Et maintenant ? 1- Le succès de la manif’ de l’espoir

En ce 17 octobre 2014 a eu lieu à Paris cette manifestation magnifique de plusieurs milliers de scientifiques, manifestation organisée, comme le souligne l’AEF, par « l’appel conjoint de Sciences en marche, du Comité national de la recherche scientifique et d’une intersyndicale de l’enseignement supérieur et de la recherche », et constituée en fait de tous les syndicats réellement représentatifs.

Manifestation de l’espoir car c’est, à ma connaissance, la manifestation « la plus jeune » dans l’histoire déjà longue des mouvements de scientifiques. Espoir car, en observant la manifestation, on a vu que des dizaines de comités de précaires et de jeunes chercheurs se sont créés et qu’ils constituent une grande force.

Manifestation de l’espoir car elle a aussi été préparée, encouragée, soutenue par la grande majorité des scientifiques confirmés : appel du Comité national de la recherche scientifique déjà signé par 18 000 scientifiques, pétition de plus de 700 directeurs de laboratoires, appel des syndicats, soutien de scientifiques « reconnus », notamment de l’Académie des sciences et du Collège de France.

Manifestation de l’espoir enfin parce que grâce au mode d’organisation décentralisé de « Sciences en marche », élus, médias et grand public de toutes les régions métropolitaines ont été informés de ce qu’il faut bien appeler un désastre, qui se déroule et s’amplifie dans l’ES-R. Du fait aussi, à l’issue de la manifestation, de la présence ou des messages non seulement des partis engagés de longue date auprès des syndicats (EEV, PCF), mais aussi de députés PS. Du fait enfin l’engagement de la responsable du PS pour l’ES-R, Isabelle This-Saint-Jean, qui a demandé au gouvernement 500 millions de plus par an pour le budget de nos secteurs.

La balle est aujourd’hui dans le camp du gouvernement : entre les jeunes scientifiques et les banksters, il lui faudra choisir.

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