De la créativité à l'innovation

Les étudiants peuvent-ils contribuer à la production de leurs connaissances ?

Texte complet téléchargeable sur : Réactions L3 vidéo de François Taddéi

En guise d’introduction au cours de Génétique moléculaire en « Do It Yourself », j’ai demandé à mes étudiants de troisième année de Licence de Sciences de la Vie de bien vouloir visionner l’interview sur YouTube de François TADDEI, directeur du Centre de Recherche Interdisciplinaire (CRI), dont le titre était : « Les élèves doivent contribuer à produire des connaissances ». Il s’agissait de les sensibiliser à cette nouvelle démarche d’innovation pédagogique en génétique moléculaire dont l’expérimentation a commencé avec eux le 16 janvier 2014 à la Faculté Libre des Sciences et Technologies (FLST) de l’Université Catholique de Lille. Voici dans le désordre les réactions de Yohan, Charlotte, Olivia, Alexia, Nathan, Eudes, Thibaut(s), Guillaume, Justine, Laura, Mathilde(s), Paul, Clémentine, Hélène(s), Louis, Quentin, Marie, Antoine, Camille, Constance, Apolline, Jean-Guillaume et Cécile. 

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ENRICHISSANT. Il est intéressant de pouvoir proposer aux jeunes de créer leur projet, de les laisser exprimer leur envies. L’effet de groupe semble enrichissant pour chacun, tout le monde apprend de tout le monde (le tout est plus que l’ensemble des parties). C’est la différence entre les personnes qui permet de faire un tout et toutes ces données permettent de découvrir de nouvelles idées. Je trouve qu’il est normal que lors des examens de contrôle de connaissance, on puisse utiliser tous les instruments qui peuvent nous aider et dont on a l’accès dans la vie professionnelle. Pourquoi se limiter à un apprentissage par cœur de programmes alors que ces connaissances évoluent, pour certaines très vite ? En effet, pourquoi se limiter à cela lors de la préparation à la vie active ? Ce n‘est même donc plus une préparation car elle est non représentative du monde professionnel. Je parle bien entendu d’éléments plus recherchés, mais aussi des bases dont il ne faut plus accepter d’office la véracité. Pourquoi ne pas essayer de les remettre en question ? Cependant, cette méthode peut être utopique, car tout le monde devrait être à égalité face à l’accès aux connaissances (ce qui n’est pas le cas) et en accord avec cette méthode afin que les problèmes de droits d’auteur, par exemple, ne deviennent pas des freins à cette mise en commun. Sur cette réflexion, je vous remercie de m’avoir fait découvrir cette vidéo.

FUTURISTE. D’abord, merci beaucoup de partager avec nous cette vidéo. Je l’ai trouvé très intéressante. C’est assez étrange, alors que je la visionnais, j’avais l’impression qu’elle datait d’une dizaine d’années, mais en même temps j’avais l’impression qu’elle était très futuriste. Je ne sais pas si cette remarque est pertinente, en tout cas j’ai eu cette drôle d’impression. « Ensemble on peut faire des choses que seul on ne pourrait pas faire. » Je trouve cette phrase tellement juste et pleine de sens. Malheureusement, j’ai l’impression que dans le monde éducatif d’aujourd’hui (et probablement d’hier), cette phrase correspond exactement à l’opposé de ce que nous vivons chaque jour à la fac, au lycée, au collège et à l’école. Depuis que je suis toute petite, je grandis dans un système où tout est classé. Des différentes écoles, aux meilleurs élèves, et malheureusement, j’ai l’impression que ce système de classement est profondément ancré en nous. Je me souviens avoir absolument voulu être la première de la classe et même encore maintenant, après chaque examen, chaque DS, presque chacun d’entre nous souhaite connaître la note d’untel ou d’unetelle, comme si sans cette comparaison, la nôtre ne voulait rien dire. Comme si l’on ne pouvait être fier de nous qu’à l’unique condition d’avoir une meilleure note que les autres ! « Apprendre à utiliser l’intelligence collective » « Apprendre à coopérer ». En regardant la vidéo, j’avais l’impression que tout ce que disait François TADDEI était quasiment impossible aujourd’hui, alors qu’apparemment ce n’est pas du tout le cas. A la fac, c’est un petit peu la « mode » de vouloir fonctionner sur le système de classe inversée et très honnêtement je suis un peu contre ce système, du moins contre ce qu’il nous a été proposé jusqu’à aujourd’hui. Je ne trouve pas cela vraiment concret et c’est compliqué pour nous, les étudiants, de s’adapter d’un coup à ce système alors que l’on fonctionne depuis toujours dans un mode d’apprentissage, presque à l’opposé de ce celui-ci. Ce que je trouve d’absolument génial dans le « système » de cet enseignant-chercheur, c’est de mélanger les différentes disciplines. Je suis convaincu que c’est vraiment la meilleure chose à faire et qu’il n’y a que de cette manière que de vraies solutions peuvent être trouvées face à tout un ensemble de problèmes différents. Je regrette de ne pas pouvoir interagir avec d’autres disciplines et par forcément des étudiants de disciplines scientifiques. Je parle surtout d’étudiants en lettres, en droit, en économie, etc. C’est certainement très complexe à mettre en place, mais je pense que cela peut être extrêmement enrichissant pour tout le monde. Pour finir, j’ai beaucoup aimé l’idée de recréer ou du moins, de réorganiser Wikipédia. Par contre, je n’ai pas très bien compris le concept du « fabelier »…

