Cyber Attaque… un éclairage

Posted by Gilbert Azoulay on mai 22nd, 2017 under Non classé  •  No Comments

Voici un point de vue de Steve McGregory, Senior Director, de chez IXIA, une société américaine spécialisée dans la sécurité. Toujours intéressant de disposer d’un regard extérieur. Un peu technique mais utile.

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1. Comment l’attaque s’est-elle propagée si rapidement – environ 200 000 victimes touchées dans 150 pays depuis vendredi.

L’attaque s’est propagée rapidement car une fois qu’une seule machine est infectée dans un réseau, la machine infectée se propage en recherchant des systèmes Windows adjacents vulnérables à SMB (Server Message Block) (MS17-010). Cette vulnérabilité n’a été corrigée par Microsoft qu’en mars 2017 et de nombreux systèmes restent inchangés. Étant donné que cette vulnérabilité est assez nouvelle (publiée par ShadowBrokers le 14 avril 2017), les systèmes ne recevant pas de correctifs de sécurité réguliers ont été exploités et infectés. Cela a été particulièrement pénible pour les organisations utilisant des versions anciennes de Windows telles que Windows XP. Un exemple de ceci est la façon dont le Service national de santé du Royaume-Uni, dont on prévoit que 90% de ses systèmes utilisent toujours Windows XP, constatent une perturbation si pénible de leurs opérations.

2. Quel genre de coûts potentiels les entreprises et les organismes sont-ils concernés? À la fois financiers (si des estimations sont disponibles) et non financiers.

Si l’organisation a mis en place une bonne politique de sauvegarde de données, le coût sera mesuré par les heures consacrées par ses systèmes de reformatage des systèmes informatiques et par la perte de productivité des employés en attente de rétablissement de leurs systèmes. Selon la nature de l’entreprise, ce temps d’arrêt pourrait être extrêmement coûteux et, dans certains cas, dangereux, comme nous l’avons vu avec la NHS au Royaume-Uni.
Cependant, si les données critiques, qui n’étaient pas sauvegardées, résidaient exclusivement sur ces systèmes, les coûts pourraient être considérables, tant sur le plan financier que sur leur réputation. La perte de données sur les clients, la comptabilité ou toute autre donnée irremplaçable pourraient rendre une organisation incapable d’opérer et éventuellement laisser des trous permanents dans la base de données.

3. Est-ce la plus grande cyber-attaque jamais réalisée?

Tout à fait, c’est l’attaque la plus importante et la plus coûteuse jamais perpétrée. Puisque la rançon est payée en bitcoins, tout le monde peut voir l’enregistrement de la transaction sur les portefeuilles bitcoin connus des auteurs. Ainsi, jusqu’à présent, la somme totale extraite est d’environ 30 000 $ USD. Certes, cela n’indique pas le coût de la perturbation, mais d’autres attaques ont entraîné des dégâts dans les milliards de dollars, comme les 2000 DDoS sur Amazon, eBay, CNN, Yahoo et de nombreux autres sites, Michal Calce (alias MafiaBoy). Ou le pirate informatique basé à Miami, Albert Gonzalez, qui a réussi à voler 10 millions de millions de cartes de crédit. Ou les comptes Yahoo ont été volés. L’un des hacks les plus notoires était le Parti national démocratique l’année dernière où les conséquences pourraient avoir coûté la présidence américaine à Hillary Clinton. Cela étant dit, nous sommes encore aux premiers stades de la découverte de cet événement. Dans un mois, les dégâts pourraient très bien éclipser les événements susmentionnés.

4. D’autres points à ajouter?

Cette attaque, fondée à 100% sur les utilisateurs de Microsoft Windows, aurait pu être évitée en éduquant les employés sur les dangers du phishing. Le mécanisme où Wana se propage après l’infection, la vulnérabilité de Microsoft Server Message Blocks (SMBv1) décrite dans la mise à jour de sécurité Microsoft MS17-010, peut être évitée en mettant en œuvre la mise à jour de sécurité. Il est très rare que la communication SMB soit utilisée dans l’espace Internet public, car elle est largement utilisée pour le partage de fichiers dans un sous-réseau. En conséquence, la seule manière réelle dans laquelle Wana, dans toutes ses variantes, entre dans un réseau est en ouvrant des pièces jointes malveillantes. Enfin, les dommages causés par ransomware peuvent absolument être minimisés en disposant d’un système de sauvegarde sécurisé et diligent pour toutes les données critiques en place. Une organisation devrait s’engager contre la perte catastrophique de données, de Ransomware ou de toute autre avenue potentielle, afin d’assurer l’intégrité de ses données.

Edutainment, new way of learning ?

Posted by Gilbert Azoulay on mai 15th, 2017 under Non classé  •  No Comments

À l’occasion de l’accord entre le moteur de recherche français Qwant et le groupe de média public canadien TFO, une conférence était organisée avec plusieurs acteurs du numérique éducatif. Parmi les échanges, on retient notamment l’intervention de Glenn O’Farrell, Président de TFO, qui a expliqué sa stratégie de développement pour faciliter un accès aux contenus éducatifs au plus grand nombre.

Dans un monde saturé d’images et d’informations, l’essentiel est de faire émerger les contenus et de donner l’envie aux usagers de revenir. « Car, en bout de piste, seule compte l’expérience utilisateur. Il est essentiel qu’ils reviennent sur nos plateformes », a insisté Glenn O’Farrell, Président de GroupeMédia TFO. « Nos services sont évalués à la lumière de la consommation de nos produits et de la réaction des usagers. C’est notre véritable baromètre ».

