De la créativité à l'innovation

Amène ton blème !

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Amène ton blème ! Viens donc avec tes échecs, en particulier ceux que tu as eus en tentant d’innover en classe, et parlons-en de manière à trouver une solution. Telle est la proposition de ce nouveau format d’atelier collaboratif, particulièrement original, qui a été imaginé par HÉMiSF4iRE Design School, dès le début de cette année 2021. Le concept est celui des « failcamps » qui conduisent au succès par échanges constructifs autour de l’échec. En deux mots, des acteurs de terrain viennent présenter leurs échecs lors de tentatives d’innovation pédagogique pour une résolution de problèmes qui se fait en équipes et de manière collaborative. Le premier #ATB, reporté ici, a eu lieu le mercredi 13 janvier 2021 de 16h à 17h30. Les inscriptions libres avaient été enregistrées sur une billetterie  https://lnkd.in/dSppvHu de manière à recevoir le lien Zoom.

Merci à Carole BLARINGHEM, directrice de l’innovation pédagogique chez HEMiSF4iRE et première « apporteuse de blème », pour avoir accepté d’essuyer les plâtres et à la quarantaine de participants (ils étaient 70 inscrits en ligne) qui ont accepté de jouer le jeu pour challenger ce premier prototype de failcamp.

Le premier blème : il s’agit d’un exercice qui a été proposé des Master 2, soit un groupe mixte composé d’étudiants d’une université publique lilloise et d’autres de l’Université Catholique de Lille. Le projet est d’organiser un webinaire sur un thème lié au management. Des rencontres au nombre de 4 ont été organisées entre les deux entités pour travailler sur le programme, soit un atelier « team building » en présentiel pour faire connaissance, la détermination du thème du webinaire/conférence et la préparation d’une conférence en mode « créativité/innovation ». Tous les moyens matériels sont réglés par enseignants et encadrants, dont l’utilisation de leurs services « communication », la programmation des liens sur Zoom, bref, la logistique… Lors de la dernière séance de travail et de « fignolage » en groupe, les étudiants ont avoué qu’ils n’avaient finalement rien fait : pas d’ateliers programmés, pas de contenu véritable pour les conférenciers, pas d’organisation suffisante pour savoir ce qui allait être fait et comment le faire. Ils n’étaient pas capables d’expliquer ce qui allait être traité lors de la conférence/webinaire, soit une panique générale et leur demande (en décembre dernier) de temps supplémentaire pour mettre en œuvre ce qui aurait dû être travaillé en amont, notamment pendant la dernière séance. Devant ce constat, les deux enseignantes à l’origine du projet ont accepté de décaler la programmation d’un mois pour que leurs étudiants rattrapent ce retard et qu’ils aient le temps de faire les choses correctement en profitant des vacances : « Si vous avez besoin d’aide, n’hésitez pas à le faire savoir, nous vous aiderons dans la mesure de nos possibilités » leur avaient-elles dit, en donnant même leur numéro de téléphone pour des SMS en cas d’urgence. « Vous pouvez nous envoyez les documents pour la communication rapidement, nous les publierons sur nos réseaux sociaux comme LinkedIn ou Facebook« . Finalement, les fameux documents ont été livrés le 8 janvier pour un évènement devant avoir lieu le 18, mais surtout sans aucun lien pour s’inscrire ! Bref, un bon gros stress annonciateur d’un échec cuisant pour un événement  majeur mettant en jeu la notoriété de deux établissement universitaires.

Protocole de l’atelier. 

L’atelier d’une durée de 1h30 a été découpé de la manière suivante : 5 à 10 minutes d’accueil et d’introduction en salle plénière (sur la plateforme Zoom), suivies de la présentation en 10 minutes du problème par Carole. Puis 10 à 15 minutes pour écouter les questions des participants en quête de clarification ou tout simplement pour en savoir plus sur le contexte à l’origine du blème. Ensuite, les participants ont été dispatchés en 8 sous-groupes de manière à avoir 4 à 5 personnes par salle. On leur a laissé 15 à 20 minutes pour analyser le problème et tenter de trouver des solutions. Il était possible à tout moment pour eux d’envoyer l’un de leurs membres en salle plénière où Carole pouvait leur apporter, si nécessaire, des informations supplémentaires. Le retour en plénière a été filmé qui a conduit au débat avec les 40 participants.

