De la créativité à l'innovation

Réflexion

Quand un prof innove en mode design thinking !

Article en PDF à télécharger sur Lettre DUNOD Innovation Pédagogique n°6 (novembre 2019) : https://etb-hachette.ligne13.com/exports/10136-lettre_dunod_page2_n6.html Quel rapport y a-t-il entre un enseignant et un designer ? A priori, aucun ! Quel point commun entre un professeur et un architecte ? Pas plus ! Pourquoi alors s’intéresser au codesign lorsque l’on enseigne ? En quoi les méthodes inspirées du design thinking peuvent-elles stimuler la pédagogie, voire l’innovation pédagogique ? Un élément de réponse est apporté ici avec l’expérience de « classe renversée »[1], telle qu’elle est pratiquée à l’Université Catholique de Lille dans un cours de génétique moléculaire. Le design thinking qui signifie littéralement « penser le design » est une méthode d’origine californienne qui permet d’aborder l’innovation de manière intuitive. Elle le fait dans une démarche systémique et intuitive en s’appuyant sur des processus de créativité en mode co-élaboratif qui impliquent dès le départ l’utilisateur final. Le design thinking est le contraire d’un processus linéaire, issu d’un mode de pensée analytique, que l’on retrouve fréquemment dans l’éducation en format académique. Il s’agit plutôt d’un ensemble de chemins et d’espaces qui se croisent et s’entrecroisent pour produire de l’innovation en matière de produits, services ou management au bénéfice de l’usager. Comment… Savoir plus >

Apprendre à apprendre de manière collective… en 4 vidéos avec la classe renversée !

Est-il suffisant d’apprendre pour progresser dans ses connaissances, pour développer ses compétences ? Certains pensent que oui, d’autres vous diront que non. Est-il obligatoire de faire cela tout seul, comme si l’apprentissage n’était qu’un processus personnel, ce qui est loin d’être faux ? La question se pose dans le monde de l’éducation, ce qui est normal, mais pas uniquement. Depuis quelques années, ce sont aussi les entreprises qui sollicitent les « innovateurs pédagogiques » pour leur poser la question de savoir comment ils font pour mobiliser l’attention de leurs élèves, les faire interagir différemment et surtout plus efficacement, mais leur permettre aussi de mieux apprendre. Dans le cadre de l’une de mes dernières interventions en entreprise, devant des cadres et managers intéressés par le sujet et qui m’avaient invité à faire une conférence le 21 mai 2019, je me suis dit que mon expérience de classe renversée, ainsi que la démarche que nous menons avec mes collègues d’HEMiSF4iRE Design School à l’Université Catholique de Lille, pouvaient être une source d’inspiration pour tenter de répondre à cette question. Je me suis dit qu’il était peut-être aussi intéressant de se dire que l’on peut très bien apprendre à apprendre, comme cela semble nécessaire, mais… Savoir plus >

Il faut échouer pour innover !

Et si l’échec était indispensable pour innover ? Une idée saugrenue pourriez-vous penser, mais en êtes-vous bien sûr ? Dans les processus d’innovation, en particulier ceux qui découlent de démarches de créativité (coworking, codesign,…), il est attendu de transformer ses idées en actions concrètes. Et pour cela, il faut expérimenter. C’est un peu comme si l’on voulait se lancer dans une nouvelle pratique, physique ou sportive, qui nécessite d’oser et de prendre des risques… comme celle d’apprendre à faire du vélo ou à skier. Impossible d’y arriver du premier coup, c’est à dire sans essayer, donc sans tomber ! Pour transformer une idée créative en innovation concrète, en d’autres termes pour que celle-ci « rencontre la main de l’utilisateur », qu’il en fasse un usage particulier, il faut expérimenter. Cela ne peut se faire sans passer par une succession de petits échecs, tous nécessaires à l’accomplissement du projet. On parle du « droit à l’échec » ou du « droit à l’erreur », mais aussi plus clairement de la « nécessité d’échouer ». Chaque échec devient alors une nouvelle opportunité pour tenter d’améliorer ce qui n’a pas fonctionné dans un premier temps, pour trouver une solution qui permettra de recommencer de manière plus efficace, voire d’améliorer ce que l’on… Savoir plus >

Les crapauds fous à l’université !

