Do you speak digital french ?

Posted by Gilbert Azoulay on février 20th, 2017 under News  •  No Comments

L’anglais est bel et bien la langue du numérique. Petit à petit, le français reprend la parole et l’on commence à voir les anglicismes remplacés par des expressions « made in France ». Dans ce cadre, la commission d’enrichissement de la langue française vient d’ajouter 12 nouveaux mots, dont 11 sont des équivalents en français de termes utilisés aujourd’hui en langue anglaise, au vocabulaire de l’éducation et de l’enseignement supérieur, dans une liste publiée au BO (09/02/2017).

Voici les principaux « nouveaux » mots ou expressions :

  • apprentissage combiné, en anglais « blended learning »
  • apprentissage par les réseaux, en anglais « social learning »
  • atelier de fabrication collaboratif désigne les fablab ;
  • Clom (cours en ligne ouvert à tous) équivalent des Mooc.

 

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A découvrir, les 12 termes 

  • L’apprentissage combiné, en anglais « blended learning » : Il est défini comme « un dispositif d’apprentissage qui repose sur l’association de plusieurs modes de formations, en présence d’un enseignant ou à distance ».
  • L’apprentissage par les réseaux, en anglais, « social learning » : il s’agit d’un mode d’acquisition et de partage de connaissances et de compétences, qui se pratique en dehors d’un cadre institutionnel et repose sur l’utilisation d’outils collaboratifs offerts par l’internet et les réseaux sociaux.
  • L’atelier de fabrication collaboratif équivaut au fablab : c’est un lieu ouvert à tous, dans lequel des ressources intellectuelles et matérielles sont mises en commun pour faciliter l’innovation et le processus de création et de fabrication de prototypes.
  • Un cours en ligne d’accès restreint (CLAR) est la traduction de SPOC : une formation accessible à un nombre limité de participants, dispensée dans l’internet par des établissements d’enseignement, des entreprises, des organismes ou des particuliers.
  • Un  cours en ligne ouvert à tous (CLOM) équivalent des Mooc : une formation accessible à tous, dispensée dans l’internet par des établissements d’enseignement, des entreprises, des organismes ou des particuliers, qui offre à chacun la possibilité d’évaluer ses connaissances et peut déboucher sur une certification.
  • L’écriture par approximations est l’équivalent de « invented spelling ». Il s’agit d’un processus d’acquisition du système graphique qui conduit le jeune enfant de l’imitation de l’écriture à l’appropriation progressive de la langue écrite.
  • L’enseignement inversé / classe inversée ou pédagogie inversée est l’équivalent de « flipped classroom, inverted classroom, reverse teaching » : Il est défini comme un mode d’apprentissage dans lequel l’élève étudie, de manière autonome, la partie notionnelle du cours en amont de sa phase dirigée, consacrée pour l’essentiel à des exercices d’application menés par l’enseignant.
  • L’espace partagé de travail en ligne ou espace collaboratif est défini comme un espace en ligne, le plus souvent d’accès restreint, qui permet le partage, l’échange et la production de documents et de ressources.
  • L’habileté numérique signifie « computer literacy, digital literacy, information literacy » : Capacité d’une personne à utiliser avec aisance les appareils numériques et les outils informatiques de la vie courante.
  • L’inhabileté numérique à l’inverse signifie « computer illiteracy, digital illiteracy, information illiteracy » soit la difficulté, voire incapacité, d’une personne à utiliser les appareils numériques et les outils informatiques de la vie courante.
  • Le lettrisme, en anglais literacy, indique la capacité d’une personne, dans les situations de la vie courante, à lire un texte en le comprenant, ainsi qu’à utiliser et à communiquer une information écrite.
  • La recherche participative, en anglais living lab, living laboratory désigne l’activité de recherche appliquée, publique ou privée, associant des usagers à la conception ou à l’expérimentation de produits ou de services innovants.

 

Millennials : une légende urbaine ? (suite)

Posted by Gilbert Azoulay on février 13th, 2017 under Non classé  •  No Comments

La semaine dernière, nous avons proposé la première partie de l’étude sur les Millenials, voici la suite qui porte beaucoup plus sur le digital et les usages.

Idée reçue n°4 : Plus sensibles aux enjeux écologiques que les générations précédentes, les Millennials sont soucieux de préserver leur environnement, une préoccupation qui se reflète dans leurs usages et comportements.

Si l’apparente posture écologiste des Millennials ne se reflète donc pas entièrement dans leurs actions, le discours lui-même n’est pas aussi écologiste que l’on ne le pense. Ainsi, Jean Twenge, auteur de Generation Me, relève que les « Millennials sont moins susceptibles [que les générations précédentes] de dire qu’ils font des efforts dans leur vie quotidienne pour économiser de l’énergie et préserver l’environnement »51. De même, lorsque l’on demande aux membres de la génération Y de définir le type d’automobiliste qui leur correspond le plus, le qualificatif d’« eco-friendly » arrive à la même place que dans les réponses des autres générations.

Idée reçue n°5 : Les Millennials refusent de se plier à la tyrannie du « métro, boulot, dodo ». Affranchis des contraintes du monde physique par la grâce des nouvelles technologies, tout lieu devient pour eux un potentiel espace de travail ou de loisir.

