De la créativité à l'innovation

Expérience

Quand le coronavirus invente le « devoir renversé » confiné en équipes !

Une pandémie virale peut-elle pousser un enseignant à innover ? La lutte contre le coronavirus peut-elle obliger les profs à revoir considérablement leur façon de travailler ? C’est ce que l’on observe partout en France dans le monde de l’éducation avec la maintenant très célèbre « continuité pédagogique ». Mais tout n’est pas évident à faire en ligne, en distanciel comme on aime à le dire chez les adeptes du MOOC et du E-learning. Par exemple, comment organiser des examens ou tout simplement du contrôle continu quand on n’est pas dans la même pièce ? Et comment le faire, particulièrement, quand son enseignement est organisé de manière collaborative et que chacun des ses élèves est confiné chez lui ?Le confinement peut nous amener à plus de créativité, quelque soit la matière et il nous invite aussi à innover dans le domaine de l’évaluation. Pour un professeur de génétique moléculaire comme moi et qui de plus, a le « coronavirus »… dans son programme de cours, c’est un clin d’œil du destin ou un hasard heureux que de devoir se creuser les méninges (hémisphères droits et gauches), pour trouver une solution. Comment continuer à « renverser » ma classe à distance pour mon contrôle continu alors que… Savoir plus >

Comment détecter les passagers clandestins dans un travail collectif ?

Comment vérifier qu’un élève « inactif » ne profite pas d’un travail collectif pour être bien noté ? Comment détecter celui que l’on peut appeler « le passager clandestin » ? Ce n’est pas toujours évident. Dans le cas de la classe renversée, les étudiants travaillent en équipe pour produire le cours et les questions d’examen. Il sont ensuite évalués sur la qualité de cette production collective, ce qui leur donnera une note collective. Beaucoup d’entre eux n’aiment pas cette « note unique » pour le groupe car ils trouvent injuste que tout le monde soit payé de la même manière et non proportionnellement à leur engagement individuel au service du collectif.Pour cela, une méthode d’auto-évaluation a été imaginée en transformant un test d’entreprise connu sous le nom du « 180 degrés ». Elle propose à chaque étudiant d’exprimer la perception qu’il a du travail de ses collègues dans une même équipe, tout d’abord par rapport à lui-même, en utilisant une échelle à 6 niveaux (5 = excellent ; 4 = très bon ; 3 = bon ; 2 = moyen ; 1 = faible ; 0 = sans avis). Les étudiants sont ainsi amenés à donner leur avis sur les 5 critères d’évaluation jugés importants… Savoir plus >

Innovez dans votre classe… faites tourner les tableaux !

Avez-vous déjà entendu parler des tableaux tournants ? C’est un exercice classique dans la classe renversée ! Une pédagogie nouvelle nécessite de nouvelles méthodes et de nouveaux genres d’exercices. Les « tableaux tournants » en sont une illustration. Cette méthode originale est sans doute l’une des plus efficaces d’un point de vue collaboratif car elle permet de faire travailler ensemble tous les étudiants, sans aucune exception. Elle est essentiellement utilisée pour faire des focus sur des éléments du cours, en général liés à des notions fondamentales, celles qui nécessitent une explication plus poussée. Elle est inspirée de la méthode créative du Word Café qui propose aux participants d’un groupe de réflexion de passer d’une table à l’autre et d’écrire ce qu’ils pensent sur une nappe en papier, de co-dessiner par exemple des cartes mentales ou de rassembler des post-its porteurs d’idées similaires et qu’il s’agira ensuite de regrouper par association d’idées. Appliquée à une classe renversée, son principe est très simple. Dans un premier temps, l’enseignant pose une question ou donne les éléments d’un problème à résoudre. Il peut s’agir de s’interroger sur une définition, de décrire un mécanisme ou de faire des comparaisons. Les étudiants se retrouvent en groupe… Savoir plus >

Saison 7 pour la classe renversée… J’y vais ou j’y vais pas ?