Solutions proposées pour résoudre le blème.

Nommer de toute urgence un responsable de projet – utiliser un outil de partage de documents comme teams – leur donner une roadmap assez précise par groupe avec les étapes, les balises et le rétroplanning – le débrief des difficultés rencontrées se fera après la fin du projet car on n’a plus le temps – utiliser des outils de gestion de projet type KANBAN pour visualiser le chemin restant à faire https://trello.com/fr – en 5 jours : Pratico-Pratique ! – utiliser également le feed back – s’appuyer sur ce qui a déjà été fait et qui est réussi = forces sur lesquelles s’appuyer pour arriver à l’objectif final pour relancer l’énergie positive du groupe – plus que 5 jours -> rétroplanning fourni par l’équipe pédagogique, avec pour chaque action,  des ressources (personnes ressources, ressources méthodologiques en ligne) – mettre en route un compte à rebours visible dans l’université – méthode de gestion de projet ADDIE, Agile, cascade – un point projet tous les soirs d’ici à la deadline – outils de gestion de projet Zoho Projet ou Trello – on peut utiliser aussi Google Keep pour la gestion de projet – https://www.boostalab.com/guide/post-mortem-de-projet – chapeaux de Bono pour identifier les défis créatifs d’ici le 18 – partagé dans Twitter en anglais la notion de triage dans le travail à distance pour mesurer l’implication https://twitter.com/sarahanneleroux/status/1348834802519171072?s=20 – keep très pratique pour les « to do » type case à cocher – format IC pendant 3h pour résoudre collectivement le problème – en faire un cas pratique de situation d’entreprise – https://www.multiplemedia.com/wp-content/uploads/2018/07/4-methodes-de-post-mortem.pdf – après le jour J : proposer un diagramme de Grant, SWOT, revoir la pédagogie / andragogie recherchée et les objectifs, état de Fow, les méthodes proposées, point sur la posture ; comment a été déterminé le cadre (et pas que la cohésion, je pense aux cartes des besoins animées par l’IREPS ; y a-t-il des peurs liées aux outils (protection des données), poser le pourquoi et le comment, d’où vient cette perte de confiance, de motivation, de gestion de la timeline – pour aller plus loin, ne surtout pas s’arrêter à l’issue du webinaire ; travailler avec les jeunes une vraie déclusion permettant d’aborder le fond et la forme ; capitalisez les réussites et tirer profil des écueils ; et enfin que chacun d’eux puissent repartir avec une « pépite » suite à ce projet – Carole, avec un prochain groupe, en tout début de démarrage du projet, tu peux envisager de créer le plan d’actions en mode CODEV ! Méthode au top – dans la vie, il est préférable de les faire bosser ensemble et les mettre en condition d’accepter les différences de personnalité plutôt que d’éviter, ce ne serait pas leur rendre service – coach agile si possible – marcher par itération avec des dates butoir à plus petit terme (de 1 à 4 semaines max) : voir la méthode Agile/ScrumMaster – le codev est un excellent outil ! – entièrement d’accord pour le CODEV ! – oh oui, vraiment puissant, et qui permet à chacun d’occuper les 2 rôles de clients et consultants. Je suis stupéfaite de la richesse pour chacun à la fin de chaque animation de CODEV – et un super outil, c’est l’analyse des pratiques auprès des élèves et des professeurs – il ne faut jamais oublier que l’homme (ou la femme) n’actionne pas les leviers d’action (c’est à dire la volonté) si l’enjeu n’est pas partagé ! – belle initiative, j’adore l’idée ! –  je suis d’accord avec Hélène et les « sprint » permettent de prendre en compte les ajustements du projet : de planning etc – éventuellement des échanges réguliers le long du projet avec des personnes ressources venues d’horizons différents. Un atelier de 2 heures, où un sous-groupe confronte son avancement / idée avec un regard extérieur – exercice riche et très intéressant qui enrichie aussi notre apprentissage de l’humilité… – inciter les étudiants à alimenter un forum en ligne… – inciter les étudiants à alimenter un forum en ligne…

