Menace sur la cybersécurité ?

Posted by Gilbert Azoulay on avril 17th, 2017 under Non classé  •  No Comments

Dans une tribune intitulée « POURQUOI L’ACCUMULATION DES DONNÉES MENACE LA CYBERSÉCURITÉ » , par John Newton, CEO d’Alfresco, nous revenons sur le phénomènes des datas et les problèmes qu’elles engendrent. Devant nous des défis gigantesques à relever aussi bien pour le stockage que la sécurité.
JohnNewton_Alfresco
La prolifération des données et la croissance exponentielle du contenu stocké en local, dans le cloud ou dans des solutions non intégrées, constituent un défi pour les entreprises en termes de conformité et de sécurité. Et l’estimation selon laquelle 80 % des contenus stockés par l’entreprise sont non structurés complique davantage la situation. Le manque de connaissances sur la manière de bien gérer les données et la réticence à supprimer du contenu conduisent à une « accumulation des données ». Les entreprises ne savent plus de quel contenu elles disposent et quels éléments ont de la valeur. En termes de gestion et de gouvernance règne une grande confusion.

Les contenus éparpillés, quel que soit l’emplacement où ils sont stockés, posent un risque majeur. La plupart des entreprises ignorent quelles sont les données sensibles et n’appliquent pas de mesures adéquates pour se protéger d’éventuelles cyberattaques. Quelle que soit la technologie de sécurité utilisée pour protéger les données, elle ne peut être efficace que si les contenus ayant de la valeur ont été clairement identifiés. Pour cette raison, le classement du contenu en catégories va de pair avec la mise en place de processus de sécurité pour identifier, archiver et éventuellement crypter les données afin de garantir leur sécurité, tant derrière le pare-feu qu’en dehors.

Si les entreprises ne font pas l’effort de penser différemment et d’adopter une nouvelle approche pragmatique de la sécurité, les failles vont peu à peu devenir la « nouvelle norme » et les entreprises devront en gérer les conséquences et l’impact sur leur réputation. Chaque entreprise est désormais confrontée à une double nécessité : rendre l’information accessible instantanément tout en se prémunissant contre les attaques malveillantes.

À l’ère du numérique, si l’entreprise veut contrôler la prolifération des données, elle doit savoir les gérer efficacement, afin de les utiliser pour prendre des décisions éclairées et mettre en place des processus qui rationalisent le flux des informations et améliorent l’expérience utilisateur. Le contenu doit être correctement identifié, classé en catégories et supprimé (lorsque c’est nécessaire) pour endiguer la prolifération des données. Ces décisions doivent faire l’objet d’une concertation entre hauts dirigeants et DSI. Elles ne peuvent pas être prises sans une approche cohésive des deux parties. L’exploitation d’une faille de sécurité peut avoir des répercussions financières et des conséquences sur la réputation de la marque sur le long terme ; cette approche collaborative en interne doit donc être une priorité et une responsabilité partagée.

Les entreprises à la recherche d’une solution au problème de l’accumulation des données doivent également prendre en compte l’utilisateur final et mettre en place des processus qui lui permettent d’accéder au contenu dont il a besoin, au moment où il en a besoin, pour garantir la fluidité du workflow. La solution envisagée doit également permettre la collaboration pour faciliter l’innovation et accroître l’efficacité. C’est en mettant en place des processus qui tiennent compte des attentes des utilisateurs que l’on s’assure qu’ils seront plébiscités. Des processus bien suivis permettent à leur tour de rationaliser et de sécuriser les données.

Pour répondre aux enjeux auxquels les entreprises sont confrontées, une plateforme adaptée à leurs besoins doit être privilégiée, plutôt qu’un outil conçu pour fournir une flexibilité immédiate mais qui doit sans cesse être mis à jour. Les plateformes open source, avec des milliers de « white hats » qui peuvent aider à contre les « black hats », aident les entreprises à protéger leur ressource la plus précieuse : la propriété intellectuelle. De par leur nature, les systèmes ouverts et transparents sont suffisamment robustes pour prévenir les failles de sécurité. Pour chaque solution ponctuelle de cryptage ou de gestion de mots de passe mise en place par l’entreprise, des centaines de hackers potentiels (dont bon nombre d’acteurs institutionnels) déploient leurs efforts pour tenter de compromettre ces mesures de sécurité. Les entreprises doivent se montrer plus intelligentes pour garder une longueur d’avance ; dans le cas contraire, elles seront continuellement victimes de nouvelles failles de sécurité.

Le déluge d’informations ne montre à ce jour aucun signe d’affaiblissement. Gérer et extraire des informations utiles des données qui s’accumulent en silos reste un défi : non seulement les données vont perdre de la valeur, mais elles entraveront les décisions et décupleront les risques. Faire le choix d’une approche ouverte et d’un système de gestion du contenu permettra d’identifier, de classer en catégories, d’organiser et de gouverner le contenu, tout au long de son cycle de vie. C’est la condition pour garantir plus de flexibilité, des prises de décision éclairées et une réduction des risques liés à l’accumulation des données.

À propos d’Alfresco :
Alfresco développe des solutions de gestion de contenu d’entreprise (ECM), basées sur des standards ouverts et une technologie open source. La plateforme gère plus de 7 milliards de documents pour 11 millions d’utilisateurs dans le monde. Infos : www.alfresco.com/fr.

Enseignement à distance, révélateur de talents?

Posted by Gilbert Azoulay on avril 3rd, 2017 under Non classé  •  No Comments

Sous le titre « SUIVRE UN ENSEIGNEMENT A DISTANCE DEVELOPPE LES MÊMES QUALITES QUE CELLES EXIGEES DANS LE MONDE PROFESSIONNEL », voici la tribune publiée par, Jean-Pierre LEHNISCH, Docteur d’Etat en Droit, Directeur fondateur du CNFDI (Centre National Privé de Formation à Distance). Intéressant de rassembler quelques idées sur ce thème à l’heure où le digital impacte aussi bien l’executive education que l’enseignement initial.

