En Mode Projet

A quelques jours du colloque organisé par le CSIER (Comité des services informatiques de l’enseignement supérieur et de la recherche), son Président affiche les ambitions de cette organisation et revient  sur les défis auxquels sont confrontées les universités. Le numérique n’est à l’évidence pas une affaire d’argent mais bien de conduite du changement. L’organisation classique en silos a fait son temps, et c’est en mode projet que tout doit être désormais pensé. Une évidence à l’heure où la transformation digitale impose cette nouvelle approche. Une approche qui évitera des ratés, des dépenses inutiles et un retard irrattrapable sur le plan de la pédagogie. Le DSI à l’ancienne n’est plus un profil d’avenir. C’est bien un animateur du numérique qui devra être en place dans les établissements pour que tout le monde travaille ensemble à l’avenir.

CSIESR 2.0

Priorités. Il faut est de parvenir à construire une approche projet numérique dans l’ensemble des universités françaises. Nous ne pouvons plus réfléchir en silos et en structuration hiérarchiques rigides et peu agiles, avec d’un côté la technique, de l’autre les usages. « Le poste de DSI va évoluer pour laisser la place à des directions du numérique qui rassemble toutes les compétences, afin de ne pas travailler chacun dans son coin« , indique Yves Condemine, le Président du CSIER, par ailleurs VP de Lyon 3. « Le numérique doit être organisé en grands pôles de compétences complémentaires, sans recouvrement, mais s’ajustant parfaitement : infrastructures matérielles, systèmes d’information logiciels, support matériel aux utilisateurs, accompagnement à la pédagogie numérique, audiovisuel, avec des chefs de projet transverses animant des structures projets éphémères (de quelques semaines à quelques années pour les grands projets) et primant sur les hiérarchies administratives classiques« .

Gestion intégrée. Même si tous les acteurs agissent dans le bon sens, une trop grande hétérogénéité demeure . Et ce même si tout le monde ressent le besoin d’évoluer vers un nouveau mode de gestion plus intégré. Le COMUE sont une opportunité pour construire un nouveau modèle. La hiérarchie doit dans ce cadre nettement évoluer. Il faudrait par exemple pour chaque sujet clé des chefs de projet transverses animant les projets éphémères, en capacité de décider, au-delà des hiérarchies administratives classiques. Au niveau des universités, il est ainsi fondamental de réduire la profondeur hiérarchique our aller vite, être agile, réactif, répondre au mieux aux attentes de nos usagers, anticiper la transformation numérique, monter rapidement les réponses aux appels à projets et appels à manifestation d’intérêt…

Anticipation. La transformation numérique de nos organisation n’est pas une affaire exclusivement de gros sous, mais plutôt de posture. Ainsi anticiper, c’est se donner la capacité de ne plus subir celle-ci mais d’en être un acteur.  Les universités doivent être à l’écoute des innovations, de l’actualité des start-up, des bonnes pratiques, etc. Si l’on prend l’exemple de l’intelligence artificielle : a nous d’envisager dès à présent les scenarii et pas de se précipiter les yeux fermés. Quels en seront les apports dans nos usages au sein de l’écosystème ESR ? Nous devons répondre à cette question dans la mesure du possible.

Colloque du CSIERLes assises de l’association se tiendront du 22 au 25/05/2018 à Opio (Alpes-Maritimes). Thèmes abordés cette année :

  • Système d’information, architecture et Urbanisation, référentiels
  • Sécurité des Systèmes d’Information
  • Organisation de la DSI et Gestion des ressources humaines
  • Méthodes agiles et devops
  • Transformation digitale
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This entry was posted on lundi, mai 14th, 2018 at 9:00 and is filed under Non classé. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0 feed. You can leave a response, or trackback from your own site.

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