De la créativité à l'innovation

Archives par auteur: Jean-Charles Cailliez

Le casting idéal en travail collaboratif !

Lorsque l’on décide de travailler en équipe avec ses collaborateurs, voire avec ses élèves si l’on est enseignant, il est important d’en constituer la composition de manière spécifique. En d’autres termes, il est déconseillé de laisser les personnes se répartir en groupe de manière aléatoire, souvent par affinité, pour au contraire construire  des équipes au fort potentiel, donc réunissant le plus de compétences complémentaires. L’union fait la force, mais seulement si elle est construite de manière efficace ! Comment constituer ces équipes ? Dans une pédagogie collaborative ou dans un atelier de codesign [1], le travail se déroule toujours en équipes. Leur constitution est l’un des facteurs clés de succès du travail qui sera effectué. Aussi pour la constitution de ces équipe, on privilégiera toujours la qualité à la quantité. Il ne s’agit pas de réunir forcément le plus grand nombre de participants, mais de veiller à disposer du maximum de profils différents et complémentaires. Cela permet de réunir les bonnes compétences en faisant appel, par exemple, à toutes les expertises de la classe, quand il s’agit d’innovation pédagogique, ou de l’entreprise quand il s’git d’un atelier de codesign. Les équipes peuvent rester les mêmes du début jusqu’à la fin… Savoir plus >

Vive la résistance au changement !

Il faut lutter contre la résistance au changement ! Combien de fois a-t-on entendu ce leitmotiv dans la bouche de celles et ceux qui nous encouragent à innover ? Très souvent, bien sûr. Mais de quelle résistance et de quels résistants parle-t-on ? S’agit-il de perturbateurs de l’innovation, d’immobilistes radicaux, de frileux du changement dont on s’accorde à dire qu’ils représentent au moins les deux-tiers d’entre nous, pour ne pas dire plus ? Parle-t-on d’une majorité, souvent écrasante, qui aurait forcément tort face à une minorité de créatifs et d’innovateurs qui, de leur côté, auraient raison de vouloir transformer le système de manière radicale ? La question se pose notamment dans le domaine de l’éducation quand on aborde le sujet de l’innovation pédagogique, comme s’il y avait des enseignants créatifs, souvent incompris par le système, voire combattus par les collègues, plus classiques, fervents défenseurs des méthodes académiques. Cette opposition entre deux comportements distincts est-elle normale ou pourrions-nous l’éviter car tout simplement stérile ?     La résistance au changement peut se comprendre. Pour expliquer ce qui nous pousse à lutter contre toute forme de changement, il convient d’en lister les causes principales[1]. Cela commence souvent par une mauvaise compréhension des raisons… Savoir plus >

Suffit-il d’évoluer pour innover en pédagogie ?

Suffit-il d’évoluer pour innover dans ses pratiques pédagogiques ? C’est assurément une condition nécessaire, mais est-elle pour autant suffisante ? Avec l’essor croissant du numérique et des « nouvelles » technologies de l’information et de la communication en enseignement (TICE), dont certaines commencent à dater d’ailleurs, il n’est pas rare de constater que bon nombre d’enseignants pensent innover dans leur pédagogie alors qu’ils se limitent à « introduire quelque chose de nouveau dans un domaine particulier », ce qui est le sens littéral du verbe intransitif « innover » provenant du latin « innovare » (de novus, nouveau). Donc, au plus simple pour innover, on pourrait se limiter à faire la même chose, mais en utilisant des méthodes et des outils différents ? Prenons par exemple un enseignant qui a l’habitude de dispenser son cours de façon magistral. Au début de sa carrière, il utilise un tableau noir et une craie pour reporter au tableau ce qu’il pense être utile à la bonne compréhension de son exposé par ses élèves. Au fil du temps, il s’adapte aux innovations technologiques. Il troque ce tableau noir aux allures d’ardoise pour un nouveau, cette fois-ci blanc, en Velléda sur lequel il peut continuer à faire les mêmes… Savoir plus >

Je déteste l’innovation !