 

Suivre un enseignement à distance exige de la part des candidat(e)s un certain nombre de qualités personnelles. Or on constate que le monde du travail exige ces mêmes qualités. Elles sont au nombre de cinq. Découvrons-les.
1/ Tout d’abord la capacité de prendre une décision importante

Beaucoup remettent à « demain » des décisions qu’ils devraient prendre rapidement. Surtout quand il s’agit de son avenir professionnel. Prendre la décision de se former à distance est un acte courageux car il faut avoir une volonté personnelle indéniable. Or, dans le monde du travail, ce type de qualité est recherché. En effet, un employeur recherche toujours un collaborateur capable de prendre des décisions parfois difficiles. Un travailleur qui suggère de prendre une décision qui va dans l’intérêt général de l’entreprise et pas forcément pour son propre profit est remarqué par la Direction. La capacité de prendre des décisions est un acte de courage et de bonne santé physique et morale. Il suffit de constater que l’une des conséquences de la dépression ou de la baisse de moral est l’incapacité de prendre la moindre décision !

2/ Etre à même de s’adapter à une nouvelle méthode pédagogique

Combien ont traversé des années d’école en présentiel sans en tirer les bénéfices attendus. Combien sortent du système scolaire sans métier, sans même parfois écrire et calculer correctement. Pourquoi ? Parce que le code admis pour l’école est la présence physique. Peu importe si la présence morale et psychologique est absente. On attend que le temps passe ! Parfois même les élèves les plus courageux sont obligés de refaire toute la leçon chez eux car en classe ils n’ont rien compris et ils n’ont pas osé poser les questions nécessaires au risque de provoquer la risée, toujours prompte à se déployer, des autres élèves !

En enseignement à distance, une telle attitude est impossible. On économise le temps du présentiel pour aller directement à l’effort personnel. On ne peut pas attendre que « le temps passe » car le système se bloque : on n’envoie pas de devoirs, on ne reçoit pas de cours et on provoque des relances pédagogiques de l’école. Tous les experts le confirment : la meilleure pédagogie est celle qui provoque l’action de l’élève. Ce dernier doit participer à sa propre formation. Enseignant-Enseigné, même combat.

Dans le monde du travail, la même exigence est là. On ne peut pas être passif. Tous les jours, des problèmes nouveaux apparaissent, des solutions nouvelles s’imposent, les clients ne sont jamais les mêmes. Il faut s’adapter et être réactif comme dans une formation à distance.

3/ Il faut s’organiser pour réussir

En formation ouverte à distance, il faut s’organiser et se faire un plan de travail. On ne peut pas improviser. Il faut se dire et se fixer un timing. « Durant tel mois, je vais consacrer 4h par semaine pour ma formation. 1h le lundi, 2h le mercredi, 1h le dimanche » et je m’y tiens ! Voilà une volonté clairement affichée.

Dans le monde du travail, le collaborateur doit démontrer la même détermination afin que toutes les tâches de sa fonction soient remplies en fin de semaine même celles qui sont rébarbatives et pour lesquelles on peut être tenté de les laisser traîner dans un tiroir…

4/ Apprendre à apprendre, quel beau défi

L’élève en enseignement à distance démontre sa capacité d’apprendre à apprendre. Quel que soit son âge, le voilà en situation d’apprentissage. Lire, retenir, faire une recherche, établir un devoir à expédier pour correction de la part du professeur. Voilà des tâches nobles exigées également dans le monde professionnel. Quel que soit son métier, l’employeur attend de son collaborateur qu’il soit capable de s’adapter à l’évolution des connaissances, qu’il continue d’apprendre soit seul, soit par des séminaires de formation. Les experts le disent : les nouvelles techniques s’apprennent d’abord dans l’Entreprise avant de se diffuser partout.

5/ Avoir un projet professionnel

Trop de pessimisme règne dans le monde pédagogique et dans le monde professionnel.
Comment provoquer l’enthousiasme chez un jeune quand il entend partout (y compris parfois chez ses enseignants !) que de toutes façons il « ira pointer au chômage ! ». Le candidat en enseignement à distance prend le contrepied de ce fatalisme. Il apprend pour réussir car il a un projet professionnel. De même, dans le monde du travail, on estime celui qui a un projet d’évolution. Il ne se contente pas, recroquevillé sur lui-même, d’exercer les mêmes tâches sans aller au-delà. Même en période de crise économique, l’entreprise doit avoir des collaborateurs qui ont la « niaque » et qui veulent réussir. Des promotions les attendent obligatoirement car ces périodes de difficiles sont précisément celles qui génèrent des opportunités pour les plus dynamiques.

Voilà quelques convergences entre formation ouverte à distance et monde du travail. Ces deux environnements sont de plus en plus liés. Feu le temps où l’on séparait ces deux mondes qui s’ignoraient. Pire, qui se combattaient ! Aujourd’hui, ces deux environnements sont en fusion. Les pays qui réussissent sont ceux qui ont réussi ces convergences, par l’apprentissage notamment. Alors, enseignement à distance et monde du travail, même combat ? Bien sûr que oui !

MOOC : formation et marque employeur

Posted by Gilbert Azoulay on mars 27th, 2017 under Non classé  •  No Comments

L’Edhec Business School vient de lancer avec la Société Générale un Mooc « Global financing solutions » pour ses élèves mais également pour les collaborateurs de la banque. Une initiative qui permet à la grande école de commerce de financer cette formation et à la banque de soigner en prime sa marque employeur. Retour sur cette collaboration avec Anne Zuccarelli, Associate Dean, Corporate Development & Careers à l’Edhec.

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Vous avez lancé un MOOC avec la Société Générale pour former des étudiants en finance, qui est votre expertise historique. Ce partenariat est-il indispensable pour innover ?

Nous avons tout d’abord imaginé l’intégralité du contenu avec la banque, qui est destiné à la fois à nos étudiants et aux collaborateurs de la Société Générale. Aujourd’hui, notre approche est de privilégier les dispositifs pédagogiques co-construits avec les entreprises. Nos enseignants prodiguent les éléments conceptuels tandis que les professionnels illustrent à travers des cas concrets. Nous sommes convaincus que cela correspond tant aux attentes de nos partenaires entreprises et qu’à celles de nos élèves.

Selon vous, l’enseignement dans les grandes écoles doit passer désormais par des outils comme les MOOC ?

Notre MOOC présente à la fois des aspects académiques et concrets C’est d’ailleurs la clé du succès. Un MOOC permet aussi d’avoir accès plus facilement à des experts top niveau et de les mettre en scène. C’est d’ailleurs cette approche scénarisée qui retient l’attention de nos étudiants et les amène au terme de la formation. Nos statistiques sont parlantes : sur 185 candidats inscrits, 145 sont allés jusqu’au bout et ont obtenu une certification. Certes elle est honorifique, mais étant signée par les deux institutions (Edhec et Société Générale), elle peut être valorisée sur le CV.

