De la créativité à l'innovation

Enquête

Le management de l’innovation est-il un module utile ? Qu’en pensent les Masters ?

Que vous a apporté ce module de « Management de la Créativité et de l’Innovation » qui puisse vous être utile à l’avenir dans votre travail ? Telle est la question que j’ai posée à mes étudiants à la fin de mon cours qui s’est terminé cette semaine (Mai 2018). Il a été dispensé à 48 étudiants en provenance de 3 masters différents (formations en alternance) de la Faculté de Gestion Economie et Sciences (FGES) de l’Université Catholique de Lille. Ces étudiants en Master 2 « Digital Commerce » (DICO), Management des Entreprises (ME) et Master 1″Ingénierie Informatique » (III) ont été mélangés lors des séances de cours. Ils ont travaillé en 8 équipes de 6 participants. Lors de ces 25 heures de cours les étudiants ont découvert les différentes étapes qui permettent de construire un atelier de codesign qui favorise l’intelligence co-élaborative par des exercices de divergence et de convergence. Ils se sont exercés à ces approches d’idéation par des temps de travail en 2D, 3D et 4D, allant de l’usage des post-its, cartes mentales, du dessin, des écritures, de la résolution d’énigmes, au maquettage en 3 dimensions et à la scénarisation et aux jeux de rôle. Ils ont appris aussi à construire par… Savoir plus >

La classe renversée,… en route vers la 5ème édition. Qu’en pensent les étudiants avant de la vivre ?

Quand on veut innover en pédagogie, il ne suffit pas d’avoir une idée créative. Il ne suffit pas de dire à ses étudiants que la nouvelle méthode qui leur sera proposée est moderne et destinée à effacer la précédente. On n’innove pas juste pour innover ! Il faut au contraire leur expliquer le pourquoi de cette innovation pédagogique et les inviter à la faire évoluer avec vous. Pour sa 5ème année consécutive, la classe renversée en génétique moléculaire qui va vivre une nouvelle version avec de nouveaux étudiants leur a donné RDV (licence 3 en sciences biologiques). Comme lors des années précédentes, la méthodologie en DIY leur a été présentée lors d’une séance de deux heures, soit quelques semaines avant le premier cours. Découvrez dans ce post leurs réactions en équilibre parfait « j’y vais ou j’y vais pas ? », comme cela leur a été demandé, soit une impression positive et une autre négative, obligatoirement par personne. Vous pourrez comparer leurs réactions à celles de l’année dernière lors de la saison 4. Impressions positives vis-à-vis de la méthode. Une méthode plus intelligente d’enseignement et d’évaluation ; une méthode différente – le travail en équipe qui permet de partager des erreurs ; le système de points et d’auto-évaluation qui permet de savoir on… Savoir plus >

Pourquoi se lancer dans une classe renversée ? L’avis controversé des profs d’université

Quels sont les raisons qui inciteraient les profs à se lancer dans l’expérience d’une classe renversée ? La question a été posée à 80 enseignants-chercheurs et assistants de l’Université de Mons, lors d’une conférence sur le même thème le 22 septembre 2017. A noter que les arguments pour se lancer, c’est à dire les éléments qui inciteraient les profs à tenter l’expérience et les arguments qui freineraient la même démarche proviennent dans cette enquête des mêmes 80 personnes. Il leur a en effet été demandé à chacun d’écrire sur une même feuille 2 arguments « pour » et deux arguments « contre ». Le résultat de cette enquête n’oppose donc pas les supporters et les adversaires de la classe renversée, mais montre qu’il existe chez les mêmes personnes autant de raison de franchir le pas que de rester dans sa zone de confort. Eléments qui inciteraient à se lancer dans une classe renversée. Développer des compétences de recherche et de co-construction chez les étudiants – je suis pour un enseignement plus participatif, cela me permet de savoir si les étudiants ont compris, mais aussi de leur montrer qu’ils sont capables de comprendre ; proposer un enseignement efficace aux étudiants mal adaptés au système académique classique – le… Savoir plus >

Les profs aiment-ils la conférence inversée ? Des avis mitigés…, mais en dynamique de coworking !

