« Un contenu sérieux, une approche interactive »

Posted by Gilbert Azoulay on janvier 16th, 2017 under Interview  •  No Comments

« Une révolution pédagogique et technologique majeure où c’est le contenu qui s’adapte à l’apprenant et plus le contraire ! », explique Caroline Maitrot-Feugeas, co-fondatrice de NOMAD EDUCATION, pour décrire l’évolution des applis aujourd’hui autour du concept d’Adaptive Learning. Comment cela devrait faire bouger les lignes dans le scolaire comme dans le supérieur ? Eléments de réponses avec Caroline Maitrot-Feugeas.

Portrait de Caroline MAITROT

Vous évoquez l’Adaptive Learning comme concept révolutionnaire. Que mettez-vous derrière cette notion ?

Aujourd’hui, nous considérons qu’avant de délivrer du contenu, il faut d’abord  poser un certain nombre de questions à l’apprenant afin d’adapter le contenu au profil de ce dernier pour ne pas le polluer avec des éléments inutiles,  qui ne le concernent pas. C’est ce que permettent les nouveaux outils tels que les applications Nomad Education. En fonction des réponses collectées auprès de nos membres, l’application s’adapte en temps réél dans le but de favoriser l’acquisition des connaissances. Ces apps ont, de plus, pour objectif de motiver l’élève à réviser et à s’impliquer davantage, en corrélant son temps de révision à son niveau de membre, plus il révise, plus il débloque de contenu.

Un système de points permet en effet de passer au niveau supérieur. Nous utilisons les codes du jeu vidéo et la gamification pour favoriser la progression des apprenants. Si le contenu est sérieux, l’approche doit être quant à elle beaucoup plus interactive. Dans un pays où le bachotage est souvent la norme, cela permet de gagner en efficacité.

La pédagogie et l’enseignement doivent donc évoluer ?

Bien sûr. Les nouveaux outils ont pour conséquence de faire évoluer fortement l’enseignement. En individualisant les parcours via des solutions digitales, les enseignants pourront travailler mieux avec chaque élève. L’enseignement ne peut plus être linéaire et doit s’adapter à chaque personnalité. Si le cours traditionnel doit demeurer, une nouvelle approche complémentaire doit s’imposer.

En complément des contenus personnalisés, proposés par Nomad Education,  nous  matchons les données concernant les écoles et les multiples filières qu’elles proposent avec le profil du jeune, pour une orientation ou une réorientation réussie. Chacun doit trouver sa voie quelle que soit sa filière d’origine, et pouvoir rebondir d’une filière à l’autre, sans notion d’échec. Il est inconcevable de parler d’erreur ou d’échec à un jeune.

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Selon vous, ces outils sont donc indispensables mais pour autant personne ne pousse réellement à leur usage. Pourquoi ?

On préfère souvent réinventer des solutions, que d’utiliser celles imaginées par des structures privées.

Rendez-vous compte : un élève de 3e sur deux prépare le brevet avec son smartphone. Mais au lieu d’écouter les usages,  les institutions font comme si cela n’existait pas. Il serait temps d’associer ces outils digitaux gratuits aux enseignements classiques. A l’heure où l’on parle d’égalité des chances, nous pourrions être  plus efficaces en utilisant le smartphone des jeunes, qui  est sans doute l’outil le plus partagé quel que soit le niveau social et  donne accès à des ressources fabuleuses. On essaye au contraire d’équiper les écoles à tout prix avec des solutions qui n’ont pas forcément fait leur preuve. Selon moi, l’Education Nationale a besoin de faire évoluer la pédagogie, mais également la formation des enseignants au digital, ces derniers sont demandeurs, nous le voyons clairement avec nos 150 professeurs auteurs, mais en manque de ressources pédagogiques.

Selon vous la gratuité de ces applis est un élément clé pour les déployer massivement?

Oui. Nos applications sont gratuites, c’est la clé de la réussite.

Si la qualité et l’utilité sont au rendez-vous, avec la gratuité nous jouons à fond la carte de la viralité.

Le modèle économique repose sur les partenariats et la collecte de datas. L’usager ne paye donc pas et la mise en relation est notre unique source de rétribution. C’est d’ailleurs affiché de manière transparente et ne pose aucun problème dans la mesure où cela fournit un service de qualité, et pour le plus grand  nombre.

Je souhaite aujourd’hui que l’Etat nous ouvre ses portes et labellise les acteurs privés qui privilégient l’usage et l’utilité de leurs produits au service de l’Education. Nous sommes plusieurs acteurs à nous engager et avoir un vrai  rôle d’acteur social, il serait temps que cela soit reconnu.

 

 

Créée en 2011, NOMAD EDUCATION est aujourd’hui le leader de l’éducation mobile en France avec une gamme d’applications entièrement gratuites à destination des collégiens, des lycéens et des étudiants. Sous forme de quiz et de mini-cours, intégrant un contenu de qualité (rédigé par des professeurs de l’Education nationale) et actualisé en temps réel, les applis de NOMAD EDUCATION permettent de réviser n’importe où (online et offline) et n’importe quand, à toutes les étapes de la scolarité (entrainement, examen…), de la classe de 6ème à Bac +5.

