacts positifs et négatifs sur la vie professionnelle. Pour 70% le positif c’est la facilité d’accès à l’information et sa rapidité et pour 57% la simplification des démarches quotidiennes, mais il y a aussi un envers du décor, pour les internautes les outils numériques ont principalement trois types d’impact négatifs : la difficulté à protéger la vie privée (64%), la dépendance (48%) et la réduction des relations sociales (45%).

Dans ce nouvel environnement où le numérique tient une place très importante, 73% avouent qu’ils n’ont pas été formés à ces nouveaux outils au cours des deux dernières années. Chez les 27% qui disent avoir été formés, ils l’ont été de manière très disparate, par la pratique (27%), au sein d’une formation dans l’entreprise (18%), en s’appuyant sur des tutoriels sur Internet (14%) et à l’école ou à l’université (seulement 10%). Les internautes ayant suivi une formation se sont, pour 52% d’entre eux, rendus compte des possibilités offertes par ces nouveaux outils, pour 14% cela les a rassurés mais pour 28% cela n’a rien changé.
Dans le domaine particulièrement important de la recherche d’emplois, les internautes à 59% estiment que le numérique vient largement compléter les supports classiques, il faut noter 19% d’entre eux qui utilisent pour leur recherche d’emploi uniquement le numérique, la plupart utilisent un mix numérique-classique et pour 4% seulement pas du tout de numérique.
Une très large majorité 73% des internautes sont tout à fait ou plutôt d’accord pour estimer que le numérique contribue à l’essor de la création d’entreprise.
D’une manière générale, les personnes interrogées estiment que le numérique envahit littéralement la vie professionnelle, 83% des internautes disent qu’ils utilisent les outils numériques tous les jours et 46% disent même qu’ils les utilisent toute la journée, seuls 10% ne les utilisent jamais.
Quoiqu’il en soit, la maîtrise des outils numériques est pour 79% des internautes tout à fait ou plutôt indispensable et 73% considèrent que le numérique a un impact important sur leur activité professionnelle.
Comme on peut le constater à travers ces chiffres, les outils numériques sont au cœur de l’activité professionnelle dans tous les secteurs et ce n’est sans doute qu’un début. C’est pourquoi, la formation en ce domaine est une nécessité pour éviter l’exclusion et pour favoriser le dynamisme.

 Totalité des résultats du Baromètre.
Cette nouvelle publication du Baromètre de l’économie numérique s’appuie sur une étude réalisée sur Internet (CAWI) via le dispositif Médiafit. Étude réalisée du 22 au 28 juin 2016 (1032 internautes âgés de 15 ans et plus).

 

Transformation digitale… encore et toujours

Posted by Gilbert Azoulay on septembre 18th, 2017 under News  •  No Comments

Voici une tribune de Robert BENTZ, Directeur adjoint de FWA, propose une lecture de la transformation numérique dans les organisations. Son approche dans cet article intitulé « Transformation digitale : Oiseau ou avion ? » a le mérite de rappeler quelques éléments de base.

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Pour voler vraiment, l’homme a arrêté d’imiter les oiseaux ! S’il n’y avait pas eu quelques fous pour sortir du cadre, nous aurions des compagnies aériennes qui ressembleraient peut-être à Albatros Airlines (Bernard & Bianca), et nous verrions l’A380 courir sur la piste en battant des ailes !? La « transformation numérique des entreprises » relève strictement de ce paradigme. Les entreprises doivent définir ou redéfinir leur vocation, leur but, et surtout les moyens de l’atteindre. L’entreprise doit rechercher sans cesse à se renouveler et travailler en faisant pratiquement table rase de l’existant des processus, des méthodes, et ne surtout pas s’encombrer avec les usages et la tradition. C’est de ce constat que peuvent naître des logiques, des moyens, des solutions pour atteindre les objectifs de l’entreprise, en utilisant des voies qui sortent de l’ordinaire.

