De la créativité à l'innovation

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Classe renversée et tableaux tournants vécus par les étudiants étrangers

Dans un post précédent, je vous ai présenté ce Que pensent les étudiants étrangers de la classe renversée ? J’avais oublié de vous décrire ce groupe d’étudiants de l’Institut Supérieur d’Agriculture (YNCREA Nord-de-France) par leur nationalités et leur projet de carrière, voilà qui est fait ci-dessous. Lors d’une deuxième séance de 4 heures avec 43 d’entre eux, nous avons continué à produire des descriptions illustrées de mécanismes moléculaires impliquant cette fois-ci des bactéries, et non plus des virus. La méthode utilisée a été celle des tableaux tournants qui permet d’enrichir par rotations successives des équipes d’étudiant des illustrations réalisées pour répondre à des questions de cours. Ci-dessous, leurs réactions positives et négatives. Nationalités: Kazakhstan (x3) – India (x12) – Colombia – Mexico (x4) – Ghana (x10) – Ukraine (x2) – Serbia (x4) – Hungary – France – Gambia – Pakistan – Poland – Salvador Objectifs en matière de projet professionnel : PhD in the genetic engineering sphere and do scientific researches in the fields like genetic engineering and bioinformatics – Food marketing manager ; representing food and agricultural organization as a board member – Food security (work in the field in organizations such as FAO) – R&D – R&D in a… Savoir plus >

Il faut échouer pour innover !

Et si l’échec était indispensable pour innover ? Une idée saugrenue pourriez-vous penser, mais en êtes-vous bien sûr ? Dans les processus d’innovation, en particulier ceux qui découlent de démarches de créativité (coworking, codesign,…), il est attendu de transformer ses idées en actions concrètes. Et pour cela, il faut expérimenter. C’est un peu comme si l’on voulait se lancer dans une nouvelle pratique, physique ou sportive, qui nécessite d’oser et de prendre des risques… comme celle d’apprendre à faire du vélo ou à skier. Impossible d’y arriver du premier coup, c’est à dire sans essayer, donc sans tomber ! Pour transformer une idée créative en innovation concrète, en d’autres termes pour que celle-ci « rencontre la main de l’utilisateur », qu’il en fasse un usage particulier, il faut expérimenter. Cela ne peut se faire sans passer par une succession de petits échecs, tous nécessaires à l’accomplissement du projet. On parle du « droit à l’échec » ou du « droit à l’erreur », mais aussi plus clairement de la « nécessité d’échouer ». Chaque échec devient alors une nouvelle opportunité pour tenter d’améliorer ce qui n’a pas fonctionné dans un premier temps, pour trouver une solution qui permettra de recommencer de manière plus efficace, voire d’améliorer ce que l’on… Savoir plus >

La classe renversée perçue par les étudiants étrangers… for or against ?

Que pensent les étudiants étrangers de la classe renversée ? L’expérience a été menée dans un cours de Microbiologie à l’Institut Supérieur d’Agriculture (ISA) du groupe YNCREA (Nord-de-France) de l’Université Catholique de Lille qui réunit 45 étudiants originaires d’une quinzaine de pays différents et de tous continents (Inde, Afrique, Europe, Amérique, Asie). Le cours qui est dispensé en anglais consiste à remettre à même niveau, en microbiologie, ces étudiants de master 1 en provenance d’université différentes. L’organisation des séances est plus ou moins la même que celle de la classe renversée en génétique moléculaire que je donne en licence 3. Une méthode collaborative, plutôt qu’académique ! Les étudiants répartis en groupe de 5 à 6 personnes doivent construire des schémas explicatifs de mécanismes moléculaire, en l’occurrence ici les différents modes d’infection des virus (cycle lytique et lysogénique des bactériophages, mécanismes d’infection des virus à ADN ou à ARN… pour être plus précis !). Les étudiants commencent les schémas sur un tableau avant que l’enseignant ne les invite à changer de tableau (méthode des tableaux tournants). Passées plusieurs rotations, les productions s’enrichissent. Les étudiants sont ensuite invités à jouer le rôle du professeur (celui-ci devenu élève) et à expliquer ce qu’ils… Savoir plus >

Un fablab ouvert pour une école ouverte !