  • Plus de 100 diplômes et concours proposés
  • 100 clients partenaires
  • CA : 1 500 000 euros (prévisionnel juin 2017)

 

Les technos de 2017

Posted by Gilbert Azoulay on janvier 9th, 2017 under Non classé  •  No Comments

L’heure des bilans et des promesses voire des prévisions a sonné. C’est le début de l’année. Voici un schéma qui résume bien les enjeux auxquels nous serons confrontés. Ou plutôt les nouvelles technologies qu’il faudra maîtriser ou comprendre dans les années à venir. L’information n’est pas inutile à l’heure où tout va très vite et qu’il est préférable de connaître au moins les nouveaux concepts.

Voici donc une synthèses des nouvelles technologies à connaître et qui vont impacter le monde de l’éducation dans le futur, directement… ou indirectement.

  • Blockchain
  • Drones
  • Les Objets connectés
  • Robots
  • Impression 3D
  • Réalité virtuelle
  • Réalité augmentée
  • Intelligence artificielle

 

Ils ont dit en 2016

Posted by Gilbert Azoulay on janvier 4th, 2017 under News  •  No Comments

Pokemon Go, un modèle pour l’enseignement ?, Alain Goudey, Professeur de marketing, et Marie-Laure Massué, Directrice du Teaching and Learning Center de Neoma Business School.

« L’idée est venue d’un constat : les écoles ne sont plus dépositaires du savoir. Il nous faut donc délivrer en complément des expériences et des actions concrètes pour réfléchir sur les multiples situations que nos étudiants rencontrent ou vont rencontrer. Avec une étude de cas, nous nous affranchissons des documents car les jeunes sont en situation réelle. La réalité virtuelle immersive permet enfin d’avoir un engagement plus fort des étudiants. L’effet nouveauté joue à plein et l’expérience vécue par les jeunes est unique ».

EM Lyon : Changer tout ! Bernard Belletante, directeur général de l’EM Lyon.

« La stratégie intitulée  Objectif Nouveaux Territoires 2020 vise à être visible à l’échelle mondiale dans un contexte de bouleversement historique de l’industrie de l’éducation. Nous passons à un modèle d’éducation ouverte et collaborative. L’objectif est bien entendu de modifier les modèles d’apprentissages, favoriser le travail collaboratif et impliquer encore plus les apprenants pour définir un parcours qui leur est propre, à l’aide des enseignants, mais également des communautés ».

Grandes écoles : un label pour les formations 100% à distance, Pascal Barbier, animateur du groupe de travail à la CGE

« Nous comptons sur cinquantaine de formation totalement à distance dans les cinq prochaines années, soit 10% de nos diplômes labélisés. Le marché représente au niveau mondial plus de 400 millions d’étudiants à horizon 2030. Nous devons être en mesure d’y répondre ». Une nouvelle organisation de la commission habilitation CGE va être mise en place avec un comité d’habilitation numérique composé d’un responsable NTIC-DSI, d’un directeur d’organisme, un gérant d’entrepris ainsi qu’un spécialiste propriété intellectuelle.

Le mobile plus fort que l’ordi, étude StatCounter

Pour la première fois, les consultations des pages web sont devenues plus nombreuses en octobre sur le mobile et tablette que sur PC. Que peut-on en conclure ? Tout simplement qu’il est plus qu’important que toutes les ressources disponibles dans les écoles ou les universités soient accessibles. Et sans doute que notre pédagogie n’hésite pas à utiliser cet outil pour coller aux usages actuels. Tout n’est pas possible avec un mobile, mais il peut être utile pour un certain nombre d’apprentissage ou de mise en situation. Voici un papier publié dans les Echos le 3 novembre dernier par Romain Gueugneau et qui s’appuie sur une étude réalisée par StatCounter, qui réalise cette étude depuis huit ans.

« Maîtriser le code à tout prix », Patrice Brunet, Responsable du développement numérique pour tous chez ORANGE France

« L’ensemble de notre écosystème évolue vers une plus grande digitalisation, au travail comme dans nos usages quotidiens. Nous pensons qu’il faut appréhender le code au même titre que d’autres savoirs fondamentaux. L’Education Nationale a intégré l’enseignement du code au collège depuis septembre 2016, notre démarche responsable vise à participer à l’accélération de l’éducation numérique pour Tous ».

 

Soft skills… the future

Posted by Gilbert Azoulay on décembre 22nd, 2016 under News  •  No Comments

Voici une tribune publiée sur le blog de Coorpacademy qui propose des formations en ligne, lancée par l’ancien boss de Google France, JM Tassetto.  Un peu de réflexion avant les fêtes. 

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Quel métier occuperez-vous demain ? Que devrez-vous maîtriser dans dix ans ? Difficile d’y répondre. En revanche, une chose est sûre : les « soft skills », ces compétences informelles, vont gagner du terrain.