L’impact des évolutions technologiques sur le monde du travail soulève in fine de nouveaux problèmes : comment gérer l’équilibre entre vie privée et professionnelle, entre impératif de réactivité, flexibilité des temps de travail et équilibre de vie ? De nouveaux défis communs à tous les actifs dont le travail se prête à ce nouveau type d’usages, mais particulièrement pertinentes pour les jeunes qui n’auront pas connu le monde de l’entreprise avant cette évolution. Reste à savoir comment les réponses apportées à ces défis modèleront ou remodèleront la ville de demain.

Idée reçue n°6 : Plus idéalistes et moins individualistes que la génération X (31-45 ans), les Millennials réinventent l’implication citoyenne par le biais des technologies de l’information et de la communication.

Ce diagnostic ne saurait cependant faire l’économie d’une comparaison entre implication des jeunes diplômés de l’enseignement supérieur d’une part et moindre engagement des non-diplômés de l’autre. Constance Flanagan, Peter Levine et Richard Settersten, chercheurs à l’université de Tufts, relèvent ainsi que parmi les 3 millions d’Américains âgés de moins de 30 ans ayant voté lors des primaires du « Super Tuesday » du 5 février 2008, 79% avaient fréquenté un établissement d’enseignement supérieur. De même, un étudiant de l’enseignement supérieur a trois fois plus de chances d’être contacté par un parti politique qu’un jeune n’ayant pas fait d’études. En matière d’implication politique et civique, c’est donc le passage par l’université, porte d’entrée à l’engagement civique et période de sensibilisation des jeunes aux enjeux politiques, qui conditionne l’envie et la capacité de participer à la vie de la cité. En somme, « une division par classe sociale en termes de participation civique existe depuis de nombreuses générations » (Flanagan, Levine, Settersten). Ici aussi, le niveau d’éducation, et non l’appartenance à la génération des Millennials, s’avère en définitive la grille d’analyse la plus pertinente.

Idée reçue n°7 : Les Millennials urbains nourrissent à l’égard de leurs villes des attentes inédites. La ville dont ils rêvent est dense ; ils l’arpentent à pied, smartphone à la main, surfant sur Internet.

Dans quelle mesure la figure du Millennial jeune urbain connecté, ayant grandi avec un accès à Internet vécu comme un droit et une évidence et supposément porteur d’une demande de connectivité permanente et fluide, n’a-t-elle pas contribué à l’essor de la réflexion sur le développement de la connectivité dans les espaces publics ? En effet, les villes réfléchissent aujourd’hui, en partenariat avec des acteurs privés, à de nouvelles solutions propres à assurer la connectivité dans les espaces publics, logique qui a présidé à l’apparition à New York des bornes WiFi LinkNYC développées par la société Intersection, ou encore au lancement de Veniam à Porto, qui voit véhicules et bus publics se transformer en « hotspots » WiFi. Les images véhiculées correspondent bien à celle du Millennial urbain et connecté. Cette figure a possiblement servi de déclencheur à la réflexion, sinon à l’action, en servant de miroir grossissant à une mutation sociétale en cours avec l’avènement des nouvelles technologies. Et elle peut aujourd’hui toute aussi bien servir à marketer efficacement cette politique en l’associant à une figure séduisante du jeune actif. Mais l’intérêt d’une politique de développement de la connectivité dans l’espace public réside dans sa capacité à en réfléchir les usages au-delà de la seule figure du jeune urbain connecté (qui dispose d’ailleurs déjà d’outils de connexion efficaces) en s’adressant, et en s’adaptant, peut-être en priorité, aux oubliés de l’ère digitale, populations isolées (âgées, sans emploi ou vivant dans la pauvreté) parfois dépourvues de connexion internet à domicile, de forfaits de données mobiles, voire de smartphones, ou aux touristes étrangers, dépourvus de connexion sur leurs téléphones portables.

 

Millennials : une légende urbaine ?

Posted by Gilbert Azoulay on février 6th, 2017 under News  •  No Comments

Voici un rapport publié par La Fabrique de la Cité, think tank des transitions urbaines, a sujet des Millenials et qui permet de revenir sur des idées « reçues » sur cette génération. Un travail de fond, étayé par des chiffres et des analyses. Un travail qui éclaire nos réflexions sur le monde de demain, où usages et technologies s’entrechoquent. Extrait, l’étude complète est à télécharger ici

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Selon les auteur du rapport : « Le propre des légendes urbaines est d’offrir la métaphore des espoirs et des angoisses que nourrissent les sociétés qui les voient naître. La légende des Millennials ne déroge pas à cette règle, en donnant davantage d’informations sur nos sociétés et sur nos réactions aux mutations qui les traversent que sur nos jeunes eux-mêmes. Lorsque nous fustigeons un jeune impatient, narcissique et désemparé lorsqu’il ne capte plus le wifi, ne nous livrons-nous pas à notre propre autocritique ? ». 

Ceux qui se seront aventurés à taper les mots « Are Millennials/la génération Y est-elle … » dans la barre de recherche de Google pourront le confirmer : la génération née entre 1980 et 1995, considérée comme paresseuse, égocentrique et gâtée, fait l’objet des critiques les plus virulentes. Réfractaire à l’autorité, elle passerait d’un emploi à l’autre tous les ans sans plus de cérémonie, ne saurait plus communiquer avec son prochain et ne s’intéresserait qu’à elle-même. Comment peut-on prétendre représenter une génération forte de centaines de millions d’individus aux modes de vie, identités et circonstances économiques incomparables par une figure aussi manifestement minoritaire, aussi stéréotypée que celle du « Millennial » ? Aller au-delà du stéréotype, assumer la complexité, introduire de la rationalité dans nos analyses souvent ultra-subjectives et affectives de cette « génération », tels sont les objectifs que La Fabrique de la Cité s’est fixés en se penchant sur le thème des Millennials. Un thème peu étudié, notamment sous l’angle des rapports des jeunes à la ville, alors même qu’ils sont définis comme une génération urbaine et qu’ils façonneront les villes par leurs usages dans les décennies à venir.

