Il n’y a pas d’argent pour l’enseignement supérieur et la recherche, MAIS … 2- « Quarante-neuf Français parmi les plus grosses fortunes de Suisse »

 Beaucoup de gens ont, a priori, l’impression (du moins c’est ce qu’on leur fait croire) que les revenus et la fortune des plus aisés ne représentent pas grand-chose au regard du budget d’un pays. Et donc qu’une politique moins inégalitaire ne résoudrait en rien nos problèmes de financement des services publics et de l’ES-R, notamment.

 Livrons nous à un calcul simple. Pour remettre à niveau l’ES-R public en 10 ans, il faudrait pour le seul financement des emplois à créer 500 millions de plus par an. Nous avons proposé, fut-ce sous forme d’emprunt, un plan quadriennal de l’emploi scientifique afin de lancer le processus. Son coût ? 500 millions x (1 + 2 + 3 +4) = 5 milliards. Où les trouver ?

 Selon Le Monde (28/11/2014) :« Le magazine économique Bilan a publié vendredi 28 novembre son classement annuel des 300 familles et personnes les plus fortunées de Suisse. Dans ce palmarès figurent 49 Français, installés en Suisse pour bénéficier d’un régime fiscal plus favorable, qui cumulent un patrimoine de 55 milliards de francs suisses (près de 46 milliards d’euros). Trois familles françaises figurent en outre dans la catégorie la plus élevée de ce classement, à savoir celle des fortunes supérieures à 5 milliards de francs suisses (environ 4 milliards d’euros) ».

Bien sûr, il ne s’agit que des fortunes déclarées « légalement », les coffres suisses ne représentant qu’une partie du trésor. Mais au moins cela montre-t-il le degré d’accumulation qu’a permis un laxisme fiscal assumé et que s’y intéresser n’est pas dérisoire. A titre d’exemple, avec l’une de ces fortunes seulement, on pourrait lancer et financer le plan quadriennal dont il est question plus haut. C’est bien l’ordre de grandeur.  Mais puisqu’on vous dit qu’il n’y a pas d’argent …

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