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Depuis quelques mois, TFO a donc changé sa méthode de production en s’inspirant des jeux vidéo. « Les studios traditionnels sont chers et finalement compliqués à faire évoluer. Nous avons donc opté pour des fonds verts avec de nouveaux algorithmes et des logiciels dynamiques ». De plusieurs dizaines de milliers de dollars pour produire un contenu, « nous sommes passés à quelques centaines dollars », raconte encore Glenn O’Farrell.

Divertissement intelligent

Une approche qualifiée d’edutainment qui incarne l’avenir selon les intervenants de cette table ronde qui s’est tenue le jeudi 11 mai, au Centre culturel canadien. Les contenus doivent être beaucoup plus riches et significativement plus engageants. Le mouvement était amorcé avec une plus grande gamification des apprentissages, via notamment les business games. « On parle désormais de divertissement intelligent », a commenté la représentante de l’Afinef.

Glenn O’Farrell considère en outre qu’aucune réponse n’est définitive dans l’offre de contenus. « Les disrupteurs seront disruptés », s’amuse-t-il. En clair, parler d’agilité dans l’offre est essentiel et obligation est faite de se réinventer très régulièrement.

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Le service qui l’emporte sur le contenu 

Autre point évoqué lors de cette table ronde : le modèle économique. Nicolas Turcat, du Groupe Caisse des Dépôts a apporté un éclairage particulièrement intéressant. « Il est devenu très compliqué de valoriser les contenus. Les investisseurs eux-mêmes considèrent qu’il est difficile de disposer d’une valorisation claire si l’on doit se placer dans une optique de revente. Aujourd’hui, c’est bien le service qui l’emporte sur le contenu » explique-t-il. Et de partager les observations tirées de l’observatoire des EdTech lancé par le groupe Caisse des Dépôts. « Sur les 242 projets [d’entreprise], 50 % concernent la production de contenus, le reste étant plutôt basé sur une approche de plateformisation. En clair, renforcer le service pour améliorer l’expérience client ». C’est bien cette notion de service payant qui assurera un modèle économique aux multiples projets qui émergent.

Aujourd’hui, TFO renforce son implantation avec l’accord stratégie signé avec Qwant Junior, qui favorise la diffusion de contenus éducatifs francophones.

Cybersécurité : on manque de talents !

Posted by Gilbert Azoulay on mai 10th, 2017 under Non classé  •  No Comments

Kaspersky Lab, a réalisé une étude sur les compétences des jeunes dans l’informatique. L’objectif est de « mettre en avant les paradoxes d’aujourd’hui dans le recrutement dans la cybersécurité ». Si les professionnels s’accordent en majorité à dire que les jeunes disposent des qualités requises pour travailler dans la cybersécurité, ils continuent de favoriser l’expérience de terrain – qui pénalise les jeunes et la profession. L’intérêt des jeunes pour l’informatique étant alors mis à profit des cyberattaques, et non de la sécurité.

« L’incapacité à susciter de l’enthousiasme chez cette génération pour une carrière dans ce secteur pourrait avoir des conséquences extrêmement coûteuses. Il existe une réserve limitée de compétences en sécurité qui est aujourd’hui en voie d’épuisement, les entreprises préférant les débaucher chez leurs concurrents au lieu de cultiver de nouveaux talents. C’est pourquoi une combinaison de jeunesse et d’expérience est nécessaire pour combler cette lacune. Compte tenu de l’étendue et de l’ampleur des cybermenaces qui évoluent au jour le jour, la victoire dans cette guerre nécessite une approche collaborative et une équipe composée d’experts du secteur. Notre propre équipe internationale de recherche et d’analyse (GReAT) apporte la preuve qu’il est possible de réunir des gens aux bagages différents et de tous âges pour constituer une formidable force dans la lutte contre la cybercriminalité », selon Tanguy de Coatpont, Directeur Général, Kaspersky Lab.

Aujourd’hui, les jeunes doués en informatique ne sont pas forcément au courant qu’il existe des diplômes en cybersécurité (plus de 71%). Ce manque d’évangélisation sur ces formations cause une lacune dans le recrutement des jeunes, pourtant jugés détenteurs des principales compétences pour réussir dans la cybersécurité.

L’enquête indique que les professionnels informatiques considèrent les capacités à sortir des sentiers battus (44 %) et d’évoluer en dehors des environnements habituels (39 %) et des structures formelles (38 %). Plus d’un tiers (35 %) reconnaissent en outre l’importance de faire preuve d’une curiosité naturelle quant au fonctionnement des choses, comme les plus importantes pour travailler dans la sécurité informatique, Compétences majoritairement détenues par les jeunes et pourtant sous-estimées dans les recrutements.

 « En oubliant les jeunes, le secteur se prive d’une précieuse ressource montante. Comme le montre notre enquête, cette situation est paradoxale car les jeunes sont largement considérés comme possédant les qualités précisément jugées importantes par les professionnels. Il est temps de s’attaquer aux obstacles culturels qui freinent le recrutement dans la cybersécurité avant qu’il ne soit trop tard. » conclut Tanguy de Coatpont.

 

 

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Culture digitale… encore du travail

Posted by Gilbert Azoulay on mai 2nd, 2017 under Non classé  •  No Comments

Jean-Michel Blanquer, DG de l’Essec et grand spécialiste du monde de l’édcuation, est très actif sur les réseaux sociaux. Sa contribution à notre réflexion est souvent pertinente. Voici un article intitulé  « Insuffler la culture digitale, un défi commun pour les entreprises et les universités » et co-écrit avec Pierre Nanterme, PDG d’Accenture, ancien élève de l’ESSEC, Membre de l’Advisory Board du Programme MBA de l’ESSEC) et publiée sur Linkedin. Ici, le point intéressant est la mise en perspective que proposent les auteurs qui révèlent en même temps le chemin à parcourir pour saisir toutes les opportunités qu’offrent le digital.