Pour être concret comment se déroule le MOOC ?

Le Mooc est gratuit pour le moment et dure six semaines, avec six thèmes illustrant différentes solutions de financement.  Chaque semaine sont proposées 5 à 6 vidéos, qui donnent lieu après visionnage à un quizz hebdomadaire. Une Master class en live est proposée aux apprenants ainsi qu’un forum d’échanges et de discussion. Au terme de la séquence de formation, un quizz de 200 questions permet de valider l’acquisition des connaissances.

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La validation est-elle sécurisée ?

Nous sommes sur la base d’un apprentissage et d’une validation fondés sur la confiance. Dans la mesure où le MOOC n’est pas obligatoire et qu’il demande un certain investissement temps et travail, les risques de dérives sont assez faibles. Pour des filières certifiantes, il faut sans doute prévoir un dispositif plus contraignant.

L’investissement est-il important ?

Bien sûr. Le temps de conception est lourd, auquel s’ajouter la plate-forme et les tournages. C’est d’ailleurs pour cette raison que nous devrons trouver des systèmes de co-financement. Rappelons que le digital ne fait pas économiser d’argent car il nécessite beaucoup de fonds. En revanche, c’est un mode pédagogique à développer impérativement pour nos étudiants qui ont besoin de ces dispositifs qui mixent digital, collaboratif et face à face.

Pour autant, les grandes entreprises sont-elles prêtes à s’engager ?

L’intérêt de ce genre d’opérations est qu’elle répond simultanément à deux impératifs : mettre en avant les dirigeants tout en touchant les futurs talents. C’est donc autant une opération de formation qu’une stratégie d’image et de marque employeur.

Les DSI à fond sur les Big Data en 2017

Posted by Gilbert Azoulay on mars 20th, 2017 under News  •  No Comments

80% des DSI planifient un projet Big Data en 2017, selon une enquête (*) réalisée par Talend. Cette enquête mondiale ne concerne pas exclusivement l’enseignement supérieur, mais indique clairement que l’approche data analytics représente l’avenir. L’analytique en temps réel, l’accès aux données en libre-service et la gestion des métadonnées figurent en tête des priorités, suivis par l’intelligence artificielle et le machine learning. 

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La transformation numérique, de la théorie à la réalité

Selon les conclusions de cette enquête, même si les initiatives de transformation numérique restent parmi leurs priorités, les DSI sont également mis au défi de consacrer du temps et du budget à la poursuite de leurs activités quotidiennes. En conséquence, 2017 demeure donc une année de transition entre stabilité des systèmes et investissements technologiques.

 « Même les responsables informatiques les plus technophiles savent qu’il ne suffit pas de mettre en place de nouveaux outils pour être en mesure de tirer le meilleur parti de leurs données », déclare Ashley Stirrup, directeur marketing de Talend. « Ils sont conscients qu’il leur sera difficile d’accroître la valeur stratégique de leurs données sans la combinaison adéquate d’individus, de processus et de technologies. Seule une culture d’entreprise érigeant les données au rang de ressources essentielles à chacune des étapes des processus décisionnels offrira l’agilité nécessaire pour rester aujourd’hui compétitif sur leur marché. »

Des tendances clés qui influencent la transformation numérique

L’enquête démontre que les projets big data sont en plein essor, avec une priorité accordée à l’analytique en temps réel :

  • Un peu plus de 80 % des répondants affirment avoir au moins une initiative big data prévue en 2017, soit presque le double du nombre de projets achevés en 2016. Ces projets big data tourneront notamment autour de l’analytique et de la vision à 360° de leurs clients. Les grandes entreprises ont donc atteint un niveau de maturité sans précédent sur le plan du traitement de leurs données.
  • Ainsi, 26 % des personnes interrogées font de l’analytique en temps réel leur priorité pour 2017. Viennent ensuite la gestion des métadonnées et la préparation de données en libre-service, avec respectivement 20 et 18 % des répondants. Les projets liés à l’intelligence artificielle/apprentissage automatique et à l’internet des objets (IoT) rentrent également dans le périmètre des priorités des DSI (10 % et 5 % d’entre eux, respectivement).

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Cependant, la relation entre équipes informatiques et métiers est le principal obstacle à une stratégie orientée données. En effet, les big data sont essentiellement utilisés pour améliorer les processus internes et le service client, entraînant parfois des pratiques décolérées de l’IT. Aussi, la gouvernance, la qualité et l’accès en libre-service des données deviennent sources de préoccupation pour les équipes informatiques :

  • 35% des personnes interrogées estiment que le principal frein à l’adoption d’une approche orientée données est la relation entre leurs équipes informatiques et les utilisateurs métiers. Cet obstacle est même considéré comme plus préoccupant que les budgets disponibles (23 % des répondants) ou l’absence de personnel suffisamment qualifié (seulement 16 % des répondants).
  • 27 % des répondants affirment que l’impact des big data s’est principalement fait ressentir au niveau des processus internes de leurs organisations. Le deuxième secteur qui bénéficie d’une stratégie big data est le service client (20 % des personnes interrogées). Viennent enfin la réduction des coûts opérationnels et la création de nouvelles sources de revenus (17 % chacun). Ainsi, les principales missions des décideurs informatiques se répartissent de façon à trouver l’équilibre entre introduire de nouvelles technologies pour améliorer l’efficacité de leurs activités, et s’assurer que l’ensemble des systèmes fonctionnent de façon sécurisée et à moindre coût.
  • Interrogés sur la priorité principale pour leur entreprise, les décideurs informatiques ont démontré une répartition assez égale entre les trois choix qui leurs étaient proposés, quant aux priorités à accorder à la gouvernance (37 %), à la qualité (33 %) et à l’accès en libre-service (31 %) des données. Ces résultats témoignent de la nécessité pour les entreprises de s’assurer que leurs données soient suffisamment propres, gérées et accessibles au plus grand nombre, afin que les employés puissent en tirer parti pour contribuer à leur réussite.