Que pensent les profs de la conférence inversée ?  Quelles peuvent être leurs impressions face à ce « changement de faire » qui oblige le public à produire le contenu de la conférence et aux experts à réagir en direct sur ce qu’ils découvrent au moment de la projection des slides ? Pour le savoir, il a suffit de mener l’expérience avec des enseignants d’université et de lycées-collèges, puis de prendre leur avis en demandant à chacun d’entre eux de nous confier une impression plutôt positive et une autre qui soit critique ou franchement négative. L’expérience a été menée à l’Université de La Rochelle, le 9 février 2017, dans un amphithéâtre réunissant 140 enseignants-chercheurs et autres cadres de l’université et/ou du secondaire. Le sujet de la conférence qui ouvrait une journée de travail consacrée à l’innovation pédagogique était « Enseigner, Apprendre,.. quelles différences ? » . Les participants ont disposé d’une demi-heure pour produire par équipe de 20 des diapositives illustrant, comme ils le souhaitaient, le sujet de la conférence : la moitié de ces diapos devait contenir du texte et l’autre de l’iconographie. Au bout de cette demi-heure de production, il a été demandé aux équipes de fusionner leurs productions, deux par deux, de manière à mélanger les textes et les illustrations. Place à la négociation, sachant que pour choisir… Savoir plus >

Le QCM intelligent au service de la classe renversée. Qu’en pensent les étudiants ?

Dès la deuxième séance de classe renversée en génétique moléculaire,  il a été proposé aux étudiants de construire un QCM intelligent, soit un questionnaire à choix multiple de réponses, mais pour lequel on ne peut répondre en cochant les cases au hasard. En effet, la règle du jeu est différente de celle des QCM habituels ou même des QCM inversés : elle précise que pour obtenir les points, il faut non seulement trouver (et cocher) les bonnes réponses, mais aussi justifier pourquoi les autres sont fausses ! Ce qui rend le QCM bien plus intelligent… L’idée est aussi de proposer aux étudiants une méthode ludique pour préparer des questions d’examen ou de contrôle continu en rapport avec chapitres qu’ils construisent ensemble. Voici leurs impressions, positives et négatives, suite à l’expérimentation. Impressions positives : Voir les fondamentaux de tous les chapitres ; piéger les autres – cela permet d’apprendre au fur et à mesure – jouer sur les mots dans la question ; pouvoir piéger les autres – les questions permettent de mieux appréhender le cours ; un exercice qui permet de situer à quel niveau de précision, nous nous situons dans le cours – exercice utile car il stimule notre curiosité et nous donne envie de connaître… Savoir plus >

En route pour la classe renversée (saison 4). J’y vais ou j’y vais pas ?

Pour sa quatrième édition en format de « classe renversée » , le cours de génétique moléculaire en DIY a été présenté à une promotion d’étudiants en  troisième année de licence de sciences de la vie à la FGES de l’Université Catholique de Lille.. Le principe de ce cours est présenté dans cette petite vidéo explicative. Voici leurs impressions à la fin de la présentation, sachant qu’il leur a été demandé de donner obligatoirement autant de points de satisfaction que d’insatisfaction, puis de voter en % sur leur niveau d’envie d’y participer. Impressions positives : La notation avec le système de points évolutifs – innovation ; système de paiement (notation) ; autonomie ; on apprend généralement beaucoup plus facilement quand on s’intéresse et le faire soi-même (le cours) permet de s’y intéresser : envie de bien faire les choses – originalité du cours par rapport à la méthode d’apprentissage ; le système de paiement pour la notation (où il n’y a pas de « par cœur » uniquement) – souplesse dans l’organisation du cours ; moins scolaire, moins monotone – le fait que l’on fasse notre cours nous-même = on apprend en cours ; c’est plus agréable que de « subir » un cours ; on le construit nous-même – le fait de construire soi-même son cours, ce qui permet d’apprendre plus vite, mais aussi… Savoir plus >

Les 10 innovations pédagogiques qui pourraient faire 2017 !

L’université britannique online The Open University[1] publie chaque fin d’année depuis 5 ans un rapport sur les pédagogies innovantes, recoupant les pratiques, les technologies et les recherches les plus en pointe dans le milieu de l’éducation. Dans son rapport de décembre 2016[1], ces 10 innovations sont : l’apprentissage par les réseaux sociaux qui permet d’échanger des idées et d’engager des conversations via Twitter ou Facebook offrant ainsi des opportunités d’apprentissage comme par exemple l’accès à des experts, l’apprentissage par les échecs qui permet aux étudiants d’analyser leurs « échecs productifs » lors des approches par projets ou par résolution de problèmes ; les échanges de connaissances par « Teachback » qui permettent à chaque personne (enseignant, expert étudiant,…) de partager avec d’autres des connaissances acquises ; le design thinking qui permet de résoudre des problèmes en utilisant les méthodes des designers, en particulier des processus de créativité et de prototypage qui tiennent compte de l’approche par les usages ;

Tous les étudiants n’aiment pas la classe renversée,… mais aucun ne la trouve indifférente !