« J’suis l’poinçonneur des Lilas… », chantait Gainsbourg en 1958. Près de soixante ans plus tard, point de poinçonneur dans le métropolitain. Au bout du tunnel, en revanche, des data miners, des social media managers, des user experience designers, des sustainability experts, des économes de flux et même des chief happiness officers… Ces nouveaux métiers vous parlent plus ou moins ? C’est normal : ils n’existaient pas au début des années 2000, ou émergeaient à peine. D’ailleurs, selon une étude du cabinet américain Wagepoint de 2015, 60% des métiers qui seront exercés en 2030 n’existent pas encore. L’origine de ce bouleversement, c’est la révolution numérique, mais aussi la nouvelle donne environnementale. Or nous sommes dans l’œil du cyclone : une sensation de calme trompeur avant la tempête, à la trajectoire incertaine, imprévisible, et à la puissance ravageuse. Dans de telles conditions, difficile de prédire l’avenir. La seule chose que l’on sait, c’est que l’on ne sait pas. Selon les enseignants Karl Fisch et Scott McLeod, la moitié des connaissances acquises par un étudiant américain durant sa première année d’études seront obsolètes au bout de trois ans(1). Notre métier, nos compétences, nos connaissances sont périssables, et nous nous en rendons compte.

« Chez Google, l’expertise n’arrive qu’en 5e position dans les critères de recrutement. La personnalité compte, et les soft skills la façonnent. »

Mais ce constat n’a rien d’amer. Cette mutation n’est pas une fatalité. Regardons le verre à moitié plein et voyons cette nouvelle ère comme un challenge : celui d’apprendre en permanence. Cette posture est une nécessité : un cadre de moins de 35 ans change de travail en moyenne tous les 2,9 ans(2). Mais à l’heure où les outils informatiques et les pratiques d’entreprises évoluent à une vitesse inédite, qu’entend-on par « apprendre » ? Comment assurer sa montée en compétences et son adaptabilité tout au long de sa carrière ? En réalité, ce ne sont pas tant les « hard skills » – ces compétences « dures », palpables, comme l’expérience, le diplôme, l’expertise technique – que l’on se doit d’optimiser en permanence, que les « soft skills », c’est-à-dire des compétences douces, informelles, comme notre quotient émotionnel, notre capacité à négocier ou à résoudre un problème, notre créativité ou encore notre maîtrise du numérique. Plus transversales, les soft skills ont l’avantage d’être durables. Et c’est d’ailleurs ce qui peut faire la différence lors d’un entretien d’embauche : chez Google, par exemple, l’expertise n’arrive qu’en 5e position dans les critères de recrutement. La personnalité compte, et les soft skills la façonnent. Mais comme toute qualité, nous pouvons les aiguiser.

« Formations en ligne, applications mobiles… Ces outils ont un avantage de taille : la souplesse. Ainsi, on peut peaufiner ses soft skills où l’on veut, quand on veut, selon ses besoins propres… »

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Aujourd’hui, l’employeur n’est plus seul responsable de la formation, mais surtout de la montée en compétences de ses collaborateurs. Chacun, individuellement, peut devenir acteur de son évolution, en choisissant de mettre l’accent sur ses points forts ou en travaillant ses faiblesses. C’est en cela que les formations en ligne et les applications mobiles peuvent être une ressource, un soutien pédagogique au quotidien. Entraînement cérébral (Peak, Elevate), tests de personnalité (Talentoday, Praditus)… Ces outils ont un avantage de taille : la souplesse. Ainsi, on peut peaufiner ses soft skills où l’on veut, quand on veut, selon ses besoins propres, entre deux métros ou à la pause café. Chez Coorpacademy, nous sommes convaincus que la révolution de l’apprentissage est là : dans la flexibilité, dans l’adaptabilité. C’est ainsi que la formation pourra se suivre sur un cycle long, celui d’une vie : en contrant les contraintes, en occupant les espaces libres, en favorisant l’engagement. Durablement.

Par Laurence Mijoin, Ingénieur pédagogique chez Coorpacademy

(1) Preparing students for what we can’t prepare for them

(2) Étude Mobicadres de 2014 publiée par Deloitte-Nomination

Datas, le pétrole du 21e siècle ?

Posted by Gilbert Azoulay on décembre 12th, 2016 under Non classé  •  No Comments

Voici une dépêche très intéressante, publiée par News Tank Higher Ed and Research. Elle nous fait partager le point de vue d’Edouard Beaucourt qui pilote Tableau Software, née au sein d’un projet de recherche académique en 2003 à Stanford University.

« Les datas sont le pétrole du 21e siècle. Le fait de voir des données intelligemment est essentiel pour une organisation, y compris dans l’ESR. Que ce soit en matière d’inscription, de publication de résultats d’enquêtes de satisfactions, d’utilisation de l’espace, de planification des agendas, de comparaison avec les établissements concurrents, de responsabilité financière et fiscale, etc : toutes ces questions peuvent nécessiter une analyse de données », déclare Edouard Beaucourt, directeur régional Europe du sud de Tableau Software, à News Tank, le 01/12/2016. Cette société est spécialisée dans la vente de solutions pour lire et mettre en scène des datas.

