Les classements 2011 des écoles d’ingénieurs après bac et après bac+2 sont en ligne depuis samedi sur le site de l’Etudiant. Ils paraîtront dans la semaine sur le magazine papier et sur EducPros et début janvier dans L’Express.

Alors quoi de neuf dans ces nouvelles éditions ?

Trois grandes nouveautés, en fait :

1 – la présentation par groupes de niveau et non par rang.

Chaque année, on se rendait compte que derrière une élite, il y avait de nombreuses écoles de niveau assez homogène, que nous caractérisions par un grand nombre d’ex aequo. Cette année, nous sommes allés plus loin et nous sommes passés à une présentation par groupes et non par rang.

2 – les classements thématiques : académique, pro et international

Nous avons ensuite élaboré des classements thématiques : académique, professionnel et internationale pour donner la possibilité de comparer les écoles au sein d’un même groupe et de choisir une école plus internationale qu’une autre, par exemple.

3- Des top 10 selon votre cursus, votre projet professionnel ou votre budget.

Nous avons ensuite mis en place des top 10 qui seront sur letudiant.fr prochainement. Là encore, un objectif : multiplier les points de vue.

Au final, nous avons joué encore plus que les autres années la complémentarité entre magazine papier et site :

Sur le magazine : nous proposons une synthèse des résultats avec les groupes, les top 10…

Sur le web : nous publions tous les résultats critères par critère, une fiche avec des indicateurs non classants comme la durée minimum à l’étranger prévue dans le cursus. Nous donnons la possibilité de trier les écoles sur chaque critère.

Et maintenant… j’attends vos réactions, évidemment.

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This entry was posted on lundi, décembre 13th, 2010 at 12:37 and is filed under Palmarès. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0 feed. You can leave a response, or trackback from your own site.

15 Responses to “Le palmarès 2011 est arrivé”

  1. Jacques P on décembre 14th, 2010 at 10:36

    Juste une remarque au niveau de l’introduction qui discrédite d’emblée le reste de l’article (alors que je n’ai pas de remarque particulière sur le classement en lui même ) :

    « Polytechnique, Centrale, ParisTech et Supélec tiennent toujours le haut du pavé »

    Ne savez vous pas que Polytechnique est dans ParisTech ??

  2. Sylvie Lecherbonnier on décembre 14th, 2010 at 10:59

    Monsieur,

    Vous faîtes référence à l’article de 01 Informatique présentant ce classement et que je n’ai pas écrit !

  3. IngeWan on décembre 14th, 2010 at 21:29

    Les données de L’Etudiant (2009,2010 et 2011) concernant l’école des Ponts ParisTech me semblent étranges.
    En effet, le nombre des anciens est passé de 7000 à 12000 en 2 ans.
    Le nombre de doctorants est passé de 186 à 415 en 1 an.

    Pour les critères, celui concernant le niveau de recrutement pour les écoles recrutant à bac +2 (après prépa) ne me semble pas adéquat. En effet, il est basé sur les mentions au bac. C’est comme si on faisait abstraction de la prépa et que tout est joué d’avance à la sortie du lycée…
    Pour moi, connaître les démissions croisées entre les écoles (choix des admis dans plusieurs écoles) me semble plus pertinent. (Celui pour les écoles de commerce est accessible via http://bloom6.free.fr/)

    Au-delà des coefficients sur chaque critère (on pourrait en débattre longtemps) et du classement en lui-même, le plus intéressant dans ce classement est d’avoir beaucoup de données difficiles à obtenir sur les écoles. Cela constitue une information supplémentaire par rapport au marketing de chaque école.
    C’est flagrant à propos de l’ouverture à l’international . Toutes les écoles en parlent et s’en vantent mais on constate par exemple que dans des écoles A+ , très peu de français obtiennent un double diplôme.

  4. Laurent P. on décembre 14th, 2010 at 23:40

    Au delà du classement et du poids de chaque critère, le plus intéressant est d’avoir beaucoup de données pour chaque école d’autant plus qu’elles sont parfois difficiles à obtenir.
    Cela constitue des informations supplémentaires par rapport à la communication officielle des écoles.
    Par ailleurs, je m’étonne du très très faible taux de français double diplômés dans un bon nombre d’écoles du groupe A+ (Polytechnique, Mines ParisTech, Ponts ParisTech ou Télécom ParisTech…) Il y a encore beaucoup de progrès à faire sur l’international…
    Sinon, il y a quelques données qui semblent aberrantes si on compare aux classements des années précédentes. Par exemple, pour l’école des Ponts ParisTech :
    En 2 ans, le nombre d’anciens est passé de 7000 à 12000.
    Le nombre de doctorants est passé de 186 à 415 en 1 an

  5. Dan on décembre 15th, 2010 at 1:51

    L’idée des groupes est bien respectée, c’est une bonne chose. Le classement en lui meme est bien, et je vous félicite d’avoir enfin enlever les numeros revelant la position de lecole (13eme-15eme..) afin que les eleves prennent de moins en moins en compte un classement qui n’est pas vraiment révélateur.

