De la créativité à l'innovation

Archives de mots clés: Classe inversée

La classe renversée,… comment ça marche ? Une interview signée IDEA

La classe renversée, comment ça marche ? Une Interview de JC2 à découvrir dans le premier numéro de IDEA News, la lettre d’information sur l’innovation pédagogique de l’équipe de la cellule IDEA (IDEFI, Université de Paris-Est). Dédiée à l’innovation pédagogique et trimestrielle, cette lettre a vocation à informer les enseignants-chercheurs de l’université et à valoriser les expérimentations menées par les établissements. Ce mois-ci, un entretien avec Jean-Charles Cailliez, Université Catholique de Lille, au sujet de sa « classe renversée ». Merci à l’équipe d’Hélène ZERROUKI, Micheline, Ariadna AYALA RUBIO et Estéban GINER pour sa publication. IDEA : Quelle est l’essence de la méthode « do it yourself » ? La classe renversée est une méthode pédagogique en « do it yourself » (c’est-à-dire « faites-le vous-même ! »). Elle a été créée à l’Université Catholique de Lille, il y a deux ans, pour un cours de génétique moléculaire destiné à des étudiants de troisième année de licence de biologie. L’enseignement magistral y est abandonné au profit d’une méthodologie innovante et collaborative dont le but est de sortir les apprenants d’une certaine passivité et de les mettre en situation active d’apprentissage. Le changement de posture est bilatéral. D’une part, les étudiants passent de l’état de consommateurs à celui de constructeurs du savoir. Ils vont bâtir… Savoir plus >

Le MOOC inversé ! Une expérience au Davidson College de Charlotte (USA)

Les MOOCs (Massive Online Open Courses) n’échappent plus à la pédagogie inversée. Pour preuve, l’expérience pilote menée récemment par Allison SALISBURY[1] au Davidson College, une université américaine de Caroline du Nord, qui a utilisé une plateforme collaborative pour une expérience de 10 semaines en MOOC inversé. Cette enseignante qui s’était engagée depuis un an et demi dans la création de MOOCs classiques (c’est-à-dire avec mise à disposition pour les étudiants des cours sur la plateforme) a tenté d’inverser cette méthodologie d’enseignement à distance en transformant la plateforme en outil d’enquête et de production de connaissances. A partir d’une question générale (How might parents in low income communities ensure children thrive in their first five years?[2]) donnée à de petits groupes d’étudiants devant se focaliser pour y répondre sur la ville de Charlotte, le MOOC inversé a été construit en 3 temps :

Le changement de posture peut-il favoriser l’innovation pédagogique ? A vous de juger en découvrant l’étrange cas du Docteur et al. et de Mister Hack !

Texte complet en format PDF à télécharger en cliquant sur : Docteur et al et Mister Hack Nous vivons une transition fulgurante qui modifie considérablement le monde dans lequel nous vivons. Elle déstabilise notre place au cœur de nos écosystèmes organisés et nous oblige à changer de posture pour revoir en profondeur nos modes de fonctionnement. Voilà qui pourrait résumer la thèse défendue dans l’ouvrage de Pierre GIORGINI, Président-recteur de l’Université Catholique de Lille, « La transition fulgurante »  (Editions Bayard, 2014) et qui a inspiré le contrepoint que je vous livre ici, davantage illustré par de petites expériences de terrain que par de grandes démonstrations. J’ai choisi d’introduire mon propos en utilisant les vertus de la métaphore telles qu’elles sont rappelées au début de l’ouvrage en question. Il me fallait pour cela trouver une histoire qui puisse illustrer un concept, une idée que je souhaitais développer, en l’occurrence le pouvoir des méthodes de créativité en matière d’innovation pédagogique et l’articulation que je trouve essentielle entre les modes d’organisation en mode maillé coopératif et les autres, plus linéaires et traditionnelles. N’ayant pas réussi, malgré les quelques aptitudes de mon cerveau gauche à rechercher de manière bibliographique la moindre petite fable existante, je… Savoir plus >

Mon premier cours en classe renversée. Je l’aime,… moi non plus !

Texte complet en PDF à télécharger sur : Réactions première séance DIY (7 janvier 2015) A la fin du premier cours de génétique moléculaire en DIY (Do it Yourself), il a été demandé aux étudiants en licence 3 de sciences de la vie de la Faculté de Gestion, Economie et Sciences (FGES) de l’Université Catholique de Lille de donner leurs premiers sentiments sur la méthodologie de « classe renversée » (DIY). La consigne était d’écrire pour chacun d’entre eux, deux phrases positives et deux autres négatives. Lors de cette première séance de deux heures, les étudiants répartis en 6 groupes de 6 à 7 personnes se sont distribué des rôles de responsabilité (du groupe, de la publication des chapitres, de la collecte des informations, de l’iconographie, de la formulation des questions). Ils ont ensuite travaillé sur la constitution des plans de chacun des 6 chapitres à construire (la structure des différentes molécules d’ADN et d’ARN, la réplication et les mécanismes de réparation de l’ADN, la transcription et les modifications post-transcriptionnelles des ARN messagers, la régulation des gènes et le contrôle de la transcription, a synthèse des ARN de transfert et des ARN ribosomiques, le code génétique et la traduction des… Savoir plus >