Qui sont les crapauds fous ? Que viennent-ils faire à l’université ? Face aux grandes turbulences du monde dans lequel nous vivons, tel le dérèglement climatique, les menaces du terrorisme, les maladies de civilisation, le transhumanisme, les fake news,… nous commençons à être submergés par un tsunami d’angoisse. Que faire alors ? Peut-être tout simplement… un pas de côté ! C’est l’idée originale des Crapauds fous qui se sont invités l’espace de deux journées à l’Université Catholique de Lille pour des conférences interactives et un atelier de créativité réunissant universitaires et autres acteurs de la société pour imaginer ensemble de nouvelles échappatoires. Un reportage qui devrait vous en apprendre sur ces bizarres petits amphibiens que nous pouvons tous devenir un jour ! Pour en savoir davantage, une fois cette vidéo parcourue, je vous invite à lire le Manifeste du Crapaud fou.   Une façon innovante de se rendre compte qu’il existe de nombreux chemins en dehors de ceux bien tracés…

Ma classe n’est pas un champ de carottes !

Quel rapport peut-il y avoir entre la permaculture et l’innovation pédagogique ? Une illustration est donnée ici avec la « classe renversée », telle qu’elle est pratiquée à l’Université Catholique de Lille depuis 4 ans dans mon cours de génétique moléculaire. J’ai été contacté récemment par une jeune ingénieure agronome, Louise Browaeys, qui prépare un livre sur la façon dont la permaculture peut gagner le terrain de l’entreprise et de l’éducation. Elle désirait m’interviewer pour recueillir mon avis sur la question et compléter ainsi l’un des chapitres de son futur ouvrage. Etant biologiste de formation, j’ai d’abord cru qu’elle s’adressait à mes connaissances en la matière. En effet, la permaculture est une conception de la culture biologique durable et responsable qui prend en considération de manière prioritaire la biodiversité des écosystèmes vivants. Cette pratique agricole qui a été théorisée au siècle dernier et que l’on présente aujourd’hui comme un nouveau mode de production écologique de fruits et légumes, signifie littéralement « agriculture permanente » ou plus explicitement « culture de la permanence ». Elle invite à cultiver ce que la terre peut donner de manière durable et responsable au sens écologique, en étant libéré des systèmes de production et de distribution industrialisés. Dès le début de notre… Savoir plus >

Innover en pédagogie,… par les rencontres improbables, le codesign et les communautés apprenantes !

Etre créatif pour être innovant en pédagogie, cela est nécessaire, mais pas suffisant, notamment si on espère que ce changement puisse être durable. Il faut créer des rencontres improbables, « contaminer » son entourage et créer une dynamique collective qui participe à la construction d’une communauté d’une communauté de pratiques, d’une communauté apprenante. C’est ce que les universités américaines désignent parfois sous le terme de Faculty Learning Communities (FLCs), c’est à dire des groupes d’enseignants, administratifs et d’étudiants provenant de toutes les disciplines et qui s’engagent dans des collaborations actives tout au long de l’année de manière à se former, expérimenter ensemble en innovation pédagogique, puis à échanger sur leurs pratiques. Les objectifs de ces communautés universitaires d’apprentissage sont d’échanger et de réfléchir sur les pratiques d’enseignement et d’apprentissage. Il s’agit par exemple d’expérimenter de nouvelles pédagogies, de créer des collaborations entre les disciplines, d’imaginer la création de modules inter- et trans-disciplinaires, de participer à la recherche de profils d’excellence et au financement des activités pédagogiques,… enfin, d’avoir ensemble conscience de la complexité des modes d’enseignement et d’apprentissage. La quatrième des 5 disciplines de Peter SENGE, qu’il définit comme l’une des pratiques nécessaires à la construction d’organisations intelligentes, est « l’apprentissage en équipe »…. Savoir plus >

Que pensent les profs de la classe renversée ? Je t’aime,… moi non plus !