« L’alignement des priorités en matière de consommation et de gestion des données peut être la source de débats constructifs au sein des entreprises », déclare Toph Whitmore, analyste en chef en charge des solutions big data et analytiques chez Blue Hill Research. « Les dirigeants doivent s’assurer que leurs responsables informatiques et métiers puissent tour à tour proposer et utiliser ces ressources avec succès. Mais cela est plus facile à dire qu’à faire, en particulier lorsque certaines attentes irréalistes en termes d’accessibilité des données en libre-service dépassent les limites fixées dans les mandats de gouvernance de la donnée. En revanche, lorsque le libre-service est délivré à temps, de façon transparente et avec une bonne gouvernance, les responsables informatiques peuvent alors veiller à la sécurité des systèmes, proposer des services fiables, et fournir des informations favorisant la prise de décision en aval dans le cadre du flux DataOps. »

* : Enquête menée auprès de décideurs informatiques afin de déterminer leurs priorités pour 2017. Il en résulte que le big data, l’analytique et la gouvernance se distinguent tout particulièrement parmi les projets prioritaires. Ainsi, l’analytique en temps réel, la gestion des métadonnées et l’accès aux données en libre-service constituent près de 70 % des projets envisagés en 2017, tandis que les technologies basées sur l’intelligence artificielle et l’apprentissage automatique (machine learning) connaissent un certain intérêt.

À propos de Talend

Talend (NASDAQ : TLND) est édite des logiciels d’intégration Cloud et de Big Data. Les solutions d’intégration de Talend visent à faciliter l’accès, améliorer la qualité et assurer un traitement rapide des données pour des prises de décision en temps réel. 

 

Coursera for Business, l’offensive

Posted by Gilbert Azoulay on mars 13th, 2017 under Non classé  •  No Comments

COURSERA passe à l’offensive en Europe avec le lancement d’une offre pour les entreprises pour la formation continue. L’objectif est bien entendu de renforcer les usages et d’atteindre le seuil de rentabilité. De passage à Paris, Rick Levin le CEO de COURSERA ne cache pas ses ambitions : « Les écarts de compétences en France et dans toute l’Europe nécessitent une attention urgente. Des millions de personnes n’ont pas les compétences nécessaires pour réussir dans des emplois actuels et émergents, et l’écart s’élargit. Les entreprises sont donc désireuses de travailler avec nous et nos partenaires universitaires pour équiper leurs employés avec des compétences de haute demande nécessaires pour exceller dans l’économie d’aujourd’hui ». Et d’ajouter : « La nécessité d’un apprentissage et d’un développement continus n’a jamais été aussi forte. Dans le paysage technologique en évolution constante d’aujourd’hui, les compétences spécifiques à l’industrie peuvent passer de pertinentes à obsolètes en peu de temps. Les entreprises investissent fortement dans l’amélioration de leur main-d’œuvre pour rester compétitives, et l’Europe occidentale seule consacre maintenant 8 milliards de dollars à l’e-learning ».

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Vous êtes le CEO de Coursera depuis avril 2014. Le modèle des cours en ligne va-t-il enfin trouver son rythme de croisière ?

Le marché de l’éducation arrive enfin à maturité après des années de test et d’essais. Les personnes en situation professionnelle, donc au-delà de l’enseignement supérieur, en sont les principaux moteurs. D’ailleurs quand Coursera a été lancé, il concernait surtout des personnes plus âgées qui voulaient acquérir des compétences supplémentaires pour accélérer leur carrière.  Aujourd’hui, 85 % des usagers ont plus de 22 ans. Les habitudes en matière de formation sur le marché du travail se transforment bien plus rapidement que dans les universités. Mais, avec les certifications que nous proposons désormais, cela va s’accélérer. Un signe : le certificat Coursera est le second le plus populaire sur Linkedin après celui de Microsoft.

Cela change quoi pour l’enseignement supérieur ?

Coursera est un complément proposés par les universités. Avec elles, nous sélectionnons les contenus que nous mettons en ligne et nous organisons la collecte des datas pour le suivi et l’analyse. Cette organisation est un dispositif gagnant-gagnant puisque nous partageons les revenus tirés des certifications vendues aux candidats.

Les habitudes changent tout de même très doucement…

Très honnêtement cela progresse vite. En Europe où l’éducation est généralement gratuite, les habitudes changent. Mais, ce sont les entreprises qui donnent une véritable impulsion. Elles sont prêtes à investir massivement pour utiliser les  nouveaux médias.

Vous lancez votre plate-forme « Coursera for Business », c’est donc le signal d’une offensive forte sur le marché de la formation continue ?

C’est vrai. Nous avons signé de très grosses opérations dans le monde avec L’Oréal, Air France KLM, Criteo, Gemalto, Booking.com, Unicredit and Telenor. Ces organisations pourront utiliser le contenu créé par 150 grandes universités, afin de répondre à leurs besoins en formation.

L’adoption de la plate-forme Coursera for Business dans les plusieurs secteurs industriels souligne surtout la tendance croissante à utiliser des solutions innovantes, correspondant aux usages des nouvelles générations.

Etablissements français partenaires de Coursera

  • EM Lyon
  • Ecole Polytechniques
  • Essec Business School
  • Insititut Mines Télécom
  • Hec Paris
  • Escp Europe
  • Ecole Normale Supérieure
  • Sciences Po
  • Ecole Nationale des Ponts Paris Tech
  • CentraleSupélec

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Coursera for Refugees

C’est une initiative pour aider les réfugiés à travers le monde à accéder à des formations et à s’intégrer à des communautés d’accueil. A travers ce partenariat, les refugiés bénéficient de dispenses de frais pour plus de 1000 formations Coursera, et pourront se joindre à des étudiants en local.

Au sujet de Coursera

Coursera est une société d’enseignement en ligne qui offre des cours et des expériences d’apprentissage d’universités du monde et des établissements d’enseignement, y compris l’Université de Stanford, l’Université de Pennsylvanie, l’Université Duke, l’Université de Virginie, HEC Paris, ESSEC, Les étudiants inscrits dans le monde entier qui peuvent accéder à plus de 2000 cours et spécialisations dans des dizaines de sujets, y compris les entreprises, les données, la technologie, les sciences sociales, la santé et l’art. Coursera permet aux apprenants du monde entier d’atteindre leurs buts professionnels, éducatifs et personnels tout au long de leur vie. Coursera est appuyé par de grandes sociétés de capital-risque comme Kleiner Perkins Caufield & Byers, New Enterprise Associates, GSV Capital, la Société Financière Internationale, Laureate Education Inc. et Learn Capital.

 

Tendances, regard sur le marketing grand public

Posted by Gilbert Azoulay on mars 6th, 2017 under News  •  No Comments

L’analyse qui nous est proposée par  Amaury Martin RVP Sales & Customer Success France d’Emarsys,  est intéressante car le parallèle avec le monde de l’éducation semble évident. Qu’il s’agisse de personnalisation (adapter son parcours), du recours à l’intelligence artificielle (expérimentations), de l’omnicanal (mobile, tablette ,ordinateur…) ou encore le recours aux datas, les problématiques concernent le scolaire comme le supérieur.

