De la créativité à l'innovation

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La peur de l’examen disparait-elle avec l’innovation pédagogique ? Sans doute pas !!!!

La peur de l’examen, le stress au moment de le passer,… peuvent-ils disparaître lorsque l’on emploie des méthodes pédagogiques innovantes ? Ou bien, est-ce le contraire ? Les innovations pédagogiques n’augmentent-elles pas le risque de stress pour une population d’étudiants tellement habituée à être interrogée de la même manière ? C’est ce que l’on a voulu savoir dans le cadre du cours de Génétique moléculaire en DIY. Comme vous l’avez lu dans les épisodes précédents, les étudiants qui construisent le cours eux-mêmes ne sont plus évalués sur la base de leurs connaissances en contrôle continu, mais sur leurs aptitudes à respecter les délais de livraison d’un chapitre et à se transmettre les chapitres d’un groupe à l’autre pour la phase d’apprentissage. Ils organisent eux-mêmes les QCM, interrogations et même le DS. La seule chose qui ne change pas est l’examen final qui sera individuel, sans document et rédigé de manière anonyme (normal pour un examen universitaire). Aussi, les étudiants commencent à se poser des questions… le stress monte ! Voici ci-dessous leurs satisfactions et leurs appréhensions quant aux méthodes d’évaluation qui leur ont été proposées pour le contrôle continu (évaluation des compétences) et pour l’examen (évaluation de connaissances) :

Entrepreneurs et doctorants… de jeunes créatifs qui apprennent à co-élaborer !

Texte avec illustrations téléchargeable sur : IES Club 28 mars 2014 A l’occasion du « IES-Club » du 28 mars 2014, organisé conjointement par l’Institut de l’Entrepreneuriat (IES) et l’Ecole des Doctorants (ED2) de l’Université Catholique de Lille, de jeunes créateurs d’entreprises et des doctorants de différents domaines ont pu se rencontrer et participer à un atelier créatif consacré à l’innovation. C’est donc à l’heure du midi, autour de sandwiches et de quelques boissons gazeuses, que se sont retrouvés pour la première fois environ 25 jeunes créateurs d’entreprise (hébergés par l’IES et très souvent associés en binomes) et 5 doctorants de domaines scientifiques aussi variés que le droit, les sciences et technologies, les sciences de l’éducation ou l’économie et le management. Sous l’animation de Jean-Charles Cailliez (ED2), Delphine Carissimo (IES) et Catherine Dervaux (IES), ce groupe de jeunes entrepreneneurs et chercheurs a découvert les grands principes du codesign et s’est prêté au jeu du travail collaboratif. En guise d’Icebreaking, la séance a commencé avec le classique curriculum vitae en six words. Il s’agissait pour chacun de se présenter en une seule phrase d’exactement six mots. Pas un de plus, pas un de moins ! Pour cela, on ne dispose que de 3 minutes. L’exercice… Savoir plus >

Le QCM inversé : un outil qui permet d’apprendre et non plus d’interroger !

Il est impossible de construire un questionnaire à choix multiple (QCM) si on ne connaît pas son cours. Même les professeurs les plus expérimentés sont obligés de lire avec précision le contenu de leur cours pour être capables de rédiger un QCM et d’y proposer tout un choix de bonnes et mauvaises réponses. C’est ce que l’on fait dans les cursus contenant des concours (comme la première année commune des études de santé) et pour lesquels il n’est pas nécessaire de corriger les copies. Un simple tableau avec des cases cochées ou pas y suffit. Aussi, la question s’est posée de l’utilisation d’un QCM, non plus pour interroger des étudiants, mais pour les obliger à connaître leur cours. Il suffisait alors de leur demander de construire eux-mêmes ces QCM. Voilà qui a été testé dans la cadre du cours de Génétique moléculaire en DIY. Les étudiants ont été invités à écrire deux QCM avec 5 choix de réponses (un QCM par chapitre qu’ils construisent eux-mêmes). Au moins l’une des réponses proposées devait être bonne. Le barème était le suivant : 5 points pour une réponse 100% exacte, 2 points pour une réponse incomplète et 0 point lorsque l’une des réponses fausses avaient… Savoir plus >

PédagoCh’ti ! Un nouveau regard sur une pédagogie universitaire innovante.

