De la créativité à l'innovation

Enquête

Les profs aiment-ils la conférence inversée ? Des avis mitigés…, mais en dynamique de coworking !

Que pensent les profs de la conférence inversée ?  Quelles peuvent être leurs impressions face à ce « changement de faire » qui oblige le public à produire le contenu de la conférence et aux experts à réagir en direct sur ce qu’ils découvrent au moment de la projection des slides ? Pour le savoir, il a suffit de mener l’expérience avec des enseignants d’université et de lycées-collèges, puis de prendre leur avis en demandant à chacun d’entre eux de nous confier une impression plutôt positive et une autre qui soit critique ou franchement négative. L’expérience a été menée à l’Université de La Rochelle, le 9 février 2017, dans un amphithéâtre réunissant 140 enseignants-chercheurs et autres cadres de l’université et/ou du secondaire. Le sujet de la conférence qui ouvrait une journée de travail consacrée à l’innovation pédagogique était « Enseigner, Apprendre,.. quelles différences ? » . Les participants ont disposé d’une demi-heure pour produire par équipe de 20 des diapositives illustrant, comme ils le souhaitaient, le sujet de la conférence : la moitié de ces diapos devait contenir du texte et l’autre de l’iconographie. Au bout de cette demi-heure de production, il a été demandé aux équipes de fusionner leurs productions, deux par deux, de manière à mélanger les textes et les illustrations. Place à la négociation, sachant que pour choisir… Savoir plus >

Le QCM intelligent au service de la classe renversée. Qu’en pensent les étudiants ?

Dès la deuxième séance de classe renversée en génétique moléculaire,  il a été proposé aux étudiants de construire un QCM intelligent, soit un questionnaire à choix multiple de réponses, mais pour lequel on ne peut répondre en cochant les cases au hasard. En effet, la règle du jeu est différente de celle des QCM habituels ou même des QCM inversés : elle précise que pour obtenir les points, il faut non seulement trouver (et cocher) les bonnes réponses, mais aussi justifier pourquoi les autres sont fausses ! Ce qui rend le QCM bien plus intelligent… L’idée est aussi de proposer aux étudiants une méthode ludique pour préparer des questions d’examen ou de contrôle continu en rapport avec chapitres qu’ils construisent ensemble. Voici leurs impressions, positives et négatives, suite à l’expérimentation. Impressions positives : Voir les fondamentaux de tous les chapitres ; piéger les autres – cela permet d’apprendre au fur et à mesure – jouer sur les mots dans la question ; pouvoir piéger les autres – les questions permettent de mieux appréhender le cours ; un exercice qui permet de situer à quel niveau de précision, nous nous situons dans le cours – exercice utile car il stimule notre curiosité et nous donne envie de connaître… Savoir plus >

En route pour la classe renversée (saison 4). J’y vais ou j’y vais pas ?

Pour sa quatrième édition en format de « classe renversée » , le cours de génétique moléculaire en DIY a été présenté à une promotion d’étudiants en  troisième année de licence de sciences de la vie à la FGES de l’Université Catholique de Lille.. Le principe de ce cours est présenté dans cette petite vidéo explicative. Voici leurs impressions à la fin de la présentation, sachant qu’il leur a été demandé de donner obligatoirement autant de points de satisfaction que d’insatisfaction, puis de voter en % sur leur niveau d’envie d’y participer. Impressions positives : La notation avec le système de points évolutifs – innovation ; système de paiement (notation) ; autonomie ; on apprend généralement beaucoup plus facilement quand on s’intéresse et le faire soi-même (le cours) permet de s’y intéresser : envie de bien faire les choses – originalité du cours par rapport à la méthode d’apprentissage ; le système de paiement pour la notation (où il n’y a pas de « par cœur » uniquement) – souplesse dans l’organisation du cours ; moins scolaire, moins monotone – le fait que l’on fasse notre cours nous-même = on apprend en cours ; c’est plus agréable que de « subir » un cours ; on le construit nous-même – le fait de construire soi-même son cours, ce qui permet d’apprendre plus vite, mais aussi… Savoir plus >

Les 10 innovations pédagogiques qui pourraient faire 2017 !

