Cracking the management code

Archive mensuelles: janvier 2015

Quelle place pour la critique dans une école de management ?

Une grande prescription du management postmoderne et responsable est de savoir développer sa capacité à intégrer la critique. Pourquoi et pour quoi faire ? Dans quelle mesure les écoles de management sont-elles interpellées ? Comment doivent-elles s’emparer de la question ? On peut retrouver deux grands enjeux : –    Faire remonter les critiques au sein de l’école pour anticiper la crise. C’est une forme classique de purge des éléments négatifs pour éviter l’effet « cocotte-minute ». Sans régulation anticipée, les critiques, ressentiments et souffrances mis sous pression finissent par exploser. –    Améliorer le fonctionnement de l’organisation, ses processus, ses outils, ses façons de faire. On voit alors dans la critique le moteur de l’innovation, et un potentiel d’augmentation de la performance. À ces deux enjeux, s’ajoute une raison souvent invoquée : l’ouverture à la critique serait la preuve d’un management responsable. Être capable d’être à l’écoute de ses salariés, de ses clients, de ses étudiants pour une école, dessine une posture d’ouverture sur son environnement, et démontre une vraie maturité stratégique. Deux compétences qui participent de la légitimité d’une organisation. Prescrire la critique, c’est bien. La mettre en œuvre est plus difficile. Si prescrire une capacité d’ouverture à la critique est de bon aloi, la mise en œuvre concrète de l’exercice est beaucoup plus périlleuse. En effet, on s’expose à deux risques majeurs : –    L’effet boomerang. Proposer la possibilité de critiquer, c’est prendre le risque d’ouvrir la boite de Pandore. C’est bien connu, la fonction crée l’organe, et les dispositifs d’expression suscitent le besoin de revendications. L’initiateur de la proposition peut se trouver débordé par le flux des critiques et avoir à gérer une image de l’organisation beaucoup plus dégradée que ce qu’il aurait envisagé. –    La démagogie. On peut envisager l’exercice comme une simple opération de communication, et… Savoir plus >