 Ce que révèlent les travaux de La Fabrique de la Cité, c’est, d’abord que les comportements attribués à ceux que l’on appelle « Millennials » sont ceux d’un sous-groupe minoritaire (les jeunes diplômés, aux revenus élevés, disposant des ressources nécessaires pour s’établir dans les centres-villes de grandes métropoles). Ensuite, les usages de ces jeunes, loin d’être apparus spontanément chez cette génération que l’on décrit volontiers comme radicalement différente des précédentes, sont tous tributaires de multiples facteurs indépendants de l’appartenance générationnelle : des niveaux d’éducation très disparates conditionnant l’accession à la propriété et une conjoncture économique défavorable marquée par des difficultés d’accès à l’emploi (ainsi la proportion d’individus propriétaires de leur logement aux Etats-Unis, toutes générations confondues, est-elle à son niveau le plus bas depuis le début des années 2000, tandis qu’en France, l’accession à la propriété est en baisse chez les plus modestes depuis les années 1980) ou encore la capacité de s’impliquer dans la vie civique … Quant à la conscience écologique des Millennials, son existence reste à démontrer : premiers adeptes des nouvelles technologies, les jeunes semblent méconnaître entièrement les effets environnementaux très lourds de leurs pratiques numériques.

Idée reçue n°1 : Les Millennials forment une génération urbaine ; ceux qui n’habitent pas en ville y aspirent à tout le moins

L’image attachée au Millennial renvoie à un jeune habitant dans le centre dense et vivant d’une grande métropole. Or, ce que les chiffres précédents montrent, c’est une concentration accrue de jeunes dans un espace urbain en fait bien plus large que celui du seul centre-ville dense, incluant des périphéries proches et lointaines, récemment agglomérées à la ville par un processus de périurbanisation et qui, hier encore, n’auraient pas forcément été qualifiées d’urbaines. L’image du Millennial urbain ne s’applique donc qu’à une frange spécifique de jeunes urbains – la frange la plus privilégiée. Elle correspond avant tout à ceux que la presse surnomme les « supermobiles »18, de jeunes diplômés de l’enseignement supérieur aux revenus supérieurs à la moyenne. Ainsi, 73% des 25-34 ans américains détenteurs d’un « Bachelor’s Degree » vivaient dans de grandes ou moyennes villes en 2011, contre 67% en 198019. Ce constat du lien entre niveau d’éducation et revenus d’une part et capacité à s’installer en ville de l’autre se vérifie d’ailleurs au-delà de la génération des Millennials, puisqu’en Amérique du Nord, les individus travaillant dans l’économie du savoir ou de services sont plus susceptibles de vivre dans des zones denses que ne le sont les salariés de l’industrie ou du commerce (Markus Moos). Si tous les jeunes ne vivent donc pas en hypercentre, peut-on au moins penser que la majorité en rêve ? Rien n’est moins sûr, si l’on en croit les chiffres suivants : aux États-Unis, les jeunes sont plus nombreux (29%) à souhaiter vivre dans les « suburbs » que ne le sont membres de la génération X (25%). Ainsi, 529 000 Américains âgés de 25 à 29 ans ont déménagé des villes aux « suburbs » en 2014, contre seulement 426 000 dans le sens inverse20, sans parler du mouvement des néoruraux qui voit, dans les pays développés, des jeunes de plus en plus nombreux faire le choix de quitter la ville pour s’installer à la campagne. Enfin, il faut rappeler là encore la confusion trop aisée entre effets d’âge et de génération : les aspirations que nourrissent les Millennials pour le présent ne sont pas figées dans le marbre et si certains d’entre eux rêvent aujourd’hui de villes, rien ne laisse songer que tel sera encore le cas lorsqu’ils seront devenus parents ou auront atteint l’âge de 40 ans.

 

 

Idée reçue n°2 : Détachés de l’idée de propriété, imprégnés de valeurs de partage, les Millennials n’aspirent plus à acquérir leur propre logement

L’effet d’âge et la pression économique expliqueraient la moindre présence des jeunes parmi les primoaccédants, bien plus que de nouvelles aspirations qui seraient propres à cette génération particulière.

Idée reçue n°3 : Les Millennials plébiscitent les transports en commun et délaissent la voiture, vestige du XXe siècle.

Cet arbitrage semble davantage motivé par des contraintes économiques affectant de façon marquée certains jeunes que par une aversion pour la voiture, ce qui explique par exemple qu’en Europe, 85% des Millennials s’imaginent acheter un véhicule d’ici dix ans, estimant peut-être qu’ils se trouveront alors dans une situation financière plus propice à l’acquisition d’un véhicule.

 

La Fabrique de la Cité est un think tank dédié à la prospective et aux innovations urbaines. Dans une démarche interdisciplinaire, des acteurs de la ville, français et internationaux, se rencontrent pour réfléchir aux bonnes pratiques du développement urbain et pour avancer de nouvelles manières de construire et reconstruire les villes. Mobilité, aménagement urbain et bâti, énergie, révolution numérique, nouveaux usages sont les 5 grands axes qui structurent ses travaux. Créée par le groupe VINCI, son mécène, en 2010, La Fabrique de la Cité est un fonds de dotation, dédié de ce fait à la réalisation d’une mission d’intérêt général. L’ensemble de ses travaux sont publics et disponibles sur son site Internet, sa publication Medium et son compte Twitter.