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Nous sommes au cœur d’une révolution inédite qui bouleverse l’économie et le management à une vitesse foudroyante. Aujourd’hui, dans toutes les entreprises, le défi majeur est celui de la transformation digitale. Les mutations en cours sont radicales, profondes et rapides.

On n’assiste pas seulement à une révolution digitale mais à des révolutions digitales au fur et à mesure que les technologies arrivent à maturité (marketing interactif, Big data, cloud, 3D, intelligence artificielle, blockchain…). D’autres apparaîtront, c’est certain. Ce n’est pas l’affaire de quelques spécialistes, mais de tous, car tous les secteurs, toutes les activités, toutes les fonctions de l’entreprise et donc tous les métiers sont concernés. Cela est vrai non seulement pour les entreprises mais aussi pour la société toute entière. C’est pourquoi nous avons qualifié ces révolutions digitales de 4ème révolution industrielle lors du Forum économique mondial de Davos l’année dernière.

La première révolution digitale a été celle du eCommerce et de l’expérience client : design thinking, marketing interactif, solutions mobiles et analyse de données permettent une relation client multicanale de plus en plus personnalisée. La deuxième vague est celle de la digitalisation des fonctions de l’entreprise pour une meilleure efficacité opérationnelle et variabilité des coûts : gestion de l’IT sur le cloud, automatisation des processus… La vague à venir, la plus transformative, sera celle de la digitalisation des opérations : l’internet des objets, l’intelligence artificielle, blockchain permettront de nouveaux gains de productivité (maintenance prédictive des machines grâce à l’analyse des données embarquées sur les machines, support des techniciens par la réalité augmentée…) tout en créant de nouveaux services (voiture autonome, cités connectées…) .

Au cœur de ces transformations, de nouveaux métiers (autour de l’analyse des données, la cyber sécurité, l’expérience client…) émergent et surtout, de nouvelles façons de travailler et d’interagir, de nouveaux modèles économiques et organisationnels, et de nouveaux leviers d’innovation sont en train de se créer. Dans un monde à la fois ouvert, complexe et incertain, le défi majeur des entreprises est de comprendre toutes les implications, notamment managériales, de ces révolutions digitales. La responsabilité des managers est donc de faire émerger, de structurer et de diffuser au sein des équipes une culture digitale, qui devra être un élément fédérateur et l’un des socles de l’entreprise de demain, au même titre que sa mission et ses valeurs.

Pour les entreprises, cela implique de savoir écouter et comprendre les préoccupations et les attentes des plus jeunes, et s’adapter en conséquence pour qu’ils puissent exprimer leurs talents, créativité et créer de la valeur.

L’essor actuel des « EdTech » doit ainsi beaucoup à des jeunes à peine sortis du système scolaire ou universitaire.

Ces révolutions numériques ouvrent aussi de nouveaux horizons en matière de formation. Les jeunes qui entrent aujourd’hui dans l’enseignement supérieur doivent ainsi se préparer à devenir ces acteurs de la transformation au sein de l’entreprise. Désormais, l’acquisition d’une culture digitale doit être inscrite au cœur de toutes les formations, qu’il s’agisse de l’ingénierie, du management, de la médecine ou encore des disciplines artistiques, voire même des sciences humaines et sociales, tant les implications sociétales des mutations en cours sont considérables. Cela vaut également pour les formations techniques et professionnelles.

C’est pour répondre à ce défi que l’ESSEC Business School a choisi de transformer son offre : création de formations spécialisées telles la chaire Accenture Strategic Business Analytics, ou encore évolution de son programme MBA. Ce nouveau programme de très haut niveau, proposé en France et à Singapour, est résolument tourné vers les enjeux de la transformation des entreprises, avec un choix de six majeurs correspondants à de grands champs d’activité : finance, stratégie et management, entrepreneuriat et innovation, management des marques de luxe, management hôtelier et business digital. Il s’agit en fait de permettre à de jeunes professionnels d’acquérir une forte culture digitale et surtout de la marier avec leurs compétences professionnelles pour se tourner vers l’avenir. Aujourd’hui, c’est ce mariage qui constitue la clé de la création de valeur pour les entreprises, la clé aussi d’une carrière réussie.

Concevoir un diplôme et une formation pour répondre aux questions les plus importantes de notre temps, c’est au fond la tâche la plus fondamentale d’une institution d’enseignement et de recherche.

 

Blockchain.. l’exemple de la musique

Posted by Gilbert Azoulay on avril 24th, 2017 under Non classé  •  No Comments

On évoque souvent la Blockhain pour le monde de l’éducation. En janvier 2016, nous avions publié un entretien avec Cyril Grunspan, Responsable du département d’Ingénierie Financière de l’ESILV, qui a détourné l’usage traditionnel purement financier de ce réseau pour certifier ses diplômes.  Apparu en 2009, Blockchain est le réseau qui permet des échanges sécurisés des bitcoin, la crypto-monnaie. Aujourd’hui, la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (SACEM) a annoncé une alliance avec ses homologues américains et britanniques pour mettre au point un système commun d’identification des œuvres utilisant la technologie blockchain. Elles se sont associées avec le géant informatique américain IBM.

Voici le décryptage de Clément Jeanneau, co-fondateur de Blockchain France, une startup spécialisée dans le conseil en blockchain publié la semaine dernière sur le challenges.fr.

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La musique a-t-elle vraiment besoin de la blockchain ?

Cela peut surprendre car cette technologie, historiquement, a d’abord été expérimentée dans la finance, la banque et l’assurance. Au cours des derniers mois, elle a gagné deux autres secteurs, l’énergie et la « supply chain ». C’est la première fois qu’elle touche l’industrie musicale. En réalité, la Sacem y réfléchissait depuis plus d’un an. Longtemps, l’industrie musicale a été réticente vis-à-vis des technologies numériques, de l’internet et des infinies possibilités de copier des titres. Cette fois-ci, elle est plutôt en pointe dans l’utilisation de la technologie. Au lieu de tenter d’y faire obstacle, elle entend l’utiliser.