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Les experts marketing aujourd’hui sont constamment inondés de nouveaux canaux, de nouveaux outils et de nouvelles innovations. Suivre les nouvelles tendances, sinon les devancer dans cette industrie en constante évolution, est essentiel pour des marques qui veulent réussir dans l’environnement concurrentiel actuel. Les marketeurs sur les marchés grand public font face à des défis encore plus pressants car ils sont soumis aux fluctuations des besoins et préférences des consommateurs.

Pour vous aider à vous y retrouver dans ce mouvement permanent, voici 4 tendances marketing grand public que les marketeurs ne peuvent ignorer.

1 – Personnalisation

La création et la diffusion de contenus basés sur les préférences des clients, du terminal à la plate-forme, en passant par une sélection personnalisée des produits, devient toujours plus important pour les consommateurs. La création de profils client détaillés permet d’avoir une meilleure connaissance du client et des populations ciblées, ce qui veut dire que les marketeurs peuvent délivrer des messages à des « segment de 1 ». Les marketeurs peuvent alors s’employer à raffiner ces profils avec des outils d’analytics afin de créer des stratégies encore plus personnalisées.

2 – Utilisation d’Intelligence Artificielle

Créer les expériences consommateur personnalisées mentionnées plus haut nécessitera plus de tâches manuelles que les équipes marketing ne voudront, ou ne pourront fournir. C’est là que l’intelligence artificielle et le ‘Machine Learning’ interviennent. Les marketeurs peuvent alors consacrer leur temps à des campagnes et des stratégies à fort impact, en laissant la technologie d’intelligence artificielle prendre en charge la collecte et la segmentation des données. Avec l’avènement des collectes Big Data, des technologies avancées d’intelligence artificielle peuvent rassembler toutes les données nécessaires pour créer des expériences personnalisées pour les clients à chaque étape de leur cycle de vie. En creusant encore plus profond dans ces données, des solutions d’intelligence artificielle peuvent aider à obtenir des informations et une visibilité plus précises sur les interactions et l’engagement des clients, conduisant à des stratégies encore plus efficaces. Et à une meilleure fidélisation des consommateurs.

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3 – Marketing Omnicanal

Tout bon marketeur aujourd’hui devrait commencer à mettre en œuvre et potentiellement automatiser des stratégies marketing véritablement omnicanal. Ces stratégies reposent sur une approche globale impliquant de multiples canaux et visant à offrir au client une expérience d’achat totalement intégrée. Que le consommateur commence par pénétrer dans un magasin physique ou par naviguer sur son ordinateur mais finisse par faire ses achats sur son téléphone mobile, son expérience doit être sans couture. En revenant sur l’aspect personnalisation, offrir ce type d’expérience veut dire pour le client créer un meilleur relationnel et une meilleure familiarité avec la marque. Ce résultat peut avoir un impact sur le taux de rétention et la fidélité envers la marque. Compte tenu de tout cela, et de l’introduction de plus en plus de nouvelles plates-formes, la meilleure façon d’anticiper le futur des interactions avec les consommateurs est de s’appuyer sur une plate-forme unique pour exécuter toutes ces campagnes.

4 – Prises de décision reposant sur des données

Bien que ceci puisse sembler familier à beaucoup d’experts marketing, une tendance majeure dans le marketing grand public est l’accent tout particulier porté sur l’amélioration continue des processus et l’expérimentation. Pour y parvenir, les marketeurs doivent combiner données, automatisation, profils et exécution pour identifier la meilleure marche à suivre, puis faire rapidement la transition pour optimiser leur programme et passer à l’amélioration suivante. Des tableaux de bord détaillés permettent aux équipes marketing de prendre rapidement ces décisions avec une vraie vision stratégique.

Pour conclure

De nouveaux types de contenus, et les technologies mises en œuvre pour les gérer, vont faire évoluer de façon continue le paysage du marketing grand public. Au final, les nouvelles tendances qui auront le plus d’importance se concentreront sur la production de contenus personnalisés et engageants conçus pour renforcer les relations des marques avec leurs clients. Les outils nécessaires pour exploiter au mieux ces tendances sont d’ores et déjà disponibles. En les combinant au sein d’une approche intégrée englobant tous les canaux de façon cohérente, les marketeurs seront capables d’organiser et de mettre en œuvre avec succès des campagnes efficaces et de grande qualité.

 

Do you speak digital french ?

Posted by Gilbert Azoulay on février 20th, 2017 under News  •  No Comments

L’anglais est bel et bien la langue du numérique. Petit à petit, le français reprend la parole et l’on commence à voir les anglicismes remplacés par des expressions « made in France ». Dans ce cadre, la commission d’enrichissement de la langue française vient d’ajouter 12 nouveaux mots, dont 11 sont des équivalents en français de termes utilisés aujourd’hui en langue anglaise, au vocabulaire de l’éducation et de l’enseignement supérieur, dans une liste publiée au BO (09/02/2017).

Voici les principaux « nouveaux » mots ou expressions :

  • apprentissage combiné, en anglais « blended learning »
  • apprentissage par les réseaux, en anglais « social learning »
  • atelier de fabrication collaboratif désigne les fablab ;
  • Clom (cours en ligne ouvert à tous) équivalent des Mooc.

 