    Une remarque maintenant sur le fond, mais qui je pense marquera un désaccord entre nos deux visions du classement.
    Je pense qu’il faut aretter de favoriser les écoles qui s’oriente vers un modele universitaire. Une école à echelle humaine, avec une vrai pédagogie (suivi personnalisé…) est tout aussi bonne qu’une ecole avec un effectif enorme et à gros budget ?
    Beaucoup d’eleves de terminales s’interessent aux ecoles d’ingenieurs non pas pour faire de la recherche (ils ne representent qu’un faible pourcentage), mais pour un metier à responsabilité dans des secteurs precis.
    Or votre classement prend en compte à mon gout beaucoup trop cet aspect recherche, avec une methode qui n’est pas tres fiable. En effet le nombre de publication n’est pas forcement un bon indicateur. CPE Lyon a par exemple signé un contrat important avec un centre de recherche sur leur campus me semble-il et ils se place depuis 2 ans maintenant en 4eme position, est-ce reelement une raison pour largement dépasser toutes les ecoles de son groupe ?
    Je n’ai malheureusement pas d’idée d’indicateur pour modifier ce critere et l’ameliorer, mais peut-etre faudrait-il baissé le coefficient ?
    De plus, une grosse ecole avec beaucoup d’eleves aura plus de doctorants qu’une plus petite promo, mais ce critere n’en fait pas pour autant une meilleure ecole.
    Enfin la note du bac reste un indicateur vraiment tres flou au niveau de la selection de l’ecole, et encore plus pour les ecoles post-prepa. Ce critere est important, mais les notes du bac ne revelent à mon sens pas du tout le niveau d’un eleve, surtout quand l’eleve a deja ete accepté dans son ecole au niveau du mois de mai, c’est à dire avant le bac.
    C’est pourquoi un coefficient 15 pour la note du bac me semble inapproprié quand le salaire de base à lembauche n’est seulement à coeff 25.

  6. Sylvie Lecherbonnier on décembre 15th, 2010 at 10:52

    @IngeWan et Laurent P., vous semblez être la même personne puisque vos remarques sont identiques. Pour les données de l’Ecole des ponts, nous les avons vérifiés et nous nous sommes rendus compte qu’il sous-estimait leur chiffre sur ces deux critères en raison d’une compréhension trop restrictive des questions posées.

    La note au bac permet de prendre en compte tous les élèves qui entrent dans l’école, y compris les admis sur titre. A l’heure de la diversification des voies d’accès aux écoles d’ingénieurs, cela me semble important.

    @Dan Merci pour vos remarques. Effectivement je crois que nous ne serons jamais d’accord sur le volet académique du classement; mais le débat est toujours intéressant. Pour moi, une formation de niveau bac+5 qui délivre le grade de master doit être assise sur un potentiel académique solide. Et ce potentiel repose sur des activités de recherche qui garantissent un enseignement à la page des dernières avancées de la science.

  7. Dan on décembre 15th, 2010 at 21:17

    Je suis tout à fait d’accord avec vous, mais le niveau académique ne se « calcule » pas seulement par le biais de la recherche ?
    Les profs agrégés, la qualité de l’enseignement, la mise sous contrat ou non du cycle préparatoire, sont des critères qui à mon sens ont aussi leur place dans la section « potentiel académique » permettant enfin à l’élève d’acquérir une réelle capacité de travail et d’organisation.
    De simples accords avec un centre de recherche permet à une école de gravir plusieurs place dans le classement. Il faudrait réelement revoir ces criteres pour les classement à venir.
    Au niveau international, c’est assez représentatif de ce que font les écoles,seul remarque peut etre: eviter de prendre en comptre le nombre de partenariat qui ne reflete pas forcement le nombre d’éleves ayant la possibilité d’y aller suivre ces etudes une certaine période.
    Enfin la note du bac n’est certainement pas le meilleur indicateur pour imager la « selection » d’une école, surtout quand celle-ci est fournit par l’école…
    Il faudrait avoir accès aux nombres de candidat, le comparer avec le nombre de candidats admissibles à l’etablissement puis enfin le nombre d’admis, il y aurait je pense de nombreuses surprises, j’ai beaucoup d’écoles qui me viennent à l’esprit…
    Sachant cependant que ces chiffres sont souvent difficile à obtenir..

  8. David G-B on décembre 18th, 2010 at 0:40

    Bonjour,

    Je viens peut être apporter quelques éléments de réponse pour comprendre pourquoi si peu d’étudiants des écoles d’ingénieurs les plus réputées partent en double-diplôme.

    La première, c’est que nous (je suis élève dans une de ces école, Mines ParisTech) ne voyons pas beaucoup de valeurs ajoutée dans le diplôme à l’étranger par rapport au diplôme que nous aurons : on nous proposera déjà beaucoup plus facilement certains postes à l’international plus facilement qu’à d’autres ingénieurs diplômés.

    La seconde, c’est que un double diplôme coût très cher en temps et en argent lorsqu’en fait on doit payer les droits d’inscriptions d’une université américaine (plus de 40 000 dollars l’année…), face à une éducation bien moins cher et d’aussi bonne qualité dans les écoles françaises.