Comment l’industrie musicale va-t-elle s’y prendre ?

Il faut d’abord rappeler que le streaming est devenu la première ressource financière de la musique. Le téléchargement, historiquement la bête noire des auteurs, n’est plus une source de problème. L’industrie musicale ne va donc pas reproduire l’expérience désastreuse des DRM, ces systèmes censés empêcher les copies illégales, en utilisant la blockchain pour identifier et pourchasser des fraudeurs. L’objectif sera probablement de simplifier la gestion des droits d’auteurs. La blockchain permet d’enregistrer le droit d’auteur de chaque titre de façon inviolable. Chaque morceau aura un seul hash qui contiendra les éléments du droit d’auteur. Ce système n’empêche pas la copie mais tout morceau pourra être identifié.

Quelle est l’avantage de la blockchain ?

La Sacem et ses homologues américains et britanniques ont choisi la technologie hyperledger d’IBM. Il s’agit d’une technologie blockchain privée, à la différente du bitcoin, par exemple, qui est publique. Les blocs sont gérés par un petit nombre d’organisations qui n’ont pas l’intention de partager, à la différence du bitcoin qui est partagé entre tous les acteurs. Là, ce sera une chaîne privée avec très peu d’acteurs. La blockchain va obliger les éditeurs à davantage de transparence. L’industrie musicale est assez opaque et une partie des droits d’auteur n’est pas versée aux bons ayants droit. En mesurant les flux de streaming, par exemple, la blockchain permettrait de vérifier que les auteurs touchent la rémunération à laquelle ils ont droit. L’enregistrement des données du droit d’auteur sur les hash insérés dans chaque titre pourrait permettre la création d’une base de données mondiale des droits d’auteurs. Ensuite, des smart contracts permettraient le versement immédiat des droits aux auteurs.

Tous les auteurs n’ont pas la même politique concernant l’utilisation de leur musique…

Justement, les smart contracts autorisent l’ajout de conditions spécifiques à chaque auteur et à chaque utilisateur. Un artiste peut demander une rémunération pour une diffusion de sa musique à la radio et ne pas en demander aux boîtes de nuit et demander un prix moins élevé aux particuliers. Il pourrait aussi ne pas faire payer des sites de streaming qui ont une approche éthique. Enfin, la blockchain et les smart contracts permettent de différencier la répartition des droits : 5% à tel musicien, 2% à tel autre…

Et pour les autres acteurs de l’industrie musicale ?

La blockchain peut s’appliquer à la vente ou à la revente des billets de concert. Il est possible de fixer un plafond de prix de revente qui par exemple n’excèdera pas 20% de plus sur le prix facial. Il est également possible d’interdire la revente d’un billet sur un site ou une plateforme non-agréée. En fait, l’industrie musicale en est encore au stade de l’expérimentation. Elle va multiplier les expériences et retiendra celles qui seront positives. C’est une démarche très saine.

 

 

 

Menace sur la cybersécurité ?

Posted by Gilbert Azoulay on avril 17th, 2017 under Non classé  •  No Comments

Dans une tribune intitulée « POURQUOI L’ACCUMULATION DES DONNÉES MENACE LA CYBERSÉCURITÉ » , par John Newton, CEO d’Alfresco, nous revenons sur le phénomènes des datas et les problèmes qu’elles engendrent. Devant nous des défis gigantesques à relever aussi bien pour le stockage que la sécurité.
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La prolifération des données et la croissance exponentielle du contenu stocké en local, dans le cloud ou dans des solutions non intégrées, constituent un défi pour les entreprises en termes de conformité et de sécurité. Et l’estimation selon laquelle 80 % des contenus stockés par l’entreprise sont non structurés complique davantage la situation. Le manque de connaissances sur la manière de bien gérer les données et la réticence à supprimer du contenu conduisent à une « accumulation des données ». Les entreprises ne savent plus de quel contenu elles disposent et quels éléments ont de la valeur. En termes de gestion et de gouvernance règne une grande confusion.

Les contenus éparpillés, quel que soit l’emplacement où ils sont stockés, posent un risque majeur. La plupart des entreprises ignorent quelles sont les données sensibles et n’appliquent pas de mesures adéquates pour se protéger d’éventuelles cyberattaques. Quelle que soit la technologie de sécurité utilisée pour protéger les données, elle ne peut être efficace que si les contenus ayant de la valeur ont été clairement identifiés. Pour cette raison, le classement du contenu en catégories va de pair avec la mise en place de processus de sécurité pour identifier, archiver et éventuellement crypter les données afin de garantir leur sécurité, tant derrière le pare-feu qu’en dehors.

Si les entreprises ne font pas l’effort de penser différemment et d’adopter une nouvelle approche pragmatique de la sécurité, les failles vont peu à peu devenir la « nouvelle norme » et les entreprises devront en gérer les conséquences et l’impact sur leur réputation. Chaque entreprise est désormais confrontée à une double nécessité : rendre l’information accessible instantanément tout en se prémunissant contre les attaques malveillantes.

À l’ère du numérique, si l’entreprise veut contrôler la prolifération des données, elle doit savoir les gérer efficacement, afin de les utiliser pour prendre des décisions éclairées et mettre en place des processus qui rationalisent le flux des informations et améliorent l’expérience utilisateur. Le contenu doit être correctement identifié, classé en catégories et supprimé (lorsque c’est nécessaire) pour endiguer la prolifération des données. Ces décisions doivent faire l’objet d’une concertation entre hauts dirigeants et DSI. Elles ne peuvent pas être prises sans une approche cohésive des deux parties. L’exploitation d’une faille de sécurité peut avoir des répercussions financières et des conséquences sur la réputation de la marque sur le long terme ; cette approche collaborative en interne doit donc être une priorité et une responsabilité partagée.