Merci à Antoine TALY (Centre de Recherche Interdisciplinaire, Université de Paris Descartes) pour sa visite à Lille, jeudi 20 mars 2014, dans mon cours de Génétique moléculaire en « Do it Yourself » et à son regard avisé que vous pouvez lire ci-dessous : Texte consultable sur le blog d’Antoine TALY : http://antoinetaly.wordpress.com/2014/03/25/pedagochti/ Aujourd’hui je voudrais rendre compte de la visite que j’ai faite la semaine dernière dans le cours de Jean-Charles Cailliez. Cette visite fait suite à la visite de Jean-Charles dans un de mes cours de biologie en L1 le mois dernier. Elle est destinée à observer ce cours en DIY et tenter d’en déterminer les ressorts pour pouvoir l’importer/adapter. Je dois dire que j’étais déjà enthousiaste avant même mon observation, comme en témoigne le cours de (bio)informatique débuté récemment en L2. Comme je l’avais fait lors de la visite de la classe de Marc Berthou j’avais décidé de baser une partie de mon analyse sur la taxonomie de Bloom (voir par exemple cette image de Claire Marotine). Pour ce faire j’ai utilisé un tableau comme celui ci.

Creative team building et Codesign à la namuroise… sous la houlette d’un pro de l’impro !

Texte complet téléchargeable en PDF : Innover avec un pro de l’impro ! Il existe une multitude de méthodes d’animation pour innover, toutes plus différentes et performantes les unes des autres. Elles nécessitent l’utilisation de matériaux et supports comme des paper-boards, grandes feuilles, post-its, feutres et crayons multicolores, boîtes de lego, pâte à modeler,… Elles bénéficient aussi parfois de lieux de créativité dont les aménagements favorisent la production d’idées avec des mobiliers amovibles, des tableaux ou écrans mobiles, des murs ou des cloisons sur lesquels on peut écrire ou s’exprimer en y collant ou accrochant toute sorte de choses. Enfin, elles peuvent faire appel à des plateformes collaboratives ou d’autres outils issus des technologies du web, des logiciels aux imprimantes 3D en passant par les tableaux interactifs, tout ceci pour innover en réseau et même co-élaborer à distance. Bref, un panel de méthodes complémentaires dont on pourrait penser avoir fait le tour. Quelle erreur de penser cela ! En effet, j’ai eu la chance de découvrir récemment à Namur une nouvelle voie qui est l’utilisation des « méthodes d’impro », telles qu’on les pratique dans les matchs catchs ou café-théâtre sous forme de compétition ludique. L’impro comme technique d’innovation, de codesign ou de… Savoir plus >

Quels nouveaux défis pour l’éducation ? Il suffit de savoir compter jusqu’à sept !

Peut-on enseigner sans se poser la question de l’éducation ? Quel sens donner à son métier d’enseignant qui dépasse celui de transmettre ses connaissances ? Peut-on se mettre au service de l’homme et de la société en enseignant ? Comment agir pour que nos modes d’éducation soient davantage liés aux attentes de l’humanité ? Vastes questions auxquelles il n’est pas facile de répondre, mais sur lesquelles on peut néanmoins se pencher. En découvrant l’ouvrage d’Edgar MORIN, « Les sept savoirs nécessaires à l’éducation du futur » (Editions SEUIL, 2000), dont je m’étonne qu’il ait bientôt quinze ans, je me suis laissé guider par quelques inspirations en lien avec ma pratique de l’enseignement. C’est un exercice similaire à celui que j’avais entrepris avec la « cinquième discipline » de Peter SENGE (Edition FIRST, 1991) qui m’avait fait imaginer de nouveaux modes de management dans le monde de la recherche. Chose curieuse ou pas, on constate avec une certaine évidence qu’il existe un grand nombre de croisements entre les sept savoirs et les cinq disciplines. A vous de juger !

Chasse à l’innovation pédagogique… l’oeil affûté du trappeur québécois !

À la chasse aux innovations pédagogiques : retour sur le cours de génétique en DIY. Merci à Louis-Etienne DUBOIS, candidat Ph.D (management) à HEC Montréal et MINES ParisTech, chercheur associé à l’Université Catholique de Lille pour son regard aiguisé face à mon expérience d’innovation pédagogique pour des étudiants en licence de sciences de la vie. Peut-être parce que la pédagogie nouvelle s’appréhende mieux à la pénombre, un peu comme à la chasse où l’aurore, c’est bien connu, est souvent le moment le plus propice aux prises légendaires (on m’accusera au passage d’entretenir ici le mythe du canadien trappeur). Peut-être parce que les nouveaux modes d’enseignement se vivent mieux en état de semi-éveil, au beau milieu d’un cycle circadien ou encore en déficit de vitamine D dû au manque de luminosité d’un matin de février à Lille. Toujours est-il qu’il fallait se lever de bonne heure pour apercevoir la bête et prendre part à la nouvelle mouture du cours de génétique telle que proposée par Jean-Charles Cailliez. Un bien petit sacrifice pour être aux premières loges de cette expérience unique, sur laquelle je vous livre ici mes premières impressions.

