De la créativité à l'innovation

Expérience

Tout à déclarer ! Des universitaires français et belges qui échangent sur leurs innovations pédagogiques…

Film de l’événement téléchargeable sur : https://www.youtube.com/watch?v=gwpRnEWeZOA Article en format PDF : Hack’Apprendre Lille 2016 Une frontière invisible qui sépare deux régions particulièrement riches en établissements d’enseignement supérieur et de recherche : les Hauts de France et la Wallonie. Des communautés de pédagogues, enseignants et formateurs, qui se posent souvent les mêmes questions : Comment innover en pédagogie ? Comment enseigner différemment ? Comment partager sur nos pratiques pédagogiques et progresser de manière collective ? Comment bénéficier de l’apport des uns et des autres qui expérimentent avec leurs étudiants ? Peut-on imaginer, de part et d’autre de la frontière, une communauté apprenante impliquée dans une dynamique collective d’innovation pédagogique ?

La conférence dessinée,… ou la mort du PowerPoint !

Film de l’atelier (réalisation par Laurent GODIN et David FREMY du Medialab. de la FLSH) à télécharger sur : https://www.youtube.com/watch?v=0L1xP_JbM5g Qui n’a jamais participé à une conférence ou un séminaire ? De présentation en présentation, les illustrations se succèdent qui permettent de traiter d’un sujet ou de partager sur l’avancée d’un projet. Dans ces moments d’échanges entre un expert et son public, on a pris l’habitude d’utiliser le PowerPoint. La méthode est pratique. Elle a fait ses preuves. Elle permet de dérouler les images et les textes, puis d’échanger avec l’auditoire. Mais est-on obligé de la suivre aveuglément ? Ne peut-on pas choisir une autre façon d’échanger qui soit plus dynamique, plus interactive ? Pourquoi pas autre méthode qui ne force personne à digérer de très longues minutes de présentations fastidieuses avant de passer aux questions ? Une idée vraiment originale a été expérimentée, le 20 octobre 2016, lors d’un séminaire à l’Université Catholique de Lille.

Des élèves co-auteurs de leur savoir !

Article en PDF à télécharger sur : Elèves co-auteurs de leur savoir Avec l’explosion du numérique à l’école, les élèves peuvent devenir co-auteurs de leur savoir. Il en est de même dans l’enseignement supérieur. Cette approche des temps modernes nécessite néanmoins que les acteurs acceptent de changer de posture, tout au moins de sortir de leur zone de confort, pour s’investir différemment dans le partage des connaissances. A l’image de ce qui se passe dans les classes inversées ou renversées, le professeur doit aujourd’hui imaginer de nouvelles pédagogies, celles qui incitent ses élèves à apprendre autrement, en les préparant notamment à rechercher par eux-mêmes les connaissances qui leur seront nécessaires au montage de projets ou à la résolution de problèmes. La pratique des pédagogies inversées va en ce sens pour une majorité d’entre eux. Elle permet de passer de la créativité à l’innovation par l’expérimentation. Hacker la pédagogie. L’expérimentation peut aller encore plus loin lorsqu’on imagine de hacker la pédagogie. C’est le cas du « Uncollege » à San Francisco qui tente de réinventer l’éducation par des méthodes d’auto-éducation.

Comment innover à l’université ? Un atelier de codesign expérimenté par Liverpool Hope University

Télécharger l’article illustré en PDF sur : Liverpool HU Week 2016 Le Laboratoire d’Innovation Pédagogique (LIP) de l’Université Catholique de Lille a organisé fin juin 2016 dans les locaux de Liverpool Hope University (LHU) une semaine de formation au codesign et à l’innovation pédagogique, un programme conçu et animé par Jean-Charles CAILLIEZ (directeur du LIP), June SRICHINDA (Doctorante en Innovation Pédagogique, FLSH-CLARIFE) et Thierry SOBANSKI (Responsable de la Cellule SUN ou « Service des Usages du Numérique »). Cette session était destinée aux enseignants de l’université anglaise utilisateurs du Learning Lab., nouvel espace de coworking inauguré en début d’année universitaire avec une délégation de l’Université Catholique de Lille. Au programme, se sont succédés des séminaires de présentation d’expériences d’innovation pédagogique et d’échange de bonnes pratiques, ainsi que des ateliers portant sur les thèmes : What is codesign and how it can be used to build lessons ? Innovation in the classroom : exchange of success and failures. Creating activities to build a learning community. How to transform creativity into innovation: prototyping the classroom. Lors de cette semaine, il a aussi été organisé une visite guidée du « Creative Campus » de LHU par son directeur Simon PIASECKI At the end of June 2016, the Laboratoire… Savoir plus >

Tous les étudiants n’aiment pas la classe renversée,… mais aucun ne la trouve indifférente !