A ce jour, Uber répond à l’objectif de transporter individuellement des personnes. Les solutions développées pour satisfaire cet objectif sont basées sur les technologies et moyens disponibles . Dans une moindre mesure les VTC et les « taxis moto » satisfont le même objectif avec un modèle qui reste assez proche du taxi traditionnel. Indépendamment des conflits que l’arrivée d’Uber suscite, il est pertinent de se poser la question : « Pourquoi les taxis n’ont pas fait eux même, ce qu’a proposé Uber ? ».

Les exemples de cette nature sont foison, et les entreprises aujourd’hui ont parfaitement compris que si elles voulaient être dans la course, il fallait « bouger » sous peine d’éventuellement disparaître par l’arrivée de concurrents non identifiés comme tel et déployant une offre plus moderne. Un tout autre exemple, les constructeurs automobiles établis depuis des décennies voient arriver les voitures électriques et voiture sans chauffeur. Globalement l’industrie classique a bien réagi avec les véhicules hybrides et aussi l’automatisation de la conduite. Mais la surprise le plus étonnant reste celle des « pure players » comme Tesla pour la voiture électrique ou une branche d’Alphabet pour la voiture autonome.

Nous sommes confrontés au fait que les nouveaux industriels n’assurent pas une transition, ils innovent sans préserver le passé. Leur recherche se fait sur terrain vierge, l’expérience du passé ne les encombre pas et c’est un avantage concurrentiel certain. Les entreprises doivent « sortir du cadre », et ne plus hésiter à faire appel à des ressources extérieures, sans leur vécu, qui est un handicap au mouvement. La transition numérique est plus clairement définie par la disruption que la transition. La disruption, n’est pas une rupture, ni une transition, c’est une solution qui satisfait le même objectif, mais par des moyens différents, et innovants. Alors il est impératif que les entreprises arrêtent de battre des ailes et de courir sur la piste, elles doivent impérativement avancer pour « faire autrement », et se prémunir des nouveaux arrivants qui ne manqueront pas d’inventer l’aile fixe, montée sur des roues et animée par un moteur à hélice.

 

FWA est une Entreprise de Services Numériques (ESN), créée en 2005. 

Numérique : expérience utilisateur d’abord

Posted by Gilbert Azoulay on septembre 11th, 2017 under News  •  No Comments

On parle d’ENT ou de LMS voire de plate-forme pédagogique.  Alain Ecuvillon, directeur Général d’itslearning, décrypte pour nous les usages et les besoins en matière d’espaces numériques de travail.

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Le terme ENT est utilisé depuis longtemps. N’appartient-il pas au passé ?

Pas vraiment car on ne sait pas ce que l’on met derrière ce terme. Un ENT doit être tout d’abord conforme aux directives du Ministère et offrir des usages larges ainsi qu’une sécurité des données élevée. Dans ce cadre, le concept d’ENT n’est pas dépassé. Il faudrait peut-être que les systèmes intègrent rapidement encore plus de fonctions et soient beaucoup plus ouverts.

Les directives ministérielles sont trop limitatives ?

Collaboratif, communication, échanges, ouverture aux autres solutions existantes, etc. Ce sont des éléments fondamentaux. Or, trop d’espaces numériques ouverts aux élèves proposent des fonctions limitées et en réalité ne méritent pas l’appellation ENT.

Cela concerne essentiellement le scolaire. Votre diagnostic est le même dans le supérieur ?

Très clairement on ne parle pas d’ENT dans le supérieur. Même si le dernier appel d’offre des les centres de formation des CCI était basé sur la fourniture d’un ENT, on parle plutôt de LMS ou plate-forme d’apprentissage pour les universités ou les grandes écoles. A ce jour, tous les établissements sont équipés mais je constate que les usages sont plutôt faibles.

Les français sont en retard ?

Indéniablement, le numérique pédagogique a un impact fort sur les résultats des étudiants mais aussi sur les performances des institutions. Au niveau mondial, les meilleures universités ont pris le virage digital depuis longtemps. Et pourtant, chez nous, les professeurs sont très ouverts et sensibles au numérique. Ce n’est pas qu’une affaire d’argent car les solutions ne coûtent pas très cher. Nous pourrions rapidement nous mettre au niveau.

