De la créativité à l'innovation

Les étudiants peuvent-ils contribuer à la production de leurs connaissances (saison 2) ?

Pour la deuxième édition de mon cours de Génétique moléculaire en « Do It Yourself », et comme je l’avais fait l’année dernière, j’ai demandé à mes étudiants de troisième année de Licence de Sciences de la Vie de bien vouloir visionner l’interview sur YouTube de François TADDEI, directeur du Centre de Recherche Interdisciplinaire (CRI) de Paris, dont le titre est : « Les élèves doivent contribuer à produire des connaissances ».

CoworkingIl s’agissait de les sensibiliser aux nouvelles démarches d’innovation pédagogique. Voici dans le désordre les réactions de Geoffrey, Lauren, Ariane, Eva, Charles-Henri, Aurélie, Pierre, Lison, Joséphine, Léo, Florine, Alexis, Clémence, Thibaut, Marc, Myriam, Jérôme, Elise, Foucault, Ludivine, Clément, Julien, Camille, Lucie et Alice.

SCEPTIQUE, MAIS VOLONTAIRE. Je viens de regarder la vidéo de monsieur TADDEI et j’ai plusieurs réactions. La première est que je suis d’accord avec le fait qu’il faut changer le système éducatif français. Avant ça marchait, mais maintenant il est temps de changer notamment avec l’utilisation d’internet. Je suis d’accord aussi avec le fait d’acquérir la connaissance et de pouvoir la restituer car quand je révise, j’explique toujours à mon colocataire (qui n’est pas dans la même année que moi) ce que j’apprends ; ça me permet d’être bien sûr d’avoir saisi la notion. La deuxième réaction est que l’inconnu, pour ma part, de cette méthode me rend sceptique, mais du moins volontaire pour la découvrir. J’attends donc de voir le déroulement de votre cours pendant le deuxième semestre.

OUVERTURE D’ESPRIT. Pour les points positifs : la création de ce genre de système permet une ouverture d’esprit (par le mélange des domaines) ; la possibilité pour tous de pouvoir s’exprimer et la liberté d’expression ; le choix les matières par chacun (plus d’intérêt pour les matières choisies) ; la pluridisciplinarité / plus de partage des connaissances de chacun et en faire profiter les intéressés ; la notation des élèves en partageant leurs connaissances sur internet ; le changement du système (vers une évolution du système français) ; l’autonomie de tous, même à différent âges ; l’adaptation selon l’âge pour la réponse à une question, l’adaptation du discours ; l’accès aux connaissances plus facile pour tous. Pour les points négatifs : le mélange des différentes langues et cultures (les problèmes de dialogues et de compréhension de tous) ; les personnes ont-elles la maturité du choix des matières et les connaissances ? Où trouver de réelles informations ? Comment être sûr ? Qu’apporte le professeur ? Cela apporte-t-il plus de choses aux personnes que les cours standards ? Plein de petits systèmes différents, plein de vocabulaire ; le problème d’accès à certains cours pour différentes populations ; est-ce que cela forme pour les métiers du futur ? La difficulté dans la remise en question des mentalités.

BENEFIQUE. Je pense que cette nouvelle façon d’aborder l’éducation est bénéfique à la fois pour les étudiants, qui seront responsabilisés et actifs, et pour les profs qui pourront remettre en question leur manière d’enseigner et se rendre encore plus utiles pour leurs étudiants. Cette méthode est beaucoup plus fréquente aux Etats-Unis (encore anecdotique en France), cela n’est donc pas évident pour nous de nous adapter à cette nouvelle façon d’apprendre car la majorité de nos cours se déroulent encore de façon classique et « scolaire ». Ainsi, bien que l’idée de construire moi-même mon cours me plaise, j’attends de l’expérimenter pour m’en faire un avis.