Innover, innover… il faut innover ! Toujours le même discours, la même injonction, comme s’il fallait absolument innover quelle que soit la situation, comme s’il était urgent de s’y mettre rapidement pour ne pas disparaître, comme s’il était évident que l’on n’ait plus le choix ! Nombreux sont ceux qui nous poussent à franchir ce pas, sous peine de nous plonger irrémédiablement dans la catégorie des « has been », des dépassés, de ceux qui n’ont pas encore compris que le monde avait changé et qu’il fallait absolument ne plus se comporter comme avant. Refuser d’innover nous stigmatiserait comme ceux qui, non seulement ne veulent rien changer, mais s’emploieraient de plus à mobiliser leurs forces pour organiser la résistance au changement. La bonne question serait peut-être de se demander pourquoi innover si l’on n’en perçoit pas la nécessité ou simplement si l’on n’en a pas envie ? Pour quelles raisons céder alors à l’injonction ? Est-ce suffisant de s’entendre dire qu’il faut absolument le faire et… point barre ? Qui plus est, quand cette « invitation » provient d’experts ou de sachants qui s’évertuent à vous faire comprendre, avec très peu d’humilité, qu’ils ont perçu la complexité du monde, et qu’après vous l’avoir expliquée, vous allez avoir immédiatement… Savoir plus >

Comment innover par intelligence co-élaborative ?

S’il y a bien une chose que vous n’avez jamais rencontrée, tout simplement parce qu’elle n’existe pas, c’est un « cactus à roulettes » ! Pourquoi telle bizarrerie aurait-elle été imaginée d’ailleurs… quel intérêt ? Aucun et c’est sans doute pour cela que personne ne l’a jamais inventée ! Cet ouvrage de Jean-Charles CAILLIEZ et Delphine CARISSIMO-MARQUIZEAU, illustré par Charles HENIN avec plus de 150 dessins, est une invitation à voyager à travers les étapes qui mènent de l’inspiration à l’innovation en passant par la créativité. Il vous offre pour cela une boîte à outils assez bien fournie et des illustrations de terrain basées sur l’expérimentation. On est bien dans le « faire » et pas uniquement le « penser » ! La réflexion qui nait de la métaphore du cactus à roulettes nous aide à répondre à cette question : Comment peut-on insuffler une dynamique d’innovation dans son écosystème et quelles sont les conditions favorables à l’émergence d’une communauté apprenante ? Tout ce qu’il faut pour s’engager dans une démarche d’innovation durable ! Cet ouvrage n’a pas été conçu comme une production scientifique. Il ne s’agit pas non plus d’un manuel de pratiques tel qu’il en existe pléthore dans les rayons de… Savoir plus >

La classe renversée en 100% distanciel… qu’en ont pensé les étudiants ?

Après plus de trente ans d’enseignement à l’université, je n’aurais jamais imaginé passer un semestre complet à faire cours 100% en ligne à des étudiants que je n’avais jamais vus, que je ne pourrais pas voir et que je ne verrais jamais plus ! Il aura fallu un nouveau confinement en raison de la pandémie de COVID-19 pour que je vive cela. Pour la première et dernière fois de ma carrière je l’espère ! La classe renversée qui s’inverse à distance. L’année dernière à partir de mars 2020, la situation avait été un peu différente car j’avais déjà terminé les deux tiers de mon cours en classe lorsque nous avions dû passer à distance. Je connaissais donc bien tous mes étudiants, 48 au total, et il m’a été assez facile de m’organiser avec eux pour poursuivre le semestre en distanciel. Ma classe « renversée » dans laquelle je leur demande de construire le cours en équipes, s’était ainsi transformée en classe « inversée » à distance. Cela a consisté à leur faire des mises au point sur des notions de génétique, à répondre à leurs questions pour leur apporter un renforcement de connaissances en lien avec leurs chapitres. La classe reversée en 100% distanciel…. Savoir plus >

Quand le lycée renverse sa classe, comme à l’université !

Pour découvrir en détail l’expérience présentée ici, cliquez sur : Classe renversée de Marianne MAUGARD Pensez-vous que la classe renversée ne puisse se faire qu’à l’université ? Croyez-vous qu’elle nécessite tellement de prérequis et d’autonomie que seuls des étudiants de licence puissent la pratiquer ? C’est souvent ce que l’on me dit quand je partage mon expérience en conférence ou lors d’ateliers pédagogique : « Avec des étudiants comme les vôtres et en génétique, je comprends que cela fonctionne, mais je n’imagine pas faire cela au lycée, au collège ou même en primaire« … et pourtant ? La première réaction de bon nombre d’enseignants est souvent de se dire que cela n’est pas reproductible partout et avec tous types d’élèves ou même toutes sortes de matières. En réalité, il ne s’agit pas de reproduire à l’identique (de « copier-coller’) une innovation pédagogique que l’on trouve intéressante, mais seulement de s’en inspirer. Preuve en est que la classe renversée telle qu’elle est pratiquée à l’université peut aussi trouver sa place en CM1 à l’image de « Ma classe décolle » dont je vous avais déjà parlée lors d’un post précédent. Ce témoignage parmi d’autres me semble vraiment utile pour que tout le monde puisse se dire… Savoir plus >

Deux leviers incontournables pour hybrider en formation !