Les entreprises à la recherche d’une solution au problème de l’accumulation des données doivent également prendre en compte l’utilisateur final et mettre en place des processus qui lui permettent d’accéder au contenu dont il a besoin, au moment où il en a besoin, pour garantir la fluidité du workflow. La solution envisagée doit également permettre la collaboration pour faciliter l’innovation et accroître l’efficacité. C’est en mettant en place des processus qui tiennent compte des attentes des utilisateurs que l’on s’assure qu’ils seront plébiscités. Des processus bien suivis permettent à leur tour de rationaliser et de sécuriser les données.

Pour répondre aux enjeux auxquels les entreprises sont confrontées, une plateforme adaptée à leurs besoins doit être privilégiée, plutôt qu’un outil conçu pour fournir une flexibilité immédiate mais qui doit sans cesse être mis à jour. Les plateformes open source, avec des milliers de « white hats » qui peuvent aider à contre les « black hats », aident les entreprises à protéger leur ressource la plus précieuse : la propriété intellectuelle. De par leur nature, les systèmes ouverts et transparents sont suffisamment robustes pour prévenir les failles de sécurité. Pour chaque solution ponctuelle de cryptage ou de gestion de mots de passe mise en place par l’entreprise, des centaines de hackers potentiels (dont bon nombre d’acteurs institutionnels) déploient leurs efforts pour tenter de compromettre ces mesures de sécurité. Les entreprises doivent se montrer plus intelligentes pour garder une longueur d’avance ; dans le cas contraire, elles seront continuellement victimes de nouvelles failles de sécurité.

Le déluge d’informations ne montre à ce jour aucun signe d’affaiblissement. Gérer et extraire des informations utiles des données qui s’accumulent en silos reste un défi : non seulement les données vont perdre de la valeur, mais elles entraveront les décisions et décupleront les risques. Faire le choix d’une approche ouverte et d’un système de gestion du contenu permettra d’identifier, de classer en catégories, d’organiser et de gouverner le contenu, tout au long de son cycle de vie. C’est la condition pour garantir plus de flexibilité, des prises de décision éclairées et une réduction des risques liés à l’accumulation des données.

À propos d’Alfresco :
Alfresco développe des solutions de gestion de contenu d’entreprise (ECM), basées sur des standards ouverts et une technologie open source. La plateforme gère plus de 7 milliards de documents pour 11 millions d’utilisateurs dans le monde. Infos : www.alfresco.com/fr.

Enseignement à distance, révélateur de talents?

Posted by Gilbert Azoulay on avril 3rd, 2017 under Non classé  •  No Comments

Sous le titre « SUIVRE UN ENSEIGNEMENT A DISTANCE DEVELOPPE LES MÊMES QUALITES QUE CELLES EXIGEES DANS LE MONDE PROFESSIONNEL », voici la tribune publiée par, Jean-Pierre LEHNISCH, Docteur d’Etat en Droit, Directeur fondateur du CNFDI (Centre National Privé de Formation à Distance). Intéressant de rassembler quelques idées sur ce thème à l’heure où le digital impacte aussi bien l’executive education que l’enseignement initial.

 

Suivre un enseignement à distance exige de la part des candidat(e)s un certain nombre de qualités personnelles. Or on constate que le monde du travail exige ces mêmes qualités. Elles sont au nombre de cinq. Découvrons-les.
1/ Tout d’abord la capacité de prendre une décision importante

Beaucoup remettent à « demain » des décisions qu’ils devraient prendre rapidement. Surtout quand il s’agit de son avenir professionnel. Prendre la décision de se former à distance est un acte courageux car il faut avoir une volonté personnelle indéniable. Or, dans le monde du travail, ce type de qualité est recherché. En effet, un employeur recherche toujours un collaborateur capable de prendre des décisions parfois difficiles. Un travailleur qui suggère de prendre une décision qui va dans l’intérêt général de l’entreprise et pas forcément pour son propre profit est remarqué par la Direction. La capacité de prendre des décisions est un acte de courage et de bonne santé physique et morale. Il suffit de constater que l’une des conséquences de la dépression ou de la baisse de moral est l’incapacité de prendre la moindre décision !

2/ Etre à même de s’adapter à une nouvelle méthode pédagogique

Combien ont traversé des années d’école en présentiel sans en tirer les bénéfices attendus. Combien sortent du système scolaire sans métier, sans même parfois écrire et calculer correctement. Pourquoi ? Parce que le code admis pour l’école est la présence physique. Peu importe si la présence morale et psychologique est absente. On attend que le temps passe ! Parfois même les élèves les plus courageux sont obligés de refaire toute la leçon chez eux car en classe ils n’ont rien compris et ils n’ont pas osé poser les questions nécessaires au risque de provoquer la risée, toujours prompte à se déployer, des autres élèves !

En enseignement à distance, une telle attitude est impossible. On économise le temps du présentiel pour aller directement à l’effort personnel. On ne peut pas attendre que « le temps passe » car le système se bloque : on n’envoie pas de devoirs, on ne reçoit pas de cours et on provoque des relances pédagogiques de l’école. Tous les experts le confirment : la meilleure pédagogie est celle qui provoque l’action de l’élève. Ce dernier doit participer à sa propre formation. Enseignant-Enseigné, même combat.

Dans le monde du travail, la même exigence est là. On ne peut pas être passif. Tous les jours, des problèmes nouveaux apparaissent, des solutions nouvelles s’imposent, les clients ne sont jamais les mêmes. Il faut s’adapter et être réactif comme dans une formation à distance.