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A découvrir, les 12 termes 

  • L’apprentissage combiné, en anglais « blended learning » : Il est défini comme « un dispositif d’apprentissage qui repose sur l’association de plusieurs modes de formations, en présence d’un enseignant ou à distance ».
  • L’apprentissage par les réseaux, en anglais, « social learning » : il s’agit d’un mode d’acquisition et de partage de connaissances et de compétences, qui se pratique en dehors d’un cadre institutionnel et repose sur l’utilisation d’outils collaboratifs offerts par l’internet et les réseaux sociaux.
  • L’atelier de fabrication collaboratif équivaut au fablab : c’est un lieu ouvert à tous, dans lequel des ressources intellectuelles et matérielles sont mises en commun pour faciliter l’innovation et le processus de création et de fabrication de prototypes.
  • Un cours en ligne d’accès restreint (CLAR) est la traduction de SPOC : une formation accessible à un nombre limité de participants, dispensée dans l’internet par des établissements d’enseignement, des entreprises, des organismes ou des particuliers.
  • Un  cours en ligne ouvert à tous (CLOM) équivalent des Mooc : une formation accessible à tous, dispensée dans l’internet par des établissements d’enseignement, des entreprises, des organismes ou des particuliers, qui offre à chacun la possibilité d’évaluer ses connaissances et peut déboucher sur une certification.
  • L’écriture par approximations est l’équivalent de « invented spelling ». Il s’agit d’un processus d’acquisition du système graphique qui conduit le jeune enfant de l’imitation de l’écriture à l’appropriation progressive de la langue écrite.
  • L’enseignement inversé / classe inversée ou pédagogie inversée est l’équivalent de « flipped classroom, inverted classroom, reverse teaching » : Il est défini comme un mode d’apprentissage dans lequel l’élève étudie, de manière autonome, la partie notionnelle du cours en amont de sa phase dirigée, consacrée pour l’essentiel à des exercices d’application menés par l’enseignant.
  • L’espace partagé de travail en ligne ou espace collaboratif est défini comme un espace en ligne, le plus souvent d’accès restreint, qui permet le partage, l’échange et la production de documents et de ressources.
  • L’habileté numérique signifie « computer literacy, digital literacy, information literacy » : Capacité d’une personne à utiliser avec aisance les appareils numériques et les outils informatiques de la vie courante.
  • L’inhabileté numérique à l’inverse signifie « computer illiteracy, digital illiteracy, information illiteracy » soit la difficulté, voire incapacité, d’une personne à utiliser les appareils numériques et les outils informatiques de la vie courante.
  • Le lettrisme, en anglais literacy, indique la capacité d’une personne, dans les situations de la vie courante, à lire un texte en le comprenant, ainsi qu’à utiliser et à communiquer une information écrite.
  • La recherche participative, en anglais living lab, living laboratory désigne l’activité de recherche appliquée, publique ou privée, associant des usagers à la conception ou à l’expérimentation de produits ou de services innovants.

 

Millennials : une légende urbaine ? (suite)

Posted by Gilbert Azoulay on février 13th, 2017 under Non classé  •  No Comments

La semaine dernière, nous avons proposé la première partie de l’étude sur les Millenials, voici la suite qui porte beaucoup plus sur le digital et les usages.

Idée reçue n°4 : Plus sensibles aux enjeux écologiques que les générations précédentes, les Millennials sont soucieux de préserver leur environnement, une préoccupation qui se reflète dans leurs usages et comportements.

Si l’apparente posture écologiste des Millennials ne se reflète donc pas entièrement dans leurs actions, le discours lui-même n’est pas aussi écologiste que l’on ne le pense. Ainsi, Jean Twenge, auteur de Generation Me, relève que les « Millennials sont moins susceptibles [que les générations précédentes] de dire qu’ils font des efforts dans leur vie quotidienne pour économiser de l’énergie et préserver l’environnement »51. De même, lorsque l’on demande aux membres de la génération Y de définir le type d’automobiliste qui leur correspond le plus, le qualificatif d’« eco-friendly » arrive à la même place que dans les réponses des autres générations.

Idée reçue n°5 : Les Millennials refusent de se plier à la tyrannie du « métro, boulot, dodo ». Affranchis des contraintes du monde physique par la grâce des nouvelles technologies, tout lieu devient pour eux un potentiel espace de travail ou de loisir.

L’impact des évolutions technologiques sur le monde du travail soulève in fine de nouveaux problèmes : comment gérer l’équilibre entre vie privée et professionnelle, entre impératif de réactivité, flexibilité des temps de travail et équilibre de vie ? De nouveaux défis communs à tous les actifs dont le travail se prête à ce nouveau type d’usages, mais particulièrement pertinentes pour les jeunes qui n’auront pas connu le monde de l’entreprise avant cette évolution. Reste à savoir comment les réponses apportées à ces défis modèleront ou remodèleront la ville de demain.

Idée reçue n°6 : Plus idéalistes et moins individualistes que la génération X (31-45 ans), les Millennials réinventent l’implication citoyenne par le biais des technologies de l’information et de la communication.

Ce diagnostic ne saurait cependant faire l’économie d’une comparaison entre implication des jeunes diplômés de l’enseignement supérieur d’une part et moindre engagement des non-diplômés de l’autre. Constance Flanagan, Peter Levine et Richard Settersten, chercheurs à l’université de Tufts, relèvent ainsi que parmi les 3 millions d’Américains âgés de moins de 30 ans ayant voté lors des primaires du « Super Tuesday » du 5 février 2008, 79% avaient fréquenté un établissement d’enseignement supérieur. De même, un étudiant de l’enseignement supérieur a trois fois plus de chances d’être contacté par un parti politique qu’un jeune n’ayant pas fait d’études. En matière d’implication politique et civique, c’est donc le passage par l’université, porte d’entrée à l’engagement civique et période de sensibilisation des jeunes aux enjeux politiques, qui conditionne l’envie et la capacité de participer à la vie de la cité. En somme, « une division par classe sociale en termes de participation civique existe depuis de nombreuses générations » (Flanagan, Levine, Settersten). Ici aussi, le niveau d’éducation, et non l’appartenance à la génération des Millennials, s’avère en définitive la grille d’analyse la plus pertinente.

Idée reçue n°7 : Les Millennials urbains nourrissent à l’égard de leurs villes des attentes inédites. La ville dont ils rêvent est dense ; ils l’arpentent à pied, smartphone à la main, surfant sur Internet.

Dans quelle mesure la figure du Millennial jeune urbain connecté, ayant grandi avec un accès à Internet vécu comme un droit et une évidence et supposément porteur d’une demande de connectivité permanente et fluide, n’a-t-elle pas contribué à l’essor de la réflexion sur le développement de la connectivité dans les espaces publics ? En effet, les villes réfléchissent aujourd’hui, en partenariat avec des acteurs privés, à de nouvelles solutions propres à assurer la connectivité dans les espaces publics, logique qui a présidé à l’apparition à New York des bornes WiFi LinkNYC développées par la société Intersection, ou encore au lancement de Veniam à Porto, qui voit véhicules et bus publics se transformer en « hotspots » WiFi. Les images véhiculées correspondent bien à celle du Millennial urbain et connecté. Cette figure a possiblement servi de déclencheur à la réflexion, sinon à l’action, en servant de miroir grossissant à une mutation sociétale en cours avec l’avènement des nouvelles technologies. Et elle peut aujourd’hui toute aussi bien servir à marketer efficacement cette politique en l’associant à une figure séduisante du jeune actif. Mais l’intérêt d’une politique de développement de la connectivité dans l’espace public réside dans sa capacité à en réfléchir les usages au-delà de la seule figure du jeune urbain connecté (qui dispose d’ailleurs déjà d’outils de connexion efficaces) en s’adressant, et en s’adaptant, peut-être en priorité, aux oubliés de l’ère digitale, populations isolées (âgées, sans emploi ou vivant dans la pauvreté) parfois dépourvues de connexion internet à domicile, de forfaits de données mobiles, voire de smartphones, ou aux touristes étrangers, dépourvus de connexion sur leurs téléphones portables.