Des salariés à l’aise avec le numérique, des étudiants qui apprennent

Posted by Gilbert Azoulay on janvier 30th, 2017 under Interview  •  No Comments

Le HRM Digital Lab de Télécom Ecole de Management a dévoilé les résultats de son année de recherche sur les salariés français à l’ère de la transformation digitale. Un livre blanc qui synthétise les études réalisées avec Kantar TNS (ex TNS Sofres) et OpenSourcing  a d’ailleurs été publié, avec le soutien du CFA EVE et de l’ANDRH Essonne.  Emmanuel Baudoin, le Directeur du HRM Digital Lab revient sur les résultats saillants.

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Quel est le principal résultat issu de vos études ?

L’impact du numérique sur les métiers et les compétences est massif. 88% des salariés interrogés déclarent en effet que le numérique a impacté leur métier, selon le baromètre conduit avec Kantar TNS et soutenu par le CFA EVE. Ce baromètre s’appuie sur un échantillon représentatif de 1 000 salariés français. En clair, ceux qui ne travaillent pas dans le secteur du numérique bien entendu, ont vu leurs pratiques de travail changer, notamment en matière de rapidité d’action, de travail collaboratif, de quantité de données à traiter. La communication comme le  traitement de la data sont beaucoup plus denses dans beaucoup de secteurs.

Autre chiffre intéressant : 65% déclarent « avoir une bonne maîtrise du numérique ». C’est un bon score ?

Contrairement aux idées reçues, et d’après ce chiffre, les salariés se déclarent plutôt à l’aise avec le numérique. Ils sont également confiants quant aux évolutions à venir. 74% d’entre eux considèrent en effet que le numérique va modifier fortement leur métier et le rendre plus intéressant, ou ne pas avoir d’impact majeur. C’est un signe plutôt positif pour la transformation digitale en cours.

40% des salariés considèrent que le numérique va modifier leur métier et le rendre plus intéressant dans les années à venir…

Je pense qu’ils voient dans la transformation digitale la possibilité de rendre leurs missions plus intéressantes. Selon moi, des tâches répétitives vont à l’évidence disparaître au profit de missions à plus fortes valeurs ajoutées. C’est pour cette raison que la formation et l’économie de la connaissance sont deux enjeux majeurs.

Dans votre étude, vous avez introduit les notions de « Self RH » et de « marque employé » : de quoi s’agit-il ?

Le salarié « Self RH » renvoie au salarié qui, grâce au  numérique, met en œuvre ses propres pratiques RH de développement et de revente de ses compétences. Aujourd’hui, 52% des salariés déclarent avoir des pratiques informelles d’apprentissage grâce et par le numérique. Par exemple, ce salarié profitera de son temps de transport pour travailler son anglais sur une application de son téléphone mobile. Ou encore, il suivra un tutoriel sur Internet afin d’acquérir les compétences nécessaires à l’accomplissement d’une tâche à son travail. En clair, il trouve les ressources lui permettant de progresser professionnellement par lui-même.  La notion de « marque employé », autre aspect du salarié « Self RH » renvoie à l’utilisation faite par le salarié du numérique pour faire connaître et revendre ses compétences. L’enjeu est là de travailler sa réputation numérique.

Le concept de marque employé devient donc essentiel aujourd’hui pour se vendre ?

Oui, aux yeux des salariés, et deux chiffres le démontrent. 43% d’entre eux déclarent qu’il est important de gérer sa réputation numérique professionnelle et 47% déclarent être à l’aise dans la gestion de leur réputation numérique professionnelle. Ils veulent maîtriser leur réputation et leur marque employé, à l’instar de la marque employeur dans les entreprises. Quand on regarde néanmoins l’utilisation déclarée de réseaux sociaux comme linkedin, viadéo ou twitter, on ne retrouve plus que 20% des salariés. D’après le baromètre, il existe donc un écart entre l’importance perçue de la gestion de la marque employée et les pratiques réelles déclarées.

Pour l’enseignement supérieur, quelles conclusions en tirez-vous ?

Il me semble y avoir plusieurs enjeux autours du numérique à proprement parler en termes de formation pour renforcer :

  1. la capacité de nos étudiants à utiliser des logiciels/médias numériques généraux et spécifiques à leur futur métier,
  2. leur capacité à trouver, traiter, qualifier et utiliser l’information pertinente via les médias numériques,
  3. leur capacité à communiquer via les différents médias numériques. La communication sur des réseaux sociaux n’est pas la même que par les e-mails ou encore que l’animation de son propre blog,
  4. leur capacité à générer et traiter des données,
  5. leur capacité à prendre du recul sur leurs usages du numérique.

 

Téléchargement du livre blanc :« Les salariés français à l’ère de la transformation digitale »

Intelligence Artificielle, les challenges

Posted by Gilbert Azoulay on janvier 23rd, 2017 under News  •  No Comments

Quatre challenges pour 2017 en matière d’Intelligence Artificielle, Pourquoi maintenant et si vite ?

Nous vous avons proposé en décembre une synthèse des nouvelles technologies pour 2017. Parmi celles-ci figurait l’intelligence artificielle. Voici donc la tribune de Jérôme Froment-Curtil, Directeur Général de Unit4 France sur le sujet, histoire d’en savoir un peu plus.