Vous dites que le numérique réduit les inégalités. Pourquoi et comment ?

Le point fort du digital est que cela aide les enseignants à travailler en individualisation pour ne laisser personne sur le côté. On peut donc travailler de manière différenciée avec un suivi plus intense. Grâce aux nouveaux outils l’élève et le prof sont connectés. Ils peuvent en plus intégrer dans la boucle un tiers (expert, mentor, parent) et communiquer simplement. Dans le supérieur cela est évident mais dans le secondaire les blocages sont flagrants.

Cela impose de changer le métier d’enseignant. Est-ce « Le » point de blocage ?

Nous irions beaucoup plus vite si l’on mettait en place une stratégie d’accompagnement du changement dans les académies et dans les établissements du supérieur. Comment faire monter les usages ? C’est le défi aujourd’hui.

Vous évoquez l’expérience utilisateur, comme dans la grande consommation. Les usages sont identiques ?

Le sujet est de rendre le service promis avec un minimum d’efforts ou de risques d’incompréhension. Dès l’entrée dans un espace numérique, il est indispensable de mettre en place une politique de prise en main claire. En se souciant de l’expérience utilisateur, l’évaluation des usagers est importante, mais aussi ses idées pour améliorer l’outil. Et cela implique de changer d’état d’esprit. Et notamment d’assurer un feed-back rapide à chaque usager.

Votre approche consiste aussi à revendiquer l’usage des tablettes mais aussi des mobiles. Le Ministère vient pourtant de publier une directive interdisant son utilisation dans les classes. C’est une erreur ?

Il est fou de constater qu’on interdit encore le smarphone dans les classes pour des usages pédagogiques. L’outil est hyperpuissant et répond à toutes les contraintes que nous imposent les nouveaux comportements. Je conviens également qu’il faut un certain encadrement, mais au fond ce n’est pas le plus grand problème.

 

A propos

Société Norvégienne créée il y a 19 ans à  l’Université de Bergen en Norvège, it’s learning est un éditeur d’ENT pour les établissements primaires, secondaires et supérieurs. Sa Plateforme pédagogique  est utilisée par 7 millions de personnes dans le monde et 15 000 classes françaises.

 

Protection des données : Are You Ready ?

Posted by Gilbert Azoulay on septembre 4th, 2017 under News  •  No Comments

On en parle finalement assez peu mais la protection des données est un sujet pour les organisation publiques et privées. A elles de se préparer pour éviter les fuites de données suite à des attaques (Yahoo, Sony, TalkTalk, etc.), ou des manipulations de grandes entités comme les GAFA (Google, Apple, Facebook et Amazon). Mathieu Pierard, Security Product Manager, Exclusive Networks nous fait partager son analyse à quelques mois de la nouvelle législation qui entrera en vigueur au premier semestre 2018, au travers de cette tribune intitulée : « RGPD : êtes-vous prêt ? ».

Votée le 27 avril 2016, la RGPD – Règlement général sur la protection des données – entrera en vigueur le 25 mai 2018. La réglementation laisse ainsi un peu plus de deux ans aux entreprises pour se mettre en conformité et adopter de bonnes pratiques en termes de sécurité informatique et de protection des données personnelles. Pour des organisations qui n’ont pas l’habitude de faire de la sécurité par défaut une priorité, la RGPD impose un chantier qui peut être colossal. À moins d’un an de l’échéance, les entreprises françaises sont à la traîne.

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RGPD : la sécurité au premier plan

Aujourd’hui, chaque pays a sa propre législation plus ou moins stricte sur l’utilisation des données personnelles. Avec la multiplication des fuites de données suite à des attaques (Yahoo, Sony, TalkTalk, etc.), ou des manipulations de grandes entités comme les GAFA (Google, Apple, Facebook et Amazon), la nécessité d’agir est globale. C’est tout l’intérêt de la RGPD, la première mesure supranationale qui régule l’utilisation des données personnelles pour les entreprises et les institutions privées ou publiques. Visant à homogénéiser la réglementation déjà existante, la RGPD sera appliquée de façon systématique aux 28 membres de l’union Européenne, sans mesure « à la carte ».