 

Millennials : une légende urbaine ?

Posted by Gilbert Azoulay on février 6th, 2017 under News  •  No Comments

Voici un rapport publié par La Fabrique de la Cité, think tank des transitions urbaines, a sujet des Millenials et qui permet de revenir sur des idées « reçues » sur cette génération. Un travail de fond, étayé par des chiffres et des analyses. Un travail qui éclaire nos réflexions sur le monde de demain, où usages et technologies s’entrechoquent. Extrait, l’étude complète est à télécharger ici

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Selon les auteur du rapport : « Le propre des légendes urbaines est d’offrir la métaphore des espoirs et des angoisses que nourrissent les sociétés qui les voient naître. La légende des Millennials ne déroge pas à cette règle, en donnant davantage d’informations sur nos sociétés et sur nos réactions aux mutations qui les traversent que sur nos jeunes eux-mêmes. Lorsque nous fustigeons un jeune impatient, narcissique et désemparé lorsqu’il ne capte plus le wifi, ne nous livrons-nous pas à notre propre autocritique ? ». 

Ceux qui se seront aventurés à taper les mots « Are Millennials/la génération Y est-elle … » dans la barre de recherche de Google pourront le confirmer : la génération née entre 1980 et 1995, considérée comme paresseuse, égocentrique et gâtée, fait l’objet des critiques les plus virulentes. Réfractaire à l’autorité, elle passerait d’un emploi à l’autre tous les ans sans plus de cérémonie, ne saurait plus communiquer avec son prochain et ne s’intéresserait qu’à elle-même. Comment peut-on prétendre représenter une génération forte de centaines de millions d’individus aux modes de vie, identités et circonstances économiques incomparables par une figure aussi manifestement minoritaire, aussi stéréotypée que celle du « Millennial » ? Aller au-delà du stéréotype, assumer la complexité, introduire de la rationalité dans nos analyses souvent ultra-subjectives et affectives de cette « génération », tels sont les objectifs que La Fabrique de la Cité s’est fixés en se penchant sur le thème des Millennials. Un thème peu étudié, notamment sous l’angle des rapports des jeunes à la ville, alors même qu’ils sont définis comme une génération urbaine et qu’ils façonneront les villes par leurs usages dans les décennies à venir.

 Ce que révèlent les travaux de La Fabrique de la Cité, c’est, d’abord que les comportements attribués à ceux que l’on appelle « Millennials » sont ceux d’un sous-groupe minoritaire (les jeunes diplômés, aux revenus élevés, disposant des ressources nécessaires pour s’établir dans les centres-villes de grandes métropoles). Ensuite, les usages de ces jeunes, loin d’être apparus spontanément chez cette génération que l’on décrit volontiers comme radicalement différente des précédentes, sont tous tributaires de multiples facteurs indépendants de l’appartenance générationnelle : des niveaux d’éducation très disparates conditionnant l’accession à la propriété et une conjoncture économique défavorable marquée par des difficultés d’accès à l’emploi (ainsi la proportion d’individus propriétaires de leur logement aux Etats-Unis, toutes générations confondues, est-elle à son niveau le plus bas depuis le début des années 2000, tandis qu’en France, l’accession à la propriété est en baisse chez les plus modestes depuis les années 1980) ou encore la capacité de s’impliquer dans la vie civique … Quant à la conscience écologique des Millennials, son existence reste à démontrer : premiers adeptes des nouvelles technologies, les jeunes semblent méconnaître entièrement les effets environnementaux très lourds de leurs pratiques numériques.

Idée reçue n°1 : Les Millennials forment une génération urbaine ; ceux qui n’habitent pas en ville y aspirent à tout le moins

L’image attachée au Millennial renvoie à un jeune habitant dans le centre dense et vivant d’une grande métropole. Or, ce que les chiffres précédents montrent, c’est une concentration accrue de jeunes dans un espace urbain en fait bien plus large que celui du seul centre-ville dense, incluant des périphéries proches et lointaines, récemment agglomérées à la ville par un processus de périurbanisation et qui, hier encore, n’auraient pas forcément été qualifiées d’urbaines. L’image du Millennial urbain ne s’applique donc qu’à une frange spécifique de jeunes urbains – la frange la plus privilégiée. Elle correspond avant tout à ceux que la presse surnomme les « supermobiles »18, de jeunes diplômés de l’enseignement supérieur aux revenus supérieurs à la moyenne. Ainsi, 73% des 25-34 ans américains détenteurs d’un « Bachelor’s Degree » vivaient dans de grandes ou moyennes villes en 2011, contre 67% en 198019. Ce constat du lien entre niveau d’éducation et revenus d’une part et capacité à s’installer en ville de l’autre se vérifie d’ailleurs au-delà de la génération des Millennials, puisqu’en Amérique du Nord, les individus travaillant dans l’économie du savoir ou de services sont plus susceptibles de vivre dans des zones denses que ne le sont les salariés de l’industrie ou du commerce (Markus Moos). Si tous les jeunes ne vivent donc pas en hypercentre, peut-on au moins penser que la majorité en rêve ? Rien n’est moins sûr, si l’on en croit les chiffres suivants : aux États-Unis, les jeunes sont plus nombreux (29%) à souhaiter vivre dans les « suburbs » que ne le sont membres de la génération X (25%). Ainsi, 529 000 Américains âgés de 25 à 29 ans ont déménagé des villes aux « suburbs » en 2014, contre seulement 426 000 dans le sens inverse20, sans parler du mouvement des néoruraux qui voit, dans les pays développés, des jeunes de plus en plus nombreux faire le choix de quitter la ville pour s’installer à la campagne. Enfin, il faut rappeler là encore la confusion trop aisée entre effets d’âge et de génération : les aspirations que nourrissent les Millennials pour le présent ne sont pas figées dans le marbre et si certains d’entre eux rêvent aujourd’hui de villes, rien ne laisse songer que tel sera encore le cas lorsqu’ils seront devenus parents ou auront atteint l’âge de 40 ans.

