De la créativité à l'innovation

Comment prototyper à distance avec ses élèves dans un cours hybridé ?

Accédez à la vidéo de l’atelier en cliquant sur : Comment hybrider son cours avec du prototypage à distance ? 

Amène ton blème épisode #2 ! Dans la suite de l’atelier ayant été organisé le 13 janvier dernier (épisode #1), un nouveau RDV a été proposé le 9 février 2021 par HÉMiSF4iRE Design School à des participants motivés (enseignants et/ou formateurs) que celui de trouver des solutions aux problèmes d’un enseignant ayant essayer d’innover en classe (ou à distance dans le cas de ce nouvel atelier). Le concept des ateliers « Amène ton blème » est toujours celui des « failcamps » qui conduisent au succès par échanges constructifs autour de l’échec.

Cette fois-ci, c’est Emilie LEBRUN Designer chez HEMiSF4iRE qui s’est proposée à partager le problème qu’elle a rencontré dans le cadre de son module d’ouverture en « Design thinking et Créativité » avec 35 étudiants de la Faculté de Gestion, Economie et Sciences (FGES) de l’Université Catholique de Lille. Il s’agissait pour elle, en raison des conditions de règles sanitaires strictes qui l’avaient obligée à diviser sa promotion en deux groupes, de mener en synchrone son cours de prototypage avec des étudiants en face à face (présentiel) et d’autre à distance. Pour corser l’affaire, la méthodologie employée lors de ce cours n’était pas le cours magistral ou la résolution de questions en équipe, mais de construire des prototypes en 3D, donc de manipuler des objets et de construire des formes. Une sorte de travail manuel en sorte ou d’atelier de fablab… Alors comment faire quand on est à distance ?

On pose le blème

Les étudiants étant scindés en deux groupes avec un premier en présentiel et l’autre en distanciel (permutant chaque semaine), les difficultés rencontrées lors du cours ont été les suivantes :

  • les étudiants n’ont pas réalisé le même exercice, donc pas testé les mêmes choses selon qu’ils aient commencé par le présentiel ou le distanciel,
  • il a été difficile de continuer le projet dans la direction initiale (celle imagine par l’enseignante) avec ces permutations,
  • La question majeure qui ressort de l’expérience est celle-ci : « Comment intégrer la dynamique de la manipulation d’objets à distance ?« 

Protocole de l’atelier. 

L’atelier d’une durée de 1h45 (le temps avait été allongé par rapport à celui de l’ATB#1) à a été découpé de la manière suivante : 5 à 10 minutes d’accueil et d’introduction en salle plénière (sur la plateforme Zoom), suivies de la présentation en 10 minutes du problème par Emilie. Puis 15 à 20 minutes pour écouter les questions des participants en quête de clarification ou tout simplement pour en savoir plus sur le contexte à l’origine du blème. Ensuite, les participants ont été dispatchés en 3 sous-groupes de 3 personnes par salle. On leur a laissé 15 à 20 minutes pour analyser le problème et tenter de trouver des solutions. Il était possible à tout moment pour eux d’envoyer l’un de leurs membres en salle plénière où Carole pouvait leur apporter, si nécessaire, des informations supplémentaires.

Protocole de l’atelier. 

Le contenu de l’atelier, soit dans un premier temps la présentation du problème et sa clarification, suivi de la présentation des solutions, a été filmé. Seul le temps de travail en équipes, ne l’a pas été. N’hésitez pas à cliquer sur ce lien pour vivre ou revivre en une quarantaine de minutes la production des participants.

Le constat, outre le fait qu’il est toujours intéressant de discuter en équipe face à un problème pour en trouver des solutions, est que la dynamique observée pendant le temps de l’atelier a été très forte. Les participants se sont rendu compte qu’en échangeant sur un problème présenté par l’un d’entre eux, cela leur donner aussi des inspirations pour innover dans leurs propres pratiques. En d’autre termes, un atelier de résolution de problème se transformait en atelier d’idéation pour innover ! Les échecs dans l’expérimentation ne sont alors plus considérés comme des entraves au bon déroulement de la démarche d’innovation, mais comme des temps de créativité… à condition bien sûr, qu’on les aborde tel quel !

Réactions positives des participants à l’atelier :  Format très agréable et très pertinent – groupes plus petits = échanges plus créatifs- échanges très riches et inspirants dans le sous-groupe, très intéressant d’avoir le retour d’Emilie en direct sur les propositions – les retours d’Emilie par rapport aux productions qu’elle a reçues – les échanges en sous-groupes permettent de formuler, de rendre concrètes les idées (et réalisables) – clarification et restitution des propositions – exposé du problème permettant de découvrir une pratique innovante (phases de présentation et de clarification –  génération d’idées très intéressantes, et partages d’idées d’autres groupes.

Réactions négatives des participants à l’atelier : Le débat de fin (peu de production, fatigue peut être, longueur) – il faudrait un flash infos du blême précédent – le petit nombre de participants aurait pu permettre de se présenter les uns les autres – je n’ai pas vu l’invitation pour le premier atelier et j’aimerais savoir où voir les retours d’expériences – un atelier 1h30 serait suffisant en fin de journée – faire une génération d’idées pour les sujets suivants.

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