    Nous avons des expériences à l’international, via des stages, et elles nous permettent d’aborder cette dimension.

    Enfin, ne serait-ce pa

  9. David G-B on décembre 18th, 2010 at 0:45

    pas un aveux de faiblesse des écoles que d’envoyer ses élèves pour compléter leur dernière année ailleurs qu’en son sein?

    Bref, tout cela pour dire que si l’international promis par le double diplôme fait rêver sur le papier, il y a des réalités difficiles à nier : c’est possible de partir en double diplôme, mais les étudiants ingénieurs ne le font pas car ils trouvent leur formation intéressante!

    En ce qui concerne le critère de la recherche, il faut faire très attention, la vocation originelle des écoles d’ingénieur n’est pas la recherche mais la formation et l’enseignement. Ce n’est que récemment qu’on se met à demander aux écoles d’ingénieur de faire effectivement de la recherche, lorsqu’auparavant il se faisait plus de la R&D au sein de ces écoles.

    Bien à vous,

  10. veronique on décembre 21st, 2010 at 20:11

    je recherche l’evolution salariale médiane , debut de carriere , milieu , fin de carriere , pour un ingenieur issu d’une grande ecole , ( classe 2 de preference )
    Je recherche un salaire median annuel sur une carriere entiere
    Si Me S Lecherbonnier pouvait me repondre , j’aimerais discuter ulterieurement en privé avec elle
    Merci d’avance pour tout renseignement
    c’est pour une cause +++

  11. nestor on décembre 28th, 2010 at 15:29

    Dan, sur la recherche… mon désaccord avec vos propos est total. Signer un accord avec un centre de recherche et c’est gagné ? Que les personnels enseignants soient également chercheurs dans des UMR CNRS, par exemple, ne me paraît pas complètement anecdotique. Par contre, dans ce classement, j’ai vu le niveau recherche de certaines écoles privées jugé favorablement, alors que la dite école produit très très peu de publications scientifiques. Il apparaît que l’école fait de la sous-traitance alimentaire de partenaires industriels, afin d’équilibrer son budget. Pourquoi pas, c’est certainement une activité utile, mais qu’on ne mélange pas cela avec une production scientifique internationale de premier plan.

    La quantification en A+,B, C etc…. semble ressembler aux singeries de l’AERES (j’ai moi même participé à évaluer des labos, je vois bien les limites de l’exercice).

  12. segard on janvier 12th, 2011 at 23:23

    pourquoi l ensae ne figure pas dans votre classement?

  13. Xavier on janvier 18th, 2011 at 10:52

    Pourquoi ne pas compter le % de doctorants plutôt que leur nombre brut ? Avec un tel critère, c’est la course à la taille qui s’engage… et sauf erreur de ma part, la nombre n’est pas gage de qualité.

  14. F. Braun on février 3rd, 2011 at 2:42

    Bonjour

    pour ce qui concerne les stages/cursus à l’étranger, il me semble qu’une année – à tout le moins un stage de plusieurs mois… »plusieurs » signifiant plus que deux bien sûr – à l’étranger…si possible dans un établissement non francophone – est un vrai vrai plus.
    Savoir vivre à l’étranger, s’y insérer, connaître les mœurs et coutumes (et les règles d’évaluation d’une copie – ce qui pourra en surprendre plus d’un -) bref, sortir de son trou (Paris est un « trou »!…un « trou » totalement insignifiant, voire microscopique à l’échelle de la terre! de même que n’importe quel endroit au monde…même « NY »!)… »sortir » est le mot d’ordre! me paraît plus qu’une chaude recommandation à l’heure de la « mondialisation »: une obligation!
    Et les écoles qui ne l’auront pas compris tomberont irrévocablement dans les profondeurs de leur classement francophone…quant elles seront comparées à leurs homologues au niveau mondial d’ici 10-20-30 ans.
    Maitriser au moins 2 langues étrangères (« deux » comme on demande de l’écrire dans une étude notariale, pas seulement « en baragouiner 2 », me semble aujourd’hui un minimum; une petite aparté: j’ai eu des étudiants qui m’ont montrés des certificats de niveau 800 pts et plus, au TOIC – ou s’agissait-il du TOEFL?, et plus encore….(…)et qui ne savait pas aligner trois mots en anglais dans une « vraie » conversation…bref, vous l’aurez compris, avec des gens qui maîtrisent une langue étrangère en face. Bien sûr, avec l’anglais « on est polyglotte » mais en réalité – en Europe du moins – si vous ne savez parler que cela, vous êtes sacrément limité…et « étiqueté » (vous ne connaissez rien d’autre que votre trou et des phrases en anglais)
    Maîtriser l’anglais est un minimum…maîtriser une autre langue, l’allemand, l’espagnol, le hollandais, l’italien… avoir vécu dans un pays étranger…autrement que plusieurs semaines, est une vraie preuve d’ouverture!
    (…et a contrario un sacrés moins)

  15. Dan on février 13th, 2011 at 21:16

    Oui enfin ce n’est pas le plus important en école d’ingénieur, l’international ne joue pas un rôle primordial en opposition avec les écoles de commerce par exemple..

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