FRUCTUEUX. Concernant les premières minutes et l’énonciation du principe, je suis entièrement d’accord. Le principe des open-structures m’est familier depuis que j’ai installé Linux. J’approuve ce type de système, comme aux USA et comme pour votre cours. Le brassage d’idées (comme les gènes) est plus fructueux qu’un simple passage à sens unique. Cela peut parer à un essoufflement des idées et une répétition fastidieuse. J’ai quelques craintes quant à la notation sur « le partage » et un léger scepticisme sur la monnaie de récompense. Sur l’idée d’étendre Wikipédia à plusieurs niveaux de compréhension et comparaisons internationales, je trouve cela très bien. Il faut toujours se remettre en question et innover pour le futur. Malgré cela, j’ai du mal à imaginer qu’internet devienne le centre de tout, même si cela arrivera. Pour ma part, j’aime toucher aux nouvelles méthodes, mais avec une grande timidité. Peut-être que ça me fait peur, mais j’essaye toujours de relativiser…les XXème et XXIème siècles ont été ceux des énergies fossilifères. Le monde entier a misé sur des ressources limitées et nous voilà maintenant bien embêtés pour en sortir… tout ça pour dire que je préfère rester prudent. Après tout, le partage nécessite des individus prêts à le faire. Peut-être que des introvertis ne seront pas à l’aise avec une telle méthode. Maintenant, s’adapter aux changements environnementaux est essentiel. Si le savoir constitue la survie, il se monnaie encore très cher, car des personnes plus méritantes ont le droit à leur récompense. Mais passer d’un système compétitif, utilisant des critères parfois dérisoires, à un système coopératif, collectif, est une bonne chose.

PARTAGER. Je suis tout à fait d’accord avec les propos de François TADDEI. Je pense que l’accès à la connaissance ne devrait pas être limité à un type de personne (élite, étudiants universitaires, professeurs…), mais ouvert à tous, quel que soit notre niveau intellectuel et quel que soit notre âge, notre milieu social… La communication, les outils numériques sont des moyens très importants pour partager nos connaissances et échanger. J’aimerais vraiment que notre système scolaire, les mentalités, les écoles… changent, s’ouvrent sur le monde, partagent afin de simplifier l’accès à la connaissance. Je pense que participer à l’aventure de ce cours de génétique moléculaire du second semestre sera un premier pas dans l’évolution des méthodes éducatives.

INTERESSANT. Cette vidéo sur les connaissances qui proviennent des étudiants est très intéressante. Elle explique un mode de fonctionnement nouveau pour nous. Quand les élèves choisissent ce qu’ils veulent étudier, ils contribuent à l’apport des connaissances. Tout ne vient pas du professeur. Ce mode de fonctionnement marche très bien dans cette université. Ça va être intéressant de travailler de cette façon.