Télécharger le retour de l’atelier en cliquant sur ce lien !  Comment hybrider la formation au-delà d’une alternance entre des périodes en présentiel et en distanciel ? C’est bien l’une des questions majeures que les institutions d’éducation, écoles et facultés par exemple, ou les organismes de formation continue se posent aujourd’hui, suite aux conditions particulières imposées par la pandémie COVID-19. Deux leviers d’action pour hybrider intelligemment dans nos offres de formation nous ont été inspirés cette semaine, qui ont été présentés lors d’une conférence donnée le 17 février 2021 par Annie JEZEGOU, Professeur des Universités, Université de Lille 1, Laboratoire CIREL-Trigone. Cela s’est passé lors d’un événement intitulé « Dialogue avec la Recherche » qui a été organisé dans le cadre de la Bande KA, laboratoire d’innovation en formation des Hauts-de-France avec  Annemarie KÖKÖSY, Directrice Recherche & Innovation, HEMiSF4iRE Design School, Université Catholique de Lille, Mélyne NIEUWJAER, Designer, Bande Ka, HEMiSF4iRE Design School, Université Catholique de Lille et Fatma GÜNERI, Ingénieur de Recherche, HEMiSF4iRE Design School, Université Catholique de Lille Quels étaient les objectifs de cette conférence-atelier ? Bénéficier d’un apport scientifique sur la thématique de l’hybridation en formation Réfléchir à son application concrète sur le terrain en fonction des besoins propres… Savoir plus >

Comment prototyper à distance avec ses élèves dans un cours hybridé ?

Accédez à la vidéo de l’atelier en cliquant sur : Comment hybrider son cours avec du prototypage à distance ?  Amène ton blème épisode #2 ! Dans la suite de l’atelier ayant été organisé le 13 janvier dernier (épisode #1), un nouveau RDV a été proposé le 9 février 2021 par HÉMiSF4iRE Design School à des participants motivés (enseignants et/ou formateurs) que celui de trouver des solutions aux problèmes d’un enseignant ayant essayer d’innover en classe (ou à distance dans le cas de ce nouvel atelier). Le concept des ateliers « Amène ton blème » est toujours celui des « failcamps » qui conduisent au succès par échanges constructifs autour de l’échec. Cette fois-ci, c’est Emilie LEBRUN Designer chez HEMiSF4iRE qui s’est proposée à partager le problème qu’elle a rencontré dans le cadre de son module d’ouverture en « Design thinking et Créativité » avec 35 étudiants de la Faculté de Gestion, Economie et Sciences (FGES) de l’Université Catholique de Lille. Il s’agissait pour elle, en raison des conditions de règles sanitaires strictes qui l’avaient obligée à diviser sa promotion en deux groupes, de mener en synchrone son cours de prototypage avec des étudiants en face à face (présentiel) et d’autre à distance. Pour corser l’affaire,… Savoir plus >

Amène ton blème !

Cliquez sur ce lien pour vivre ou revivre en mode vidéo la discussion d’Amène ton blème #1  Amène ton blème ! Viens donc avec tes échecs, en particulier ceux que tu as eus en tentant d’innover en classe, et parlons-en de manière à trouver une solution. Telle est la proposition de ce nouveau format d’atelier collaboratif, particulièrement original, qui a été imaginé par HÉMiSF4iRE Design School, dès le début de cette année 2021. Le concept est celui des « failcamps » qui conduisent au succès par échanges constructifs autour de l’échec. En deux mots, des acteurs de terrain viennent présenter leurs échecs lors de tentatives d’innovation pédagogique pour une résolution de problèmes qui se fait en équipes et de manière collaborative. Le premier #ATB, reporté ici, a eu lieu le mercredi 13 janvier 2021 de 16h à 17h30. Les inscriptions libres avaient été enregistrées sur une billetterie  https://lnkd.in/dSppvHu de manière à recevoir le lien Zoom. Merci à Carole BLARINGHEM, directrice de l’innovation pédagogique chez HEMiSF4iRE et première « apporteuse de blème », pour avoir accepté d’essuyer les plâtres et à la quarantaine de participants (ils étaient 70 inscrits en ligne) qui ont accepté de jouer le jeu pour challenger ce premier prototype de failcamp. Le… Savoir plus >