L’université britannique online The Open University[1] publie chaque fin d’année depuis 5 ans un rapport sur les pédagogies innovantes, recoupant les pratiques, les technologies et les recherches les plus en pointe dans le milieu de l’éducation. Dans son rapport de décembre 2016[1], ces 10 innovations sont : l’apprentissage par les réseaux sociaux qui permet d’échanger des idées et d’engager des conversations via Twitter ou Facebook offrant ainsi des opportunités d’apprentissage comme par exemple l’accès à des experts, l’apprentissage par les échecs qui permet aux étudiants d’analyser leurs « échecs productifs » lors des approches par projets ou par résolution de problèmes ; les échanges de connaissances par « Teachback » qui permettent à chaque personne (enseignant, expert étudiant,…) de partager avec d’autres des connaissances acquises ; le design thinking qui permet de résoudre des problèmes en utilisant les méthodes des designers, en particulier des processus de créativité et de prototypage qui tiennent compte de l’approche par les usages ;

Tous les étudiants n’aiment pas la classe renversée,… mais aucun ne la trouve indifférente !

Le cours de génétique moléculaire en classe renversée (méthode en DIY) vient de se terminer pour la troisième année consécutive à la Faculté de Gestion, Economie et Sciences (FGES) de l’Université Catholique de Lille. Il a été demandé aux étudiants de licence 3 (Sciences de la Vie et Agroqual) l’ayant suivi ce qu’ils en avaient pensé ? Quelles étaient leurs impressions (positives et négatives) au sujet de cette méthode pédagogique, maintenant qu’ils l’avaient vécue ? Avaient-ils des idées d’amélioration ? La question leur avait déjà été posée en milieu de semestre, lors d’une précédente enquête, mais cette fois-ci, ils avaient l’occasion de détailler un peu plus leurs réponses. CI-DESSOUS LEURS REPONSES EN MODE VERBATIM : J’ai fortement apprécié ce système de classe renversée. Nous n’étions plus passifs, mais actifs en cours. Cela nous fait travailler différemment. Venant d’une PACES, puis d’un DUT génie biologique, je n’ai pas eu trop de difficultés à reprendre l’apprentissage de la génétique contrairement à d’autres. Il m’a tout de même fallu avoir plusieurs explications de votre part avant de pouvoir avancer dans nos sujets. Je trouve très bien le fait de préparer les questions sur lesquelles on pourrait tomber aux examens partiel. Je n’avais pas de bases en génétique ; ça m’a beaucoup aidé. Je pense également que… Savoir plus >

Faut-il passer des films en classe renversée,… même en anglais ? Qu’en pensent les étudiants ?

Lors de la séance du 27 janvier 2016, à l’occasion de la semaine nationale de classe inversée (CLISE 2016), nous avons utilisé des vidéos en classe renversée de génétique moléculaire telle qu’elle est menée depuis trois ans à la FGES (Université Catholique de Lille). Une séquence en début de cours avec 48 étudiants de troisième année de licence de sciences de la vie (L3) répartis en 6 équipes a été conçue de la manière suivante. De petites vidéos en anglais, entrecoupées d’explications du professeur (en français), ont éclairé les étudiants sur des parties du cours qu’ils construisent eux-mêmes et en équipe. Pendant la projection de ces films, chaque étudiant devait rédiger des questions qui seront utilisées par la suite pour construire l’examen final. A la fin de cette séance d’explications qui a duré 45 minutes et pendant laquelle les étudiants ont vu deux projections (en l’occurrence, les mécanismes moléculaires de réplication de l’ADN et l’activité de l’ADN-télomérase), il leur a été demandé comme à l’habitude de donner leurs impressions positives et négatives (toujours en quantités égales, si possible). Voici leurs réactions en deux parties :

Premier jour de classe renversée. Qu’en pensent les étudiants appartenant à deux promos de licence différentes ?

La troisième année de prototypage de la « classe renversée » a débuté ce mois de janvier 2016. Comme je l’ai détaillé dans mes posts précédents, le cours de génétique moléculaire en DIY a été présenté à une promotion d’étudiants en  troisième année de licence de sciences de la vie à la FGES de l’Université Catholique de Lille. 48 de ces étudiants sont dans un parcours de licence générale et 20 d’entre d’eux sont en licence dite Agroqual, organisée par l’Institut Supérieur d’Agriculture (ISA) de Lille, beaucoup plus appliquée (ces 20 étudiants sont en alternance en entreprise). Le principe de ce cours est présenté dans cette petite vidéo explicative. Il leur avait été demandé, quelques semaines avant le début du module et après présentation de la méthode, de donner leur avis sur celle-ci, avant même de l’avoir utilisée et de mesurer en % leur envie de se lancer dans cette pédagogie renversée. Les deux groupes d’étudiants suivent la classe renversée, mais en séances différentes : 6 équipes de 8 étudiants pour les L3 et 3 équipes de 6 à 7 étudiants pour la licence Agroqual. Voici leurs impressions à la fin de la première séance, sachant qu’il leur a été demandé comme dans les évaluations précédentes de donner obligatoirement autant de points de satisfaction que d’insatisfaction.