La réglementation impose de nombreuses contraintes pour les entreprises. En effet, la RGPD encadre l’utilisation des données personnelles et redonne le pouvoir au consommateur en lui offrant le droit d’accéder aux informations qui le concernent, le droit à l’oubli, le droit à la portabilité et un droit d’opposition. Des mesures d’autant plus importantes que les données sont utilisées par les entreprises dans le cadre d’une relation commerciale ou d’une démarche marketing. La RGPD restitue ainsi la propriété des données aux citoyens, et non plus aux entreprises.

Néanmoins, au-delà de ces deux axes majeurs, la RGPD vient surtout placer la sécurité informatique au centre des préoccupations des entreprises. Alors qu’elle a toujours été appréhendée comme une contrainte pour les comités directeurs, ces derniers n’ont désormais plus d’autre choix que de l’intégrer par défaut à chaque projet – une règle de bon sens s’il en est. Le coût humain et technique de cette sécurité, les process qu’elle impose, les nouveaux outils et les formations qu’elle nécessite rendent la RGPD impopulaire auprès des entreprises. Néanmoins, celles-ci gagneront à investir dans ce profond changement sur le long terme.

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Qui est concerné et que risquez-vous ?

Cette nouvelle réglementation s’adresse aux organismes publics et privés qui traitent, manipulent, gèrent ou stockent des données personnelles des citoyens européens. D’une part, elle a vocation à renforcer la législation en matière de protection des données personnelles et, d’autre part, à l’harmoniser au sein de l’Union Européenne. Il s’agit également, à l’heure où le numérique et la mobilité explosent, de protéger les individus contre la manipulation potentiellement malveillante de leurs données.

De fait, le 25 mai 2018, toute organisation manipulant des données à caractère personnel de résidents ou citoyens de l’Union Européenne devra s’être conformée à cette réglementation qui s’inscrit dans la programme de « Marché unique numérique ». De quoi faire plier, entre autres, Google et Amazon ? Il vaudrait mieux. En effet, en cas de non-respect de la réglementation, la RGPD prévoit une sanction dont le montant pourrait culminer jusqu’à 4 % du chiffre d’affaires annuel ou 20 millions d’euros, le chiffre le plus élevé étant retenu.

RGPD : 2 priorités pour l’échéance mai 2018

La mise en place de mesures visant à se conformer à la RGPD est un chantier chronophage et onéreux pour les entreprises. Néanmoins, si le coût de la mise en œuvre de ces changements nécessaires sont élevés, ils permettent d’améliorer la gestion des données internes et externes, d’alléger les bases de données et de parfaire la documentation. Un investissement qui devrait pousser les entreprises réfractaires à gagner en efficacité et en productivité.

Pour s’assurer d’être prêt le jour J, deux priorités sont à respecter. D’une part, un nouveau profil exigé par la réglementation doit être créé. Un Délégué à la Protection des Données (DPO) devra ainsi veiller à la bonne application de la RGPD dans l’entreprise, en reportant directement au comité directif.

D’autre part, les entreprises qui ne l’ont pas encore fait doivent sans tarder réaliser un audit d’impact sur la protection des données, afin de faire un état des lieux de leur sécurité. Où sont stockées les données manipulées ? Quels process mettre en place pour les sécuriser ? Comment intégrer la sécurité par défaut à l’ensemble des projets ? Voilà les questions qu’il devient désormais urgent de se poser avant de se lancer dans cette grande transformation dont les étapes varient selon les entreprises, leurs besoins et leurs activités.