LIBERTE. On sent tout au long de l’interview que François TADDEI place tous ses espoirs en deux concepts qui sont la jeunesse et la liberté. Par la liberté, j’entends la liberté de partage, de pensée, d’action, sur des sujets divers et variés. Le fait d’ouvrir les portes d’une université à des visiteurs extérieurs pour « brasser » la connaissance, les théories, est un concept très intéressant. Le fait de donner les moyens à chacun de réfléchir sur des sujets qui les concernent ou les passionnent doit permettre d’arriver à des résultats uniques. L’exemple de la résolution de la structure de la protéase rétrovirale sur le jeu Foldit donne à réfléchir. Là où des chercheurs surdiplômés et équipés de matériels de pointe n’ont pas réussi, une communauté de joueurs trouve une solution en 3 semaines de partage intensif. Je trouve que la mise en commun des ressources et des avis de tout le monde est le meilleur moyen de créer du contenu. L’ère des scientifiques ultraspécialisés dans le domaine qui, au bout de 5 ans de travail réussissent à élucider un problème dans leur domaine est terminée. Comme François TADDEI l’a beaucoup répété, le monde change constamment et peut-être est-il temps de se demander « comment chercher et trouver autrement ». Je suis désolé de vous avoir rendu mon avis si tard (j’ai certainement dépassé la deadline), mais les examens m’ont beaucoup occupé et en parlant d’apprendre du contenu par cœur pour le restituer, je pense que mon expérience commence à être grande ! 

COOPERATION. Le projet de François TADDEI me parait être une bonne idée car notre monde évolue de plus en plus vite et il faut apprendre à s’y adapter. Il permet de donner une nouvelle manière d’apprendre. D’une part, il veut que les personnes coopèrent ensemble au lieu d’être en compétition. Dans notre société,  cette notion de « coopération » n’est pas assez développée. S’aider les uns les autres sur un projet commun, cela me plait énormément. Ensuite, il aimerait que toutes les personnes se sentent concernées et puissent utiliser le web. Que ce soit des enfants ou des personnes âgées. Tout le monde va pouvoir profiter des connaissances de chacun et en ajouter au siennes. Tout le monde va pouvoir contribuer à des projets scientifiques. Ainsi, les citoyens deviennent actifs et il ne faut pas forcément être qualifié pour pouvoir apporter ses connaissances. Chaque personne a son rôle à jouer. Ce qui est important à retenir c’est que l’apprentissage de l’un va permettre l’apprentissage de l’autre. Le fait que les personnes s’entraident est un point très fort dans son projet.

INTELLIGENCE COLLECTIVE. J’ai visionné l’interview que j’ai trouvée intéressante. Elle développe des idées plutôt hors du commun, comme le choix des sujets d’étude, les devoirs pouvant s’effectuer à l’aide d’internet pour réellement s’approprier un sujet plutôt que de l’apprendre par cœur, l’idée de créer un Wikipédia pour tous niveaux (enfants ou adultes plus ou moins confirmés dans le domaine). Elle développe également l’idée de former des enseignants à utiliser les technologies à l’école, développer un esprit d’équipe, de synthèse, gérer les flux d’informations hétérogènes pour former une « intelligence collective » et que l’apprentissage des uns facilite l’apprentissage des autres.

AVANT-GARDISTE. J’ai visionné la vidéo et je trouve le sujet et l’idée très intéressants. Mais n’est-il pas compliqué de mettre en place ce système ? Les supports papiers restent pour moi la base de mes révisions. L’utilisation de ce genre de système pourrait être un peu trop « avant-gardiste » en virtualisant le système d’éducation. Je pense que c’est une bonne idée, mais ce ne serait pas le choix de tous les étudiants. Effectivement, nous aurions tous nos cours a porté de main, mais justement à quoi cela nous servirait d’aller en cours dans ce cas ?