Septième édition en ce début des années 20 de la classe renversée à l’Université Catholique de Lille. Comme lors des années précédentes, les étudiants de la Licence 3 de Sciences de la Vie ont été réunis pour une présentation des objectifs et de la méthode pédagogique à laquelle ils vont être « mangées » !  Quand on veut innover en pédagogie, il ne suffit pas d’avoir une idée créative et de décider de la mettre en œuvre, On n’innove pas juste pour innover ! Il faut au contraire expliquer aux apprenants les objectifs de cette innovation pédagogique. il faut aussi leur dire qu’ils pourront participer avec vous à l’évolution de la méthode, car « innover, c’est faire avec » ! En fin de présentation, une fois répondu à toutes leurs questions, une évaluation de leurs impressions est faite par la méthode du 10/20. On leur demande quelles sont leurs meilleures impressions (20/20) et leurs pires, c’est à dire leur crainte vis-à-vis de cette méthode (0/20°. Quel que soit leur sensation générale, ils sont obligés de donner au moins un point positif et un point négatif.  En fin de questionnaire, on leur demande d’évaluer à l’aide d’un pourcentage leur envie de suivre ou pas cette… Savoir plus >

Moi aussi, j’ai renversé ma classe !

On me rétorque souvent que ma méthode de classe renversée ne peut pas s’appliquer partout, ni pour toutes les matières. Qu’elle est davantage faite pour des étudiants d’université que pour des élèves de lycée ou de collègue. Pourtant, partout où je me déplace, dans les établissements de l’hexagone ou les colloques dédiés à la pédagogie, je rencontre des enseignants qui expérimentent des méthodes innovantes inspirées de la classe renversée et ceci quel que soit l’âge de leurs élèves ou la matière. Personne ne « copie-colle » la méthode, ce qui est une très bonne chose, mais tous s’en inspire et l’adapte à leur contexte spécifique. Il en est même qui se contente de « renverser » un seul chapitre de leur cours et non l’ensemble, ce qui est une très bonne manière de commencer ! Enfin, je reçois fréquemment des messages de collègues qui me présentent leurs expériences, ce qui nous permet de faire des échanges de bonnes pratiques. Très récemment, j’ai reçu un mail de Simon TOURNERIE, enseignant de SVT en lycée, qui met en place des formes de pédagogies actives dans sa classe depuis plusieurs années. Ci-dessous son témoignage qui sera publié dans la Lettre Card’inno de l’Académie de Poitiers qui précédera… Savoir plus >

Le SPOC renversé… une adaptation originale de la classe renversée à l’Ecole Navale de Brest !

Décidément, l’Ecole Navale de Brest est un établissement très créatif ! Cette école a clairement décidé d’expérimenter en innovation pédagogique comme le montre cette expérience de l’un de ses enseignants Pierre MOUNEYROU, Formateur en mécanique navale et Conseiller pédagogique. A l’instar de son collègue Alcino FERREIRA, renverseur de classe en anglais, Pierre MOUNEYROU innove en créant avec ses étudiants des SPOC renversés, autrement dit en DIY ! Une expérience à découvrir sur ce blog car très belle illustration de la façon d’utiliser le e-Learning en mode collaboratif ! Très inspirant ! Objectifs pédagogiques du SPOC inspiré de « la Classe renversée« . Dispensés dans le cadre de la formation scientifique des élèves ingénieurs de l’école navale, le cours « SPOC ENERG » participe à la formation des futurs spécialistes « ENERG » aux installations mécaniques des bâtiments de la marine nationale. Cette séance formative expérimentale a pour objectifs de développer des compétences professionnelles, des connaissances techniques et théoriques sur la propulsion des navires, la production de froid et la production d’eau, mais aussi de développer des compétences transverses nécessaires à l’emploi telles que la coopération, la collaboration et la communication dans le cadre d’un projet, utiliser des outils numériques, discerner des informations… Savoir plus >

La classe renversée en anglais… Embarquement immédiat à l’Ecole Navale !

Article à télécharger sur : https://www.innovation-pedagogique.fr/article5828.html La classe renversée a inspiré un enseignant d’anglais Alcino FERREIRA qui a mis en place un dispositif d’enseignement-apprentissage utilisé pour le cours d’anglais maritime à l’École Navale de Brest. Le dispositif est un exemple de classe renversée (Cailliez, 2017) dans lequel les apprenants préparent et dispensent une partie de l’enseignement au bénéfice de leurs pairs. Il encourage une posture active des apprenants, en supprimant du cours les tâches passives. Ainsi la préparation des médias et documents utilisés se fait collaborativement, en séance au lieu d’être réalisée hors temps de présence et individuellement. Dans le dispositif présenté, l’enseignant guide les apprenants à travers les étapes suivantes : la sélection d’un ou plusieurs médias (enregistrement audio, vidéo ou texte), la détermination des objectifs linguistiques que ces médias permettrontd’atteindre (exprimés en termes de grammaire, de lexique ou communicationnels-fonctionnels), la préparation des supports d’apprentissage (choix et création des tâches d’apprentissage et des documents afférents), et leur vérification par l’enseignant,la conduite de la séance elle-même, par les pairs-enseignants, en binômes, après ajout éventuel de l’enseignant. La première partie de ce texte décrit l’organisation du dispositif, la gestion du temps de préparation et de mise en œuvre. La seconde partie… Savoir plus >

