De la créativité à l'innovation

Archives par auteur: Jean-Charles Cailliez

Apprendre à apprendre de manière collective… en 4 vidéos avec la classe renversée !

Est-il suffisant d’apprendre pour progresser dans ses connaissances, pour développer ses compétences ? Certains pensent que oui, d’autres vous diront que non. Est-il obligatoire de faire cela tout seul, comme si l’apprentissage n’était qu’un processus personnel, ce qui est loin d’être faux ? La question se pose dans le monde de l’éducation, ce qui est normal, mais pas uniquement. Depuis quelques années, ce sont aussi les entreprises qui sollicitent les « innovateurs pédagogiques » pour leur poser la question de savoir comment ils font pour mobiliser l’attention de leurs élèves, les faire interagir différemment et surtout plus efficacement, mais leur permettre aussi de mieux apprendre. Dans le cadre de l’une de mes dernières interventions en entreprise, devant des cadres et managers intéressés par le sujet et qui m’avaient invité à faire une conférence le 21 mai 2019, je me suis dit que mon expérience de classe renversée, ainsi que la démarche que nous menons avec mes collègues d’HEMiSF4iRE Design School à l’Université Catholique de Lille, pouvaient être une source d’inspiration pour tenter de répondre à cette question. Je me suis dit qu’il était peut-être aussi intéressant de se dire que l’on peut très bien apprendre à apprendre, comme cela semble nécessaire, mais… Savoir plus >

MOSAIC Lille 2019… Eldorado créatif !

Télécharger l’article en PDF avec les illustrations : MOSAIC Lille 2019 Vidéo de MOSAIC Lille 2019 La 5ème édition de l’Ecole de Printemps en Management de la Créativité (MOSAIC Lille 2019) a été organisée à l’Université Catholique de Lille du 13 au 17 mai 2019. Une semaine intense qui a permis à 60 participants (entreprises, institutions privées et publiques, écoles, universités…) et une dizaine d’animateurs de venir expérimenter créativité et intelligence collective au service de l’innovation. L’événement qui a commencé cette année par un Escape Game s’est terminé par un atelier de codesign consacré aux aidants familiaux en entreprise. Comme cela en est maintenant l’habitude, il est passé par la pratique de différentes méthodes de stimulation de la créativité (facilitation graphique made in Australia, Business Model Canvas en 3D, bouffons en mode Cirque du Soleil, Lego Serious Play, osez l’improvisation, prise de conscience de son potentiel créatif, pratique de l’écoute empathique…). Design School et ADICODE. L’événement a été organisé dans les espaces collaboratifs de la Design School HEMiSF4iRE de l’Institut Catholique de Lille et des ADICODE (Ateliers de l’Innovation et du Codesign) du groupe YNCREA Nord de France (Ecoles d’Ingénieurs HEI, ISA et ISEN). La thématique de cette nouvelle édition,… Savoir plus >

Comment développer sa créativité et celles de ses étudiants ? … en s’inspirant du design thinking !

Les enseignants sont-ils créatifs ? Ont-ils besoin de l’être d’ailleurs ? Sont-ils capables de développer la créativité de leurs étudiants ? Peut-être, mais à quoi cela sert-il ? Voilà des questions qui ne se posent guère en temps habituel dans le monde de l’éducation, notamment celui de l’université, qui a toujours eu plus de facilité à solliciter l’hémisphère gauche au profit du droit. En effet, très peu de professeurs ne se demandent vraiment pourquoi la créativité devrait-elle être stimulée dans les activités de leurs cours qui consiste essentiellement à transmettre des connaissances pour que d’autres puissent les acquérir ? Anyway, il suffit de se prolonger dans ce très superbe document (être un enseignant créatif, développer la créativité des étudiant-e-s), un nouveau Cahier du Louvain Learning Lab. (N°5-2019)publié récemment sous la direction de Nathalie KRUYTS et illustré par Benoît RAUCENT (PUL Presses Universitaires de Louvain), pour se rendre compte que le développement de cette compétence est essentiel aux processus d’apprentissage et à l’engagement des étudiants et qu’il est possible de la stimuler grâce à de nombreux outils et méthodes. Un guide pratique en l’occurrence ! Cet ouvrage de 52 pages, très agréable à lire et « augmenté » de manière interactive vers du… Savoir plus >