Edouard Beaucourt, Directeur France & Europe du Sud, Tableau Software

« LinkedIn a publié un rapport démontrant que la montée des compétences en analyse de données et de statistiques font partie du top 5 des compétences (2e en France) les plus recherchées. Nous voulons permettre aux étudiants d’acquérir une compétence de plus en plus recherchée », commente Edouard Beaucourt. Née au sein d’un projet de recherche académique en 2003 à Stanford University, Tableau software revendique en 2016, 46 000 clients dans 150 pays, dont 9 000 en Europe Moyen-Orient et Afrique, ainsi que 3 000 collaborateurs dans le monde (dont 1 000 en charge de R&D) dans 16 bureaux, dont Paris. Sur la partie commerciale, le directeur régional indique que le marché français dans l’ESR « reste pour le moment à l’état embryonnaire ».

Un positionnement entre solution payante et open data

« Nous sommes une entreprise avec un modèle économique, puisque notre technologie est payante, et nous nous inscrivons aussi dans une démarche d’open data avec une plateforme ouverte mise à disposition du public », indique Edouard Beaucourt. « C’est ainsi que notre bureau en France, ouvert début 2015, développe à la fois des axes commerciaux – depuis l’expert comptable aux grandes entreprises, en passant par les start-up – et non commerciaux (journalistes, médias, étudiants) ».

La solution payante

La solution de Tableau software entend « aider les gens à voir et à comprendre leurs données en leur permettant de se connecter à n’importe quel système de données (doc, .xls, montre connectée, etc). Ils peuvent ensuite mettre en scène ces données avec des graphiques ou des cartes, sans avoir besoin de connaissances informatiques, et commencer à tirer des enseignements de leurs données.

Un outil gratuit et le lancement de Mooc

« Aujourd’hui, avoir des compétences en matière de données est indispensable. Voilà pourquoi nous avons développé un programme académique qui met à disposition des étudiants et des enseignants gratuitement notre produit », indique Edouard Beaucourt. « Cela participe de notre volonté d’étendre notre mission au sein des universités et des écoles. Plusieurs en France commencent à adopter Tableau dans leurs cours (Essec, Université Paris Sorbonne, Télécom Bretagne) ».

 « Aider enseignants et administratifs à se poser les bonnes questions »

Dans le secteur ESR, Tableau software affirme avoir de plus en plus de clients parmi lesquels des universités ou des grandes écoles. « C’est un milieu qui abrite des chercheurs et des cadres administratifs et financiers qui n’ont pas tous des compétences informatiques pour parler avec leurs données alors que c’est leur lot quotidien ».

« Nous comptons par exemple les universités de Stanford, Harvard, ou en Europe, l’EPFL qui s’en sert pour piloter ses ressources et le recrutement des étudiants. En France aussi nous visons l’ESR mais cela reste pour le moment à l’état embryonnaire. Nous travaillons par exemple avec l’Université de Rennes sur la partie recherche pour l’analyse de particules, de gènes et de cellules ».

 

Appli, la solution? Le cas de l’apprentissage de l’anglais.

Posted by Gilbert Azoulay on décembre 5th, 2016 under Non classé  •  No Comments

Voici une étude réalisée auprès de 5.000 élèves dans cinq pays différents par l’académie online ABA English révèle que  8 français sur 10 ont amélioré leur niveau d’anglais grâce à une application. Décryptage.

Les applications mobiles pour apprendre les langues étrangères se sont imposées auprès des utilisateurs comme de nouveaux outils particulièrement efficaces. En effet, 88% des français interrogés affirment avoir progressé en anglais grâce à une application éducative soit 12 points de plus qu’en 2015 selon le même sondage réalisé par ABA English. Toujours selon une étude réalisée auprès de 5.000 élèves dans cinq pays différents par l’académie online ABA English, il s’avère également que 79% des français possèdent une  application éducative sur leur smartphone et 87% des sondés jugent efficace l’apprentissage d’une langue avec une application.

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La maîtrise des langues grâce au m-Learning

Avec les smartphones et les tablettes un nouveau modèle d’éducation plus connectée, plus mobile et plus facile d’accès est en train de voir le jour, et il est certain que cela contribue au succès du m-learning (éducation mobile). Les applications éducatives sont de plus en plus plébiscitées, pour preuve, en 2016 79% des français interrogés déclarent avoir téléchargé au moins une application éducative sur leur smartphone alors qu’en 2015 ils n’étaient que 68%. On note également que ces applications d’éducation et enseignement sont parmi celles les plus fréquemment utilisées par les français, juste après les applications pratiques (navigation, cartes) et devant les réseaux sociaux, les jeux, les informations ou les sites de rencontre.

Parmi les applications éducatives, celles destinées à l’apprentissage des langues étrangères sont les préférées des français, 92% d’entre eux en possèdent une et 87% des étudiants interrogés jugent ce moyen très efficace pour apprendre une nouvelle langue. Loin derrière, suivent les applications pour exercer la mémoire (33%) ou apprendre la musique (10%).

 

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Le téléphone et l’ordinateur : l’association idéale

Pour 55% des élèves, il convient d’alterner l’ordinateur et le téléphone pour que l’apprentissage soit efficace alors que 25% préfèrent utiliser uniquement l’ordinateur et 20% uniquement leur téléphone.

 

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Enfin, pour 30% des français interrogés, le moment idéal pour apprendre une langue serait le matin avant de partir travailler. Juste derrière vient le temps de pause au travail (26%), le soir juste avant de se coucher (18%), la fin de journée en rentrant chez soi (15%) et les transports (11%).