3/ Il faut s’organiser pour réussir

En formation ouverte à distance, il faut s’organiser et se faire un plan de travail. On ne peut pas improviser. Il faut se dire et se fixer un timing. « Durant tel mois, je vais consacrer 4h par semaine pour ma formation. 1h le lundi, 2h le mercredi, 1h le dimanche » et je m’y tiens ! Voilà une volonté clairement affichée.

Dans le monde du travail, le collaborateur doit démontrer la même détermination afin que toutes les tâches de sa fonction soient remplies en fin de semaine même celles qui sont rébarbatives et pour lesquelles on peut être tenté de les laisser traîner dans un tiroir…

4/ Apprendre à apprendre, quel beau défi

L’élève en enseignement à distance démontre sa capacité d’apprendre à apprendre. Quel que soit son âge, le voilà en situation d’apprentissage. Lire, retenir, faire une recherche, établir un devoir à expédier pour correction de la part du professeur. Voilà des tâches nobles exigées également dans le monde professionnel. Quel que soit son métier, l’employeur attend de son collaborateur qu’il soit capable de s’adapter à l’évolution des connaissances, qu’il continue d’apprendre soit seul, soit par des séminaires de formation. Les experts le disent : les nouvelles techniques s’apprennent d’abord dans l’Entreprise avant de se diffuser partout.

5/ Avoir un projet professionnel

Trop de pessimisme règne dans le monde pédagogique et dans le monde professionnel.
Comment provoquer l’enthousiasme chez un jeune quand il entend partout (y compris parfois chez ses enseignants !) que de toutes façons il « ira pointer au chômage ! ». Le candidat en enseignement à distance prend le contrepied de ce fatalisme. Il apprend pour réussir car il a un projet professionnel. De même, dans le monde du travail, on estime celui qui a un projet d’évolution. Il ne se contente pas, recroquevillé sur lui-même, d’exercer les mêmes tâches sans aller au-delà. Même en période de crise économique, l’entreprise doit avoir des collaborateurs qui ont la « niaque » et qui veulent réussir. Des promotions les attendent obligatoirement car ces périodes de difficiles sont précisément celles qui génèrent des opportunités pour les plus dynamiques.

Voilà quelques convergences entre formation ouverte à distance et monde du travail. Ces deux environnements sont de plus en plus liés. Feu le temps où l’on séparait ces deux mondes qui s’ignoraient. Pire, qui se combattaient ! Aujourd’hui, ces deux environnements sont en fusion. Les pays qui réussissent sont ceux qui ont réussi ces convergences, par l’apprentissage notamment. Alors, enseignement à distance et monde du travail, même combat ? Bien sûr que oui !

MOOC : formation et marque employeur

Posted by Gilbert Azoulay on mars 27th, 2017 under Non classé  •  No Comments

L’Edhec Business School vient de lancer avec la Société Générale un Mooc « Global financing solutions » pour ses élèves mais également pour les collaborateurs de la banque. Une initiative qui permet à la grande école de commerce de financer cette formation et à la banque de soigner en prime sa marque employeur. Retour sur cette collaboration avec Anne Zuccarelli, Associate Dean, Corporate Development & Careers à l’Edhec.

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Vous avez lancé un MOOC avec la Société Générale pour former des étudiants en finance, qui est votre expertise historique. Ce partenariat est-il indispensable pour innover ?

Nous avons tout d’abord imaginé l’intégralité du contenu avec la banque, qui est destiné à la fois à nos étudiants et aux collaborateurs de la Société Générale. Aujourd’hui, notre approche est de privilégier les dispositifs pédagogiques co-construits avec les entreprises. Nos enseignants prodiguent les éléments conceptuels tandis que les professionnels illustrent à travers des cas concrets. Nous sommes convaincus que cela correspond tant aux attentes de nos partenaires entreprises et qu’à celles de nos élèves.

Selon vous, l’enseignement dans les grandes écoles doit passer désormais par des outils comme les MOOC ?

Notre MOOC présente à la fois des aspects académiques et concrets C’est d’ailleurs la clé du succès. Un MOOC permet aussi d’avoir accès plus facilement à des experts top niveau et de les mettre en scène. C’est d’ailleurs cette approche scénarisée qui retient l’attention de nos étudiants et les amène au terme de la formation. Nos statistiques sont parlantes : sur 185 candidats inscrits, 145 sont allés jusqu’au bout et ont obtenu une certification. Certes elle est honorifique, mais étant signée par les deux institutions (Edhec et Société Générale), elle peut être valorisée sur le CV.

Pour être concret comment se déroule le MOOC ?

Le Mooc est gratuit pour le moment et dure six semaines, avec six thèmes illustrant différentes solutions de financement.  Chaque semaine sont proposées 5 à 6 vidéos, qui donnent lieu après visionnage à un quizz hebdomadaire. Une Master class en live est proposée aux apprenants ainsi qu’un forum d’échanges et de discussion. Au terme de la séquence de formation, un quizz de 200 questions permet de valider l’acquisition des connaissances.

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La validation est-elle sécurisée ?

Nous sommes sur la base d’un apprentissage et d’une validation fondés sur la confiance. Dans la mesure où le MOOC n’est pas obligatoire et qu’il demande un certain investissement temps et travail, les risques de dérives sont assez faibles. Pour des filières certifiantes, il faut sans doute prévoir un dispositif plus contraignant.

L’investissement est-il important ?

Bien sûr. Le temps de conception est lourd, auquel s’ajouter la plate-forme et les tournages. C’est d’ailleurs pour cette raison que nous devrons trouver des systèmes de co-financement. Rappelons que le digital ne fait pas économiser d’argent car il nécessite beaucoup de fonds. En revanche, c’est un mode pédagogique à développer impérativement pour nos étudiants qui ont besoin de ces dispositifs qui mixent digital, collaboratif et face à face.