 

 

Idée reçue n°2 : Détachés de l’idée de propriété, imprégnés de valeurs de partage, les Millennials n’aspirent plus à acquérir leur propre logement

L’effet d’âge et la pression économique expliqueraient la moindre présence des jeunes parmi les primoaccédants, bien plus que de nouvelles aspirations qui seraient propres à cette génération particulière.

Idée reçue n°3 : Les Millennials plébiscitent les transports en commun et délaissent la voiture, vestige du XXe siècle.

Cet arbitrage semble davantage motivé par des contraintes économiques affectant de façon marquée certains jeunes que par une aversion pour la voiture, ce qui explique par exemple qu’en Europe, 85% des Millennials s’imaginent acheter un véhicule d’ici dix ans, estimant peut-être qu’ils se trouveront alors dans une situation financière plus propice à l’acquisition d’un véhicule.

 

La Fabrique de la Cité est un think tank dédié à la prospective et aux innovations urbaines. Dans une démarche interdisciplinaire, des acteurs de la ville, français et internationaux, se rencontrent pour réfléchir aux bonnes pratiques du développement urbain et pour avancer de nouvelles manières de construire et reconstruire les villes. Mobilité, aménagement urbain et bâti, énergie, révolution numérique, nouveaux usages sont les 5 grands axes qui structurent ses travaux. Créée par le groupe VINCI, son mécène, en 2010, La Fabrique de la Cité est un fonds de dotation, dédié de ce fait à la réalisation d’une mission d’intérêt général. L’ensemble de ses travaux sont publics et disponibles sur son site Internet, sa publication Medium et son compte Twitter.

Des salariés à l’aise avec le numérique, des étudiants qui apprennent

Posted by Gilbert Azoulay on janvier 30th, 2017 under Interview  •  No Comments

Le HRM Digital Lab de Télécom Ecole de Management a dévoilé les résultats de son année de recherche sur les salariés français à l’ère de la transformation digitale. Un livre blanc qui synthétise les études réalisées avec Kantar TNS (ex TNS Sofres) et OpenSourcing  a d’ailleurs été publié, avec le soutien du CFA EVE et de l’ANDRH Essonne.  Emmanuel Baudoin, le Directeur du HRM Digital Lab revient sur les résultats saillants.

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Quel est le principal résultat issu de vos études ?

L’impact du numérique sur les métiers et les compétences est massif. 88% des salariés interrogés déclarent en effet que le numérique a impacté leur métier, selon le baromètre conduit avec Kantar TNS et soutenu par le CFA EVE. Ce baromètre s’appuie sur un échantillon représentatif de 1 000 salariés français. En clair, ceux qui ne travaillent pas dans le secteur du numérique bien entendu, ont vu leurs pratiques de travail changer, notamment en matière de rapidité d’action, de travail collaboratif, de quantité de données à traiter. La communication comme le  traitement de la data sont beaucoup plus denses dans beaucoup de secteurs.

Autre chiffre intéressant : 65% déclarent « avoir une bonne maîtrise du numérique ». C’est un bon score ?

Contrairement aux idées reçues, et d’après ce chiffre, les salariés se déclarent plutôt à l’aise avec le numérique. Ils sont également confiants quant aux évolutions à venir. 74% d’entre eux considèrent en effet que le numérique va modifier fortement leur métier et le rendre plus intéressant, ou ne pas avoir d’impact majeur. C’est un signe plutôt positif pour la transformation digitale en cours.

40% des salariés considèrent que le numérique va modifier leur métier et le rendre plus intéressant dans les années à venir…

Je pense qu’ils voient dans la transformation digitale la possibilité de rendre leurs missions plus intéressantes. Selon moi, des tâches répétitives vont à l’évidence disparaître au profit de missions à plus fortes valeurs ajoutées. C’est pour cette raison que la formation et l’économie de la connaissance sont deux enjeux majeurs.

Dans votre étude, vous avez introduit les notions de « Self RH » et de « marque employé » : de quoi s’agit-il ?

Le salarié « Self RH » renvoie au salarié qui, grâce au  numérique, met en œuvre ses propres pratiques RH de développement et de revente de ses compétences. Aujourd’hui, 52% des salariés déclarent avoir des pratiques informelles d’apprentissage grâce et par le numérique. Par exemple, ce salarié profitera de son temps de transport pour travailler son anglais sur une application de son téléphone mobile. Ou encore, il suivra un tutoriel sur Internet afin d’acquérir les compétences nécessaires à l’accomplissement d’une tâche à son travail. En clair, il trouve les ressources lui permettant de progresser professionnellement par lui-même.  La notion de « marque employé », autre aspect du salarié « Self RH » renvoie à l’utilisation faite par le salarié du numérique pour faire connaître et revendre ses compétences. L’enjeu est là de travailler sa réputation numérique.

Le concept de marque employé devient donc essentiel aujourd’hui pour se vendre ?

Oui, aux yeux des salariés, et deux chiffres le démontrent. 43% d’entre eux déclarent qu’il est important de gérer sa réputation numérique professionnelle et 47% déclarent être à l’aise dans la gestion de leur réputation numérique professionnelle. Ils veulent maîtriser leur réputation et leur marque employé, à l’instar de la marque employeur dans les entreprises. Quand on regarde néanmoins l’utilisation déclarée de réseaux sociaux comme linkedin, viadéo ou twitter, on ne retrouve plus que 20% des salariés. D’après le baromètre, il existe donc un écart entre l’importance perçue de la gestion de la marque employée et les pratiques réelles déclarées.

Pour l’enseignement supérieur, quelles conclusions en tirez-vous ?

Il me semble y avoir plusieurs enjeux autours du numérique à proprement parler en termes de formation pour renforcer :

  1. la capacité de nos étudiants à utiliser des logiciels/médias numériques généraux et spécifiques à leur futur métier,
  2. leur capacité à trouver, traiter, qualifier et utiliser l’information pertinente via les médias numériques,
  3. leur capacité à communiquer via les différents médias numériques. La communication sur des réseaux sociaux n’est pas la même que par les e-mails ou encore que l’animation de son propre blog,
  4. leur capacité à générer et traiter des données,
  5. leur capacité à prendre du recul sur leurs usages du numérique.

 

Téléchargement du livre blanc :« Les salariés français à l’ère de la transformation digitale »