Cracking the management code

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Fière d’être chercheur en sciences du management !

La lecture de l’article d’Educpros : « Les secrets d’une progression fulgurante en recherche » m’a laissée dégoûtée et révoltée. Un tel témoignage ne peut rester sans réponse. C’est en tant que chercheur en sciences de gestion que j’essaie de comprendre comment on a pu en arriver là, et que je veux montrer que d’autres voies sont possibles. L’erreur fondamentale : confondre recherche et publication Publier n’est pas faire de la recherche, et cet article est l’aboutissement d’une confusion qui dure depuis des années. Sous le prétexte que les publications sont l’indicateur de la qualité et de la vitalité d’une recherche, qu’elle soit individuelle ou d’équipe, on s’est enfermé dans l’idée que ceux qui publiaient étaient les meilleurs chercheurs. L’erreur fondamentale est qu’on confond recherche et publication. Le rôle de la recherche est d’éclairer la réflexion stratégique des entreprises et des organisations. Celui de la publication s’est peu à peu réduit à la promotion des chercheurs. Il y aurait des secrets de fabrique en recherche ! Arrêtons avec cette fable : s’il y a des techniques qui sont mises en avant dans cet article pour publier, il y a des « méthodes » pour faire de la recherche. Tout chercheur digne de ce nom, éthique, sait que le chemin de la construction d’une méthode et de l’accès à des données est long, très long. Ce n’est pourtant qu’à ce prix que les résultats obtenus, souvent insatisfaisants et limités, seront robustes. Tous les chercheurs le savent : les données ne sont jamais données, elles sont construites, par le chercheur en interaction avec le terrain, et souvent dans la douleur et la frustration. Mais l’honnêteté et la fiabilité des résultats est à ce prix. Le management ne se réduit pas  la finance ! Vive la finance ! Mais le management, dans sa pratique, comme dans ses recherches ne se réduit pas à… Savoir plus >

Le « néonormal » en 2013 : courtes réflexions sur la normalité

Au seuil d’une nouvelle année,  il est toujours intéressant de faire un point sur ce qui a changé l’année précédente. Pour marquer ce début 2014, j’ai eu envie de me saisir du concept de « normalité », qu’a mis au jour et popularisé le président de la République française. L’« anormal » devient le « nouveau normal » Dans ces périodes qu’on nous présente comme de « fortes turbulences », où le temps s’accélère, où les changements sont de plus en plus frénétiques, je fais l’hypothèse que la normalité a un cycle de vie de plus en plus court. Ce qui était normal hier, ne l’est plus aujourd’hui et le sera encore moins demain … Et mieux, ce qui était vécu comme « anormal » devient une sorte d’évidence avec un degré d’accoutumance de plus en plus court. La péremption guette toute chose. Donc, regardons ensemble ce qu’il a pu en être au cours de l’année 2013, sans aucune prétention d’exhaustivité, en attendant 2015 ! Quand l’« anormal » devient le « nouveau normal », le « néonormal »… 1) Inscrire le mot pédagogie devant celui de recherche dans les axes stratégiques de l’ enseignement supérieur. 2) Voir se périmer le concept d’établissement « hors-sol » et reparler racines, même pour les business schools. 3) Ne plus penser uniquement au commandant Cousteau ou au Père Noël à la vue d’un bonnet rouge. 4) Quand la quenelle n’est plus un plat traditionnel mais un geste obscène. 5 ) La revente des cadeaux de Noël un marché en plein essor … mais saisonnier ! 6) Former des entrepreneurs à l’université… francaise. 7) Un pape sans numéro. 8) Quand on doit préciser Nicolas en parlant de Bedos. 9) Quand on a bonne conscience en tirant sur une tige (« vapotage ») dans des lieux publics. 10) Mettre un « le » entre Serge et Lama. 11) Ne plus penser à la capitale de… Savoir plus >