Classe renversée et tableaux tournants vécus par les étudiants étrangers

Dans un post précédent, je vous ai présenté ce Que pensent les étudiants étrangers de la classe renversée ? J’avais oublié de vous décrire ce groupe d’étudiants de l’Institut Supérieur d’Agriculture (YNCREA Nord-de-France) par leur nationalités et leur projet de carrière, voilà qui est fait ci-dessous. Lors d’une deuxième séance de 4 heures avec 43 d’entre eux, nous avons continué à produire des descriptions illustrées de mécanismes moléculaires impliquant cette fois-ci des bactéries, et non plus des virus. La méthode utilisée a été celle des tableaux tournants qui permet d’enrichir par rotations successives des équipes d’étudiant des illustrations réalisées pour répondre à des questions de cours. Ci-dessous, leurs réactions positives et négatives. Nationalités: Kazakhstan (x3) – India (x12) – Colombia – Mexico (x4) – Ghana (x10) – Ukraine (x2) – Serbia (x4) – Hungary – France – Gambia – Pakistan – Poland – Salvador Objectifs en matière de projet professionnel : PhD in the genetic engineering sphere and do scientific researches in the fields like genetic engineering and bioinformatics – Food marketing manager ; representing food and agricultural organization as a board member – Food security (work in the field in organizations such as FAO) – R&D – R&D in a… Savoir plus >

Il faut échouer pour innover !

Et si l’échec était indispensable pour innover ? Une idée saugrenue pourriez-vous penser, mais en êtes-vous bien sûr ? Dans les processus d’innovation, en particulier ceux qui découlent de démarches de créativité (coworking, codesign,…), il est attendu de transformer ses idées en actions concrètes. Et pour cela, il faut expérimenter. C’est un peu comme si l’on voulait se lancer dans une nouvelle pratique, physique ou sportive, qui nécessite d’oser et de prendre des risques… comme celle d’apprendre à faire du vélo ou à skier. Impossible d’y arriver du premier coup, c’est à dire sans essayer, donc sans tomber ! Pour transformer une idée créative en innovation concrète, en d’autres termes pour que celle-ci « rencontre la main de l’utilisateur », qu’il en fasse un usage particulier, il faut expérimenter. Cela ne peut se faire sans passer par une succession de petits échecs, tous nécessaires à l’accomplissement du projet. On parle du « droit à l’échec » ou du « droit à l’erreur », mais aussi plus clairement de la « nécessité d’échouer ». Chaque échec devient alors une nouvelle opportunité pour tenter d’améliorer ce qui n’a pas fonctionné dans un premier temps, pour trouver une solution qui permettra de recommencer de manière plus efficace, voire d’améliorer ce que l’on… Savoir plus >

La classe renversée perçue par les étudiants étrangers… for or against ?

Que pensent les étudiants étrangers de la classe renversée ? L’expérience a été menée dans un cours de Microbiologie à l’Institut Supérieur d’Agriculture (ISA) du groupe YNCREA (Nord-de-France) de l’Université Catholique de Lille qui réunit 45 étudiants originaires d’une quinzaine de pays différents et de tous continents (Inde, Afrique, Europe, Amérique, Asie). Le cours qui est dispensé en anglais consiste à remettre à même niveau, en microbiologie, ces étudiants de master 1 en provenance d’université différentes. L’organisation des séances est plus ou moins la même que celle de la classe renversée en génétique moléculaire que je donne en licence 3. Une méthode collaborative, plutôt qu’académique ! Les étudiants répartis en groupe de 5 à 6 personnes doivent construire des schémas explicatifs de mécanismes moléculaire, en l’occurrence ici les différents modes d’infection des virus (cycle lytique et lysogénique des bactériophages, mécanismes d’infection des virus à ADN ou à ARN… pour être plus précis !). Les étudiants commencent les schémas sur un tableau avant que l’enseignant ne les invite à changer de tableau (méthode des tableaux tournants). Passées plusieurs rotations, les productions s’enrichissent. Les étudiants sont ensuite invités à jouer le rôle du professeur (celui-ci devenu élève) et à expliquer ce qu’ils… Savoir plus >

Un fablab ouvert pour une école ouverte !

Et pourquoi ne pas imaginer davantage de nouveaux lieux, tiers-lieux, fablab… dans les écoles ? A condition bien sûr de les accompagner d’une véritable méthode pédagogique, ce qui n’est pas toujours le cas. L’illustration que j’ai voulu partager avec vous est un exemple de ce qu’il faut faire en la matière, c’est celle de ToutKouLeur : pour un collège upside-down and inside-out ! Une pédagogie ouverte, conceptualisée par Patrick Saoula, professeur de biotechnologie et sciences appliquées, concilie et dépasse les concepts de classe inversée, renversée et mutualisée. Les enjeux de « TouKouleur – salle ouverte » s’articulent autour de la validation de compétences transversales, de l’autonomie des élèves, d’une éducation artistique et culturelle, d’une ouverture vers l’extérieur et le développement de partenariats, d’un meilleur accompagnement des élèves dans l’évolution et l’évaluation de leurs apprentissages et d’actions pour améliorer le respect et la tolérance de chacun dans le principe de laïcité. « ToutKouleur » c’est aussi l’installation au cœur de l’établissement d’une « classe ouverte » ou 4ème lieu, véritable fablab d’innovation et d’expérimentation : les collégiens ont la possibilité d’imaginer, créer ou de participer à des activités autour de thématiques qu’ils choisissent avec une salle mettant à leur disposition le matériel et… Savoir plus >

La classe renversée est terminée… qu’en ont-ils pensé ?