Et pourquoi ne pas imaginer davantage de nouveaux lieux, tiers-lieux, fablab… dans les écoles ? A condition bien sûr de les accompagner d’une véritable méthode pédagogique, ce qui n’est pas toujours le cas. L’illustration que j’ai voulu partager avec vous est un exemple de ce qu’il faut faire en la matière, c’est celle de ToutKouLeur : pour un collège upside-down and inside-out ! Une pédagogie ouverte, conceptualisée par Patrick Saoula, professeur de biotechnologie et sciences appliquées, concilie et dépasse les concepts de classe inversée, renversée et mutualisée. Les enjeux de « TouKouleur – salle ouverte » s’articulent autour de la validation de compétences transversales, de l’autonomie des élèves, d’une éducation artistique et culturelle, d’une ouverture vers l’extérieur et le développement de partenariats, d’un meilleur accompagnement des élèves dans l’évolution et l’évaluation de leurs apprentissages et d’actions pour améliorer le respect et la tolérance de chacun dans le principe de laïcité. « ToutKouleur » c’est aussi l’installation au cœur de l’établissement d’une « classe ouverte » ou 4ème lieu, véritable fablab d’innovation et d’expérimentation : les collégiens ont la possibilité d’imaginer, créer ou de participer à des activités autour de thématiques qu’ils choisissent avec une salle mettant à leur disposition le matériel et… Savoir plus >

La classe renversée est terminée… qu’en ont-ils pensé ?

La sixième édition de la classe renversée s’est achevée cette semaine, la même semaine où sortait la deuxième édition de l’ouvrage la décrivant. A la fin du cours (lors de la dernière séance), il a été demandé aux 43 étudiants de décrire en quelques lignes ce qu’ils en avaient pensé. Il leur a aussi été demandé d’estimer leur % d’envie de recommencer l’expérience, pas forcément dans la même matière ? Ci-dessous leur retour sur cette expérience de pédagogie collaborative au bout de 3 mois et leur % d’envie de recommencer ou pas. Le pourcentage apparaissant entre […] à la fin de chaque commentaire d’étudiant correspond à son niveau d’envie de rééditer l’expérience de « classe renversée ». [100%] = absolument envie ; [0%] = pas du tout ; [50%] = ne sait pas ; les autres pourcentages indiquent une tendance. J’ai beaucoup aimé le fait de travailler en groupe ; bonne pédagogie de travailler avec beaucoup de schémas ; le fait de nous donner les questions potentielles à l’examen nous permet de mieux nous investir dans la matière ; j’ai trouvé ça compliqué de connaitre (comprendre) les sujets et les parties des autres chapitres, ceux que nous n’avions pas rédigés… Savoir plus >

La conférence renversée… qu’en pensent les profs ?

Une conférence renversée a été proposée à 150 enseignants de primaire, collèges et lycée, à La Roche-sur-Yon le 13 mars 2019, organisée par l’Enseignement Catholique de Vendée. La thématique était : »De la créativité à l’innovation pédagogique, comment expérimenter en changeant nos pratiques ? » et le conférencier annoncé Jean-Charles CAILLIEZ, Directeur d’HEMiSF4iRE Design School de l’Université Catholique de Lille. Les participants à cette conférence s’attendaient à une présentation PowerPoint suivie d’une séance de questions/réponses… un format très habituel, quoi de plus normal, et pour lequel un créneau de 3 heures avait été libéré. Mais rien ne s’est passé comme prévu, puisqu’il leur fût demandé de constituer en moins de 2 minutes 12 groupes de personnes ayant le même signe zodiacal, puis de construire pour chacun d’entre eux une seule diapositive en format Powerpoint illustrant le thème de la conférence. Pour les Béliers, Taureaux, Gémeaux, Cancers, Lions et Vierges, la consigne était de n’utiliser que du texte pour ces illustrations. Pour les Balances, Scorpions, Sagittaires, Capricornes, Verseaux et Poissons de n’utiliser que de l’iconographie (schémas ou photos). Au bout d’une demi-heure de production, les équipes « texte » ont été fusionnées avec les équipes « iconographie », deux à deux, pour négocier et ne produire au… Savoir plus >

Une design school à l’université… pour quoi faire ?