ENRICHISSANT. Je trouve que cette méthode de travail est très enrichissante. Tout d’abord, le fait de se questionner sur un sujet, de faire nos recherches nous-mêmes et de répondre à nos propres questions afin de constituer un cours. Cela nous permet de mieux le comprendre. De plus, le travail de groupe permet de se responsabiliser et d’apprendre à travailler en équipe et collaborer pour être à l’aise plus tard en entreprise. Enfin, cette nouvelle stratégie semble être meilleure et donner de bons résultats. Dans la vidéo, ce qui me semble très intéressant est de « désacraliser » les sciences pour les rendre accessibles à tous, même à ceux qui se considèrent « non-scientifiques ». Car nous sommes tous expérimentateurs de différentes choses au quotidien, mais nous ne sommes pas forcément conscients de détenir un savoir qui puisse être partagé et enrichi par d’autres.

VISIONNAIRE. L’analyse de François TADDEI m’apparaît plus que visionnaire. Il est vrai que la manière d’enseigner traditionnelle est loin d’être suffisante pour former des gens à résoudre les problèmes actuels. Le problème majeur reste l’accessibilité et la mise à niveau des connaissances pour tout un chacun. L’éducation nationale actuelle favorise davantage le savoir pur et dur (acquisition des connaissances) plutôt que « l’intelligence » (interprétation et utilisation des connaissances). Les deux sont pourtant complémentaires. Personnellement, j’aurais plus qu’apprécié d’apprendre dans un système éducatif tel qu’il est exposé dans cette vidéo. Cependant je me pose la question des prérequis. Ils sont forcément nécessaires à la publication d’un article, mais ce sujet n’est pas très développé dans la vidéo. Enfin le système ne doit pas se cloisonner aux universitaires, mais au système éducatif en général pour qu’il soit réellement optimisé.

APPRENDRE A COOPERER. Il s’agit d’un professeur en biologie de l’évolution qui exploite une nouvelle méthode de travail ressemblant à celle du cours inversé utilisée dans votre discipline. Il nous parle des avantages et inconvénients de cette méthode et des solutions qu’il faudrait mettre en place pour étendre cette méthode à un public plus large (école primaire, école maternelle avec l’utilisation de tweeter en cours, open-publishing…). Il dit que cette nouvelle méthode permet de s’adapter aux changements omniprésents avec essentiellement le développement des technologies par exemple, d’où l’intérêt de ne pas sortir les nouvelles technologies des écoles mais de s’en servir pour créer de nouveaux projets en coopération (entre les élèves de nationalités différentes ou entre plusieurs écoles…) comme par exemple le souhait de vouloir recréer Wikipédia avec une lignée rouge, verte et bleue afin que ce soit compréhensible pour tous les âges et que les élèves arrêtent de faire du plagiat sans savoir réellement ce sur quoi ils travaillent. Et enfin, un des points les plus importants à retenir, c’est qu’il faut apprendre à coopérer afin que le savoir soit accessible à plus de monde car « personne n’est plus intelligent que l’ensemble de ces personnes » comme le citait François TADDEI dans la vidéo. Pour cela, il proposait de noter le savoir non pas sur le fait qu’ils sachent « recracher » leur cours, mais sur leur capacité à partager le savoir en dehors de l’école avec comme cité ci-dessus la modification de la plateforme Wikipédia. Globalement, il est urgent que les méthodes d’éducation évoluent dans le bon sens : « il faut savoir où l’on court » comme il est dit dans la vidéo. Pour cela, il faut coopérer, apprendre à apprendre et cela se joue entre différents étudiants, entre enfants et étudiants, entre enfants et chercheurs (travail sur les fourmis et sur les abeilles)… L’éducation concerne tout le monde et tout le monde est acteur. On doit aussi apprendre à s’adapter et c’est en quelque sorte le discours que tient François TADDEI lui-même acteur dans l’innovation des méthodes d’éducation.

ATTRACTIF ET VIVANT. J’ai visionné cette semaine la vidéo de François TADDEI. Aujourd’hui ayant déjà participé à votre premier cours de génétique moléculaire, cette vidéo a résumé les grands points de cette nouvelle technique d’apprentissage. Le fait de travailler de cette façon permet plusieurs choses comme le montre la vidéo : le partage d’informations entre étudiants ; des informations d’actualités ; une inversion des rôles professeur/étudiants. Il s’agit de créer un cours « open » pour rassembler des étudiants sur un thème bien précis. Cela rend le cours plus attractif et beaucoup plus vivant. Selon le professeur de la vidéo, les élèves se doivent de contribuer aux savoirs et aux connaissances pour un meilleur apprentissage.