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Nous avons assisté au passage des applications de bureau aux applications Web, des applications Web aux applications mobiles et nous assistons maintenant la montée de l’IA, des bots et des assistants digitaux… Il s’agit pour nous du prochain changement technologique majeur. L’essor de l’Internet mobile et le nombre croissant d’appareils connectés rendent l’intégration multicanale courante. L’interconnexion accrue des personnes conduit à l’estompement des frontières entre monde réel et monde numérique.  Plusieurs thèmes méritent toute notre attention en 2017.

Challenge 1 : Faire évoluer la technologie pour favoriser la communication homme-machine

Au quotidien, les collaborateurs souhaitent de plus en plus simplifier les interactions avec les systèmes d’information de leurs entreprises. La technologie évolue pour favoriser la communication homme-machine au travers du langage courant, en s’affranchissant de formulaires préformatés, écrans imposés ou autres interfaces utilisateur désuètes. Une étude récente de Markets and Markets évalue ce marché de l’intelligence artificielle à 5,05 milliards de dollars d’ici à 2020 porté par une très forte croissance de plus de 62% par an.

Challenge 2 : Mêler du mieux possible sphère privée et sphère professionnelle

Selon Workfront Survey 2015, 52% d’entre nous se connectent à des applications professionnelles en dehors des heures de bureau. Ce chiffre démontre la porosité de la frontière vie privée/vie professionnelle.

Alors que la différence entre nos identités publiques et privées s’efface, nous attendons des solutions technologiques d’entreprise qu’elles soient aussi simples et rapides que les applications adoptées à titre personnel.

 

Unit4

 

Challenge 3 : Automatiser les tâches manuelles traditionnelles et chronophages

Nous entrons aujourd’hui dans une ère où la volatilité est omniprésente. Le World Economic Forum la qualifie de quatrième révolution industrielle.

L’intelligence artificielle et les assistants numériques vont permettre l’automatisation et la rationalisation des tâches et donc d’accroître l’efficacité et la productivité. Le personnel qualifié ainsi libéré de tâches chronophages pourra se consacrer à son cœur de métier, améliorant ainsi la performance de l’entreprise ou encore le service rendu aux clients finaux.

D’après les analyses du cabinet Gartner, les investissements IT mondiaux repartent à la hausse pour atteindre 3 500 milliards de dollars en 2017, largement soutenus par l’innovation et notamment les investissements dédiés à l’intelligence artificielle.

Challenge 4 : Prendre en compte la montée de la silent conversation

Aujourd’hui, 2,5 milliards de personnes ont au moins une application de messagerie téléchargée et nous sommes de plus en plus habitués à utiliser plusieurs applications de messagerie, de Slack ou Skype for Business dans le milieu professionnel à Facebook Messenger ou encore WhatsApp à titre privé.

Processflows.com a déclaré que 32% des interviewés préféreraient le texte au téléphone et itproportal.com prédit que d’ici 2020, 40% interagiront principalement avec des logiciels grace à des technologies people-literate (chat/voix). Lors d’une déclaration à F8, Mark Zuckerberg a précisé : « Nous pensons que vous devriez être en mesure d’écrire à une entreprise de la même manière qu’avec un ami ». De même, Chris Messina de Über a récemment déclaré que « d’ici la fin de cette année, nous trouverons tout à fait normal de parler à des marques et des entreprises via des applications de messagerie ».

Des tendances qui dirigent la nouvelle ère de l’IA, des assistants digitaux et des chatbots.

 

A propos de

Unit4  propose une suite ERP logicielle  en mode cloud.

Informations : www.unit4.fr

 

« Un contenu sérieux, une approche interactive »

Posted by Gilbert Azoulay on janvier 16th, 2017 under Interview  •  No Comments

« Une révolution pédagogique et technologique majeure où c’est le contenu qui s’adapte à l’apprenant et plus le contraire ! », explique Caroline Maitrot-Feugeas, co-fondatrice de NOMAD EDUCATION, pour décrire l’évolution des applis aujourd’hui autour du concept d’Adaptive Learning. Comment cela devrait faire bouger les lignes dans le scolaire comme dans le supérieur ? Eléments de réponses avec Caroline Maitrot-Feugeas.

Portrait de Caroline MAITROT

Vous évoquez l’Adaptive Learning comme concept révolutionnaire. Que mettez-vous derrière cette notion ?

Aujourd’hui, nous considérons qu’avant de délivrer du contenu, il faut d’abord  poser un certain nombre de questions à l’apprenant afin d’adapter le contenu au profil de ce dernier pour ne pas le polluer avec des éléments inutiles,  qui ne le concernent pas. C’est ce que permettent les nouveaux outils tels que les applications Nomad Education. En fonction des réponses collectées auprès de nos membres, l’application s’adapte en temps réél dans le but de favoriser l’acquisition des connaissances. Ces apps ont, de plus, pour objectif de motiver l’élève à réviser et à s’impliquer davantage, en corrélant son temps de révision à son niveau de membre, plus il révise, plus il débloque de contenu.

Un système de points permet en effet de passer au niveau supérieur. Nous utilisons les codes du jeu vidéo et la gamification pour favoriser la progression des apprenants. Si le contenu est sérieux, l’approche doit être quant à elle beaucoup plus interactive. Dans un pays où le bachotage est souvent la norme, cela permet de gagner en efficacité.

