De la créativité à l'innovation

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Do it yourself et serious game pour une pédagogie innovante à l’université…

Comment transformer son enseignement à l’université de manière à le rendre plus interactif ? Peut-on le faire pour n’importe quelle matière et avec tous types d’étudiants ? Comment mettre en place de nouvelles méthodes pédagogiques plus créatives et innovantes ?  Un exemple est donné ici par la description d’une expérience en cours à la Faculté Libre des Sciences et Technologies (FLST) (http://flst.icl-lille.fr) de l’Université Catholique de Lille. Elle a été imaginée en transformant de manière radicale un cours de « Génétique Moléculaire », habituellement dispensé de manière académique aux étudiants de Licence 3.    Principe : le cours magistral est abandonné au profit d’une méthodologie innovante et 100% collaborative. Le module sous sa nouvelle forme est construit de manière à sortir les apprenants d’une certaine passivité en cours pour les mettre en situation active d’apprentissage et non plus en prise de notes.

Créativité et Innovation : du storytelling au storydoing !

Le Regard de JC2 sur l’édition 2013 de l’Ecole d’Automne en Management de la Créativité de Strasbourg* Texte complet avec illustrations à télécharger sur : Qréatif au coeur de SXB Du 4 au 9 novembre 2013, j’ai eu la chance de participer à l’Ecole d’Automne en Management de la Créativité, organisée à Strasbourg (SXB) pour la quatrième année consécutive par le Bureau d’Etudes Economiques Théoriques et Appliquées (BETA) de l’Université de Strasbourg en association avec MOSAIC, pôle de créativité et d’innovation d’HEC Montréal. J’en rapporte ici quelques images, celles qui m’ont  particulièrement marqué, sous une forme narrative déjà utilisée lors d’un premier épisode (ExcentriQ au cœur de YUL !), suite à la Summer School in Montréal (YUL) en juillet dernier.

Comment gérer la créativité dans une organisation innovante ? Le point de vue éclairant d’un jeune chercheur.

Il ne suffit pas de favoriser la créativité ou de développer des méthodes de co-innovation en entreprise pour penser que tout ira mieux dans le meilleur des mondes. Encore faut-il construire des équipes de créatifs et les gérer dans toute leur complexité. Ceci est le sujet d’un article remarquable, publié récemment par un jeune chercheur de Montréal, Louis-Etienne DUBOIS (doctorant à HEC Montréal et à Mines PariTech, associé au Centre de Gestion Scientifique et à l’Université Catholique de Lille dans le cadre du Laboratoire d’Innovation Pédagogique et de l’Ecole des doctorants, cofinancement de thèse porté par « Lille Métropole Communauté Urbaine » dans le cadre de sa compétence Recherche) dans la revue Gestion vol. 38, n°3 (Automne 2013) et téléchargeable en cliquant sur ; « Dubois_2013_Gestion«  Comme le souligne l’auteur, si le développement de la créativité est une priorité dans les organisations innovantes, les défis que cela entraine en matière de gestion de ces nouvelles ressources humaines sont considérables. En faire abstraction serait une erreur. Dans son article, Louis-Etienne Dubois détaille les pratiques mises en œuvre aujourd’hui par les dirigeants qui croient en l’innovation et qui permettent de bien la gérer au quotidien et d’en évaluer les rendements. Il s’appuie sur des entretiens de managers de personnels créatifs et… Savoir plus >

Chercheurs innovants : quand le hasard fait bien les choses !

Dans un excellent billet intitulé « Innovation and Serendipity«  posté en juin 2013 par Ralph OHR, l’auteur met en évidence le fait que le hasard heureux peut se provoquer. On parle de sérendipité, c’est à dire de la façon de trouver quelque chose de nouveau sans le chercher spécifiquement, mais en créant toutes les conditions qui feront que cela arrive. Il ne suffit donc pas de penser que « le hasard fait bien les choses » comme dans le cas de nombreuses découvertes, de la pénicilline à la tarte Tatin en passant par le post-it, encore faut-il le provoquer ! On peut alors imaginer, et je ne m’en prive pas, que cela est vrai aussi dans le domaine de la recherche… et que c’est même incontournable dans celui de l’innovation au sens le plus large. Afin de faire de nouvelles découvertes, tout au moins de belles avancées dans le domaine de la connaissance, il faut emprunter de nouveaux chemins. Ceux-ci sont sans doute un peu moins académiques qu’attendus, mais qu’à cela ne tienne. Facile à dire, mais alors comment faire ?

Et si nos deux pouces nous invitaient à changer le monde ?

Avant d’enseigner quoi que ce soit à qui que ce soit, au moins faut-il le connaître. Qui se présente, aujourd’hui, à l’école, au collège, au lycée, à l’université ? Telles sont les premières lignes, en guise de préface, du livre de Michel SERRES « Petite Poucette », paru aux Editions Le Pommier. Mais qui est cette héroïne, nouvel humain du XXIème siècle, à laquelle l’auteur fait allusion ? Quelle est donc cette créature qui utilise nuit et jour ses deux petits pouces en complément de son cerveau ? Pour le savoir, il vous suffira juste de passer une heure à lire les 82 pages de son ouvrage remarquable dont le sous-titre est :« Le monde a tellement changé que les jeunes doivent tout réinventer : une manière de vivre ensemble, des institutions, une manière d’être et de connaître… »

Comment être plus créatif ? Demandez à MOSAIC (HEC Montréal) et twittez sur #YULBCN !

