Cracking the management code

Archive mensuelles: juin 2016

Baromètre Educpros du moral des personnels du Sup : l’intérêt, c’est ce qu’il ne dit pas !

Ce qui m’intéresse dans le baromètre Educpros, ce ne sont pas les réponses, mais plutôt les non-réponses des enseignants du supérieur, face à quelque chose qui est abondamment présenté comme un immense malaise, et le débat autour des grandes difficultés à évoluer dans un contexte décrit comme mouvant et en changement accéléré. Finalement, c’est ce que cache le baromètre qui est source d’enseignements. Du clapotis au tsunami Il y a quelques semaines, Educpros a communiqué les résultats de son baromètre sur le « moral des personnels de l’enseignement supérieur  et de la recherche», avec son cortège d’infographies, d’analyses et de titres impactants. Avec un outil imparable scientifiquement, à savoir le questionnaire en ligne, il est possible d’affirmer que « le moral est au plus bas », que « l’université ne reconnait pas les siens », que les « enseignants ne sont pas assez payés » … Les conclusions ainsi tirées sont largement acceptables et apparaissent même comme des évidences pour qui évolue dans l’enseignement supérieur. Le contraire aurait paru étonnant, et il est frustrant de ne pas voir émerger ça ou là quelques réponses contre-intuitives ou à contre-courant du consensus autour du malaise ambiant. Mais, à y regarder de plus près, est-ce bien raisonnable d’extrapoler les réponses de 1564 répondants dont 52 % d’enseignants soit 813 personnes, pour porter la voix des 91 000 enseignants-chercheurs français (chiffre 2013) soit 0,89% de l’effectif total? En effet, pour qui a suivi quelques cours de base en marketing, on sait que les répondants spontanés à des questionnaires sont ceux qui souhaitent exprimer leur opinion, en majorité les mécontents qui voient ainsi la possibilité de remonter leur plainte ou de se venger de ce qu’ils perçoivent comme un dysfonctionnement ou une injustice. On retrouve aussi, en moindre nombre, les « très contents » qui… Savoir plus >