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Education, une question de taille… d’écran ?

Posted by Gilbert Azoulay on novembre 28th, 2016 under Non classé  •  No Comments

Voici une tribune intitulée « Pourquoi le secteur de l’Éducation doit-il prendre au sérieux la question de la taille de l’écran ? », rédigée Par Hans Dummer, directeur de la division Projecteurs, Epson zone EMEAR, à l’occasion du Salon Educatice qui s’est déroulé à Paris du 16 au 18 novembre.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 80 % des supports pédagogiques sont retenus lorsqu’ils sont délivrés via des moyens visuels et 90 % via des leçons interactives, contre seulement 25 % dans le cadre de présentations orales unidirectionnelles*. Par conséquence, les technologies de communication visuelle, telles que les projecteurs et les écrans plats, révolutionnent la façon dont l’enseignement est dispensée dans les écoles et dans les universités. Néanmoins, puisque le mode d’enseignement traditionnel recule et le numérique a, en général, tendance à augmenter (plus de temps passé chez soi et sur les écrans), cela a une incidence négative sur la santé oculaire. On constate une augmentation considérable de la myopie chez les jeunes adultes en Europe : le chiffre a doublé en 50 ans. Pourtant, malgré le lien établi entre l’utilisation des écrans et la santé oculaire, de nombreuses écoles aujourd’hui restent mal informées concernant le bon usage de l’écran et les protocoles de prise de décision.

 

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Écran plat ou projecteur ?

 

En matière d’enseignement au moyen d’écran, deux technologies sont disponibles : les écrans plats et les projecteurs Parmi ces deux options, les projecteurs restent la technologie reconnue. Les écrans plats sont néanmoins adoptés par certains établissements du fait de leur familiarité et de leur simplicité apparente. Toutefois, une étude Epson  révèle que 58 % des étudiants ne sont pas en mesure de lire tout le contenu affiché sur un écran plat 70 pouces, et le fait de ne pas voir ce qui est enseigné est préjudiciable pour l’apprentissage et génère une pression excessive sur les yeux. Malgré cela, aucune législation n’existe à l’échelle européenne pour régir la façon dont une telle technologie doit être utilisée en salle de classe ou pour garantir que ce qui est installé est visible par tous les étudiants dans la salle de classe, et par conséquent correspond à l’usage prévu.

Les projecteurs offrent un choix beaucoup plus responsable et flexible pour le secteur de l’Éducation en proposant des tailles d’écran beaucoup plus grandes et évolutives jusqu’à 100 pouces.

Les  projecteurs actuels bénéficient de technologies très avancées. Ils fonctionnent même en plein jour avec une luminosité et des couleurs exceptionnelles et intègrent une connectivité facile de type BYOD (Bring Your Own Device), une technologie tactile et intuitive, sans aucune déformation de l’image. Par ailleurs, en comparaison  des écrans plats, les projecteurs sont plus faciles à transporter et moins encombrants.

Garantir que l’écran corresponde parfaitement à l’usage

Numéro un sur le marché des projecteurs depuis ces 13 dernières années, et travaillant en étroite collaboration avec un ensemble d’écoles et d’instituts de formation, Epson sait combien le visionnage des images et des informations projetées a un impact sur les résultats de l’apprentissage. Epson travaille en étroite collaboration avec ses partenaires pour s’assurer qu’ils ont choisi le produit qui correspond véritablement à leurs besoins. Cela garantit que le contenu projeté n’est pas trop petit, reste d’une qualité exceptionnelle et clairement visible par tous, en tenant compte des distances par rapport à l’écran. Le résultat ? Chacun, dans la pièce, a la même capacité d’interagir et de partager les informations.

Aujourd’hui, les méthodes d’apprentissage ne sont plus uniquement magistrales. Au contraire, les étudiants réalisent des présentations auprès d’autres étudiants et utilisent des écrans pour travailler en mode collaboratif. Par conséquent, les salles de classe exigent de plus en plus l’intégration adéquate de la technologie.

Pour se faire, il est important d’évaluer les besoins et les limites des paramètres de l’environnement : taille de la pièce, nombre de personnes l’utilisant, etc. Et malgré l’absence de législation, il existe actuellement plusieurs principes directeurs afin d’optimiser la capacité d’apprentissage et réduire l’impact sur la santé oculaire des étudiants.

Selon les directives définies par l’Université de Galles du Sud dans son rapport intitulé Audio Visual and Teaching Space Guidelines.

  • Le bas de l’écran ne doit pas se situer à moins de 1,20 m du sol ;
  • La distance minimale entre la première rangée et l’écran doit correspondre à deux fois la hauteur de l’écran ;
  • La largeur minimale de l’écran doit être identique à la distance entre le participant le plus près de l’écran et l’écran ;
  • L’angle de vue vertical maximal et l’angle de vue horizontal maximal sont, respectivement, de 30 degrés et 45 degrés.