La pédagogie et l’enseignement doivent donc évoluer ?

Bien sûr. Les nouveaux outils ont pour conséquence de faire évoluer fortement l’enseignement. En individualisant les parcours via des solutions digitales, les enseignants pourront travailler mieux avec chaque élève. L’enseignement ne peut plus être linéaire et doit s’adapter à chaque personnalité. Si le cours traditionnel doit demeurer, une nouvelle approche complémentaire doit s’imposer.

En complément des contenus personnalisés, proposés par Nomad Education,  nous  matchons les données concernant les écoles et les multiples filières qu’elles proposent avec le profil du jeune, pour une orientation ou une réorientation réussie. Chacun doit trouver sa voie quelle que soit sa filière d’origine, et pouvoir rebondir d’une filière à l’autre, sans notion d’échec. Il est inconcevable de parler d’erreur ou d’échec à un jeune.

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Selon vous, ces outils sont donc indispensables mais pour autant personne ne pousse réellement à leur usage. Pourquoi ?

On préfère souvent réinventer des solutions, que d’utiliser celles imaginées par des structures privées.

Rendez-vous compte : un élève de 3e sur deux prépare le brevet avec son smartphone. Mais au lieu d’écouter les usages,  les institutions font comme si cela n’existait pas. Il serait temps d’associer ces outils digitaux gratuits aux enseignements classiques. A l’heure où l’on parle d’égalité des chances, nous pourrions être  plus efficaces en utilisant le smartphone des jeunes, qui  est sans doute l’outil le plus partagé quel que soit le niveau social et  donne accès à des ressources fabuleuses. On essaye au contraire d’équiper les écoles à tout prix avec des solutions qui n’ont pas forcément fait leur preuve. Selon moi, l’Education Nationale a besoin de faire évoluer la pédagogie, mais également la formation des enseignants au digital, ces derniers sont demandeurs, nous le voyons clairement avec nos 150 professeurs auteurs, mais en manque de ressources pédagogiques.

Selon vous la gratuité de ces applis est un élément clé pour les déployer massivement?

Oui. Nos applications sont gratuites, c’est la clé de la réussite.

Si la qualité et l’utilité sont au rendez-vous, avec la gratuité nous jouons à fond la carte de la viralité.

Le modèle économique repose sur les partenariats et la collecte de datas. L’usager ne paye donc pas et la mise en relation est notre unique source de rétribution. C’est d’ailleurs affiché de manière transparente et ne pose aucun problème dans la mesure où cela fournit un service de qualité, et pour le plus grand  nombre.

Je souhaite aujourd’hui que l’Etat nous ouvre ses portes et labellise les acteurs privés qui privilégient l’usage et l’utilité de leurs produits au service de l’Education. Nous sommes plusieurs acteurs à nous engager et avoir un vrai  rôle d’acteur social, il serait temps que cela soit reconnu.

 

 

Créée en 2011, NOMAD EDUCATION est aujourd’hui le leader de l’éducation mobile en France avec une gamme d’applications entièrement gratuites à destination des collégiens, des lycéens et des étudiants. Sous forme de quiz et de mini-cours, intégrant un contenu de qualité (rédigé par des professeurs de l’Education nationale) et actualisé en temps réel, les applis de NOMAD EDUCATION permettent de réviser n’importe où (online et offline) et n’importe quand, à toutes les étapes de la scolarité (entrainement, examen…), de la classe de 6ème à Bac +5.

  • Plus de 100 diplômes et concours proposés
  • 100 clients partenaires
  • CA : 1 500 000 euros (prévisionnel juin 2017)

 

Les technos de 2017

Posted by Gilbert Azoulay on janvier 9th, 2017 under Non classé  •  No Comments

L’heure des bilans et des promesses voire des prévisions a sonné. C’est le début de l’année. Voici un schéma qui résume bien les enjeux auxquels nous serons confrontés. Ou plutôt les nouvelles technologies qu’il faudra maîtriser ou comprendre dans les années à venir. L’information n’est pas inutile à l’heure où tout va très vite et qu’il est préférable de connaître au moins les nouveaux concepts.

Voici donc une synthèses des nouvelles technologies à connaître et qui vont impacter le monde de l’éducation dans le futur, directement… ou indirectement.

  • Blockchain
  • Drones
  • Les Objets connectés
  • Robots
  • Impression 3D
  • Réalité virtuelle
  • Réalité augmentée
  • Intelligence artificielle

 

Ils ont dit en 2016

Posted by Gilbert Azoulay on janvier 4th, 2017 under News  •  No Comments

Pokemon Go, un modèle pour l’enseignement ?, Alain Goudey, Professeur de marketing, et Marie-Laure Massué, Directrice du Teaching and Learning Center de Neoma Business School.

« L’idée est venue d’un constat : les écoles ne sont plus dépositaires du savoir. Il nous faut donc délivrer en complément des expériences et des actions concrètes pour réfléchir sur les multiples situations que nos étudiants rencontrent ou vont rencontrer. Avec une étude de cas, nous nous affranchissons des documents car les jeunes sont en situation réelle. La réalité virtuelle immersive permet enfin d’avoir un engagement plus fort des étudiants. L’effet nouveauté joue à plein et l’expérience vécue par les jeunes est unique ».

EM Lyon : Changer tout ! Bernard Belletante, directeur général de l’EM Lyon.