UTOPIQUE. Je viens de regarder l’interview de François TADDEI. Je l’ai trouvée très intéressante. J’ai seulement l’impression que cette vision de l’éducation est encore un peu utopique, dans le sens ou aujourd’hui nous vivons dans un système pédagogique « classique » où l’enseignant transmet un savoir à ses élèves. Si les élèves doivent faire leurs recherches eux-mêmes (sur internet par exemple), nous ne pouvons pas vérifier la véracité de ce qu’ils trouvent et donc, nous pourrions avoir des connaissances erronées. Cependant, je trouve l’idée d’utiliser Wikipédia de cette manière très pertinente car il est vrai qu’aujourd’hui certains articles sur ce service sont réservés à ceux qui ont déjà de bonnes connaissances. Internet est aujourd’hui considéré comme un lieu de loisirs pour les étudiants et non comme un lieu de travail, même si cela commence à changer peu à peu. Il est clair qu’internet peut jouer un rôle important pour  l’éducation si cela se fait de manière pédagogique. Je trouve l’idée de projets universels (dans le sens où des étudiants de physique, biologie se réunissent pour faire un projet sur un thème qui les réunis) intéressante. Mais là-aussi, il faudrait que chaque étudiant explique à l’autre comment son domaine peut être utile pour le projet et que l’autre comprenne ce qu’il fait. En conclusion, l’interview est très intéressante et cette manière d’enseigner sera probablement la norme d’ici quelques années.

VIVRE DANS LE MONDE ACTUEL. J’ai trouvé cette vidéo très intéressante car elle remet en cause le système pédagogique qui est mis en place depuis le début du siècle dernier : un professeur partage ses connaissances avec ses élèves qui sont ensuite évalués selon les informations qu’ils ont retenues. Notre monde ayant évolué avec la naissance d’internet et des réseaux sociaux, je trouve qu’il est impératif de changer ce mode d’éducation. Nous remarquons, par cette vidéo, que n’importe qui avec l’aide d’internet et d’autres personnes peut résoudre des problèmes scientifiques, même des enfants. Ce qui m’a le plus « choqué » dans la vidéo c’est le cas du Danemark. Pourquoi former des élèves à réussir leur examen ? Pourquoi ne pas les former à vivre dans le monde actuel ? Car en effet, dans notre vie future, quoi qu’il arrive, nous aurons accès à internet et donc nous pourrons partager un problème avec d’autres personnes et le résoudre. Il faudrait donc former les élèves à utiliser au mieux les outils d’aujourd’hui pour renforcer et partager leurs connaissances avec le monde. Cependant cela peut vite devenir dangereux si de fausses informations circulent. Mais l’exemple de « comment on traverse la rue et ses dangers » montre que le plus important est de savoir se servir d’internet. De plus, en partageant nos connaissances sur internet, on pourrait avoir accès à un savoir qui est parfois inaccessible. On pourrait donc modifier notre mode de vie car comme il est dit dans la vidéo, « le manque de savoir est létal« . En conclusion, je pense qu’il faut impérativement changer nos modes d’apprentissage. Avec l’essor d’internet et des nouvelles techniques de communication, nous sommes maintenant capables de résoudre des problèmes qui restent encore inexpliqués.

REVOLUTIONNAIRE. Le concept créé par François TADDEI me semble assez révolutionnaire. Il a créé, dans son université, un espace de grande liberté d’expression pour les projets des étudiants dans tous les domaines. Les projets d’apprentissage peuvent être de différents domaines (art, culture,…). Les étudiants peuvent alors apprendre ce qu’ils ont envie d’apprendre. Le choix des « leçons » apprises doit sûrement être très motivant pour les élèves car ils apprennent ce qu’ils aiment. Cela permet également et surtout d’entretenir son savoir en dehors du contexte universitaire. Les projets menés par des étudiants de divers domaines permettent un « brassage » des connaissances. Il y a de nombreux échanges de connaissances entre les étudiants venant de classes et de promotions différentes. Ces échanges permettent à chacun d’accroître ses connaissances scientifiques, mais c’est aussi une expérience personnelle. Il est également possible de transmettre le savoir en dehors de l’université grâce aux réseaux sociaux ou d’échanger des connaissances sur un sujet étudié en commun. Par exemple, il est possible de créer des échanges entre deux classes de primaire qui étudient le même livre au même moment (une en France et l’autre au Canada). On observe alors un brassage des connaissances mais aussi un brassage des cultures. Le « Do It Yourself »  est une méthode qui motive les élèves comme les professeurs et c’est une expérience qui doit être très stimulante pour l’esprit. 

