Tout est « digitalisable »

La digitalisation fait partie des grands enjeux de l’enseignement supérieur. La start-up française CILEVEL a développé un savoir-faire convaincant pour numériser à moindre coût les contenus. Un savoir-faire qui s’exporte, notamment en Chine où la solution a été adoptée. Rencontre avec Patrick Thill, Co-Fondateur de Cilevel, également ancien directeur général du groupe IGS.

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Quelle est la nature de votre solution de digitalisation des contenus ?

Nous proposons en réalité une approche pédagogique nouvelle via la digitalisation mais également la réalité virtuelle. Le principe est d’aller chercher des contenus de qualité dans les établissements ou les entreprises puis de les transformer en pédagogie interactive, ludique et addictive. Nous offrons un mix entre des films, des cours, des diagnostics en amont comme en aval, des indicateurs de performance pédagogique, des mises en situations 3D, etc. Par exemple, un cours de contrôle de gestion sera récupéré généralement sous forme de power point puis transformé avec nos ingénieurs pédagogiques. Ce qui implique de notre part de s’immerger totalement dans les disciplines visées.

Selon vous, tous les enseignements peuvent être digitalisés ?

Evidemment. Toutes les disciplines sont concernées. Notre challenge porte aujourd’hui sur la capacité à mixer une bonne compréhension des contenus, une maîtrise de la technologie et bien sûr une approche ludique. Nous avons démontré que cela ne représente pas des investissements délirants : en proposant de la digitalisation volumétrique nous sommes 5 à 7 fois moins chers ! Notre secret réside dans l’industrialisation des process de tournage.

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C’est si simple que cela ?

Tous les contenus peuvent être découpés et présenter de manière incitative, avec des rythmes d’apprentissage nouveaux. La seule limite est de bien comprendre le fond avec des experts de qualité. Ce qui ne signifie pas que l’enseignant doit disparaître. Il doit désormais s’appuyer sur des outils interactifs qui renforceront et enrichiront son rôle à l’avenir. En revanche, le métier d’enseignant évolue c’est une certitude, avec par exemple les approches collaboratives. A ce sujet, si nous n’aidons pas les enseignants à maîtriser les nouveaux outils, nous ne pourrons pas exploiter leur véritable potentiel.

Quelle différence faites-vous avec les MOOC ?

Il ne faut pas oublier que le taux d’abandon d’un MOOC est autour de 95%. Il y en a de très bons, mais il est en réalité compliqué de développer des compétences au long cours ou bien acquérir une formation professionnalisante voire certifiante. Il est nécessaire de fidéliser l’apprenant avec des parcours plus longs que de simples séquences de quelques minutes.

Quel est le modèle économique associé ?

Nous proposons en réalité une technologie pour les établissements qui cherchent à moderniser leur approche, pour la formation initiale et continue. Ecoles comme universités cherchent à optimiser leurs campus grâce à la pédagogie à distance, qui leur permettrait de réduire leur frais de structure. Les entreprises de leur côté cherchent bien entendu à optimiser leur budget formation en proposant des formations « blended ».

Vos ambitions ?

Ancrer notre offre dans le monde des écoles et des universités mais aussi à l’étranger, comme en Chine ou en Afrique. Nous avons déjà réussi la performance de produire des contenues à moindre coût que les chinois eux-mêmes !

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This entry was posted on lundi, juillet 3rd, 2017 at 9:00 and is filed under Interview. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0 feed. You can leave a response, or trackback from your own site.

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