Et maintenant ? 3- Rassembler et vouloir gagner

La manifestation du 17 octobre sur l’emploi scientifique a été initiée et portée par des forces qui n’avaient pas  l’habitude de travailler ensemble : l’association « sciences en marche », le Comité national de la recherche scientifique (CN), les syndicats (du moins les représentatifs), des comités de précaires, etc … Dans cette fragile complexité, l’auteur souhaite proposer quelques pistes pour poursuivre et amplifier le mouvement .

1- L’expérience est concluante : l’emploi est bien LE meilleur sujet de rassemblement. Et peu importe si les demandes de « Sciences en marche » (en postes à créer) ou celles du PS (en termes de budget) sont moitié moindres que ce que l’auteur estime nécessaire pour atteindre 3 % du PIB pour la recherche d’ici 10 ans. Peu importe, car si ces objectifs étaient atteints, il s’agirait déjà d’avancées tout à fait considérables.

2- La première initiative à prendre est sûrement de relancer l’Appel, car si 18000 signatures, c’est correct, on peut se fixer d’en atteindre 30000.  A charge pour chacun de diffuser l’Appel auprès de chaque membre de son laboratoires et des laboratoires de son réseau (disciplinaire ou local), en s’appuyant sur ce support pour discuter – de façon plus ou moins formelle ou informelle – de l’emploi scientifique,  et pour diffuser des infos sur les progrès de l’action : signatures, manifs, DUs, etc.

3- A cet égard, c’est sans doute une erreur de ne pas avoir mentionné les fonctions des signataires de l’Appel du Comité National : cela aurait permis d’afficher plus clairement notre représentativité réelle et sans doute de faire s’engager les hésitants. D’où cette deuxième proposition : les élus pourraient-ils faire ce travail, ingrat mais indispensable, de dénombrer le % des signataires de l’Appel dans les CS et les instances, ainsi que le nombre de présidents de section du CN ou de CSS des autres organismes…?

4- Il reste un très fort potentiel de mobilisation dans la sphère universitaire. Combien de Présidents d’université, de VP de Conseils académiques, de directeurs d’ED, de Directeurs d’Equipes d’accueil etc. ont été contactés et ont signé l’Appel du CN ? Car il est évident que ce sont les universités et leurs étudiants qui sont concernés au premier chef. D’où cette troisième proposition : programmer des actions dans chaque universités, co-organisées si possible par tous ceux qui ont appelé le 17 octobre. Elles pourraient déboucher sur des votes des différentes instances (CA, Conseils académiques, etc.), l’implication des Présidents, la diffusion de l’Appel du CN via les listes de diffusions locales. Elles pourraient aussi prendre la forme d’actions spectaculaires régionales tournées vers la population, la presse et les élus ( municipaux, régionaux, parlementaires etc..)

Ces propositions tendent toutes à élargir notre base dans un contexte où de puissantes forces, qui  rêvent d’une généralisation des CDD, sont à l’œuvre. Et puis, la dernière déclaration de François Hollande sonne comme une provocation : « Le crédit impôt recherche sera sur les 3 prochaines années dans les mêmes dispositions qu’aujourd’hui ». Elle montre s’il en était besoin qu’il nous faudra agir toujours plus nombreux, et dans la durée.

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