Cybersécurité : on manque de talents !

Kaspersky Lab, a réalisé une étude sur les compétences des jeunes dans l’informatique. L’objectif est de « mettre en avant les paradoxes d’aujourd’hui dans le recrutement dans la cybersécurité ». Si les professionnels s’accordent en majorité à dire que les jeunes disposent des qualités requises pour travailler dans la cybersécurité, ils continuent de favoriser l’expérience de terrain – qui pénalise les jeunes et la profession. L’intérêt des jeunes pour l’informatique étant alors mis à profit des cyberattaques, et non de la sécurité.

« L’incapacité à susciter de l’enthousiasme chez cette génération pour une carrière dans ce secteur pourrait avoir des conséquences extrêmement coûteuses. Il existe une réserve limitée de compétences en sécurité qui est aujourd’hui en voie d’épuisement, les entreprises préférant les débaucher chez leurs concurrents au lieu de cultiver de nouveaux talents. C’est pourquoi une combinaison de jeunesse et d’expérience est nécessaire pour combler cette lacune. Compte tenu de l’étendue et de l’ampleur des cybermenaces qui évoluent au jour le jour, la victoire dans cette guerre nécessite une approche collaborative et une équipe composée d’experts du secteur. Notre propre équipe internationale de recherche et d’analyse (GReAT) apporte la preuve qu’il est possible de réunir des gens aux bagages différents et de tous âges pour constituer une formidable force dans la lutte contre la cybercriminalité », selon Tanguy de Coatpont, Directeur Général, Kaspersky Lab.

Aujourd’hui, les jeunes doués en informatique ne sont pas forcément au courant qu’il existe des diplômes en cybersécurité (plus de 71%). Ce manque d’évangélisation sur ces formations cause une lacune dans le recrutement des jeunes, pourtant jugés détenteurs des principales compétences pour réussir dans la cybersécurité.

L’enquête indique que les professionnels informatiques considèrent les capacités à sortir des sentiers battus (44 %) et d’évoluer en dehors des environnements habituels (39 %) et des structures formelles (38 %). Plus d’un tiers (35 %) reconnaissent en outre l’importance de faire preuve d’une curiosité naturelle quant au fonctionnement des choses, comme les plus importantes pour travailler dans la sécurité informatique, Compétences majoritairement détenues par les jeunes et pourtant sous-estimées dans les recrutements.

 « En oubliant les jeunes, le secteur se prive d’une précieuse ressource montante. Comme le montre notre enquête, cette situation est paradoxale car les jeunes sont largement considérés comme possédant les qualités précisément jugées importantes par les professionnels. Il est temps de s’attaquer aux obstacles culturels qui freinent le recrutement dans la cybersécurité avant qu’il ne soit trop tard. » conclut Tanguy de Coatpont.

 

 

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This entry was posted on Mercredi, mai 10th, 2017 at 9:00 and is filed under Non classé. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0 feed. You can leave a response, or trackback from your own site.

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