NOVATEUR. Je pense que ce système est complètement novateur et pourrait changer complétement notre façon d’apprendre. En effet, avec l’accès aux nouvelles technologies comme internet, tweeter, on peut facilement communiquer et faire parvenir les résultats de nos recherches à tout le monde. Contrairement à l’époque de l’encre et du papier, la communication se fait beaucoup plus rapidement voir instantanément. Le fait que tout le monde puissent avoir accès aux outils et puissent partager ses connaissances sur tel ou tel sujet, cela permet de consolider et d’enrichir ce savoir. C’est un peu comme si chacun apportait sa pierre à l’édifice du savoir !

SEDUISANTE. J’ai trouvé cette vidéo plutôt intéressante, notamment sur le fait qu’il est évident qu’aujourd’hui, les outils informatiques et le net doivent être maîtrisés par le plus grand nombre. Même si j’ai trouvé certains exemples assez « aberrants », comme ces enfants de classe de maternelle qui répondent à un sujet sur twitter. Je pense que la sensibilisation à ce mode d’enseignement ne devrait pas se faire si tôt. Mais l’idée globale de mettre ses travaux dans le domaine public et de pouvoir y participer et ainsi d’acquérir une certaine connaissance dans les sujets désirés est très séduisante. Car comme il est dit dans la vidéo, cela pourrait diminuer, voire supprimer, les différences d’accès au savoir de chaque individu.

AMUSANTE. J’ai visionné la vidéo de l’interview de François TADDEI et j’ai relevé des points positifs et négatifs. En ce qui concerne les points négatifs, je trouve bien de pouvoir utiliser Wikipédia durant les examens comme aide et support de recherche, mais alors nous pourrions devenir dépendants d’internet dans notre vie professionnelle. Il est vrai que le « par cœur » n’est pas forcément la meilleure méthode pour retenir des informations et les conserver toute sa vie en mémoire, mais l’aide d’internet en permanence l’est encore moins à mon avis. L’utilisation de matériels entièrement numériques pour les jeunes enfants doit être certainement plus amusante, mais je trouve que la critique des livres et de l’éducation traditionnelle des plus jeunes est un peu dure. A ce rythme, nos arrière-petits-enfants ne connaîtront pas ce qu’est un livre ou du format papier.

VIVANTS. L’apprentissage de l’utilisation des nouvelles technologies devrait, selon François TADDEI, se faire à l’école, ce qui permettrait d’empêcher de creuser l’écart entre les élèves de classes sociales différentes. Il est bien d’apprendre à se servir de ces nouvelles technologies, mais je ne pense pas que cela aiderait d’un point de vue social, étant donné que tout le monde n’a pas accès à ces technologies. Parmi les points positifs, je pense que les cours sont vivants, ouverts à tous les étudiants et qu’ils en sont acteurs et actifs pendant leur apprentissage. Il est certain qu’ils pourront mieux assimiler les cours, et ce, sans même en avoir l’impression. Cette façon de faire est totalement en accord avec l’environnement changeant dans lequel on vit. L’usage des nouvelles technologies, téléphones, ordinateurs, applications est le reflet des nouvelles générations d’élèves, surtout des adolescents et jeunes adultes (étudiants) qui vivent en permanence avec ces appareils et outils. Ce sont donc des supports qu’ils connaissent parfaitement, mais surtout qu’ils aiment utiliser, bien d’avantage que le reste. Le travail en groupe est mis en avant. Il est favorable à l’avancé des projets. « L’intelligence collective » comme le dit François TADDEI, me semble plus efficace que le travail en solo où un élève peut se retrouver plus rapidement perdu. Comme on dit « l’union fait la force« . Globalement, je pense que c’est un état d’esprit favorable à l’apprentissage qui se fait dans un cadre plus vivant et avec des outils que les jeunes aiment utiliser.

ACTEURS. Après avoir regardé la vidéo, j’ai pu apprécier la volonté d’adapter le système d’éducatif au monde actuel. Essayer de faire en sorte qu’il permette aux étudiants de devenir acteurs, mais avant tous auteurs. Pour pouvoir faire comme au Danemark, une des méthodes serait d’autoriser l’usage des nouvelles technologies pendant les examens car dans le monde moderne, elles sont autour de nous. Il me parait important de réussir à faire évoluer ce système de partage et de transmission des idées.