Texte avec illustrations sur : ExcentriQ au coeur de YUL ExcentriQ au cœur de YUL ! Comment être plus inventifs ? Comment stimuler la créativité dans nos activités de tous les jours ? Comment le faire jusqu’à atteindre parfois l’excentricité ? Comment traduire en acte les idées nouvelles qui jailliraient de nos cerveaux ? Comment inventer alors de nouveaux business models ? Comment rendre l’innovation durable au travers d’un modèle économique viable ? Comment créer (et pourquoi pas rejoindre) une communauté de l’innovation ?  Comment inviter ses collègues à une démarche collaborative ? Voici parmi tant d’autres, les questions qui se sont immiscées au centre de nos préoccupations lors de la Summer School on Management of Creativity… in an Innovation Society , organisée pour la cinquième année consécutive par MOSAIC (Hub de Créativité et d’Innovation à Montréal) sous la direction de Lucie STOJAK, Laurent SIMON et Patrick COHENDET, HEC Montréal… co-animée en 2.0 par le génie créatif de Francis GOSSELIN et Louis-Félix BINETTE, f&co à Montréal) dans la ville accueillante de Montréal (YUL) du 9 au 16 juillet 2013, puis dans la foulée par l’Université de Barcelone dans la cité catalane (BCN) du 18-24 juillet 2013.

Manager la complexité pour « sur-vivre ». Une inspiration pour la recherche !

La Cité des Sciences et de l’Industrie de Paris a accueilli le 5 juin 2013 devant plus de 500 personnes la première édition du Forum « Changer d’ère » sur la thématique « des clés pour comprendre et construire ensemble le monde de demain ». L’objectif de cette journée au programme consistant, avec huit heures de tables–rondes, ateliers et une visite de Fablab, était de susciter un dialogue intergénérationnel et pluridisciplinaire sur la nécessité de réagir face aux bouleversements engendrés par la civilisation numérique et de se mobiliser pour « faire bouger les choses »,… reculer certains murs, dont ceux défendus par les plus ardents résistants au changement. Il s’agissait aussi de ne pas se limiter à l’échange d’idées et à la confrontation d’opinions, mais de dégager aussi des axes d’actions concrètes, notamment en construisant à partir d’expériences de terrains déjà bien engagées.

Le génie de TechShop !

En mars 2013, lors d’un déplacement à Palo Alto (San Francisco) avec une délégation d’EducPros, j’ai eu la chance de visiter une dizaine d’entreprises innovantes de la Silicon Valley. L’une d’entre elles m’a particulièrement marqué : TechShop ! J’ai ainsi découvert une communauté apprenante dont l’essentiel de l’activité est basé sur la créativité. Cette entreprise d’un genre nouveau propose à ses clients (ses abonnés) de réaliser leurs rêves. Elle leur donne accès, pour un peu plus d’une centaine de dollars par an, à des outils  de bricolage allant des plus simples aux plus sophistiqués, à des logiciels informatiques et à des espaces de travail collaboratif. N’importe qui peut venir chez TechShop. Inutile de montrer patte blanche, ou même d’être titulaire d’un quelconque permis ou diplôme. On frappe tout simplement à la porte avec une idée, un rêve à réaliser… et l’envie de le construire de ses propres mains. Une seule question vous est posée ce jour-là : « What do you want to make ? »

Envie d’innover ? Imaginez que vous êtes une fourmi !

En matière d’intelligence, les animaux peuvent être de bon conseil. C’est sans doute vrai dans le domaine des interactions collaboratives avec le phénomène de la stigmergie. Ce terme barbare, s’il en est, désigne un mode de communication inspiré du comportement de certains insectes comme les fourmis ou les termites, chez lesquels les individus peuvent modifier leur environnement pour satisfaire à leurs besoins. Il s’agit d’un mode de communication indirect appartenant aux systèmes multi-agents. Les insectes coloniaux le pratiquent en utilisant des molécules chimiques, en l’occurence des phéromones, qu’ils fabriquent eux-mêmes avant de se les échanger entre eux ou de les déposer sur le sol. C’est la modification de l’environnement par certains qui provoque celle du comportement chez les autres. On notera par exemple la recherche de nourriture sur des pistes tracées ou la construction de certaines structures complexes (piliers, tunnels, arches, chambres,…) nécessaires à la vie de la colonie.

Et pourquoi pas une Habilitation à Diriger des Projets (HDP) ?

Depuis 1984 avec la loi Savary, l’Habilitation à Diriger des Recherches (HDR) a fait son son nid dans l’enseignement supérieur et la recherche en France. Je l’ai décrochée moi-même en 1998, ce qui commence à dater un peu. Ce diplôme d’état franco-français qui fait suite au doctorat d’université permet de postuler à un poste de Professeur d’Université ou de Directeur de Recherche dans la fonction publique. C’est le diplôme universitaire le plus élevé en France, mais son mode d’obtention est très variable d’une université à l’autre. Pour l’obtenir, il faut en principe (car il y a bien sûr des exceptions) être titulaire d’un doctorat d’université. Il faut, comme dans le cas d’une thèse de doctorat, déposer son mémoire (synthèse de l’activité scientifique et publications) de manière à ce qu’il soit examiné par des rapporteurs. Puis, vient le jour de la soutenance devant un jury.