De la créativité à l'innovation

Témoignage

L’élève invité !

Peut-on mélanger les niveaux dans une même classe ? Oui très certainement, dans les écoles aux très faibles effectifs, ce qui est le cas dans de petits villages ou certaines quartiers urbains. Mais peut-on le faire aussi quand les classes de chaque niveau sont bien remplies ? Et quel intérêt ?  Laissez-moi vous présenter l’expérience de ma collègue Josépha FABER BOITEL, rencontrée récemment à l’ESPE de Créteil lors d’une journée d’étude sur les inversions, et qu’elle nomme « L’élève invité« . Cette enseignante, Docteure en lettres, Professeure, auteure, conférencière et rédactrice contenus didactiques travailler sur différents projets avec Jean-Luc BERTHIER, ce qui explique la présence dans ses pratiques d’hybridation entre classe de type inversé/renversé et les principes des neurosciences-cognitives, l’un et l’autre se complémentant pour le meilleur selon elle.Aspects administratifs de l’expérience de « l’élève invité » 1) J’ai souvent un même niveau de classe, mais cette méthode fonctionne aussi sur différents niveaux. 2) J’ai aussi une salle de classe fixe pour que les élèves puissent me retrouver facilement. 3) J’indique sur la messagerie interne de l’établissement la présence de ces élèves pour des raisons administrative d’appel et de sécurité d’une part mais aussi pour enregistrer officiellement leur motivation à suivre des cours supplémentaires !… Savoir plus >

La classe renversée au lycée

Article avec illustrations en format PDF à télécharger sur : La classe renversée en lycée par Christelle CAUCHETEUX La pratique de classe renversée est-elle réduite à l’enseignement supérieur ? Tel n’est pas l’avis de ma collègue Christelle CAUCHETEUX qui a décidé de l’expérimenter en lycée, tout d’abord dans sa classe de terminales ES, puis en classe de première. Une expérience enrichissante,pour elle comme pour ses élèves, qu’elle nous détaille ci-dessous : Une expérience de classe renversée en lycée Alors qu’apprendre à mobiliser les savoir disponibles (à portée de clics) et stimuler la « pensée créatrice » (Serres, M., 2010) en situation d’apprentissage apparaissent comme essentiels à l’ère digitale, la formule « classe renversée » peut être une réponse. A la suite de ma participation à Ludovia en août 2017 où j’avais pu découvrir le principe de la classe renversée au cours de la conférence de Marcel Lebrun, je me suis lancée dans une première expérience en Sciences Economique et Sociale (SES) avec une classe de terminales ES sur le premier chapitre du programme (les sources de la croissance économique). J’ai ensuite visionné le Ted Talk et lu le livre de JC Cailliez (Cailliez, 2017). J’ai ainsi amélioré ma pratique forte de ses conseils…. Savoir plus >

Le management de l’innovation est-il un module utile ? Qu’en pensent les Masters ?

Que vous a apporté ce module de « Management de la Créativité et de l’Innovation » qui puisse vous être utile à l’avenir dans votre travail ? Telle est la question que j’ai posée à mes étudiants à la fin de mon cours qui s’est terminé cette semaine (Mai 2018). Il a été dispensé à 48 étudiants en provenance de 3 masters différents (formations en alternance) de la Faculté de Gestion Economie et Sciences (FGES) de l’Université Catholique de Lille. Ces étudiants en Master 2 « Digital Commerce » (DICO), Management des Entreprises (ME) et Master 1″Ingénierie Informatique » (III) ont été mélangés lors des séances de cours. Ils ont travaillé en 8 équipes de 6 participants. Lors de ces 25 heures de cours les étudiants ont découvert les différentes étapes qui permettent de construire un atelier de codesign qui favorise l’intelligence co-élaborative par des exercices de divergence et de convergence. Ils se sont exercés à ces approches d’idéation par des temps de travail en 2D, 3D et 4D, allant de l’usage des post-its, cartes mentales, du dessin, des écritures, de la résolution d’énigmes, au maquettage en 3 dimensions et à la scénarisation et aux jeux de rôle. Ils ont appris aussi à construire par… Savoir plus >

Une classe inversée qui se renverse ! C’est à Paris… aux frontières du vivant !