 

Info EPSON

Si l’on pousse cette réflexion un peu plus loin, des directives sont également en place pour le type d’informations visionnées en salle de classe. La règle du 4-6-8 largement reconnue est basée sur les recommandations des organismes de recherche et de réglementation. Elle stipule que le participant qui se tient le plus éloigné de l’écran dans la pièce doit s’asseoir à une distance ne dépassant pas 4-6-8 fois la hauteur verticale de l’écran, en fonction de la tâche exécutée. L’observation dite passive (par exemple, le visionnage de vidéos) peut se faire à la distance la plus éloignée, suivie de l’observation dite détaillée (par exemple, l’explication générale ou les présentations) et enfin l’observation dite de contrôle (par exemple le contenu des feuilles de calcul et les petits textes) où le participant le plus éloigné de l’écran ne doit pas se tenir à une distance supérieure à quatre fois la hauteur verticale de l’écran.

Le cabinet d’études et d’analyses, The Smart Cube, relève que de nombreux facteurs entrent en jeu lorsqu’il est question de déterminer la technologie pour laquelle opter et la taille de l’écran requise (la hauteur du plafond, la longueur et la largeur de la pièce, le nombre de personnes dans la pièce et le budget). Tous ces facteurs  impactent sur le choix entre les écrans plats et les projecteurs. Et bien qu’il n’y ait pas de normes reconnues concernant la taille de l’écran, mais uniquement des directives, cela est incontestable : plus l’écran est grand, plus les informations seront clairement visibles et par conséquent mieux retenues et comprises par l’ensemble de la classe. Ainsi, afin d’optimiser le potentiel d’apprentissage et de réduire l’impact sur la santé, le secteur de l’Éducation devrait opter plus souvent pour les projecteurs et non pour les écrans plats.

 

EPSON. Conçoit une gamme de produits allant des imprimantes à jet d’encre et systèmes d’impression, aux projecteurs 3LCD, en passant par les robots industriels, les capteurs et autres composants électroniques. La société met aujourd’hui à la disposition des acteurs de l’industrie, des entreprises mais aussi des particuliers, des technologies compactes, peu consommatrices en énergie et de haute précision, toujours dans le but de dépasser leurs attentes et besoins.Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site.

 

 

 

 

 

« Maîtriser le code à tout prix »

Posted by Gilbert Azoulay on novembre 21st, 2016 under Interview  •  No Comments

C’est la troisième édition de l’opération #SuperCodeurs, initiée par Orange à l’occasion de la semaine européenne du code. Patrice Brunet, Responsable du développement numérique pour tous chez ORANGE France, revient sur l’esprit de cette opération.

 

Photo Patrice BRUNET 102015

Le code, c’est quoi précisément ?

C’est tout simplement le langage informatique. Il nous semble nécessaire de sensibiliser et de préparer les plus jeunes à leur environnement numérique. Notre objectif est de les accompagner dans la découverte de la logique algorithmique. Depuis cette année nous enrichissons nos animations d’un apprentissage à la robotique  avec le robot Thymio que nous programmons avec les enfants. C’est notre façon de présenter le dialogue avec la machine.

Pourquoi est-ce important le code ?

L’ensemble de notre écosystème évolue vers une plus grande digitalisation, au travail comme dans nos usages quotidiens. Nous pensons qu’il faut appréhender le code au même titre que d’autres savoirs fondamentaux. L’Education Nationale a intégré l’enseignement du code au collège depuis septembre 2016, notre démarche responsable vise à participer à l’accélération de l’éducation numérique pour Tous.

Nous sommes tous destinés à devenir développeur?

Ce n’est pas l’esprit, mais l’usage d’un ordinateur ou d’objets connectés nous impose une bonne connaissance de ces outils. Nous travaillons sur les 9-13 ans aujourd’hui pour préparer la future génération à cette culture. Rendez-vous compte : selon la commission européenne, d’ici à 2020, le besoin en métiers numériques nécessitera 800 000 spécialistes qualifiés dans les nouvelles technologies. Il est donc parfaitement légitime qu’Orange s’engage.

Jusqu’où doit donc aller la maîtrise du codage ?

Aujourd’hui nous sensibilisons les jeunes mais il ne s’agit pas de préparer des supers experts. Nous voulons qu’ils ne soient pas soumis aux innovations mais qu’ils en soient acteurs. D’autant que pour les plus intéressés, il y aura des emplois à la clé. J’ajoute que les métiers du développement sont de formidables aspirateurs pour des talents qui sont sortis du système scolaire. Ces métiers permettent vraiment de s’épanouir, hors des cadres académiques parfois inadaptés pour ces profils.

Il y a un effet générationnel. Les plus jeunes n’ont aucun problème de compréhension. Ce n’est pas le cas des « plus » vieux ?

Sur la tranche d’âge 9-13 ans, c’est de la culture digitale qui leur permettra d’aller plus loin. Pour les collégiens, nous lancerons prochainement chez Orange des stages collectifs #SuperCodeurs avec nos communautés digitales. Mais, c’est vrai que pour les « plus » vieux, il faudra sans aucun doute travailler sur des programmes de rattrapage.

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La troisième édition de #SuperCodeurs en France, pour les 9-13 ans

Les 16 et 17 novembre, 29 ateliers Orange d’initiation au numérique se déploieront dans 21 villes participantes situées en métropole, Guadeloupe, Guyane et à La Réunion. Plus de 2500 enfants pourront ainsi découvrir de manière ludique que la maîtrise de l’univers numérique est accessible à tous et pas uniquement aux experts informatiques.