Du design thinking à l’université… mais pour quoi faire ? Pourquoi s’inspirer des méthodes de travail des designers dans un monde où règne l’académique et la recherche ? Pourquoi ne pas se contenter de se que l’on sait faire depuis toujours et qui a fait ses preuves ? Peut-être parce qu’aujourd’hui, pour se diversifier dans son offre de formation ou ses projets en lien avec la recherche et le développement, ou même aborder les problématiques de manière plus collective, il convient d’apprendre à travailler différemment, en mobilisant notamment différents profils dans ces moments de réflexion ou de résolution de problèmes. Ce sont des méthodes qui s’apprennent et qui ne peuvent se développer que par la pratique… et quoi de mieux qu’une plateforme de design thinking pour les découvrir ?   Un exemple de « tiers-lieux » basé sur des méthodes de travail inspiré du design thinking est celui d’HEMiSF4iRE, la Design School de l’Université Catholique de Lille qui pratique la démarche des 4i (inspiration, idéation, implémentation, innovation) pour aider à s’inspirer, mobiliser l’intelligence collective pour produire des idées innovantes, prototyper et expérimenter pour finalement innover ! Vous pourrez la découvrir avec cette petite vidéo de 18 minutes (Réalisation : Yann VEILLEROY, Université Catholique… Savoir plus >

Conférence renversée : la solution pour échanger de manière interactive !

Et pourquoi pas une conférence renversée ?  Au public venu écouter les experts de produire le contenu de la conférence et aux experts de le découvrir ! Voilà une idée plutôt originale, mais finalement bien naturelle pour des créatifs adeptes de la transgression des règles, histoire de les réinventer. Et si l’on détournait un amphithéâtre de sa fonction habituelle, celle qui consiste à placer des experts, des maitres, des sachants devant une assemblée attentive pour qu’ils leur dispensent leur savoir en mode descendant ? Pourrait-on abandonner, juste pour essayer, le mode de transmission 1.0 pour passer en 2.0 ? Une petite idée en visionnant cette vidéo : Pour voir la vidéo, cliquez sur l’image ci-dessus ! 

Qui sont les tiers-lieux ? Comment peut-on innover avec eux ?

Que sont les tiers-lieux ? Quelles sont leurs méthodes de travail ? Quelle valeur ajoutée ? Comment font-ils pour faire travailler ensemble et de manière efficace des personnes aux profils très différents ? Leurs méthodes peuvent-elles permettre à des entreprises et des équipes de recherche de travailler plus efficacement ensemble pour innover en Région HDF ? Un atelier collaboratif a été organisé le 12 octobre 2018 par HEMiSF4iRE Design School à l’Université Catholique de Lille pour répondre de manière collective à ces questions. Ci-dessous les éléments de réponse. Méthodologie proposées aux 60 participants de l’atelier Durée de l’atelier : 14h à 17h30 (vendredi 12 octobre 2018) Nombre de participants : 60 personnes (tiers-lieux, entreprises, laboratoires, universités, institution publiques…) Préparation de l’atelier : Jean-Charles CAILLIEZ, Fatma GÜNERI, Claude ROCHE, James BOYER, Jessica CALAUTTI pour HEMiSF4iRE Design School et Laurine HERREMAN, Manuelle MILHAU, Sandrine CHARLET pour HDFID et la Région des Hauts-de-France. Animation : Jean-Charles CAILLIEZ, Laurine HERREMAN, Jessica CALAUTTI, Fatma GÜNERI Objectifs de l’atelier : Répondre à ces questions : Que sont les tiers-lieux ? Quelles sont leurs méthodes de travail ? Quelle valeur ajoutée ? Comment font-ils pour faire travailler ensemble et de manière efficace des personnes aux profils très… Savoir plus >

C Week UP à Centrale Nantes,… naissance d’une nouvelle université d’été créative !

Comment « sortir de la boite » pour innover en pédagogie et faire de nouvelles rencontres toujours plus inspirantes ? Comment le faire à l’université, en facultés ou grandes écoles, quand on est sans cesse plongés dans le quotidien de son enseignement ou de sa recherche ? Quels lieux ? Quelles animations ? A l’image de ce qui se fait dans le réseau des Ecoles de Management de la Créativité et de l’Innovation (MOSAIC Montréal, Berlin, Barcelone, Strasbourg, Lille, Grenoble) ou de Creative Bangkok ou Melbourne, l’Ecole Centrale de Nantes a lancé C Week UP, sa première université d’été début juillet 2018. L’événement qui a réunit sur deux jours une petite trentaine de participants, du monde de l’enseignement supérieur et de la recherche comme de celui de l’entreprise, a été pensé et organisé par ma collègue Carole MOREAU et son équipe en ingénierie pédagogique. Une belle rampe de lancement pour lancer une nouvelle dynamique d’innovation pédagogique en lien avec les entreprises ! Pour reprendre les termes du programme, il s’agit de sortir du flux quotidien et de prendre le temps d’un recul sur sa pratique professionnelle pour la réenchanter. C Week UP propose de rassembler des professionnels d’horizons divers et de puiser… Savoir plus >