Le cours de génétique moléculaire en classe renversée (méthode en DIY) vient de se terminer pour la troisième année consécutive à la Faculté de Gestion, Economie et Sciences (FGES) de l’Université Catholique de Lille. Il a été demandé aux étudiants de licence 3 (Sciences de la Vie et Agroqual) l’ayant suivi ce qu’ils en avaient pensé ? Quelles étaient leurs impressions (positives et négatives) au sujet de cette méthode pédagogique, maintenant qu’ils l’avaient vécue ? Avaient-ils des idées d’amélioration ? La question leur avait déjà été posée en milieu de semestre, lors d’une précédente enquête, mais cette fois-ci, ils avaient l’occasion de détailler un peu plus leurs réponses. CI-DESSOUS LEURS REPONSES EN MODE VERBATIM : J’ai fortement apprécié ce système de classe renversée. Nous n’étions plus passifs, mais actifs en cours. Cela nous fait travailler différemment. Venant d’une PACES, puis d’un DUT génie biologique, je n’ai pas eu trop de difficultés à reprendre l’apprentissage de la génétique contrairement à d’autres. Il m’a tout de même fallu avoir plusieurs explications de votre part avant de pouvoir avancer dans nos sujets. Je trouve très bien le fait de préparer les questions sur lesquelles on pourrait tomber aux examens partiel. Je n’avais pas de bases en génétique ; ça m’a beaucoup aidé. Je pense également que… Savoir plus >

La conférence inversée ! Comment hacker l’amphithéâtre et le passer en mode 2.0 ?

La conférence inversée ! Au public de produire le contenu et aux experts de le découvrir ! Voilà une idée plutôt saugrenue, mais finalement bien naturelle pour des créatifs adeptes de la transgression des règles, histoire de les réinventer. Et si l’on détournait un amphithéâtre de sa fonction habituelle, celle qui consiste à placer des experts, des maitres, des sachants devant une assemblée attentive pour qu’ils leur dispensent leur savoir en mode descendant ? Pourrait-on abandonner, juste pour essayer, le mode de transmission 1.0 pour passer en 2.0 ? Telle a été la motivation qui a conduit les organisateurs de MOSAIC Lille 2016, l’Ecole de Printemps en Management de la Créativité (Université Catholique de Lille, 10-12 mai 2016) à organiser cette expérience. La proposition qui a été faite aux participants était de réfléchir à la question suivante : « Comprendre les écosystèmes innovants. Quelle place pour l’Homme dans cette nouvelle société ? ».

Quand la classe renversée s’inverse ! Qu’en pensent les étudiants ?

Peut-on inverser une classe renversée ? La question peut surprendre, mais elle se pose quand on décide d’aider ses étudiants à comprendre les cours qu’ils ont écrits eux-mêmes. Après 6 séances de classe renversée en génétique moléculaire, soit 12 à 14 heures qui ont permis aux étudiants de construire le cours (6 chapitres) par eux-mêmes et en équipes, il leur a été proposé de passer en classe inversée. L’idée était de prendre du temps pour répondre à leurs questions, pour résoudre les points d’incompréhension relatifs au contenu des chapitres qu’ils avaient rédigés et pour préparer ensemble les questions susceptibles de tomber à l’examen final. Dans ces nouvelles séances de classe inversée (nommées ainsi car les étudiants sont censés avoir appris le cours chez eux avant de venir en classe pour « faire leurs devoirs » avec l’enseignant), plusieurs temps de travail ont été organisés qui sont dans l’ordre : la rédaction en équipe de questions à destination de l’enseignant (celui-ci devenant l’élève qui va devoir répondre à « ses professeurs », ceux qui ont écrit le cours), la réponse collective à une même question sous la forme de « tableaux tournants » ou l’utilisation de schémas annotés (toujours en équipe) pour répondre à des questions de définition. Pour savoir ce que… Savoir plus >