Les nouveautés pour cette 3ème édition :

En plus de l’initiation à l’outil Scratch, Orange introduit cette année l’apprentissage au robot pédagogique Thymio. Les enfants apprennent à programmer ce robot riche en capteurs avec le langage visuel Aseba. Ils découvrent ainsi la logique se cachant derrière la programmation et les caractéristiques de base de la robotique.

13 collèges sont associés à l’organisation d’ateliers, soit près de 1500 collégiens dont plusieurs appartiennent au Réseau Education Prioritaire (REP). Ces animations complètent ainsi les nouveaux programmes de mathématiques et de technologie du cycle 4 qui intègrent le codage depuis Septembre 2016. Des étudiants de l’école d’ingénieurs ECE (école d’ingénieurs généraliste et high tech) rejoindront les coachs Orange sur certains ateliers, ils ont été formés pour l’occasion Près de 650 coachs salariés volontaires d’Orange participent à ce dispositif et ont bénéficié pour l’occasion d’un dispositif de formations aux outils pédagogiques Scratch et Thymio. Le dispositif de volontariat est ouvert aux 97 000 salariés du périmètre France.

A partir de Janvier 2017, dans le cadre du stage d’observation réalisé par les collégiens en 3ème, Orange proposera des stages collectifs #SuperCodeurs sur l’ensemble des Directions Orange. Ces stages, d’une durée d’une semaine, seront composés à 50% de découverte de l’entreprise et de ses métiers et à 50% d’une formation au code et d’un apprentissage à la robotique. Les formations seront délivrées par les salariés appartenant aux communautés développeurs issus des Orange Labs et des code-rooms Orange.

Objets connectés : « LA « nouvelle menace mondiale ?

Posted by Gilbert Azoulay on novembre 14th, 2016 under News  •  No Comments

Voici un papier un peu technique mais qui indéniablement pose question sur les objets connectés jugés par tous les experts comme le symbole d’une révolution majeure avec la réalité virtuelle. Par Tim Skutt, Architecte systèmes d’informations chez Wind River et Alex deVries, Directeur commercial chez Red Hat.

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Les attaques par déni de service (DDoS) ont toujours représenté une menace pour les sites très fréquentés, mais celles des dernières semaines sont d’un tout autre genre… La première attaque à être relayée le fut par krebsonsecurity.com, un des sites d’information les plus complets en matière de sécurité (tenu par Brian Krebs, journaliste d’investigation américain connu notamment pour son travail sur les cybercriminels). L’attaque aurait atteint les 620 Go/s, un volume qui s’est avéré impossible à gérer pour l’hébergeur Akamai. C’est ainsi que le site s’est retrouvé hors ligne pendant plusieurs jours. A l’origine de la cause : des webcams piratées agissant telles des zombies du DDoS.

Le deuxième incident notoire a affecté l’hébergeur français OVH. Ce dernier a survécu à une attaque avec des pointes à 1,5 To/s menée, selon ses informations, par des pirates exploitant 145 000 caméras et enregistreurs vidéo numériques (soit un cas similaire à celui d’Akamai).  Au-delà de leur ampleur, quel est le point commun rendant ces deux attaques si semblables ?  L’Internet des Objets. L’avènement de l’IoT entraîne une prolifération des objets à la fois abordables et puissants. Mais une flotte de 150 000 périphériques servant de centres de commande et de contrôle représente également un formidable terrain de jeu pour les pirates. En outre, ces appareils sont souvent dispersés sur Internet, et donc difficiles à localiser.

Il est facile de pirater une caméra, par exemple, et d’une manière générale, les équipements ayant une durée de vie relativement longue et dont les firmwares sont rarement mis à niveau.  En outre, ces firmwares peuvent être analysés (rétro-ingénierie) à partir d’un exemplaire acheté, ou en téléchargeant l’une des mises à jour. Aussi, beaucoup d’équipements vont conserver leur identifiant et mot de passe configurés par défaut.

Sécuriser les périphériques

Il est possible de sécuriser ces dispositifs en respectant un certain nombre de bonnes pratiques. Il peut s’agir de gérer les identifiants, de les configurer de façon sécurisée par défaut, ou encore d’effectuer des mises à jour sécurisées et d’assurer la protection des ressources. De telles pratiques sont efficaces avec des périphériques récents. Mais il faut être réaliste : pendant ce temps, des millions de dispositifs mal sécurisés restent vulnérables sur Internet, et c’est le cas depuis des années sans que l’on puisse y changer grand-chose. Même s’il existait une solution parfaite pour protéger les produits récents, elle ne s’appliquerait pas aux modèles les plus anciens.

Renforcer la sécurité des équipements connectés et intelligents est pourtant primordial pour leurs exploitants, notamment pour protéger leur capital. Mais jusqu’ici, la prévention des attaques DDoS en provenance de sites Web indépendants ne faisait pas partie de leurs objectifs.

Protéger ses ressources

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En général, les meilleures stratégies de défense sont celles autour des ressources. Dans les cas d’Akamai (Krebs) et d’OVH, la semaine dernière, il s’agissait de leur site Web attaqué. C’est le moment où l’hébergeur a réagi.

