De la créativité à l'innovation

L’évaluation renversée… pour construire les savoirs !

Webinaire du 8 avril 2020 (partie 1/4 : 10 minutes) : L’évaluation renversée (partie 1/4)

Webinaire du 8 avril 2020 (partie 2/4 : 10 minutes) : L’évaluation renversée (partie 2/4)

Webinaire du 8 avril 2020 (partie 3/4 : 10 minutes) : L’évaluation renversée (partie 3/4)

Webinaire du 8 avril 2020 (partie 4/4 : 15 minutes) : L’évaluation renversée (partie 4/4)

NB: Les dessins qui illustrent toutes mes conférences et interventions sont signés par Charles HENIN

Et si les méthodes d’évaluation pouvaient servir à autre chose qu’à noter les élèves ? Bizarre de penser qu’un devoir surveillé ou qu’une interrogation puisse avoir une utilité différente que celle de contrôler le niveau d’apprentissage d’un élève ! Beaucoup d’enseignants sont pourtant de cet avis qui limitent malheureusement leurs méthodes d’évaluation à celles qui permettent d’aboutir à une note, très souvent individuelle, trop souvent sur 10 ou 20 points, et qu’ils utilisent pour faire des moyennes et des classements. L’évaluation est alors réduite à une notation qui permet de se faire une idée du niveau des élèves et de celui de la classe en général. On contrôle ainsi si le programme avance bien et si la préparation de ses ouailles à l’examen se fait dans de bonnes conditions, tout au moins au rythme attendu, celui du calendrier. D’autres qui en font de même trouvent que cette pratique de « l’évaluation notée » leur procure un autre intérêt, celui de forcer leurs élèves à travailler. Faute de pouvoir tous les motiver (ou seulement les intéresser) au programme de leur matière, ce qui n’est pas toujours de leur fait étant donné qu’il est de plus en plus difficile d’entrainer avec soi et pendant une heure une classe complète, ils peuvent alors les « menacer » d’une mauvaise note au contrôle continu ou à l’examen. Parfois même, une absence injustifiée peut entrainer un zéro alors que rien n’a été évalué ! L’évaluation avec notation se transforme en arme de dissuasion massive pour celles et ceux qui n’arrivent pas ou qui n’arrivent plus à se faire écouter, voire respecter.Mais peut-on faire autrement ? Peut-on se dire que l’évaluation ne se limite pas à attribuer des notes en fonction de la qualité du travail qui est rendu par l’élève, mais qu’elle peut contribuer au travail réalisé en classe ? C’est le sujet de ce webinaire, construit de manière originale pour le Forum Pédagogique de la Mission Laïque Française, suite à l’invitation qui m’a été faite par Delphine REGNARD, Chargée de mission MLFMonde. Ayant suivi mon retour d’expérience récent de devoir surveillé non surveillé à distance pour étudiants confinés, inspiré de la classe renversée et par une méthode quelque peu transformée en raison du confinement de mes étudiants, Delphine m’a proposé de partager ma vision de l’évaluation contributive au travail de classe avec le titre suivant : « Renverser l’évaluation pour la construction des savoirs ». Merci à elle pour m’avoir lancé le défi… l’invitation, devrais-je dire !

Dans ce webinaire, découpé ici en 4 fois 10 minutes, sont décrites les méthodes d’évaluation expérimentées depuis 6 ans en classe renversée et qui présentent l’intérêt de participer à la construction du cours, donc à celles des savoirs qui vont être produits par les étudiants et partagés entre eux. On y parle de QCM inversés et intelligents, de devoirs non surveillés en classe ou à distance et qui ne finissent jamais, de détection de passagers clandestins, de vote pondéré, de scores en lieu et place de notes sur 20, de tableaux tournants et de la façon dont ces exercices aident les élèves devenus professeurs à présenter leur cours au professeur devenu élève !

Association à but non lucratif créée en 1902 et reconnue d’utilité publique depuis 1907, la Mission Laïque Française (Mlf) crée et gère plus d’une centaine d’établissements scolaires, de la maternelle au baccalauréat, dans le monde. Les enseignements proposés dans les établissements du réseau MLFMonde respectent les programmes définis par le ministère français de l’Éducation nationale et de la Jeunesse. A travers la devise « deux cultures, trois langues » ils affirment leur identité pédagogique qui rassemble les communautés éducatives dans une culture d’établissement partagée.

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