Que pensent les profs de la classe renversée ? Ont-ils envie de se lancer dans l’aventure des pédagogies innovantes ou bien ont-ils peur de s’y risquer ?  Telles sont les questions qui ont été posées à une quarantaine d’universitaires de l’Università di Corsica Pasquale Paoli lors d’un séminaire d’innovation pédagogique organisé par Thierry Antoine SANTONI , Vice-Président en  charge de l’innovation et du numérique, les 1 et 2 décembre 2016 à Corté. Leurs impressions positives et négatives ont été recueillies suite à une conférence de Jean-Charles Cailliez sur son expérience de classe renversée en « Do it Yourself«  et précédant deux jours d’ateliers collaboratifs (co-animés par Delphine CARISSIMO, chargée de mission à l’Institut de l’Entrepreneuriat de l’Université catholique de Lille) consacrés aux méthodes pédagogiques innovantes et aux communautés apprenantes. D’un point de vue méthodologique, il a été demandé à chacun de donner obligatoirement un point positif (ce qui lui donne envie de se lancer dans une pédagogie innovante, classe inversée ou autre méthode) et un point négatif (ce qui le freine, voire ce qui lui fait peur). Ci-dessous leurs réactions : Impressions positives et inspirations. La méthode des tableaux tournants me semble très didactique et intéressante à mettre en place –

De quoi sera fait demain ? Faut-il être devin pour s’y préparer ?… ou plus raisonnablement prospectiviste !

Dossier consultable en flipping book (l’ouvrir avec Google Chrome) sur : http://www.univ-catholille.fr/ebooks/VE-n65-oct2016/index.html De quoi sera fait demain ? Quel futur nous attend dans ce monde en perpétuelle mutation ? Faut-il être astrologue ou devin pour s’y préparer,… ou plus raisonnablement prospectiviste ? La prospective est une démarche itérative à la fois pragmatique et holistique. Elle nous prépare à affronter demain. Elle nous aide à envisager l’avenir en nous inspirant du passé comme du présent, tout en tenant compte de l’évolution de notre environnement et de nos comportements. Elle est indiciblement liée à la notion d’écosystèmes, entendus comme des ensembles dynamiques d’acteurs vivants qui interagissent avec leur milieu. Alors quoi de plus normal que l’Université Catholique de Lille s’engage dans une démarche de prospection et de compréhension des écosystèmes innovants pour assurer ses missions d’éducation, de recherche et de service à la société.

La radio et la télévision, de nouveaux outils numériques pour innover sa pédagogie à l’université. Silence,… on tourne !

Et si les profs utilisaient la radio et la télévision pour réinventer certains de leurs cours ou leurs modes d’évaluation ? L’idée peut paraître incroyable, bizarre, voire même loufoque ! Et pourtant, c’est ce qui a été proposé à des enseignants-chercheurs universitaires lors d’un atelier co-élaboratif organisé le 2 décembre 2015 à l’Université Catholique de Lille par le Laboratoire d’Innovation Pédagogique (LIP). Il s’agissait pour eux d’imaginer en équipe un concept et un conducteur pour une émission de radio ou de télévision destinée à enseigner ou évaluer différemment. Découvrez en quelques minutes le film de l’atelier en cliquant sur ce lien : WebTV et Wiki radio, la pédagogie sur un plateau !  Merci à Timothée, David et Laurent de l’équipe du Medialab. de la FLSH pour le tournage et le montage de ce film.

La Silicon Valley est-elle toujours aussi innovante ? Learning expedition à Palo Alto sous l’objectif de Florence Leray

Un film de Florence LERAY, journaliste et enseignante en prospective à l’Université Catholique de Lyon, à visionner sur : https://www.youtube.com/watch?v=gpgafG4R3xk L’Université Catholique de Lille a créé en septembre 2014 son Institut International de Prospective sur les Ecosystèmes Innovants qui a organisé son premier voyage apprenant (Learning expedition) à Palo Alto (San Francisco, Californie) en janvier 2015. Celui a réuni une quinzaine de participants et tout autant d’invités et intervenants, notamment californiens, lors de cette semaine consacrée aux visites et interactions. C’était la deuxième « sortie » de l’Institut après sa participation en novembre 2014 au Séminaire de l’Université de la Singularité à Amsterdam, dont nous avons parlé sur ce blog, qui lui a permis notamment de mieux comprendre l’approche transhumaniste de certains courants de pensée américain. L’INSTITUT INTERNATIONAL DE PROSPECTIVE SUR LES ECOSYSTEMES INNOVANTS,… KESAKO ? Tout est bien expliqué dans le film de Florence Leray que vous pouvez visionner via cette page, mais en voici quelques pistes de compréhension :