La sixième édition de la classe renversée s’est achevée cette semaine, la même semaine où sortait la deuxième édition de l’ouvrage la décrivant. A la fin du cours (lors de la dernière séance), il a été demandé aux 43 étudiants de décrire en quelques lignes ce qu’ils en avaient pensé. Il leur a aussi été demandé d’estimer leur % d’envie de recommencer l’expérience, pas forcément dans la même matière ? Ci-dessous leur retour sur cette expérience de pédagogie collaborative au bout de 3 mois et leur % d’envie de recommencer ou pas. Le pourcentage apparaissant entre […] à la fin de chaque commentaire d’étudiant correspond à son niveau d’envie de rééditer l’expérience de « classe renversée ». [100%] = absolument envie ; [0%] = pas du tout ; [50%] = ne sait pas ; les autres pourcentages indiquent une tendance. J’ai beaucoup aimé le fait de travailler en groupe ; bonne pédagogie de travailler avec beaucoup de schémas ; le fait de nous donner les questions potentielles à l’examen nous permet de mieux nous investir dans la matière ; j’ai trouvé ça compliqué de connaitre (comprendre) les sujets et les parties des autres chapitres, ceux que nous n’avions pas rédigés… Savoir plus >

La conférence renversée… qu’en pensent les profs ?

Une conférence renversée a été proposée à 150 enseignants de primaire, collèges et lycée, à La Roche-sur-Yon le 13 mars 2019, organisée par l’Enseignement Catholique de Vendée. La thématique était : »De la créativité à l’innovation pédagogique, comment expérimenter en changeant nos pratiques ? » et le conférencier annoncé Jean-Charles CAILLIEZ, Directeur d’HEMiSF4iRE Design School de l’Université Catholique de Lille. Les participants à cette conférence s’attendaient à une présentation PowerPoint suivie d’une séance de questions/réponses… un format très habituel, quoi de plus normal, et pour lequel un créneau de 3 heures avait été libéré. Mais rien ne s’est passé comme prévu, puisqu’il leur fût demandé de constituer en moins de 2 minutes 12 groupes de personnes ayant le même signe zodiacal, puis de construire pour chacun d’entre eux une seule diapositive en format Powerpoint illustrant le thème de la conférence. Pour les Béliers, Taureaux, Gémeaux, Cancers, Lions et Vierges, la consigne était de n’utiliser que du texte pour ces illustrations. Pour les Balances, Scorpions, Sagittaires, Capricornes, Verseaux et Poissons de n’utiliser que de l’iconographie (schémas ou photos). Au bout d’une demi-heure de production, les équipes « texte » ont été fusionnées avec les équipes « iconographie », deux à deux, pour négocier et ne produire au… Savoir plus >

Une design school à l’université… pour quoi faire ?

Du design thinking à l’université… mais pour quoi faire ? Pourquoi s’inspirer des méthodes de travail des designers dans un monde où règne l’académique et la recherche ? Pourquoi ne pas se contenter de se que l’on sait faire depuis toujours et qui a fait ses preuves ? Peut-être parce qu’aujourd’hui, pour se diversifier dans son offre de formation ou ses projets en lien avec la recherche et le développement, ou même aborder les problématiques de manière plus collective, il convient d’apprendre à travailler différemment, en mobilisant notamment différents profils dans ces moments de réflexion ou de résolution de problèmes. Ce sont des méthodes qui s’apprennent et qui ne peuvent se développer que par la pratique… et quoi de mieux qu’une plateforme de design thinking pour les découvrir ?   Un exemple de « tiers-lieux » basé sur des méthodes de travail inspiré du design thinking est celui d’HEMiSF4iRE, la Design School de l’Université Catholique de Lille qui pratique la démarche des 4i (inspiration, idéation, implémentation, innovation) pour aider à s’inspirer, mobiliser l’intelligence collective pour produire des idées innovantes, prototyper et expérimenter pour finalement innover ! Vous pourrez la découvrir avec cette petite vidéo de 18 minutes (Réalisation : Yann VEILLEROY, Université Catholique… Savoir plus >