Classe renversée et tableaux tournants vécus par les étudiants étrangers

Dans un post précédent, je vous ai présenté ce Que pensent les étudiants étrangers de la classe renversée ? J’avais oublié de vous décrire ce groupe d’étudiants de l’Institut Supérieur d’Agriculture (YNCREA Nord-de-France) par leur nationalités et leur projet de carrière, voilà qui est fait ci-dessous. Lors d’une deuxième séance de 4 heures avec 43 d’entre eux, nous avons continué à produire des descriptions illustrées de mécanismes moléculaires impliquant cette fois-ci des bactéries, et non plus des virus. La méthode utilisée a été celle des tableaux tournants qui permet d’enrichir par rotations successives des équipes d’étudiant des illustrations réalisées pour répondre à des questions de cours. Ci-dessous, leurs réactions positives et négatives. Nationalités: Kazakhstan (x3) – India (x12) – Colombia – Mexico (x4) – Ghana (x10) – Ukraine (x2) – Serbia (x4) – Hungary – France – Gambia – Pakistan – Poland – Salvador Objectifs en matière de projet professionnel : PhD in the genetic engineering sphere and do scientific researches in the fields like genetic engineering and bioinformatics – Food marketing manager ; representing food and agricultural organization as a board member – Food security (work in the field in organizations such as FAO) – R&D – R&D in a… Savoir plus >

La classe renversée perçue par les étudiants étrangers… for or against ?

Que pensent les étudiants étrangers de la classe renversée ? L’expérience a été menée dans un cours de Microbiologie à l’Institut Supérieur d’Agriculture (ISA) du groupe YNCREA (Nord-de-France) de l’Université Catholique de Lille qui réunit 45 étudiants originaires d’une quinzaine de pays différents et de tous continents (Inde, Afrique, Europe, Amérique, Asie). Le cours qui est dispensé en anglais consiste à remettre à même niveau, en microbiologie, ces étudiants de master 1 en provenance d’université différentes. L’organisation des séances est plus ou moins la même que celle de la classe renversée en génétique moléculaire que je donne en licence 3. Une méthode collaborative, plutôt qu’académique ! Les étudiants répartis en groupe de 5 à 6 personnes doivent construire des schémas explicatifs de mécanismes moléculaire, en l’occurrence ici les différents modes d’infection des virus (cycle lytique et lysogénique des bactériophages, mécanismes d’infection des virus à ADN ou à ARN… pour être plus précis !). Les étudiants commencent les schémas sur un tableau avant que l’enseignant ne les invite à changer de tableau (méthode des tableaux tournants). Passées plusieurs rotations, les productions s’enrichissent. Les étudiants sont ensuite invités à jouer le rôle du professeur (celui-ci devenu élève) et à expliquer ce qu’ils… Savoir plus >

Un fablab ouvert pour une école ouverte !

Et pourquoi ne pas imaginer davantage de nouveaux lieux, tiers-lieux, fablab… dans les écoles ? A condition bien sûr de les accompagner d’une véritable méthode pédagogique, ce qui n’est pas toujours le cas. L’illustration que j’ai voulu partager avec vous est un exemple de ce qu’il faut faire en la matière, c’est celle de ToutKouLeur : pour un collège upside-down and inside-out ! Une pédagogie ouverte, conceptualisée par Patrick Saoula, professeur de biotechnologie et sciences appliquées, concilie et dépasse les concepts de classe inversée, renversée et mutualisée. Les enjeux de « TouKouleur – salle ouverte » s’articulent autour de la validation de compétences transversales, de l’autonomie des élèves, d’une éducation artistique et culturelle, d’une ouverture vers l’extérieur et le développement de partenariats, d’un meilleur accompagnement des élèves dans l’évolution et l’évaluation de leurs apprentissages et d’actions pour améliorer le respect et la tolérance de chacun dans le principe de laïcité. « ToutKouleur » c’est aussi l’installation au cœur de l’établissement d’une « classe ouverte » ou 4ème lieu, véritable fablab d’innovation et d’expérimentation : les collégiens ont la possibilité d’imaginer, créer ou de participer à des activités autour de thématiques qu’ils choisissent avec une salle mettant à leur disposition le matériel et… Savoir plus >