 

Cependant, la nécessité sécuritaire doit provenir des sociétés exploitant des produits connectés, dont les propres ressources sont menacées. Bien que le risque ne soit pas forcément évident pour eux suite aux attaques de la semaine dernière, la recrudescence des cas de ce genre devrait rapidement changer leur perception.

Comment faire ?  En réalisant que les sites Web ciblés ne sont pas les seules ressources devant être protégées, et que les mesures prises pour préserver et sécuriser les équipements connectés vont positivement impacter les fournisseurs de contenu Internet.

La bande passante est une ressource comme une autre. À lui seul, un périphérique générant un trafic situé entre 1 et 30 Mo/s semble ne pas présenter de risques importants ; en revanche, la charge générée par des centaines de milliers d’entre eux pouvant atteindre 2 To/s supplémentaires, il deviendra alors nécessaire d’agir pour protéger les ressources réseau.

La passerelle IoT sécurisée : la protection adéquate pour les systèmes informatiques

Que faire des appareils qui, anciens ou récents, n’ont pas été conçus en pensant sécurité ? Une solution viable consiste à les protéger à l’aide d’une passerelle IoT sécurisée, y compris au sein d’une machine virtuelle. Le système de défense est ainsi proche du périphérique, et permet à la société qui exploite ce dernier de protéger ses ressources. C’est à ce prix que les entreprises éviteront que d’autres attaques DDoS exploitent leurs équipements connectés.

 

 

Le mobile plus fort que l’ordi

Posted by Gilbert Azoulay on novembre 7th, 2016 under News  •  No Comments

Pour la première fois, les consultations des pages web sont devenues plus nombreuses en octobre sur le mobile et tablette que sur PC. Que peut-on en conclure ? Tout simplement qu’il est plus qu’important que toutes les ressources disponibles dans les écoles ou les universités soient accessibles. Et sans doute que notre pédagogie n’hésite pas à utiliser cet outil pour coller aux usages actuels. Tout n’est pas possible avec un mobile, mais il peut être utile pour un certain nombre d’apprentissage ou de mise en situation. Voici un papier publié dans les Echos le 3 novembre dernier par Romain Gueugneau et qui s’appuie sur une étude réalisée par StatCounter, qui réalise cette étude depuis huit ans.

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Et ce qui devait arriver arriva… Internet est officiellement devenu mobile. Selon une étude publiée par la société StatCounter, spécialisée dans l’analyse de données Web, la majorité des consultations sur le Net se fait désormais via un smartphone ou une tablette, et non plus sur un ordinateur. Au mois d’octobre, les terminaux mobiles ont totalisé 51,3 % des consultations effectuées sur Internet, contre 48,7 % pour les « desktops ». chaque mois, l’entreprise passe en revue environ 15 milliards de pages Web sur plus de 2,5 milliards de sites Internet. Il y a trois ans, le rapport était de trois pages vues sur un PC pour une sur un mobile.

La nouvelle, bien qu’inédite, ne surprend qu’à moitié. L’exceptionnelle croissance des ventes de smartphones depuis 2007 et le décollage du marché des tablettes depuis 2010 – déjà en déclin prononcé – expliquent évidemment cette bascule entre Internet mobile et fixe. Dans le même temps, les ventes de PC n’ont cessé de reculer. Le poids du mobile dans les usages Internet devrait s’accélérer, estime StatCounter, alors que le déploiement de la 4G, qui permet de surfer toujours plus vite sur le Web, se poursuit sur les réseaux télécoms du monde entier.

La situation diffère cependant selon les zones géographiques. En effet, dans les pays développés, la bascule n’est pas encore d’actualité. Aux Etats-Unis, le fixe représente encore 58 % des usages Web. En Europe, près des deux tiers des pages Internet sont encore consultées depuis un PC. En France, le chiffre monte à 70 %, contre 23 % pour le mobile et 7 % pour les tablettes, selon StatCounter. La situation est inverse en Afrique et en Asie, où Internet est « mobile » dans environ 64 % des cas – en Inde, ce chiffre monte même à 75 % ! Le phénomène s’explique par la faiblesse des équipements informatiques dans les pays émergents, où la population s’est convertie à Internet grâce à l’arrivée du mobile. «  Le taux de pénétration du PC est faible dans les pays émergents, et il devrait le rester car les consommateurs ne sont pas prêts à en acheter. Ils n’en voient pas l’utilité puisque les smartphones suffisent à leurs besoins », commentait récemment le cabinet Gartner dans une note sur les ventes d’ordinateurs au troisième trimestre.

Partout dans le monde, la dynamique de l’Internet mobile est réelle. Google avait repéré dès l’été 2015 que les requêtes réalisées sur son moteur de recherche provenaient davantage des smartphones que des ordinateurs. Le géant californien en a pris acte en développant en priorité depuis quelques mois ses algorithmes pour le mobile et en favorisant les sites adaptés. Pour Aodhan Cullen, le PDG de StatCounter, le message est clair : «  La compatibilité des sites Internet avec le mobile est devenue cruciale ». «  Il faut que les petites entreprises, les commerçants et les professionnels se réveillent et s’assurent que leurs sites Web soient bel et bien compatibles », poursuit-il. Sous peine d’être définitivement déconnectés…