CO-AUTEURS. Je vous transmets mes quatre réactions suite à l’interview de François TADDEI : 1. C’est une excellente idée. Offrir aux étudiants un espace commun de travail pour pouvoir y créer des projets quelle que soit leur discipline d’origine et quels que soient leurs besoins. Cette idée est très développée à Berlin dans le domaine de l’informatique avec la création du « Computer Club », un lieu d’échanges et de partages où tout le monde, sans aucune distinction, peut venir découvrir, apprendre et/ou se perfectionner  en informatique. 2. La mise en relation d’étudiants de différents niveaux scolaires et universitaires, de professeurs et de professionnels dans la vie active, favorise plus efficacement le partage des connaissances. Je trouve intéressant d’offrir aux étudiants un rôle actif dans leur processus d’apprentissage. L’implication des nouvelles technologies, que ces derniers utilisent quotidiennement, facilite les échanges pour mieux assimiler les connaissances. 3. L’écosystème d’apprentissage collectif me semble aussi une bonne idée, surtout pour la réinvention de Wikipédia qui est, à mon avis, très disproportionné. Les connaissances les mieux détaillées sont écrites en anglais. Cela pénalise certains francophones qui doivent encore faire un double effort dans ce sens. 4. Le système éducatif expérimenté au Danemark permet aux élèves de ne plus étudier uniquement pour avoir une note, mais surtout d’apprendre activement avec les outils qu’ils utilisent au quotidien et auxquels ils sont très attachés, pour devenir co-auteurs de leurs connaissances. 

BONNE INITIATIVE. Je viens de voir la vidéo. Je trouve que cette vision des études est une bonne initiative. Je trouve cela vraiment intéressant. J’ai cependant un peu du mal à voir comment cela peut s’appliquer à nos études en générale ? C’est une manière très différente de ce que l’on fait et je pense qu’aujourd’hui il serait difficile d’appliquer une telle manière d’étudier.

PARTAGE DE CONNAISSANCES. « Les élèves doivent contribuer à produire des connaissances« . Je trouve cela très intéressant, notamment le concept de partage de connaissances. Car pour moi, une personne ne peut pas tout savoir sur tout, même si elle est professeur d’université. Un étudiant n’est pas un individu qui ne sait rien et qui vient à la fac pour se « remplir de connaissances ». Je pense qu’en tant qu’étudiant, on a aussi des connaissances que certains profs n’ont pas forcément. L’expression « hybrider les connaissances » est bien trouvée à mon sens. Une notion ou un thème ne peut être complet que par la collaboration de plusieurs personnes qui sont bonnes dans leur domaine et qui font partager au service d’un regroupement d’informations. La recherche avancera plus vite si on partage toutes les petites découvertes. On a la possibilité de le faire grâce à tous les médias mis à notre disposition. Autant s’en servir et aller plus vite. Les savoirs de chacun peuvent servir à aller plus vite dans les recherches et je trouve ça plutôt bien. Par contre, pour les systèmes de notation, je ne trouve pas ça vraiment bien… François TADDEI donne par exemple une page internet avec un sujet sur les protéines et l’étudiant doit apporter quelque chose sur cette page. Mais pour moi, c’est ne pas laisser à l’étudiant la possibilité de ne pas être bon en telle ou telle matière. Je suis d’accord avec lui quand il dit que les étudiants ne sont pas assez au courant des nouveautés scientifiques. Faire passer des évaluations avec les documents et l’usage d’internet, c’est intéressant car on nous pousse à aller s’ouvrir, à s’enrichir et s’informer, alors que lors des examens, on nous restreint à venir qu’avec notre mémoire et rien qu’elle… alors que dans la vie, pour laquelle on nous prépare à l’université, on a accès à tout. J’ai bien aimé le passage sur le non-accès aux savoirs des personnes handicapées (comme les aveugles ou les sourds). Cela fait réfléchir… Pourquoi aurait-on le droit d’apprendre et pas eux ? Il faut apprendre aux  élèves à savoir s’adapter, comme cela est dit dans la vidéo. Et pour cela, il faut leur donner les bonnes clefs, leur « apprendre à apprendre ». Cela m’a fait vraiment drôle quand François TADDEI a évoqué les enseignants en disant que dans 40 ans, on enseignera toujours à des enfants qui vivront le XXIIème siècle… Il faut vraiment se former, et apprendre tout au long de la vie. Surtout d’un point de vue technologie et informatique. Il faut prendre en compte les intelligences multiples.