Impressions positives des participants à l’ATB

Le timing de l’atelier et la mise en sous-groupe – un réel problème – les échanges pour résoudre le problème = intéressants – l’idée de l’atelier – réflexion en petit groupe – les degrés d’échanges, la possibilité de partager les idées et les outils – la partie de l’atelier à ne surtout pas changer : l’échange de fin, tous ensemble – les échanges avec le groupe, chacun m’a appris beaucoup de choses. Merci – les échanges en ateliers + la restitution des idées de chaque groupe – un vrai blème très concret – les échanges avec les personnes – réflexion en sous-groupes et restitution en 1 minute (un vrai exercice… !) – atelier qui nous met en situation concrète et permet de stimuler notre créativité – la plénière avec l’échange des solutions – dernière plénière et échanges en grand groupe – permet de rencontrer de nouvelles personnes avec des compétences intéressantes – échange avec la construction de solutions en petits groupes ; très intéressant pour les outils, les échanges et la rencontre avec de nouvelles personnes.  Merci – l’implication de tous, le lien partagé sur le mail – échanges en petits groupes – travail en sous-groupes et échanges – le partage d’outils/expériences/idées nouvelles – le rythme : rapide et efficace (pas de temps trop long, ni de frustrations) – l’ensemble de l’atelier, avec les alternances des différents temps – à améliorer : l’organisation du temps de début (le tour des questions pour éclairer le problème) – hâte de pouvoir le transposer plus spécifiquement aux enseignants de la voie professionnel avec le Campus TI – Merci de l’initiative, plein de force d’ici le 18 janvier ! Au plaisir de recollaborer ! – la réflexion en sous-groupe et la mise en commun hyper riche ! – des idées concrètes et porteuses de solutions à un problème insoluble au premier regard – le temps de résolution de problématique en « cht’i groupes »

Impressions négatives des participants à l’ATB

Avoir plus te temps de travail en salle (sous-groupes) – pas de points négatifs – temps de présentation du blème un peu restreint – le manque d’un outil de partage écrit pour les sous-groupes – choisir collectivement le prochain blème – il faudrait davantage de temps pour l’exposé de la problématique et la clarification – avoir plus de temps pour exposer le problème et le contexte – développer l’énoncé du sujet + ajouter une phase questions de fin ou analyse de pratique sur le sujet – à améliorer = la clarification de la problématique, la reformulation pour mieux l’intégrer et trouver des solutions – timing – un peu plus de temps pour les débriefs – donner un maximum d’éléments sur le blème au départ – attribuer plus de temps aux questions de clarification ; proposer de les poser uniquement sous forme de questions ouvertes « que, quoi, qui , où, combien…. » – peut-être besoin de plus de temps pour poser les questions sur le projet au départ – développer et avoir plus de données sur le problème – manque d’éléments sur le problème du départ (pourquoi ne pas nous envoyer le pb en amont de l’atelier ? Afin d’y jeter un œil et se concentrer sur les questions le jour J) – ne pas avoir les consignes par écrit – pas grand-chose de négatif, peut-être prévoir un temps un peu plus long ou plus « concret » de présentation de la situation… Merci à Carole pour le partage d’expérience et bravo à l’équipe d’organisation – un visuel avec consignes et les grands traits de la problématique pour le travail en salle – présentation un peu rapide du blème – temps de clarification du problème – suggestion : utilisation de Wooclap avec un QR Code pour poser nos questions en live en 10 minutes à l’ameneur du blème – suggestion : bien pitcher le problème posé en QQCCOQP par celui qui l’amène – suggestion : bien nommer ce que l’ameneur du blème attend des participants (formuler clairement la question à laquelle nous devons répondre)

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