ECHANGES. Après avoir visionné la vidéo sur YouTube de l’interview de François TADDEI, plusieurs idées me paraissent très intéressantes notamment la notion d’échange entre professeur et élèves : que chacun doit apprendre de l’autre. J’ai également trouvé innovante l’idée de réunir des personnes de domaines différents pour, par exemple, créer des jeux éducatifs : on sait tous qu’il est plus facile d’apprendre en s’amusant ; cela stimule d’autant plus notre intérêt. Par ailleurs, je pense que cette façon de travailler est tout à fait intéressante, mais dans le sens où ce sont les élèves qui choisissent de travailler de cette manière et qu’ils choisissent leur sujet d’étude, un sujet sur lequel ils se posent justement des questions. Enfin, une chose m’a choqué durant cette interview, il s’agit de l’utilisation de Twitter par des enfants en primaire voire en maternelle, je suis pour l’élargissement des supports de travail en cours, mais Twitter est pour moi à la même échelle que Facebook. Il me semble inconcevable que des enfants aient accès à ce genre de site.

SAVOIR APPRENDRE ENSEMBLE. J’ai trouvé que les points abordés dans cette interview étaient très intéressants. En effet, l’idée globale que je retiens est qu’il faut aller vers de nouvelles techniques d’apprentissage ; à savoir apprendre ensemble. Ce projet de placer les élèves comme des acteurs dans les cours et comme des personnes avec des connaissances pouvant être transmises aux professeurs est une bonne initiative. Cependant, je reste sceptique quant à la faisabilité puisque cela entraine une remise en question et une évolution radicale du système éducatif. Je suis tout à fait d’accord avec cette idée « d’ouvrir » les connaissances à toute la population pour les partager et surtout les améliorer. De plus, il apparait comme indispensable de changer les modes d’enseignement pour les générations suivantes puisque les technologies ne cessent d’évoluer et de bouleverser les modes de communication. Après avoir regardé ce document, je comprends encore mieux l’intérêt du format du cours de génétique moléculaire en « do it yourself ».

EFFICACE ET ENRICHISSANT. Dans l’ensemble, je trouve cette nouvelle approche de transmission du savoir très intéressante. J’aime l’idée d’une représentation horizontale de l’enseignement qui rendrait l’apprentissage plus efficace et plus enrichissant. Je pense qu’abandonner la hiérarchisation peut permettre une forme de coopération entre les étudiants et les professeurs.

ACCES AUX LIVRES ET A INTERNET. Je pense que le système d’éducation du Danemark devrait être appliqué en France. En effet, je trouve cela presque stupide de ne pas laisser l’accès aux livres ou à internet lors des devoirs. Cela donnerait lieu à des questions qui demanderaient plus de réflexions et de compréhension que les questions classiques posées, dont les réponses ne sont que du cours appris bêtement par cœur. François TADDEI dit aussi qu’il faudrait abandonner le schéma de compétition au sein de notre société qui met en avant les bons résultats et qui dénigre les moins bons. Selon lui, et je le pense aussi, il existe un grand nombre d’intelligences différentes et il faudrait apprendre à utiliser l’intelligence collective pour résoudre des problèmes.

UTOPIQUE. Je pense que cette forme de transmission du savoir est une forme d’utopie par sa difficulté à être mise en place notamment en France. Mais si le système éducatif pouvait tendre vers cette forme d’apprentissage, nous serions plus complets et plus à même de réfléchir et donc de trouver des solutions aux problèmes selon moi.

FUTURISTE. Après avoir vu la vidéo de François TADDEI, je trouve que le projet de classe en DIY peut servir à toutes les personnes présentes lors des cours et que cet échange d’informations est intéressant surtout avec l’aide des technologies qui nous facilitent les recherches. La méthode utilisée dans les écoles au Danemark m’a plu car c’est une méthode un peu futuriste. Elle permet de juger les élèves sur leurs compétences et non sur leur mémoire, ce qui pour moi est plus important. Par contre, je pense que ce n’est pas une bonne idée d’utiliser ces technologies pour de jeunes enfants même si c’est éducatif et qu’ils sont encadrés. J’ai bien aimé son projet sur Wikipédia et les pistes de ski mais cela demande un travail très important.