ECHANGES. Je viens de regarder la vidéo. Je trouve qu’il y a pas mal d’idées intéressantes qui y sont développées, particulièrement celle avec la création d’un lieu d’échange de connaissances entre nationalités et cursus différents sur des projets communs. Je pense que c’est une méthode qui devrait se développer de plus en plus. De nos jours, on nous demande d’accumuler du savoir dans beaucoup de domaines sans être vraiment spécialisés. Ceci-dit, même si on possède un bagage correct, notre savoir ne sera jamais abouti puisqu’il y a toujours de nouvelles technologies qui apparaissent. Grâce aux échanges avec les autres, chaque personne dans un groupe peut apporter son savoir, ses compétences et ses recherches afin de permettre de réaliser des projets innovants. Par exemple, les laboratoires en biomécanique sont basés sur ce mélange de compétences puisqu’il faut à la fois des bases en sciences de l’ingénieur et en sciences du vivant. L’idée d’améliorer l’usage de sites internet tel que Wikipédia est une bonne chose quand on pense au nombre de personnes qui les utilisent pour s’informer. Il est clair que les générations qui arrivent nous dépasserons largement tant pour l’utilisation d’internet que pour leur facilité de compréhension. J’ai par exemple dans ma famille une petite fille de deux ans qui sait déjà manipuler certaines fonctions d’un IPhone. Il est donc normal de penser qu’il y aura de nouveaux logiciels et sites créés pour apporter de nouveaux types de pédagogie, même si on peut se demander si l’évolution de ce monde de technologie n’est pas un peu trop rapide. En conclusion, cette vidéo était très enrichissante.

BENEFIQUE. J’ai visionné l’interview de François TADDEI. Je pense que le concept qu’il présente est très intéressant. Les élèves s’investissent vraiment dans un projet qui les passionne, qu’il soit scientifique, technologique ou artistique. Ils le partagent avec les autres. C’est un partage de connaissances, rendues accessibles à tous. Parfois lorsqu’un élève explique une notion à un autre élève, celle-ci peut être mieux assimilée que si cela avait été fait par une autre personne. Je pense que le travail d’équipe est toujours bénéfique et qu’il permet d’avancer plus vite.

SYSTEME HORIZONTAL. Des idées intéressantes apparaissent dans cette vidéo : le fait de d’abord demander aux étudiants ce qu’ils veulent apprendre – de demander aux élèves de se servir de leur cours (plutôt que de faire des interros) pour améliorer la page Wikipédia sur un sujet – le système des « pistes vertes, bleues et rouge » pour Wikipédia qui tient compte du niveau du lecteur – le fait d’avoir droit à internet pendant les examens qui enlève l’aspect « apprendre bêtement par cœur » et privilégie la compréhension. Plus tard, dans le monde professionnel, on a cet accès à internet. Je pense que si on faisait passer un examen d’enzymologie à un professionnel qui travaille dans ce domaine et ceci sans qu’il puisse se préparer, alors il ne saurait pas le faire. En effet, un certain nombre de notions pour réussir cet examen dépendent du « par cœur » et que dans son travail, ce professionnel ne connait pas forcément ces notions par cœur. Il a plus souvent accès à des documents. Ceci-dit, je pense que ce mode de pédagogie par « système horizontal » ne peut pas fonctionner pour tous les cours, mais seulement dans des classes avec de petits effectifs (20 élèves par enseignant).

