Cracking the management code

Archives de mots clés: soft skills

La fin des concours ? Et pourtant …

« S’il n’y avait pas eu le concours, je ne serais jamais entré à Sciences Po ! », c’est le cri du cœur d’une personne à qui j’apprenais la disparition du concours d’entrée dans son ancien établissement. C’est une phrase qui mérite qu’on y prête attention. C’est une alerte qui nous incite à questionner ce que nous voyons se mettre en place : la disparition des concours dans l’accès aux formations d’enseignement supérieur. Cette évolution semble inexorable, mais elle me semble questionnable. Chronique annoncée de la disparition des concours   Je n’ai pas trouvé d’études traitant précisément le sujet mais des signaux forts sont là. Je peux citer : – la réforme du lycée et du bac évoluant vers le contrôle continu, – la mise en place de Parcoursup qui a posé les jalons d’une sélectivité pour l’entrée dans l’enseignement supérieur, – la suppression de la PACES, – l’abandon par des établissements phare comme l’IEP de Paris du concours à l’entrée … Je peux aussi évoquer (sans en tirer de conclusions trop hâtives) le cas d’un Bachelor ayant troqué le concours pour une sélection sur dossier et oral et qui a vu augmenter significativement ses candidatures. Bref, le concours n’a plus la cote dans l’enseignement supérieur et les raisons en sont certainement multiples. La principale est certainement celle de son affinité avec la notion d’ «élite». Ce sont en effet les « Grandes Ecoles » qui présentaient cette modalité très spécifique de recrutement.  Il faut bien admettre que si le concours reste la voie principale (je ne dirais pas royale), les pratiques de recrutement sur dossier (souvent assorties de tests et d’un oral) se sont multipliées. Mais il n’empêche que dans l’esprit du grand public, le concours renvoie à Grandes Ecoles, corps, élites … tous termes peu portés dans le cœur de… Savoir plus >

Quoi de neuf ? La recherche-intervention !

  Pourquoi faire de la recherche-intervention ? J’ai eu l’occasion à plusieurs reprises ces derniers temps de témoigner de ma pratique de la recherche-intervention, et je constate qu’il y a une demande forte de la part de nombreux collègues de cette façon de mener des recherches (1). Pourquoi cela ? Mon hypothèse est que la recherche-intervention (RI) converge depuis quelques années avec les évolutions de la société, des chercheurs, du management et des business models des organisations scientifiques. Tout cela à la fois ? Il me semble bien que OUI. Un peu d’histoire pour comprendre le désamour de la RI La recherche-intervention existe depuis fort longtemps et même avant d’avoir été nommé ainsi. En effet, si on relit les premiers papiers considérés comme relevant des sciences de gestion (on peut citer Fayolle, Taylor, Maslow, Lewin ….), on ne peut que constater qu’elle a été au départ de ce qu’on considère maintenant comme une discipline scientifique installée. Quels sont les attributs de cette installation ? Une communauté de chercheurs, un numéro de section (le 6) à l’Université, un concours d’agrégation, des associations savantes …. Seulement, comme discipline (encore) jeune (le premier concours d’agrégation la portant sur les fonds baptismaux universitaires date de 1976), comme discipline creuset, elle a longtemps été source d’introspection et de controverses quant à sa scientificité, d’un point de vue épistémologique. Il a donc fallu, pour se rassurer, trouver deux grands parachutes : le premier a été d’envoyer les premiers enseignants chercheurs en sciences de gestion aux USA, à une époque où tout ce qui était made in America ne pouvait être que bon ! le second a été la mathématisation, l’hypothético -déductif, et la mise en équations (structurelles) de phénomènes pourtant purement humains, et portant donc une grande part d’irrationalité. La messe était dite ! Les quelques pionniers voulant obstinément promouvoir la… Savoir plus >