Quel chemin parcouru depuis qu’Antoine TALY et moi nous sommes rencontrés à Lille, puis à Paris en 2014, pour échanger sur nos expériences de classes inversées et renversées en biologie cellulaire et moléculaire. Bravo à lui et ses remarquables étudiants de la Licence « Frontières du Vivant » de l’Université de Paris Descartes, hébergée par le Centre de Recherche Interdisciplinaire (CRI) de François TADDEI, pour avoir osé « renverser » en deuxième année de licence une classe déjà bien « inversée » l’année précédente. Comme vous le découvrirez dans ce reportage réalisé par Claude TRAN, journaliste de l’Education, pendant la semaine de la classe inversée CLISE 2018, tout le monde s’y retrouve et y prend même du plaisir : les étudiants qui apprennent à apprendre différemment et en groupe, qui prennent leurs responsabilités vis-à-vis de leurs collègues dans la construction de leurs chapitres, des enseignants visiteurs qui découvrent l’intérêt d’un « voyage apprenant » organisé à l’occasion de la CLISE, et le prof qui apprend de ses élèves… Ce partage d’expérience entre un enseignant lillois et son collègue parisien tel qu’il avait été présenté dans nos précédents posts : La classe inversée, une pédagogie innovante à benchmarker ! et  PédagoChti : un nouveau regard sur une pédagogie universitaire… Savoir plus >

La meilleure façon d’apprendre, c’est d’enseigner,… et pourquoi pas en classe renversée ?

On dit parfois que « la meilleure façon d’apprendre, c’est d’enseigner ! ». Alors pourquoi ne pas s’en inspirer pour imaginer une nouvelle approche pédagogique, une méthode qui permette de favoriser ainsi les apprentissages ? Pourquoi ne pas oser renverser la classe comme cela est illustré dans le TEDx de Viroflay 2018. Ci-dessous la méthode telle qu’elle est expérimentée à Lille et comme elle a été soumise récemment au Prix d’excellence I-Site Innovation Pédagogique ULNF 2018. L’article est téléchargeable sur : La classe renversée (Prix Innovation ISITE 2018) JC Cailliez Les objectifs de la classe renversée. Force est de constater qu’en ce début de XXIème siècle, une majorité d’étudiants souhaite être plus active dans l’acquisition de ses connaissances. Ces étudiants aimeraient en particulier apprendre à leur rythme et échanger différemment avec leurs enseignants. Partant de ce constat, une réflexion a été menée à l’Université Catholique de Lille (Fédération Universitaire et Pluridisciplinaire de Lille), EESPIG de l’ULNE qui a conduit ses 5 facultés en 2012 à un programme intitulé « Horizon 2020 » pour inciter ses enseignants à s’engager dans l’innovation pédagogique. La classe renversée qui est présentée ici est l’une des expérimentations qui s’intègre dans ce dispositif de transformation des pratiques pédagogiques universitaires. Le principe de… Savoir plus >

La classe renversée, innovation managériale… au TEDx de Viroflay

Visionnez le talk du TEDx de Viroflay en cliquant sur : La classe renversée, innovation managériale ! Si je vous dis que je ne suis plus un prof normal et que ma classe est devenue vraiment bizarre depuis 4 ans ! Cela vous intrigue ? Si j’ajoute que ce qui s’y passe entre ses murs intéresse au plus haut point les entreprises… qui m’appellent ou m’envoient des mails presque tous les jours ! Alors là, vous aimeriez en savoir plus ! Alors bienvenue dans la classe renversée ! Une expérience qui ne manque pas de surprendre ! 40 professeurs pour un seul élève ! Des étudiants qui construisent eux-mêmes le contenu du cours et des chapitres… et qui le teste sur le professeur, devenu le seul élève de la classe.  Des tableaux qui tournent, de la « tricherie obligatoire », des karaokés, du ping-pong, des « battles » … Le prof qui est devenu le seul à avoir des devoirs à la maison ! En échangeant cela avec vous, j’ai maintenant le souvenir de deux situations qui m’ont convaincu que cette façon de faire cours avait toutes les raisons d’intéresser l’entreprise ! Mon premier souvenir… le plus amusant : « la bactérie à 2 chromosomes ». C’était un matin en début de semaine,… Savoir plus >

Sois bon… et tais-toi !

Il est très rare que l’un de mes étudiants me parle d’innovation pédagogique. Non pas que cela n’arrive jamais, mais leurs questions sont presque toujours axées sur le contenu du cours, l’envie d’avoir telle ou telle explication, ou de savoir ce qu’il faut apprendre pour le contrôle continu ou l’examen. Bref, très souvent des interrogations de « consommateurs ». Alors quand l’un d’entre eux (plus exactement l’une d’entre eux) me propose de lire son regard sur le système éducatif… je prends le temps de m’y attarder et je décide de le partager sur ce blog. Ce papier plutôt militant, mais empreint de sincérité, m’a beaucoup plu. Bien sûr, il manque un peu de nuance, voire d’objectivité, en certains passages, mais reconnaissons qu’il a le mérite de livrer un point de vue qui est loin d’être minoritaire. Et puis, c’est un regard d’une partie de la jeunesse dont il faut tenir compte si on souhaite, comme c’est mon cas, aider à faire évoluer les pratiques pédagogiques. Le titre complet de cet article est : « Sois bon… et tais-toi ! Notre belle Ecole, une machinerie« . Il est signé par Selma BEN YACOUB, une de mes étudiants en PACES à l’Université Catholique de Lille : Sois bon et tais-toi  C’est… Savoir plus >

Pour des entreprises apprenantes,… besoin d’une école entreprenante !