« La stratégie intitulée  Objectif Nouveaux Territoires 2020 vise à être visible à l’échelle mondiale dans un contexte de bouleversement historique de l’industrie de l’éducation. Nous passons à un modèle d’éducation ouverte et collaborative. L’objectif est bien entendu de modifier les modèles d’apprentissages, favoriser le travail collaboratif et impliquer encore plus les apprenants pour définir un parcours qui leur est propre, à l’aide des enseignants, mais également des communautés ».

Grandes écoles : un label pour les formations 100% à distance, Pascal Barbier, animateur du groupe de travail à la CGE

« Nous comptons sur cinquantaine de formation totalement à distance dans les cinq prochaines années, soit 10% de nos diplômes labélisés. Le marché représente au niveau mondial plus de 400 millions d’étudiants à horizon 2030. Nous devons être en mesure d’y répondre ». Une nouvelle organisation de la commission habilitation CGE va être mise en place avec un comité d’habilitation numérique composé d’un responsable NTIC-DSI, d’un directeur d’organisme, un gérant d’entrepris ainsi qu’un spécialiste propriété intellectuelle.

Le mobile plus fort que l’ordi, étude StatCounter

Pour la première fois, les consultations des pages web sont devenues plus nombreuses en octobre sur le mobile et tablette que sur PC. Que peut-on en conclure ? Tout simplement qu’il est plus qu’important que toutes les ressources disponibles dans les écoles ou les universités soient accessibles. Et sans doute que notre pédagogie n’hésite pas à utiliser cet outil pour coller aux usages actuels. Tout n’est pas possible avec un mobile, mais il peut être utile pour un certain nombre d’apprentissage ou de mise en situation. Voici un papier publié dans les Echos le 3 novembre dernier par Romain Gueugneau et qui s’appuie sur une étude réalisée par StatCounter, qui réalise cette étude depuis huit ans.

« Maîtriser le code à tout prix », Patrice Brunet, Responsable du développement numérique pour tous chez ORANGE France

« L’ensemble de notre écosystème évolue vers une plus grande digitalisation, au travail comme dans nos usages quotidiens. Nous pensons qu’il faut appréhender le code au même titre que d’autres savoirs fondamentaux. L’Education Nationale a intégré l’enseignement du code au collège depuis septembre 2016, notre démarche responsable vise à participer à l’accélération de l’éducation numérique pour Tous ».

 

Soft skills… the future

Posted by Gilbert Azoulay on décembre 22nd, 2016 under News  •  No Comments

Voici une tribune publiée sur le blog de Coorpacademy qui propose des formations en ligne, lancée par l’ancien boss de Google France, JM Tassetto.  Un peu de réflexion avant les fêtes. 

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Quel métier occuperez-vous demain ? Que devrez-vous maîtriser dans dix ans ? Difficile d’y répondre. En revanche, une chose est sûre : les « soft skills », ces compétences informelles, vont gagner du terrain.

« J’suis l’poinçonneur des Lilas… », chantait Gainsbourg en 1958. Près de soixante ans plus tard, point de poinçonneur dans le métropolitain. Au bout du tunnel, en revanche, des data miners, des social media managers, des user experience designers, des sustainability experts, des économes de flux et même des chief happiness officers… Ces nouveaux métiers vous parlent plus ou moins ? C’est normal : ils n’existaient pas au début des années 2000, ou émergeaient à peine. D’ailleurs, selon une étude du cabinet américain Wagepoint de 2015, 60% des métiers qui seront exercés en 2030 n’existent pas encore. L’origine de ce bouleversement, c’est la révolution numérique, mais aussi la nouvelle donne environnementale. Or nous sommes dans l’œil du cyclone : une sensation de calme trompeur avant la tempête, à la trajectoire incertaine, imprévisible, et à la puissance ravageuse. Dans de telles conditions, difficile de prédire l’avenir. La seule chose que l’on sait, c’est que l’on ne sait pas. Selon les enseignants Karl Fisch et Scott McLeod, la moitié des connaissances acquises par un étudiant américain durant sa première année d’études seront obsolètes au bout de trois ans(1). Notre métier, nos compétences, nos connaissances sont périssables, et nous nous en rendons compte.

« Chez Google, l’expertise n’arrive qu’en 5e position dans les critères de recrutement. La personnalité compte, et les soft skills la façonnent. »

Mais ce constat n’a rien d’amer. Cette mutation n’est pas une fatalité. Regardons le verre à moitié plein et voyons cette nouvelle ère comme un challenge : celui d’apprendre en permanence. Cette posture est une nécessité : un cadre de moins de 35 ans change de travail en moyenne tous les 2,9 ans(2). Mais à l’heure où les outils informatiques et les pratiques d’entreprises évoluent à une vitesse inédite, qu’entend-on par « apprendre » ? Comment assurer sa montée en compétences et son adaptabilité tout au long de sa carrière ? En réalité, ce ne sont pas tant les « hard skills » – ces compétences « dures », palpables, comme l’expérience, le diplôme, l’expertise technique – que l’on se doit d’optimiser en permanence, que les « soft skills », c’est-à-dire des compétences douces, informelles, comme notre quotient émotionnel, notre capacité à négocier ou à résoudre un problème, notre créativité ou encore notre maîtrise du numérique. Plus transversales, les soft skills ont l’avantage d’être durables. Et c’est d’ailleurs ce qui peut faire la différence lors d’un entretien d’embauche : chez Google, par exemple, l’expertise n’arrive qu’en 5e position dans les critères de recrutement. La personnalité compte, et les soft skills la façonnent. Mais comme toute qualité, nous pouvons les aiguiser.