Pour autant, les grandes entreprises sont-elles prêtes à s’engager ?

L’intérêt de ce genre d’opérations est qu’elle répond simultanément à deux impératifs : mettre en avant les dirigeants tout en touchant les futurs talents. C’est donc autant une opération de formation qu’une stratégie d’image et de marque employeur.

Les DSI à fond sur les Big Data en 2017

Posted by Gilbert Azoulay on mars 20th, 2017 under News  •  No Comments

80% des DSI planifient un projet Big Data en 2017, selon une enquête (*) réalisée par Talend. Cette enquête mondiale ne concerne pas exclusivement l’enseignement supérieur, mais indique clairement que l’approche data analytics représente l’avenir. L’analytique en temps réel, l’accès aux données en libre-service et la gestion des métadonnées figurent en tête des priorités, suivis par l’intelligence artificielle et le machine learning. 

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La transformation numérique, de la théorie à la réalité

Selon les conclusions de cette enquête, même si les initiatives de transformation numérique restent parmi leurs priorités, les DSI sont également mis au défi de consacrer du temps et du budget à la poursuite de leurs activités quotidiennes. En conséquence, 2017 demeure donc une année de transition entre stabilité des systèmes et investissements technologiques.

 « Même les responsables informatiques les plus technophiles savent qu’il ne suffit pas de mettre en place de nouveaux outils pour être en mesure de tirer le meilleur parti de leurs données », déclare Ashley Stirrup, directeur marketing de Talend. « Ils sont conscients qu’il leur sera difficile d’accroître la valeur stratégique de leurs données sans la combinaison adéquate d’individus, de processus et de technologies. Seule une culture d’entreprise érigeant les données au rang de ressources essentielles à chacune des étapes des processus décisionnels offrira l’agilité nécessaire pour rester aujourd’hui compétitif sur leur marché. »

Des tendances clés qui influencent la transformation numérique

L’enquête démontre que les projets big data sont en plein essor, avec une priorité accordée à l’analytique en temps réel :

  • Un peu plus de 80 % des répondants affirment avoir au moins une initiative big data prévue en 2017, soit presque le double du nombre de projets achevés en 2016. Ces projets big data tourneront notamment autour de l’analytique et de la vision à 360° de leurs clients. Les grandes entreprises ont donc atteint un niveau de maturité sans précédent sur le plan du traitement de leurs données.
  • Ainsi, 26 % des personnes interrogées font de l’analytique en temps réel leur priorité pour 2017. Viennent ensuite la gestion des métadonnées et la préparation de données en libre-service, avec respectivement 20 et 18 % des répondants. Les projets liés à l’intelligence artificielle/apprentissage automatique et à l’internet des objets (IoT) rentrent également dans le périmètre des priorités des DSI (10 % et 5 % d’entre eux, respectivement).

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Cependant, la relation entre équipes informatiques et métiers est le principal obstacle à une stratégie orientée données. En effet, les big data sont essentiellement utilisés pour améliorer les processus internes et le service client, entraînant parfois des pratiques décolérées de l’IT. Aussi, la gouvernance, la qualité et l’accès en libre-service des données deviennent sources de préoccupation pour les équipes informatiques :

  • 35% des personnes interrogées estiment que le principal frein à l’adoption d’une approche orientée données est la relation entre leurs équipes informatiques et les utilisateurs métiers. Cet obstacle est même considéré comme plus préoccupant que les budgets disponibles (23 % des répondants) ou l’absence de personnel suffisamment qualifié (seulement 16 % des répondants).
  • 27 % des répondants affirment que l’impact des big data s’est principalement fait ressentir au niveau des processus internes de leurs organisations. Le deuxième secteur qui bénéficie d’une stratégie big data est le service client (20 % des personnes interrogées). Viennent enfin la réduction des coûts opérationnels et la création de nouvelles sources de revenus (17 % chacun). Ainsi, les principales missions des décideurs informatiques se répartissent de façon à trouver l’équilibre entre introduire de nouvelles technologies pour améliorer l’efficacité de leurs activités, et s’assurer que l’ensemble des systèmes fonctionnent de façon sécurisée et à moindre coût.
  • Interrogés sur la priorité principale pour leur entreprise, les décideurs informatiques ont démontré une répartition assez égale entre les trois choix qui leurs étaient proposés, quant aux priorités à accorder à la gouvernance (37 %), à la qualité (33 %) et à l’accès en libre-service (31 %) des données. Ces résultats témoignent de la nécessité pour les entreprises de s’assurer que leurs données soient suffisamment propres, gérées et accessibles au plus grand nombre, afin que les employés puissent en tirer parti pour contribuer à leur réussite.

« L’alignement des priorités en matière de consommation et de gestion des données peut être la source de débats constructifs au sein des entreprises », déclare Toph Whitmore, analyste en chef en charge des solutions big data et analytiques chez Blue Hill Research. « Les dirigeants doivent s’assurer que leurs responsables informatiques et métiers puissent tour à tour proposer et utiliser ces ressources avec succès. Mais cela est plus facile à dire qu’à faire, en particulier lorsque certaines attentes irréalistes en termes d’accessibilité des données en libre-service dépassent les limites fixées dans les mandats de gouvernance de la donnée. En revanche, lorsque le libre-service est délivré à temps, de façon transparente et avec une bonne gouvernance, les responsables informatiques peuvent alors veiller à la sécurité des systèmes, proposer des services fiables, et fournir des informations favorisant la prise de décision en aval dans le cadre du flux DataOps. »

* : Enquête menée auprès de décideurs informatiques afin de déterminer leurs priorités pour 2017. Il en résulte que le big data, l’analytique et la gouvernance se distinguent tout particulièrement parmi les projets prioritaires. Ainsi, l’analytique en temps réel, la gestion des métadonnées et l’accès aux données en libre-service constituent près de 70 % des projets envisagés en 2017, tandis que les technologies basées sur l’intelligence artificielle et l’apprentissage automatique (machine learning) connaissent un certain intérêt.