L’échéance est très proche. Les changements chronophages exigés par la réglementation RGPD devront désormais être actés dans moins d’un an : il est temps, pour les entreprises, de dépasser la phase d’évaluation d’exposition aux risques et d’activer progressivement ces nouveaux process pour éviter toute pénalisation dès le 25 mai 2018. Compte-tenu de l’importance des enjeux et des sanctions en cas de non-respect de la réglementation, les entreprises, notamment celles qui traitent un important volume de données à caractère personnel, ont tout intérêt à bien s’entourer pour faire de la sécurité LA priorité.

Intelligence Artificielle, vision réelle

Posted by Gilbert Azoulay on août 28th, 2017 under News  •  1 Comment

Au moment où une centaine de responsables d’entreprises de robotique ou spécialisées dans l’intelligence artificielle s’exprime aux côté du milliardaire Elon Musk pour mettre en garde contre les dangers des armes autonomes, surnommées «robots tueurs», voici un papier publié cet été par le Dr Joseph Reger, CTO, Fujitsu EMEIA. Intitulée  « L’Intelligence Artificielle se développe à un rythme particulièrement soutenu et les entreprises ne peuvent plus ignorer son existence », cette tribune revient sur les avantages de cette avancée technologiques. Rassurons nous donc un peu en découvrant les atouts du phénomène, sans en ignorer les dangers associés toutefois…

Fujitsu Technology Solutions

Les discussions sur l’Intelligence Artificielle (IA) sont de plus en plus fréquentes et cette tendance est amenée à se poursuivre. Les entreprises commencent à entrevoir tous les champs d’applications de l’IA. Parallèlement, plusieurs rapports tendent à instiller la peur, laissant penser que l’Intelligence Artificielle volera bientôt le travail des êtres humains. Son expansion et ses multiples applications n’est plus un secret. Par exemple, la police de Durham, au Royaume-Uni, expérimente actuellement un système d’IA permettant de classifier les suspects par niveau de risque faible/moyen/important et d’ajuster leur sentence en conséquence. Tout comme l’IA, l’automatisation et le machine learning repoussent les limites dans tous les secteurs. Les entreprises doivent désormais réaliser que cette évolution technologique constitue une force.

L’Intelligence Artificielle va bouleverser le monde de l’entreprise, mais son apport est clairement positif

C’est une réalité : l’Intelligence Artificielle va bouleverser la manière dont les entreprises travaillent. Mais ces dernières doivent accueillir ce changement avec optimisme et positivisme. PwC a réalisé une étude montrant que l’IA devrait améliorer considérablement la productivité des entreprises. Grâce à l’IA, le PIB mondial devrait croitre de 15,7 milliards de milliards de dollars, soit +14% de 2016 à 2030.

Plus l’Intelligence Artificielle sera intégrée aux process quotidiens, plus ses bénéfices seront évidents. L’automatisation de tâches simples va permettre aux employés de consacrer plus de temps à des tâches de plus en plus complexes.

Dans la mesure où les entreprises cherchent à investir dans l’Intelligence Artificielle, cette technologie devrait être amenée à évoluer rapidement. Il sera difficile, voire même impossible, de garder le cap face aux innovations proposées. Les cadres dirigeants devront rester focalisés sur leur activité et déterminer de quelle manière l’Intelligence Artificielle peut, de manière spécifique, aider leur organisation.

 Ce que l’IA peut vous apporter dès maintenant… et les progrès à venir

 Le champ d’applications de l’IA est très large et cette technologie se développe à un rythme plus rapide que le monde des affaires ne l’avait prédit. Qu’il s’agisse de trier des informations, ou d’automatiser des process industriels, les possibilités sont assez nombreuses pour que les entreprises investissent sans attendre.

L’Intelligence Artificielle se développe à un rythme significatif. Toutefois, nous en sommes encore aux balbutiements et les entreprises doivent avoir conscience que, pour tirer tout le potentiel de l’IA, des développements technologiques seront nécessaires.