« Formations en ligne, applications mobiles… Ces outils ont un avantage de taille : la souplesse. Ainsi, on peut peaufiner ses soft skills où l’on veut, quand on veut, selon ses besoins propres… »

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Aujourd’hui, l’employeur n’est plus seul responsable de la formation, mais surtout de la montée en compétences de ses collaborateurs. Chacun, individuellement, peut devenir acteur de son évolution, en choisissant de mettre l’accent sur ses points forts ou en travaillant ses faiblesses. C’est en cela que les formations en ligne et les applications mobiles peuvent être une ressource, un soutien pédagogique au quotidien. Entraînement cérébral (Peak, Elevate), tests de personnalité (Talentoday, Praditus)… Ces outils ont un avantage de taille : la souplesse. Ainsi, on peut peaufiner ses soft skills où l’on veut, quand on veut, selon ses besoins propres, entre deux métros ou à la pause café. Chez Coorpacademy, nous sommes convaincus que la révolution de l’apprentissage est là : dans la flexibilité, dans l’adaptabilité. C’est ainsi que la formation pourra se suivre sur un cycle long, celui d’une vie : en contrant les contraintes, en occupant les espaces libres, en favorisant l’engagement. Durablement.

Par Laurence Mijoin, Ingénieur pédagogique chez Coorpacademy

(1) Preparing students for what we can’t prepare for them

(2) Étude Mobicadres de 2014 publiée par Deloitte-Nomination

Datas, le pétrole du 21e siècle ?

Posted by Gilbert Azoulay on décembre 12th, 2016 under Non classé  •  No Comments

Voici une dépêche très intéressante, publiée par News Tank Higher Ed and Research. Elle nous fait partager le point de vue d’Edouard Beaucourt qui pilote Tableau Software, née au sein d’un projet de recherche académique en 2003 à Stanford University.

« Les datas sont le pétrole du 21e siècle. Le fait de voir des données intelligemment est essentiel pour une organisation, y compris dans l’ESR. Que ce soit en matière d’inscription, de publication de résultats d’enquêtes de satisfactions, d’utilisation de l’espace, de planification des agendas, de comparaison avec les établissements concurrents, de responsabilité financière et fiscale, etc : toutes ces questions peuvent nécessiter une analyse de données », déclare Edouard Beaucourt, directeur régional Europe du sud de Tableau Software, à News Tank, le 01/12/2016. Cette société est spécialisée dans la vente de solutions pour lire et mettre en scène des datas.

Edouard Beaucourt, Directeur France & Europe du Sud, Tableau Software

« LinkedIn a publié un rapport démontrant que la montée des compétences en analyse de données et de statistiques font partie du top 5 des compétences (2e en France) les plus recherchées. Nous voulons permettre aux étudiants d’acquérir une compétence de plus en plus recherchée », commente Edouard Beaucourt. Née au sein d’un projet de recherche académique en 2003 à Stanford University, Tableau software revendique en 2016, 46 000 clients dans 150 pays, dont 9 000 en Europe Moyen-Orient et Afrique, ainsi que 3 000 collaborateurs dans le monde (dont 1 000 en charge de R&D) dans 16 bureaux, dont Paris. Sur la partie commerciale, le directeur régional indique que le marché français dans l’ESR « reste pour le moment à l’état embryonnaire ».

Un positionnement entre solution payante et open data

« Nous sommes une entreprise avec un modèle économique, puisque notre technologie est payante, et nous nous inscrivons aussi dans une démarche d’open data avec une plateforme ouverte mise à disposition du public », indique Edouard Beaucourt. « C’est ainsi que notre bureau en France, ouvert début 2015, développe à la fois des axes commerciaux – depuis l’expert comptable aux grandes entreprises, en passant par les start-up – et non commerciaux (journalistes, médias, étudiants) ».

La solution payante

La solution de Tableau software entend « aider les gens à voir et à comprendre leurs données en leur permettant de se connecter à n’importe quel système de données (doc, .xls, montre connectée, etc). Ils peuvent ensuite mettre en scène ces données avec des graphiques ou des cartes, sans avoir besoin de connaissances informatiques, et commencer à tirer des enseignements de leurs données.

Un outil gratuit et le lancement de Mooc

« Aujourd’hui, avoir des compétences en matière de données est indispensable. Voilà pourquoi nous avons développé un programme académique qui met à disposition des étudiants et des enseignants gratuitement notre produit », indique Edouard Beaucourt. « Cela participe de notre volonté d’étendre notre mission au sein des universités et des écoles. Plusieurs en France commencent à adopter Tableau dans leurs cours (Essec, Université Paris Sorbonne, Télécom Bretagne) ».

 « Aider enseignants et administratifs à se poser les bonnes questions »

Dans le secteur ESR, Tableau software affirme avoir de plus en plus de clients parmi lesquels des universités ou des grandes écoles. « C’est un milieu qui abrite des chercheurs et des cadres administratifs et financiers qui n’ont pas tous des compétences informatiques pour parler avec leurs données alors que c’est leur lot quotidien ».

« Nous comptons par exemple les universités de Stanford, Harvard, ou en Europe, l’EPFL qui s’en sert pour piloter ses ressources et le recrutement des étudiants. En France aussi nous visons l’ESR mais cela reste pour le moment à l’état embryonnaire. Nous travaillons par exemple avec l’Université de Rennes sur la partie recherche pour l’analyse de particules, de gènes et de cellules ».