À propos de Talend

Talend (NASDAQ : TLND) est édite des logiciels d’intégration Cloud et de Big Data. Les solutions d’intégration de Talend visent à faciliter l’accès, améliorer la qualité et assurer un traitement rapide des données pour des prises de décision en temps réel. 

 

Coursera for Business, l’offensive

Posted by Gilbert Azoulay on mars 13th, 2017 under Non classé  •  No Comments

COURSERA passe à l’offensive en Europe avec le lancement d’une offre pour les entreprises pour la formation continue. L’objectif est bien entendu de renforcer les usages et d’atteindre le seuil de rentabilité. De passage à Paris, Rick Levin le CEO de COURSERA ne cache pas ses ambitions : « Les écarts de compétences en France et dans toute l’Europe nécessitent une attention urgente. Des millions de personnes n’ont pas les compétences nécessaires pour réussir dans des emplois actuels et émergents, et l’écart s’élargit. Les entreprises sont donc désireuses de travailler avec nous et nos partenaires universitaires pour équiper leurs employés avec des compétences de haute demande nécessaires pour exceller dans l’économie d’aujourd’hui ». Et d’ajouter : « La nécessité d’un apprentissage et d’un développement continus n’a jamais été aussi forte. Dans le paysage technologique en évolution constante d’aujourd’hui, les compétences spécifiques à l’industrie peuvent passer de pertinentes à obsolètes en peu de temps. Les entreprises investissent fortement dans l’amélioration de leur main-d’œuvre pour rester compétitives, et l’Europe occidentale seule consacre maintenant 8 milliards de dollars à l’e-learning ».

RickLevin2

Vous êtes le CEO de Coursera depuis avril 2014. Le modèle des cours en ligne va-t-il enfin trouver son rythme de croisière ?

Le marché de l’éducation arrive enfin à maturité après des années de test et d’essais. Les personnes en situation professionnelle, donc au-delà de l’enseignement supérieur, en sont les principaux moteurs. D’ailleurs quand Coursera a été lancé, il concernait surtout des personnes plus âgées qui voulaient acquérir des compétences supplémentaires pour accélérer leur carrière.  Aujourd’hui, 85 % des usagers ont plus de 22 ans. Les habitudes en matière de formation sur le marché du travail se transforment bien plus rapidement que dans les universités. Mais, avec les certifications que nous proposons désormais, cela va s’accélérer. Un signe : le certificat Coursera est le second le plus populaire sur Linkedin après celui de Microsoft.

Cela change quoi pour l’enseignement supérieur ?

Coursera est un complément proposés par les universités. Avec elles, nous sélectionnons les contenus que nous mettons en ligne et nous organisons la collecte des datas pour le suivi et l’analyse. Cette organisation est un dispositif gagnant-gagnant puisque nous partageons les revenus tirés des certifications vendues aux candidats.

Les habitudes changent tout de même très doucement…

Très honnêtement cela progresse vite. En Europe où l’éducation est généralement gratuite, les habitudes changent. Mais, ce sont les entreprises qui donnent une véritable impulsion. Elles sont prêtes à investir massivement pour utiliser les  nouveaux médias.

Vous lancez votre plate-forme « Coursera for Business », c’est donc le signal d’une offensive forte sur le marché de la formation continue ?

C’est vrai. Nous avons signé de très grosses opérations dans le monde avec L’Oréal, Air France KLM, Criteo, Gemalto, Booking.com, Unicredit and Telenor. Ces organisations pourront utiliser le contenu créé par 150 grandes universités, afin de répondre à leurs besoins en formation.

L’adoption de la plate-forme Coursera for Business dans les plusieurs secteurs industriels souligne surtout la tendance croissante à utiliser des solutions innovantes, correspondant aux usages des nouvelles générations.

Etablissements français partenaires de Coursera

  • EM Lyon
  • Ecole Polytechniques
  • Essec Business School
  • Insititut Mines Télécom
  • Hec Paris
  • Escp Europe
  • Ecole Normale Supérieure
  • Sciences Po
  • Ecole Nationale des Ponts Paris Tech
  • CentraleSupélec

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Coursera for Refugees

C’est une initiative pour aider les réfugiés à travers le monde à accéder à des formations et à s’intégrer à des communautés d’accueil. A travers ce partenariat, les refugiés bénéficient de dispenses de frais pour plus de 1000 formations Coursera, et pourront se joindre à des étudiants en local.

Au sujet de Coursera

Coursera est une société d’enseignement en ligne qui offre des cours et des expériences d’apprentissage d’universités du monde et des établissements d’enseignement, y compris l’Université de Stanford, l’Université de Pennsylvanie, l’Université Duke, l’Université de Virginie, HEC Paris, ESSEC, Les étudiants inscrits dans le monde entier qui peuvent accéder à plus de 2000 cours et spécialisations dans des dizaines de sujets, y compris les entreprises, les données, la technologie, les sciences sociales, la santé et l’art. Coursera permet aux apprenants du monde entier d’atteindre leurs buts professionnels, éducatifs et personnels tout au long de leur vie. Coursera est appuyé par de grandes sociétés de capital-risque comme Kleiner Perkins Caufield & Byers, New Enterprise Associates, GSV Capital, la Société Financière Internationale, Laureate Education Inc. et Learn Capital.