INTERESSANT, MAIS PRUDENCE. Concernant l’interview de François TADDEI, j’ai trouvé très intéressant le mélange des cursus (scientifiques, informatiques, etc…). C’est exactement le problème qu’il y a actuellement au sein de la faculté. En tant que responsable d’une association d’étudiants, nous avons beaucoup de mal à faire que les étudiants de matière différentes se rencontrent. Un mélange de cursus et différentes connaissances en cours aiderait. J’ai trouvé leur création avec la possibilité que des personnes extérieures à l’université s’inscrivent très intéressante également. Chaque inscrit apporte ses connaissances et les transmet aux autres. La création de pastilles (vertes, bleues, rouges,…) pour les sites Wikipédia est une excellente idée. En réalisant des recherches sur Wikipédia dans un domaine où je n’ai aucune connaissance, j’ai la plupart du temps l’impression que le site a été écrit par de très grands connaisseurs pour d’autres connaisseurs. La création de « neuros » (la monnaie) qui accompagnerait ces sites donnerait une indication supplémentaire sur la qualité des informations fournies. Il faudrait pour autant que cette monnaie reste fictive. Wikipédia étant écrit par n’importe qui souhaitant transmettre ses connaissances ne doit pas devenir un lieu où des personnes cherchent à faire du profit (au fur et à mesure du temps, l’argent prendrait le dessus sur la transmission du savoir). Pour finir sur les points qui m’ont intéressé, il y a l’utilisation des enfants qui semble bénéfique pour eux mais également pour les scientifiques. L’utilisation des cours en ligne est quelque chose qui devrait devenir obligatoire dans les années à venir pour aider les étudiants et les personnes handicapées ou hospitalisées. Concernant les points qui m’ont déplus, il y a l’utilisation lors de l’examen d’internet pour répondre à une question modifiée. Quand Monsieur TADDEI nous dit qu’à la place de « 1515 », la question devrait être « qu’auriez-vous fait en 1515 ? », je comprends qu’il faille que l’on donne notre avis sur le sujet. Pour ce sujet il ne devrait pas y avoir beaucoup de soucis mais si la question était «qu’auriez-vous fait lors du conflit israélo-palestinien ? », cela pose beaucoup plus de problèmes. Dans un pays aussi diversifié que la France, l’éducation a le devoir de nous expliquer les raisons de ce conflit sans jamais inciter les étudiants à donner leurs avis. De plus, bien qu’il faille vivre avec internet, il ne faut pas que ce réseau nous fournisse tout le savoir. Il y a des choses qu’un individu doit connaître sans forcément utiliser internet. Pour finir, je trouve que Monsieur TADDEI accorde une trop grande importance aux réseaux sociaux, même pour les plus jeunes. Les réseaux sociaux sont des outils très dangereux, qu’il faut savoir utiliser avec précaution.

DYNAMIQUE DE PARTAGE. Après visionnage de l’interview de François TADDEI, je suis d’accord avec lui pour dire que l’enseignant apprend également de ses élèves. En effet, ces derniers peuvent avoir des connaissances particulières sur un sujet que l’enseignant n’a pas (parce qu’ils ont voyagé à un endroit, parce qu’ils l’ont vu en stage, parce qu’ils ont lu des articles sur internet, parce que c’est un sujet qui les concerne personnellement…). C’est pourquoi il est important d’être dans une dynamique de partage plus que dans un enseignement unilatéral. Ainsi, tout le monde en sort avec des connaissances enrichies.
J’aime son idée de créer différentes pages Wikipédia adaptées à l’âge des lecteurs afin que ceux-ci puissent mieux comprendre le contenu et le restituent ainsi de façon intelligente. En revanche, je n’adhère pas au concept danois qui consiste à laisser l’accès à internet aux élèves pour leurs examens puisqu’ils y ont accès tous les autres jours de leur vie. Pour moi, le jour où on aura un problème d’accès internet chez soi ou dans l’entreprise alors on ne pourra pas travailler puisque toutes les connaissances seront en ligne. Malgré la bonne idée de François TADDEI de partager ses connaissances, ses découvertes et ses observations avec le monde entier par le biais d’Internet, je pense qu’il faut vraiment veiller à ne pas prendre pour vérité tout ce qu’on y lit. Il faut apprendre à vérifier ses informations, à les synthétiser et à y apporter un œil critique.