Classe renversée et licence inversée,… la faculté d’innover ! (Partie 2)

La licence inversée en droit Objectifs de la licence en mode OWOC La méthode de licence inversée, telle que nous la menons depuis deux ans, est une approche qui cherche à optimiser l’acquisition des connaissances des étudiants en fonction de leur propre mode d’apprentissage. Elle leur propose de travailler les matières fondamentales par thèmes, chacun d’entre eux n’étant développés que sur une seule et même semaine. C’est l’approche OWOC (« one week, one course »). La théorie est couplée à la méthodologie et à la mise en pratique par le biais de séances de travaux encadrés. Le découpage de la semaine est construit pour permettre à l’étudiant d’avoir le temps de passer d’un apprentissage en surface (réalisé par la lecture d’un pré-read) à un apprentissage en profondeur (qui donne ensuite du sens à la connaissance acquise). Ce mode d’apprentissage doit être déployé progressivement sur tous les cursus de la première année de licence aux masters. Aujourd’hui, engagé en L1, L2 et M1, il s’appliquera dès l’année prochaine à plus de 1300 étudiants. A chaque cours, sa semaine ! La licence inversée en droit, à ce jour unique en France, est innovante pour plusieurs raisons. Elle met l’accent sur le rôle de l’étudiant dans sa… Savoir plus >

Classe renversée et licence inversée,… la faculté d’innover ! (Partie 1)

Force est de constater qu’en ce début de XXIème siècle, une majorité d’étudiants souhaite être plus active dans l’acquisition de ses connaissances. Ces étudiants veulent échanger différemment avec leurs enseignants, voire établir avec eux un véritable dialogue. Partant de ce constat, une réflexion a été menée à l’Université Catholique de Lille qui regroupe notamment  5 facultés (droit, médecine et maïeutique, gestion économie et sciences, lettres et sciences humaines, théologie) pour 7000 étudiants. Elle a conduit en 2012 à un programme ambitieux intitulé « Horizon 2020 » qui a incité les enseignants-chercheurs à s’engager dans des expérimentations d’innovation pédagogique. Pour cela, des ateliers de créativité ont été organisés qui ont permis de se demander comment faire évoluer les méthodes d’enseignement ? Ils ont conduit à décider comment construire certains de ces enseignements de manière différente, pour placer notamment le contenu des interventions des enseignants dans une autre perspective que celle traditionnellement envisagée, à savoir conduire les étudiants vers un développement de leurs capacités réflexive et critique. La pédagogie inversée, sous ses différentes formes, est l’une des pistes qui a été choisie au côté d’autres comme l’utilisation de cartes mentales, la construction de serious game, l’usage de WebTV et de Wiki radio, l’enseignement à distance… Savoir plus >

Les soirées de l’étudiant créateur. Une idée vraiment originale proposée par IES, un institut de l’entrepreneuriat qui challenge les idées !

Un institut de l’entrepreneuriat peut-il être innovant ? La question peut en effet se poser. En d’autres termes, comment telle structure peut accompagner différemment de jeunes créateurs d’entreprises en challengeant leurs projets. Ce petit film réalisé en collaboration avec la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) Grand Lille a voulu faire lumière sur une des actions phares de L’Institut de l’Entrepreneuriat (IES) de l’Université Catholique de Lille, dirigé et animé par Catherine DERVAUX et Delphine CARISSIMO. En l’occurrence, les Soirées de l’Etudiant Créateur ! En octobre 2011, l’IES en collaboration avec la CCI Grand Lille réinventaient les cours du soir, de façon inédite, pour proposer une formation originale à la création d’entreprises aux étudiants et jeunes diplômés du Nord Pas-de-Calais Picardie, aujourd’hui les Hauts de France. Plus de 200 jeunes porteurs de projets motivés ont suivi ces modules interactifs dispensés par des experts de la Région. Une expérience à découvrir. Un retour en images sur ce succès, juste en cliquant sur ce lien : https://www.youtube.com/watch?v=_67ayugsvFs