Comment Macron a trouvé les 500 millions pour les universités.

Ce n’est encore qu’une rumeur, mais qui émane à la fois de Bercy et du Ministère de l’Education nationale. Une solution serait trouvée pour les 500 millions que Bercy voulait prélever sur le Fonds de roulement des universités.

 C’est l’un des effets heureux de la loi dite « Macron » qui prévoyait une négociation approfondie avec les notaires, qui depuis Saint-Louis bénéficient d’avantages et de revenus exorbitants en France. En échange du fait que le gouvernement conserve le caractère libéral de cette profession (qui pourrait très bien être exercée par des fonctionnaires municipaux), il avait été convenu que les revenus des notaires seraient bornés supérieurement par ceux des professeurs de écoles. Cela sera fait par deux procédures. Pour les hautes successions, supérieures à 10 millions d’euros, le prélèvement « pour frais de notaires » serait réduit de moitié, le reste étant reversé à l’Etat. La mesure complémentaire consiste à rétablir une taxe du Moyen-Age, appelée alors « la notariette », prévoyant de récupérer tous les gains qui dépassent le seuil maximum sus-mentionné.

 

Quel gain pour l’avenir du pays représente l’abolition de ce scandale ? Il y a environ 50 000 notaires en France, gagnant d’après l’Inspection générale des finances (IGF) 13 284 euros par mois comme salaire médian. Sachant qu’un professeur des écoles gagne 2000 euros en début de carrière et moins de 3000 comme salaire médian, en première approximation le gain pour l’Etat est : (13 284 – 3000) x 50 000 = 514 millions par mois, soit plus qu’il ne faut immédiatement pour les universités. Soit aussi 6 milliards par an : de quoi doubler le CIR !!! Heureusement qu’on n’est pas tous les jours le premier avril.

 

Note : les chiffres ne sont pas imaginaires : ils proviennent d’un article de ce blog en date du 4 février 2015

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