Pour des entreprises apprenantes, nous avons besoin d’une école entreprenante. Au cœur des débats et annonces récentes au sujet de notre système éducatif, deux grands reproches émergent : il ne permet pas l’acquisition de savoir jugés « fondamentaux » et il n’assure pas efficacement l’intégration dans le marché de l’emploi. Mais nous posons-nous les bonnes questions pour répondre à ces problématiques déjà anciennes ? L’école française n’est pas à la hauteur de ses ambitions. Dans les études PISA, la France occupe une position relativement stable depuis 2006 : un pays aux performances dans la moyenne de l’OCDE avec un niveau relativement homogène entre les élèves. Ce qui ne masque pas de profondes inégalités, nous sommes le pays dans lequel l’impact de l’origine sociale sur les résultats scolaires est le plus fort. Notre système scolaire est élitiste et compétitif sans pour autant favoriser l’excellence. Dans un contexte de transformations profondes, l’école de la République souffre de ses archaïsmes. Axée sur l’accumulation de savoirs théoriques, elle dévalorise les savoirs et formations pratiques. Avec des conséquences dommageables car la pénurie de techniciens spécialisés est aujourd’hui un frein majeur au retour de la croissance. Rigide et vertical, il limite également le développement des compétences à « valeur humaine… Savoir plus >

La classe renversée,… à ne pas « copier-coller » !

Le 22 septembre 2017, une conférence à deux voix a été organisée à l’Université de Mons (Belgique) sous la houlette de Frédérique ARTUS, Conseillère en Pédagogie Universitaire, et dont le thème était « L’innovation pédagogique, une question de transposition plutôt que d’imitation,… une illustration avec la classe renversée ». Cette conférence a été réalisée en 3 temps avec tout d’abord Jean-Charles CAILLIEZ et Sébastien BETTE qui ont présenté deux expériences en la matière, la première à l’Université Catholique de Lille pour un cours de génétique qui existe depuis 4 ans et la deuxième à l’Université de Mons pour un cours d’informatique qui en est à quelques mois d’expérimentation. S’en est suivi un temps d’échange avec l’auditoire, essentiellement composé d’enseignants-chercheurs de l’université et d’assistants doctorants impliqués dans l’enseignement. Les débats ne se sont pas limités à la problématique des classes renversées, objet des deux expériences présentées lors de ce séminaire, mais à l’innovation pédagogique de manière plus générale. Peut-on imiter ses collègues ? Le « copier-coller » en matière d’innovation pédagogique est-il efficace ou non ? Doit-on au contraire s’inspirer des méthodes testées par d’autres pour faire évoluer ses propres pratiques pédagogiques ? Enfin, quid du rôle des étudiants (usagers et/ou clients) qui deviennent co-acteurs, non seulement de la construction de leurs savoirs, mais aussi de l’évolution… Savoir plus >

S’il te plait,… dessine-moi un hangar !

Télécharger l’article en version PDF avec les illustrations en cliquant sur : STP Dessine-moi un hangar Peut-on être créatif de manière collective ? Peut-on être créatif sans forcément suivre immédiatement l’avis des experts ou des plus expérimentés d’entre nous en la matière ? La réponse est oui, mais à condition bien sûr d’utiliser une méthode de travail qui le permette. Celles de codesign ou de coworking répondent à cela. Une illustration est donné avec cette expérience menée à l’Université Catholique de Lille. Le 21 octobre 2017, a été organisé à la Maison des Chercheurs de l’Institut Catholique de Lille un atelier co-élaboratif dont le but était de co-dessiner le projet d’un nouveau lieu, dans un bâtiment récemment acheté, qui doit voir se mixer des activités artistiques proposées à des étudiants et d’autres menées par une Design School autour de la création d’entreprises, de l’innovation pédagogique et de la prospective sur les écosystèmes innovants. L’atelier a réuni 54 participants aux profils très variés (enseignants-chercheurs, étudiants, créateurs d’entreprises, artistes, designers, journalistes, responsables de la communauté municipale,…) et aux origines géographiques dépassant le cadre lillois, notamment par la présence de collègues universitaires de Liverpool Hope University (UK) et du Campus Collaboratif Numérique du Saguenay/Lac-Saint-Jean… Savoir plus >