VERY INTERESTING. After watching this video, the first thing that popped up in my head was actually the same thing that popped in the interviewer’s head : « Wow »… There is a lot of work, but it is a very interesting idea to change the way lessons are taught nowadays, which would be a lot more efficient, and more accessible for all (more students, but also more children, adults…). In my mind though, It seems a little scary to apply such a big change in the way we learn today. I feel like it will be even harder to stand out and actually make a difference if the knowledge is shared so much. I’m really scared that the intelligence can be mesured and even transformed in a new kind of money which would be the « neuro »: I think it is one more way to take away some freedom from us: is our life going to be defined by how much we contribute to the common knowledge ? That way the big firms can just hire the best contributors, letting other people with different wants and other kind of intelligence appart. In another hand, as a student who has always been having little trouble with traditional school work (listen, write, review, review again, tested, and again), the idea of making our own lessons, and even more picking our own subject, working with other students working themselves on other linked subjects, from different countries can be extremely fulfilling. I really like the idea that a little contribution from several people can end up making a really serious, though-through and helpful new concept, object, or theory… As a whole, this new way of learning seems very complicated, and I don’t think I have been it through enough myself to actually make a reasonable judgment about it, but it looks a lot more motivating than the old way of teaching/learning. The big quality of this concept is the promise that poor societies that usually don’t have access to education could easily share our knowledge in order to make their life better. Though, the difference that is currently separating us needs to be kept as it is, because making just ONE universal knowledge and culture would be terrible.

CONTROLE ET ENCADREMENT. J’ai visionné la vidéo que vous nous avez transmise, ce fut une expérience intéressante. D’une part parce qu’il semblerait que certaines personnes ont saisi l’importance de l’informatique et de la technologie dans l’enseignement à tous les niveaux scolaires et de l’autre, le travail entre les élèves et les professeurs est un bon moyen pour faire avancer les cours si tout ceci est bien contrôlé et bien encadré.

PARTAGE. L’ensemble de l’interview porte sur le partage des connaissances scientifiques mais pas uniquement. L’idée de François TADDEI reprend celle du cours de génétique moléculaire en DIY, mais en rassemblant des personnes venant de formations et de filières différentes. Cela me parait être une idée intéressante, mais peut-on réellement mélanger toutes les disciplines ? Concernant la notation, Monsieur TADDEI parle de noter ses étudiants sur la communication de leur savoir en modifiant ou en améliorant les pages Wikipédia en français et/ou en anglais par exemple. L’initiative est plutôt séduisante mais comment peut-on tester nos connaissances et voir ce qui a été acquis ou non durant le semestre ? En somme, le partage des informations, la recherche de ses propres connaissances et sa formation sont effectivement importants et c’est sur ce point que je rejoins Monsieur TADDEI. Nous former par nous-mêmes permet de nous investir d’avantage dans nos études et nous ouvrir aux connaissances existantes. Nous devenons des actifs et non plus des passifs de notre formation. L’accessibilité des informations et du savoir est donc importante pour nous diversifier et garder une ouverture d’esprit. Dans la même logique l’ « Open publication » est à mon goût une superbe idée, tout comme les cours en ligne de l’université de Stanford qui partagent le savoir. Sensibiliser les élèves à des recherches scientifiques en les faisant participer est à mettre d’avantage en pratique ! Cela peut donner ou redonner à des élèves le goût du travail et de se dire que les études, le savoir et les découvertes sont accessibles à chacun !

