« Avec eux, pas face à eux ! »

L’ESSCA Ecole de management vient tout juste de conclure la 3ème édition du  DIGIPRIZE. Une occasion de récompenser tous les jeunes entrepreneurs qui innovent  ou ont choisi de lancer leur start-up dans l’univers numérique. Avec Paul Nathan, directeur de l’institut du marketing digital de l’ESSCA, retour sur cet événement et présentation des grandes tendances parmi les étudiants.

NATHAN-Paul

Avez-vous le sentiment que l’ESSCA entame un virage digital ?

Pour moi le virage a été pris il y a déjà sept ans. Mais aujourd’hui cela prend encore plus de résonnance car tout s’accélère et nous avons lancé de nouveaux programmes, transformé les méthodes pédagogiques et enfin stimulé la créativité des jeunes avec le Digiprize par exemple. Je rappelle que nous avions lancé une majeure webmarketing dès 2009 dans notre programme Grande Ecole puis créé l’Institut du marketing digital en 2012. Notre objectif ? Diffuser dans notre éco système un savoir dynamique sur les outils, les pratiques et les bénéfices du digital pour les organisations. Nous devons impérativement aborder le digital de manière transversale et stratégique au sein des entreprises et non à travers les solutions techniques. C’est cette approche managériale que nous préconisons et que nous appliquons à notre propre démarche de pédagogues.

Comment cela se traduit au niveau de l’école ?

Après la majeure en webmarketing, nous avons notamment lancé des Mastères Spécialisés au niveau Bac+5/6. En ce qui concerne la pédagogie, nous avons innové en introduisant les salles PECT (pédagogie en environnement collaboratif et technologique). Cela engendre un nouveau comportement chez les étudiants qui deviennent acteurs de leurs cours. L’enseignant agit avec eux et pas simplement face à eux. Dans ce cas, le tableau interactif joue un rôle important. Nous pouvons par exemple faire des quizz en temps réel pour mesurer la compréhension du groupe. Nous sommes beaucoup plus en interaction. Il est désormais fréquent que les cours soient challengés par les élèves avec des recherches sur Internet ou une mise en situation dans l’actualité.

Existe-t-il entre les grandes écoles une véritable concurrence digitale ?

Il ne faut pas restreindre le digital aux seules méthodes pédagogiques. C’est plutôt un état d’esprit que nous cherchons à diffuser chez nos étudiants en les préparant à l’usage professionnel des technologies digitales dans leur futur rôle de manager.  A l’Essca, nous souhaitons être en phase avec ce monde qui change si rapidement et que nous découvrons jour après jour. Notre challenge est de donner les meilleurs atouts à nos élèves pour s’insérer dans les meilleures conditions sur un marché du travail où il faudra maîtriser la langue digitale pour partager, collaborer, s’informer. Pour revenir à la question, il n’y a pas concurrence véritablement mais plutôt une émulation forte… car le digital est un sujet majeur à la fois en terme de contenus de formation, de pédagogie et d’environnement de travail mis à la disposition des étudiants. Pour notre part, nous continuons de bien avancer sur ces 3 axes.

Vous organisez le concours DIGIPRIZE qui récompense des jeunes de 17 à 25 ans porteurs de projets. Quelles tendances se dégagent ?

Il y a effectivement des tendances qui se dégagent sur plus de  100 projets reçus. Nous constatons qu’il y a toujours une forte appétence pour les applications mobiles. Mais plus généralement les grands axes sont le collaboratif, le mobile, l’entrepreneuriat social ou les objets connectés.

Parmi vos anciens, avez-vous l’impression que digital pousse vers l’entrepreneuriat ?

C’est indéniablement un booster et un facilitateur extraordinaire pour développer son idée au départ. Je ne connais pas beaucoup de projets qui se font hors digital. On gagne en efficacité et les conditions économiques sont plus favorables. Reste ensuite, pour chaque entrepreneur, à améliorer ou développer son business model en transformant chaque obstacle en opportunité… et cela c’est un pari sur l’avenir.

 

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This entry was posted on lundi, février 22nd, 2016 at 9:00 and is filed under Interview. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0 feed. You can leave a response, or trackback from your own site.

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