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Pourquoi les entreprises doivent penser à l’intelligence artificielle dès maintenant

Le futur approche à grands pas et les entreprises ne peuvent désormais plus ignorer l’Intelligence Artificielle. C’est aussi simple que cela. L’IA obligera sans cesse les entreprises à se réorganiser, quel que soit le secteur. Il est crucial que les entreprises se penchent sur la question sans attendre. Elles doivent devenir matures sur le plan digital dès maintenant, car elles ne pourront tirer profit de l’IA que si elles ont déjà accompli ces progrès préalables.

La mise en place de process plus intelligents, faisant appel à l’Intelligence Artificielle, constituera un moteur pour les entreprises. Elle libérera les employés des tâches répétitives pour leur permettre de se consacrer à des missions plus intelligentes, plus complexes. Le personnel hautement qualifié constitue la colonne vertébrale d’une entreprise et doit consacrer le moins de temps possible aux activités répétitives et chronophages. Les systèmes d’IA peuvent venir à bout de ces tâches plus rapidement, et avec plus de précision. L’IA doit devenir un véritable membre de l’équipe et permettre aux autres membres de se focaliser sur des activités plus spécialisées.

Les bénéfices potentiels sur le plan financier sont évidents. L’Intelligence Artificielle ne permettra pas seulement de gagner du temps, elle permettra aussi de décupler les potentialités des entreprises. En améliorant la qualité de vie et la satisfaction au travail des employés, l’IA permettra à ces derniers d’être plus productif et de se focaliser sur l’innovation.

Pour prospérer, les entreprises doivent se préparer à l’Intelligence Artificielle dès maintenant. Le personnel doit être formé en conséquence, des investissements doivent être réalisés et une collaboration rapprochée avec des experts doit être initiée. Les entreprises devront impérativement comprendre comment, où et pourquoi faire appel à l’IA. L’Intelligence Artificielle n’a rien d’une technologie clé-en-main. Elle requiert des spécialistes compétents, à la fois en Intelligence Artificielle et dans le champ d’activité propre à l’entreprise.

Le rôle de l’Intelligence Artificielle est bien trop important pour être ignoré

L’IA et l’automatisation sont trop fréquemment perçues négativement par les entreprises. Pourtant, elles doivent permettre de libérer les employés de tâches ennuyeuses, répétitives et chronophages. Ces derniers doivent ainsi pouvoir consacrer davantage de temps à leurs missions les plus importantes. Aucun doute : l’automatisation des tâches va se généraliser et, avec une préparation adéquate, les équipes seront en mesure de se consacrer à des problèmes plus complexes.

Les entreprises devront s’adapter et accueillir au mieux les évolutions digitales, afin d’embarquer pour un avenir qui reposera presque entièrement sur la technologie. Toutefois, un débat sociétal est nécessaire : il doit porter sur les conséquences de l’expansion à grande échelle de l’IA et doit fournir un cadre définissant les règles d’application de cette technologie. Une sensibilisation sera nécessaire à tous les niveaux. Des formations seront nécessaires pour permettre au personnel de s’adapter. Enfin, il sera essentiel de s’assurer que le bénéfice de l’IA ne concernera pas seulement les entreprises mais la société dans son ensemble.

L’Intelligence Artificielle se développe à un rythme rapide et les bénéfices qu’elle peut apporter sont clairs. Toutefois, si vous échouez à vous préparer au changement, vous échouerez à en tirer profit.

Génération Y or not ?

Posted by Gilbert Azoulay on juillet 17th, 2017 under News  •  No Comments

« La génération Y, une relation plus compliquée qu’il n’y parait avec le digital », c’est ce qui ressort d’une étude publiée par Deloitte au sujet des millennials ou encore digital natives. Histoire de se remettre à niveau sur cette génération qui a généré beaucoup de littérature, voici quelques chiffres et tendances (Etude Deloitte sur les digital natives français, juillet 2017).

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Appelée Génération Y, millennials ou encore digital natives, la génération de ceux qui sont nés entre les années 1980 et 2000 est la plus importante depuis celle des baby-boomers. Qui sont ces 18-35 ans, les représentants de cette fameuse « Génération Y » ? Deloitte dévoile, pour la première fois, une étude sur les comportements de consommation de cette génération dont le rapport au digital et aux outils numériques est bien plus complexe qu’il n’y parait.