PETIT A PETIT. Comme demandé, je vous envoie mes impressions sur la vidéo que vous m’avez demandé de regarder. Le projet entreprit par François TADDEI est un beau projet, cependant, il est encore à l’heure actuelle difficile de voir sa mise en place, tant l’accès gratuit et universel à l’information scientifique peut s’avérer complexe parfois sur le web. Pour reprendre une citation de Monsieur TADDEI, « les articles sont publiés dans des magazines chers que personne ne lit », notamment en raison de leur prix (encore récemment, j’ai dû renoncer à consulter un article puisque ce dernier coûtait 35 €), ce qui constitue une barrière à l’accès libre à la connaissance qui est prôné dans cette vidéo. Pour finir, je ne sais pas si le changement de système éducatif proposé par Monsieur TADDEI pourra se mettre en place si facilement tant ce dernier a été enraciné dans notre mode de vie. Ainsi plutôt qu’un changement radical, je pense que le changement se fera petit à petit afin de laisser aux gens le temps de s’y habituer.

LIBERTE. Je trouve intéressant le système du labo qui est ouvert à tous et à tous les domaines créant ainsi un espace libre pour la recherche. Cela m’a rappelé l’option « labo ouvert » que j’avais choisie lors de la ma deuxième année de licence en effectuant diverses dissections. Dans la vidéo il a été évoqué le sujet de la restitution des connaissances. Je suis d’accord avec le fait que l’apprentissage par cœur n’est pas représentatif du travail fournit par un étudiant. En effet, une personne peut lire sa leçon une seule fois et pourra la réciter telle quelle, alors qu’une autre peut passer beaucoup plus de temps dessus et aura des difficultés à mémoriser. En fin de vidéo, il a été évoqué le système compétitif décourageant les étudiants ainsi que les notes. Je suis aussi d’accord avec cela. En effet, étant une élève qui doit beaucoup travailler pour avoir une note moyenne, j’ai parfois été découragée…

ACCES AU SAVOIR POUR TOUS. Cette vidéo traite d’un sujet très intéressant dans l’éducation à développer dans les prochaines années. Mais, je pense qu’il est difficile pour nous, les étudiants, de jongler entre des cours projets, des cours « do it yourself » et des cours normaux. Il faudrait vite uniformiser l’enseignement. C’est un système éducatif basé sur l’échange entre étudiants et professeurs, sans barrière hiérarchique (le professeur apprend aussi bien des choses que les étudiants, ce qui est une vraie relation d’échange). Chacun apporte sa part au savoir. La méthode est basée sous forme de jeux qui permettent d’acquérir un savoir tout en s’amusant. Elle met en scène des scientifiques de différents domaines afin de combler le manque de connaissances sur certains sujets. Elle se tourne plus sur un système d’entreprise où l’on trouve une coopération entre services afin de pouvoir être plus apte dans la vie de tous les jours qui subit des changements permanent (internet, nouvelles technologies…). Elle permet de toucher tout le monde, aussi bien les enfants que les adultes, de manière à ce qu’ils aient accès au savoir et à la connaissance de chacun sans aucun problème de compréhension (modifier et apporter des compléments sur certains sites). Car effectivement, l’accès au savoir est un droit pour tous et non exclusivement aux personnes « intelligentes ». Cela permet de mieux gérer les flux d’information et l’actualisation des recherches afin de gagner du temps pour l’amélioration des projets. En commentaire à cette vidéo, je dirais que je trouve intéressant le fait d’appliquer cette méthode de travail ouvert, collectif, à l’ensemble des domaines scientifiques (et autres), ainsi que de l’adapter à toutes les tranches d’âge et toutes les catégories de personnes. Le fait d’utiliser internet comme principal moteur de la connaissance est en train de se développer. Il permet à tous d’apprendre tout ce que l’on veut. De ce fait, un enfant ou une personne âgée désirant en apprendre d’avantage sur une science enseignée généralement à l’université, pourra quand même y accéder, de n’importe quel endroit et n’importe quand. Pour finir, cette méthode est particulièrement innovante, puisqu’elle permet de créer une cohésion entre les personnes désirant mieux maîtriser un sujet en particulier et donc d’engendrer une « décentralisation » des connaissances, pour que tout le monde ait l’opportunité d’en savoir un maximum et éviter que toutes les informations ne soient détenues que par un faible nombre.