Le cours de génétique moléculaire en classe renversée (méthode en DIY) vient de se terminer pour la troisième année consécutive à la Faculté de Gestion, Economie et Sciences (FGES) de l’Université Catholique de Lille. Il a été demandé aux étudiants de licence 3 (Sciences de la Vie et Agroqual) l’ayant suivi ce qu’ils en avaient pensé ? Quelles étaient leurs impressions (positives et négatives) au sujet de cette méthode pédagogique, maintenant qu’ils l’avaient vécue ? Avaient-ils des idées d’amélioration ? La question leur avait déjà été posée en milieu de semestre, lors d’une précédente enquête, mais cette fois-ci, ils avaient l’occasion de détailler un peu plus leurs réponses. CI-DESSOUS LEURS REPONSES EN MODE VERBATIM : J’ai fortement apprécié ce système de classe renversée. Nous n’étions plus passifs, mais actifs en cours. Cela nous fait travailler différemment. Venant d’une PACES, puis d’un DUT génie biologique, je n’ai pas eu trop de difficultés à reprendre l’apprentissage de la génétique contrairement à d’autres. Il m’a tout de même fallu avoir plusieurs explications de votre part avant de pouvoir avancer dans nos sujets. Je trouve très bien le fait de préparer les questions sur lesquelles on pourrait tomber aux examens partiel. Je n’avais pas de bases en génétique ; ça m’a beaucoup aidé. Je pense également que… Savoir plus >

Faut-il passer des films en classe renversée,… même en anglais ? Qu’en pensent les étudiants ?

Lors de la séance du 27 janvier 2016, à l’occasion de la semaine nationale de classe inversée (CLISE 2016), nous avons utilisé des vidéos en classe renversée de génétique moléculaire telle qu’elle est menée depuis trois ans à la FGES (Université Catholique de Lille). Une séquence en début de cours avec 48 étudiants de troisième année de licence de sciences de la vie (L3) répartis en 6 équipes a été conçue de la manière suivante. De petites vidéos en anglais, entrecoupées d’explications du professeur (en français), ont éclairé les étudiants sur des parties du cours qu’ils construisent eux-mêmes et en équipe. Pendant la projection de ces films, chaque étudiant devait rédiger des questions qui seront utilisées par la suite pour construire l’examen final. A la fin de cette séance d’explications qui a duré 45 minutes et pendant laquelle les étudiants ont vu deux projections (en l’occurrence, les mécanismes moléculaires de réplication de l’ADN et l’activité de l’ADN-télomérase), il leur a été demandé comme à l’habitude de donner leurs impressions positives et négatives (toujours en quantités égales, si possible). Voici leurs réactions en deux parties :

Premier jour de classe renversée. Qu’en pensent les étudiants appartenant à deux promos de licence différentes ?

La troisième année de prototypage de la « classe renversée » a débuté ce mois de janvier 2016. Comme je l’ai détaillé dans mes posts précédents, le cours de génétique moléculaire en DIY a été présenté à une promotion d’étudiants en  troisième année de licence de sciences de la vie à la FGES de l’Université Catholique de Lille. 48 de ces étudiants sont dans un parcours de licence générale et 20 d’entre d’eux sont en licence dite Agroqual, organisée par l’Institut Supérieur d’Agriculture (ISA) de Lille, beaucoup plus appliquée (ces 20 étudiants sont en alternance en entreprise). Le principe de ce cours est présenté dans cette petite vidéo explicative. Il leur avait été demandé, quelques semaines avant le début du module et après présentation de la méthode, de donner leur avis sur celle-ci, avant même de l’avoir utilisée et de mesurer en % leur envie de se lancer dans cette pédagogie renversée. Les deux groupes d’étudiants suivent la classe renversée, mais en séances différentes : 6 équipes de 8 étudiants pour les L3 et 3 équipes de 6 à 7 étudiants pour la licence Agroqual. Voici leurs impressions à la fin de la première séance, sachant qu’il leur a été demandé comme dans les évaluations précédentes de donner obligatoirement autant de points de satisfaction que d’insatisfaction.