Avez-vous envie de renverser la classe ? Le sentiment partagé des étudiants à l’annonce du cours en « do it yourself »

Pour la troisième année consécutive, le cours de génétique moléculaire en DIY a été présenté aux étudiants de licence de sciences de la vie à la FGES de l’Université Catholique de Lille. Le principe de ce cours est présenté dans cette petite vidéo explicative. Comme les années précédentes, il leur a été demandé en fin de présentation de donner leur avis sur cette méthode, avant même de l’avoir utilisée. Il leur a été demandé de donner chacun obligatoirement 2 avis positifs et 2 avis négatifs, ceci indépendamment de leur sentiment général. En fin d’enquête, ils ont pu mesurer en % leur envie de se lancer dans cette pédagogie renversée qui débutera au deuxième semestre. Voici les résultats :  AVIS POSITIFS Approche par soi-même – méthode différente, non « conventionnelle » – très motivant, cela donne envie de tester cette nouvelle façon d’apprendre – facilité, ayant déjà testé cette méthode seule, étudier en enseignant, je sais que c’est plus simple de retenir de cette manière – construire le cours – être noté sur les compétences et non pas uniquement sur les connaissances – la méthode semble plus ludique (x3) qu’un cours magistral classique –

Les étudiants sont-ils prêts à être évalués de manière innovante ? Leur avis après un semestre de classe renversée.

Peut-on faire de l’innovation pédagogique sans changer son mode d’évaluation ? Cela semble peu probable, pour ne pas dire impossible. Ceci dit, on ne choisit pas toujours le mode d’évaluation final qui est généralement imposé par la formation. Il faut alors essayer d’innover lors du contrôle continu qui est souvent plus libre, c’est-à-dire laissé à l’initiative de l’enseignant. Dans la classe renversée telle que nous l’avons expérimentée à Lille, le contrôle continu est consacré presqu’exclusivement au mode d’organisation de chaque groupe d’étudiants, au comportement et à l’implication de ses membres pendant les séances, au respect des livrables. Le contrôle des connaissances y est inclus de manière plus exceptionnelle. Il se fait notamment par des interrogations posées à chaque groupe avec attente de réponse collective. Une seule note est donnée par groupe, mais avec un système de bonus (participatif) et malus (absence non justifiée, par exemple) permettant de moduler l’évaluation d’un étudiant à l’autre.

Des doctorants qui recrutent en job dating « inversé » ! Pourquoi pas ?

Texte complet en PDF avec illustrations à télécharger sur : Job dating inversé pour des doctorants qui recrutent Peut-on imaginer des doctorants qui fassent passer un entretien d’embauche à des managers ou à des chefs d’entreprise ? Qui plus est, sur un poste de chercheur ! Sorte de « classe inversée », mais complètement adaptée à la procédure de recrutement. Le job dating « inversé », voilà peut-être une nouvelle idée pour réfléchir aux motivations à mettre en avant dans cette situation ? A méditer… Lors de la dernière journée des Doctoriales 2015, événement organisé à Marcq-en-Barœul par le Collège Doctoral « Lille Nord de France », sous la responsabilité de Laurence DUCHIEN (direction du département « Carrières et Emplois »), Nathalie BERTEAUX (direction administrative) et Aïcha AARAB (chargée de la formation doctorale), un atelier interactif et collaboratif a eu lieu le 17 avril 2015 qui a permis à une soixantaine de doctorants de disciplines différentes de s’intéresser à la manière dont les entreprises pouvaient les recruter. L’exercice original qui leur été proposé était le job dating « inversé », en d’autres termes la simulation d’entretiens d’embauche où les doctorants jouent eux-mêmes le rôle des recruteurs (direction générale, direction des ressources humaines et direction de la recherche) et ces derniers le rôle… Savoir plus >