Un espoir pour l’enseignement supérieur et la recherche ???

L’auteur a été assez critique sur l’action de la gauche en matière d’enseignement supérieur et de la recherche (ESR), pour n’avoir aucun complexe pour affirmer que les intentions du nouveau secrétaire d’Etat, Thierry Mandon sont plus qu’intéressantes. Bien entendu, rien n’est joué et peut-être sera-t-il dans l’impossibilité de concrétiser quoi que ce soit. La longue liste (ci-dessous) de ses citations montre qu’il a compris le problème dans son ampleur et qu’il le fait savoir au pays.

Ce serait une erreur de n’y voir qu’une manœuvre politicienne. Il faut se saisir des nombreuses affirmations positives de Thierry Mandon pour aider à leur réalisation. Les choses n’avanceront pas du seul fait du changement de ministre.

 Sur l’importance de l’enseignement supérieur et de la recherche

 

-  » C’est un honneur et une chance de pouvoir m’occuper de ce magnifique secteur que je porte dans mon cœur depuis plusieurs années « .

-  » Il faut redonner aux chercheurs leur place dans la société, la considération qui doit leur être portée au sein des institutions, des administrations, du monde économique et social « .

-  » Sans sa recherche, la France redevient un petit pays « .

-  » La recherche est la colonne vertébrale de la France. C’est vous, les chercheurs, qui tenez la France debout et la tirez vers le haut ».

-  » Notre recherche a su formidablement résister aux diktats de l’utile à tout prix et a su s’ouvrir à des coopérations sans perdre son âme. « 

-  » On a besoin d’audace, on a besoin de risques, on a besoin d’aventure, on a besoin d’une université rayonnante qui retrouve sa place dans la société et qui retrouve les liens qu’elle a eus par le passé avec les Français. « 

-  » Ce n’est pas simplement un combat budgétaire mais politique. Les dépenses d’avenir, l’ESR doivent devenir prioritaires, au même titre que le budget de la culture. »

 Sur le budget

 

- « Allons-nous annoncer de nouveaux moyens pour l’université ?
La question chemine. Il y a un nouveau pacte à trouver entre la nation et l’enseignement supérieur public. « 

-  » Le budget pour 2016 était parti sur de mauvaises bases et est en train d’être corrigé sur des bases qui me vont mieux « .

-  » Je considère qu’il y a un énorme problème budgétaire dans le long terme pour former, par des formations de qualité, les jeunes Français, et pas seulement l’école, le collège et le lycée, mais après. Dans l’emploi d’aujourd’hui, il faut être qualifié et il va falloir mettre beaucoup plus de moyens dans le long terme qu’on en met aujourd’hui et ça doit commencer maintenant. »

 Sur l’emploi scientifique

 

-  » Des bac + 7, hyperspécialisés, qui sont souvent lâchés dans la nature dans une gigantesque et absurde déperdition de talents. »

-  » Nous sommes en train de finaliser un plan pour l’emploi des jeunes docteurs, notamment dans les EPST, afin de dépasser les tensions sur la pyramide des âges des chercheurs qui s’annoncent pour les deux ou trois prochaines années ».

-  » J’ai travaillé avec mon cabinet cet été pour faire avancer ce dossier dans les 18 prochains mois ».

- « Dans certains cas, les Comue pourront être un outil permettant de sortir ces jeunes chercheurs de la succession de CDD »

-  » Une autre piste à l’étude : des recrutements en entreprise en contrepartie du CIR. « 

- « J’ai aussi discuté avec Marylise Lebranchu cet été de la reconnaissance du doctorat dans la haute fonction publique « .

 Sur les modes de financement

 

- » Il y a des choses à faire pour revitaliser le système. Il faut partir de la vie quotidienne des étudiants et des chercheurs, ainsi que des charges administratives surréalistes pour des personnels répondants à des appels d’offres. »

-  » Le pilotage de la recherche par appels d’offres s’est développé ces dernières années, mais ce financement pose un double problème au système : il y a beaucoup de demandeurs et peu d’élus. Si les projets sont à durée déterminée, les chercheurs salariés, eux, ne le sont pas « .

-  » Il faut un diagnostic partagé sur ces modalités de financement, qui ont pu défavoriser les SHS pour lesquelles faut un rééquilibrage « .

-  » Il y a encore beaucoup à faire en matière de simplification. Je compte faire de ce sujet l’une des priorités de mon action dans les mois qui viennent « .

- « Un chercheur n’est pas là pour remplir des foules de dossiers. Consacrer un peu plus de temps à faire leur travail, c’est ce qu’ils souhaitent le plus ardemment. Il est du rôle et du devoir de la puissance publique de les mettre dans cette situation. »

-  » Auparavant, l’État misait sur les PPP pour les financements et confondait engagement sur la durée et urgence tout en confiant les clefs à des grands groupes. L’université Paul Sabatier (Toulouse) a la bonne idée de s’interroger sur cela. Je tenais à le souligner et à vous en féliciter. Si nous pouvons le reproduire ailleurs l’abandon des PPP, nous le ferons. « 

 Sur les étudiants

 

- « Je vous l’avais dit avant l’été et je vous le confirme, les étudiants qui n’ont pas de place en auront une avant la fin du mois de septembre. Jour après jour, on trouve des solutions individualisées, tous les recteurs sont mobilisés et j’ai nommé quelqu’un à mon cabinet chargé de veiller à ce que l’ensemble des étudiants aient la solution qui leur va. »

-  » Il n’y aura pas d’augmentation des droits d’inscription à la fac cette année. « 

-  » Une autre solution pour augmenter les ressources des universités : leur confier dès la rentrée 2016 une partie de la formation professionnelle… et le budget qui va avec. « 

-  » L’effort de construction de 40 000 nouveaux logements sociaux destinés aux étudiants d’ici fin 2017 sera poursuivi. « 

-  » Un plan national de vie étudiante destiné à simplifier les démarches et à renforcer l’accès aux droits, à améliorer la santé et les conditions de vie, et à dynamiser la vie de campus et l’engagement des étudiants.  »  

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