MIXITE. J’ai bien visionnée l’interview de François TADDEI. J’ai trouvé cela très intéressant, d’une part car je trouve que la mobilisation de toutes les connaissances, de toutes les personnes et de tous âges est ce qu’il y a de plus bénéfique. Ensuite, la nouvelle génération, habituée aux réseaux sociaux et à l’informatique, doit être prise en considération et mise à contribution. « L’idée de retravailler sur Wikipédia, et de faire un système de « pistes » rendant le contenu plus accessible en fonction de l’âge me paraît bien. Cependant je pense que ce n’est pas une raison pour retirer les évaluations classiques, comment peut-on juger du niveau d’un élève juste si ce dernier complète une page ? Retravailler Wikipédia oui, mais en faire la seule évaluation non. L’idée de mixité des nationalités pour pouvoir avoir de bonnes idées, ainsi que de mixer différentes spécialités me paraît une bonne chose, mais je pense que si il y a trop de personnes on perd en efficacité. Je pense aussi que ce sont des méthodes que l’on peut appliquer avec des étudiants ayant déjà un gros bagage de connaissance, en effet ça me parait pas adaptable à des étudiants de licence. Je n’aime pas beaucoup l’idée qu’un étudiant découvrant une matière puisse décider lui-même de ce qu’il veut apprendre, et de quelle manière, et qu’il fasse lui-même le contenu. Ce genre de méthode DIY a des avantages, mais je pense qu’elle est plutôt applicable à des étudiants de master ou de doctorat, ou en parallèle à un cours construit par un professeur.

RECREER ET SE REMETTRE EN QUESTION. Cette vidéo présente une interview d’un professeur d’université qui explique ce qu’est le centre de recherche interdisciplinaire (CRI). En fait, le CRI ressemble à ce que l’on fait en cours de biologie moléculaire sauf que tous les élèves viennent de disciplines différentes et qu’ils font des projets ensemble sur des sujets qu’ils aiment tous. C’est une chose intéressante car ils apprennent par eux-mêmes, comme nous en biologie cellulaire, car ce n’est pas le professeur qui nous l’apprend en faisant un cours traditionnel. On peut apprendre des choses aux professeurs en même temps. C’est une interview intéressante mais un peu trop longue, car au bout de 10 minutes, on décroche un peu. Mais sinon, l’interview est très bien faite. François TADDEI répond très bien aux questions. Mélanger les différents types d’études (science, art …) me parait intéressant et également mélanger les âges en ouvrant ce laboratoire à d’autres que des étudiants. Le fait de créer des thèmes d’études en fonction des envies des étudiants est très intéressant. L’idée de « recréer » Wikipédia en proposant des « niveaux » pour chacune des pages (l’idée de pistes vertes et bleues est très bien trouvée car en effet parfois, il est difficile de comprendre certaines pages de Wikipédia…). L’idée de remise en question permanente de la part des élèves comme des professeurs est assez intéressante. Elle permet de faire évoluer la manière d’enseigner, mais aussi d’apprendre. Je suis un peu choquée par l’utilisation de Twitter avec des petits enfants… Plutôt que de leur faire chercher leurs réponses à travers un site internet, autant leur apprendre à utiliser des livres… Personnellement, je trouve qu’il ne faut pas commencer trop tôt avec les nouvelles technologies, car ça détruit un peu l’imagination et la créativité. L’idée d’ajouter des observations et progrès personnels (effectués chez soi ou pas) sur le site de partage avec d’autres personnes qui font de même est très intéressante car cela permet de faire avancer de nombreux projets plus vite et de partager avec d’autres internautes. Je suis plutôt d’accord avec l’idée d’apprendre à maitriser les dangers du net et comprendre comment gérer les flux d’informations qu’internet permet d’obtenir. Je suis tout à fait d’accord avec l’idée d’apprendre à coopérer ensemble et travailler ensemble pour faire ensemble des choses qu’on ne saurait pas faire seul !

Note de JC2, le 7 février 2015

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