AMBITIEUX. Je vous transmets ma réaction à la vidéo de François TADDEI que j’ai trouvée très intéressante. Le concept est assez novateur et ambitieux. J’ai retenu différents points qui me semblent assez positifs, tout d’abord la notion de partage des connaissances qui permet à tout le monde d’apprendre sans suivre un cours ou une formation. Puis le fait de laisser le choix aux étudiants du thème sur lequel ils veulent travailler, ce qui permet de garder leur attention et de faire un travail productif. Le projet de François TADDEI semble intéressant. Cependant il faudrait qu’il puisse être mis en œuvre à grande échelle. Un autre point que j’ai trouvé pertinent est le fait de travailler en groupe ce qui permet de confronter les étudiants à une vie en entreprise. Ce type de concept permet aussi aux étudiants de développer leur esprit critique et de sélectionner le vrai du faux sur internet. Ensuite, j’ai noté quelques points négatifs : le principe de notation qu’il évoque est peut être bien, mais est-ce que ce que l’élève retient est nécessaire ? Cependant ce qui me gêne le plus, c’est que tout est en relation avec l’utilisation d’internet. Même si c’est le futur, ça éloigne et en même ça rapproche les gens. Pour finir, l’idée de publier sans vérification est discutable car une personne qui lit et prend au pied de la lettre ce qui est dit n’apprendra pas forcément de bonnes choses. En conclusion, je trouve ce concept très innovant et intéressant et je suis curieuse de voir les résultats sur le long terme et à grande échelle.

APPRENTISSAGE. Je viens de visionner l’interview de Mr. François TADDEI. Je suis absolument pour cette nouvelle méthode d’apprentissage. Revenant d’un semestre au Canada, j’ai pu appliquer une méthode différente pour apprendre et restituer ses connaissances. Au Canada, les enseignements sont beaucoup plus basés sur l’interactivité en cours, les questions-réponses entre étudiants et professeurs, ainsi qu’une évaluation des connaissances sur la base de QCM. Mais cette nouvelle approche qui consiste à construire nous-mêmes nos connaissances par le biais de questionnement et de recherche à l’aide des technologies de notre génération est pour moi une excellente manière de comprendre et d’interagir par la suite avec d’autres personnes qui pensent et comprennent peut être différemment de nous. Le fait que le professeur lui-même apprenne en même temps que les étudiants et d’autant plus motivant pour nous car cela nous pousse à vouloir montrer notre manière d’utiliser les informations que l’on a déjà et de lui répondre d’une manière moins théorique et plus élargie. Finalement nous pouvons partager nos idées avec des étudiants du monde entier qui ont peut être les mêmes questions que nous ou qui y répondent différemment. Le partage de connaissances entre étudiants, professeurs et grand public sous forme de recherche, est pour moi la clé de l’apprentissage et de la connaissance.

BRASSAGE. Cette interview est très intéressante. Je trouve la comparaison de la co-création (qui est donc pour nous la mise en place d’un cours en DIY) avec le brassage génétique très juste puisque tous les élèves ont des opinions différentes et voient les choses sous des angles différents. Donc le projet commun (ici la construction de deux chapitres) qui en découlera sera justement le résultat de tous ces points de vue et donc plus « universel » que s’il avait été créé par une seule et même personne uniquement selon ses propres attentes et envies. Toutes les personnes n’ont pas les mêmes qualités et talents et je trouve intéressant de créer des groupes hétérogènes afin que chaque personne puisse prendre part à un projet et mettre à profit ses capacités (que les autres n’ont pas forcément). Il est évident qu’un projet avancera plus vite et plus efficacement (s’il y a une bonne cohésion de groupe) si plusieurs personnes sont impliquées plutôt qu’une seule. Chacun peut « apporter sa pierre à l’édifice » et donc le faire évoluer. Lorsque nous sommes seuls sur un sujet, nous pouvons avoir tendance à être bloqués sur certains points et ne pas pouvoir avancer alors qu’en groupe, il y aura toujours des personnes pour nous répondre et prendre des décisions qui feront avancer le projet. C’est donc une technique d’apprentissage qui permet de partager ses connaissances avec les autres élèves mais aussi avec le professeur grâce aux nos diverses recherches. François TADDEI le dit très justement avec son expression « il faut apprendre à apprendre ».

NB : Merci aux étudiants pour leur participation active. Rendez-vous à la fin du semestre pour partager avec eux leurs nouvelles impressions, une fois l’expérience terminée.   

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