  • 95% des millénials utilisent leur smartphone pour commander un taxi et 80% ont recours à une application VTC plutôt qu’à une application de taxis traditionnels
  • 97% se rendent sur Internet pour acheter un billet de train et 30% passent par une application mobile
  • 60% préfèrent téléphoner pour faire une réservation au restaurant plutôt que d’avoir recours à des outils digitaux
  • 60% recherchent un hôtel sur leur ordinateur plutôt que sur leur smartphone
  • 80% estiment que les prix des billets de concerts sont trop élevés et ils sont 75% à préférer les livres imprimés
  • 71% téléphonent pour prendre un rendez-vous médical alors qu’ils sont 30% à utiliser Doctolib.fr, le service de prise de rendez-vous en ligne ; ils sont 23% à consulter un médecin en ligne
  • 15% des 18-35 ans envisagent de changer de banque uniquement pour obtenir une meilleure application mobile

La Génération Y est multicanale

L’étude constate que les comportements de consommation de la Génération Y française sont similaires à ceux des jeunes des pays développés, quel que soit leur âge, leur sexe ou leur pays d’origine. La différence la plus notable concerne le choix entre ordinateur et téléphone portable : si les Français âgés de 18-24 ans utilisent leurs ordinateurs pour la plupart de leurs activités (pour des raisons de sécurité et d’écrans plus larges), les 25-35 ans ont plutôt tendance à avoir principalement recours à leur smartphone.

La Génération Y est digitale avant tout (60% de leurs activités se déroulent via le numérique), mais elle n’est pas que digitale : en fonction de ses besoins, elle utilise un ordinateur ou un appareil mobile, se rend en magasin physique et dans une moindre mesure passe des appels téléphoniques classiques. L’ordinateur est le premier canal devant le mobile pour la recherche sur Internet, le shopping, les achats et pour effectuer des opérations bancaires. Le mélange d’utilisation des canaux varie, mais aucune des  personnes interrogées ne consomme uniquement via un smartphone ou un ordinateur. Il est donc faux de penser qu’il faut s’adresser aux millennials seulement par le biais du digital pour interagir avec eux.

Les habitudes de consommation de la Génération Y

Pour tout ce qui concerne les services financiers, la Génération Y a tendance à utiliser son téléphone portable pour les transactions les plus simples et les plus basiques ; plus l’opération devient complexe, plus elle a recours à son ordinateur… jusqu’à un certain point. En effet pour d’autres types d’opérations, encore plus complexes, le téléphone ou les rencontres physiques sont privilégiés. C’est notamment le cas pour les prêts où ils sont 80% à ne pas souhaiter effectuer leur demande via une application dédiée ou via une interaction digitale.

Dans le domaine de l’économie du partage, c’est le mobile et les applications de covoiturage qui dominent : les millennials sont 95% à utiliser leur smartphone pour commander un taxi et ils sont 80% à avoir recours à une application d’un VTC plutôt qu’à celle de taxis traditionnels. Des applications liées à d’autres services collaboratifs vont sûrement s’imposer à l’avenir mais pour l’instant, les 18-35 ans qui se servent de services de covoiturage fréquentent encore des hôtels alors que des solutions proposées par l’économie collaborative existent. Ils sont ainsi 75% à utiliser les services d’Airbnb mais que de manière occasionnelle car ils restent attachés aux hôtels traditionnels.

« Pour répondre aux attentes de la Génération Y, les entreprises doivent être présentes sur un maximum de canaux : application mobile, site web, téléphone et lieu physique. Certaines habitudes de consommation des 18-35 ans d’aujourd’hui vont évoluer avec les années. D’autres comportements quant à eux perdureront dans le temps. Comme il est souvent impossible de définir si un comportement est dû à l’âge ou à des effets de groupes, chaque entreprise devra donc analyser cette Génération Y et s’adapter à leurs attentes. » précise Duncan Stewart, Directeur de la recherche TMT Deloitte.