La classe inversée à l’université,… une pédagogie innovante à benchmarker !

Peut-on « benchmarker » en innovation pédagogique ? Et si oui… où cela ? Existe-t-il des lieux en la matière ? Comment trouver quelques communautés de « hackers pédagogiques » prêtes à vous accueillir et échanger avec vous sur leurs pratiques ? Où trouver de nouvelles idées pour faire progresser vos propres enseignements ? Quelles nouvelles postures adopter pour innover en pédagogie et interagir ainsi différemment avec ses étudiants ? Voici des préoccupations pouvant trotter dans la tête d’un enseignant à l’université. Un début de réponse m’est apparue cette semaine, ayant eu la chance de pouvoir m’immiscer le temps d’un cours dans l’atmosphère particulière d’une classe inversée, à l’invitation d’un collègue biologiste enseignant comme moi à l’université. Nous sommes dans les locaux de la faculté de médecine de Cochin à l’Université de Paris Descartes dans la « classe inversée » d’Antoine TALY (Centre de Recherche Interdisciplinaire) au milieu d’une promotion d’étudiants en première année de licence « Frontières du Vivant ». La salle de classe est conviviale, aux murs couverts de schémas et de post-its multicolores, aux tables à roulettes disposées en demi-rectangle de manière à ce que tout le monde puisse se voir et interagir efficacement. Le prof est dans un coin à côté des étudiants qui s’approprient l’espace de manière… Savoir plus >

Quand le DS ne contrôle plus les connaissances… une nouvelle pédagogie en 3.0 !

Dans l’inconscient collectif, un « devoir surveillé » est une épreuve écrite qui permet de contrôler le niveau de connaissances d’un apprenant. C’est sans doute culturel, mais force est de constater que dans ce domaine, les innovations sont plutôt rares. Ainsi, quand on parle de DS, tout le monde s’accorde sur une chose : cela se passe dans une salle de classe avec des tables et des chaises alignées, sous la surveillance plus ou moins aiguisée d’un enseignant ou de tout autre personnel. Les étudiants dont on va évaluer le savoir attendent avec un certain stress l’énoncé du problème ou la liste des questions, puis vient la « sonnerie » indiquant que l’épreuve est commencée. Mais peut-il en être autrement ? Peut-on imaginer qu’un DS serve à autre chose qu’à évaluer des connaissances, qu’à vérifier si le cours a bien été appris ? Pourrait-il permettre par exemple aux étudiants de progresser dans la compréhension de leur cours ? C’est ce que nous avons expérimenté le 13 février 2014 avec une promotion d’étudiants de troisième année de licence lors d’un cours de « Génétique moléculaire en DIY ». Cela s’est fait dans le cadre d’une démarche de pédagogie innovante qui développe l’autonomie des étudiants en les impliquant de manière active… Savoir plus >

L’interro inversée… quand les étudiants posent les questions et notent le prof !

Imaginez que l’on inverse les rôles et que ce soit aux étudiants d’évaluer les profs ? Je ne parle pas d’évaluation de la qualité de leurs enseignements, mais bien de leurs connaissances ! En d’autres termes, imaginez que des étudiants rédigent eux-mêmes une interrogation écrite ou un devoir surveillé en lien avec leur cours et qu’ils construisent en même temps le barème. Ils pourraient alors interroger leur professeur… et même le noter sur 20. Ce serait le monde à l’envers ! Et bien, l’expérience a été tentée cette semaine à la Faculté des Sciences et Technologies de l’Université Catholique de Lille avec des étudiants en troisième année de licence de biologie dans le cadre du cours de génétique moléculaire en DIY (http://blog.educpros.fr/jean-charles-cailliez/2013/11/25/do-it-yourself-et-serious-game-pour-une-pedagogie-innovante-a-luniversite). On leur a demandé de formuler des questions à 5 points avec un barème de leur choix. Les questions ont été rédigées par 6 groupes construisant chacun 2 chapitres du cours. Charge au professeur, en l’occurrence votre humble serviteur, de répondre à ces questions et de rendre sa copie à l’ensemble de la classe. L’interro inversée… plus fort que la classe inversée ! Angoisse de l’attente de la note pour celui qui avait plutôt l’habitude de corriger ses copies et non de les rédiger. Les… Savoir plus >