La pédagogie de la « classe renversée » illustrée lors d’une interview de Pierre Giorgini sur la chaîne Grand Lille TV

Pour visionner le reportage sur Grand Lille TV, cliquez sur ce lien.  Découvrez le principe et l’ambiance des cours en « pédagogie renversée » ou DIY (Do It Yourself) dans ce petit reportage tourné récemment par Grand Lille TV pour sa rubrique « C’est le Nord ». Cela se passe dans le cours de Microbiologie de Jean-Charles CAILLIEZ en première année de master « Food Tech » de l’Institut Supérieur d’Agriculture (ISA) avec des étudiants provenant d’une dizaine de pays différents. Ce petit film a été réalisé à l’occasion d’une interview de Pierre GIORGINI, Président-Recteur de l’Université Catholique de Lille consacrée aux nouvelles pratiques pédagogiques et aux écosystèmes innovants. Le cours en DIY est original. Il va beaucoup plus loin que la classe inversée car il permet aux étudiants de construire eux-mêmes le contenu de leur cours, de le partager et même de l’expliquer au professeur. C’est notamment la technique des « tableaux tournants » qui permet cette communication particulière en incitant les étudiants à écrire sur les murs ou sur des tableaux à roulettes. Plutôt innovant, non ?

Des tableaux qui tournent dans une « classe renversée »… quand les élèves font le cours à leur professeur !

Texte complet sous format PDF avec illustrations à télécharger en cliquant sur : Rolling boards in a learning lab Un professeur est entouré par ses quinze étudiants. Son cours de microbiologie va bientôt commencer. Jusqu’ici, rien d’anormal si ce n’est une petite teinte d’exotisme, car ces élèves en première année de master « Food Tech » de l’Institut Supérieur d’Agriculture (ISA) de l’Université Catholique de Lille sont originaires de dix pays différents, ne se connaissent que depuis quelques semaines et suivent leurs cours en anglais. Mais la véritable originalité de ce cours n’est pas là. Elle va venir de ce qui leur sera demandé, du deal étrange qui leur sera proposé, celui de faire le cours eux-mêmes, de construire le contenu des chapitres en équipe et de l’expliquer au professeur qui deviendra finalement le seul élève de la classe. Et pour ajouter au plaisir, il s’agira de le faire en écrivant sur les murs et en faisant « tourner les tableaux » ! Bienvenue dans le cours de Microbiology de Jean-Charles Cailliez au Learning Lab (Salle de Pédagogie Expérimentale) de l’Institut Catholique de Lille pour une pédagogie innovante en « Do it Yourself » (DIY).

Découvrez la pédagogie originale du « Do it Yourself » avec le clip… « Pédagogiquement modifié ! »

Découvrez le clip du cours du de Génétique moléculaire en « Do it Yourself ». Une réalisation originale de Norbert SEYNHAEVE  et Didier VAN PETEGHEM de la Faculté des Sciences Economiques et Gestion de l’Institut Catholique de Lille. Il vous suffit pour cela de cliquer sur l’illustration ou sur : http://vimeo.com/90760005

PédagoCh’ti ! Un nouveau regard sur une pédagogie universitaire innovante.

Merci à Antoine TALY (Centre de Recherche Interdisciplinaire, Université de Paris Descartes) pour sa visite à Lille, jeudi 20 mars 2014, dans mon cours de Génétique moléculaire en « Do it Yourself » et à son regard avisé que vous pouvez lire ci-dessous : Texte consultable sur le blog d’Antoine TALY : http://antoinetaly.wordpress.com/2014/03/25/pedagochti/ Aujourd’hui je voudrais rendre compte de la visite que j’ai faite la semaine dernière dans le cours de Jean-Charles Cailliez. Cette visite fait suite à la visite de Jean-Charles dans un de mes cours de biologie en L1 le mois dernier. Elle est destinée à observer ce cours en DIY et tenter d’en déterminer les ressorts pour pouvoir l’importer/adapter. Je dois dire que j’étais déjà enthousiaste avant même mon observation, comme en témoigne le cours de (bio)informatique débuté récemment en L2. Comme je l’avais fait lors de la visite de la classe de Marc Berthou j’avais décidé de baser une partie de mon analyse sur la taxonomie de Bloom (voir par exemple cette image de Claire Marotine). Pour ce faire j’ai utilisé un tableau comme celui ci.

La classe inversée à l’université,… une pédagogie innovante à benchmarker !

Peut-on « benchmarker » en innovation pédagogique ? Et si oui… où cela ? Existe-t-il des lieux en la matière ? Comment trouver quelques communautés de « hackers pédagogiques » prêtes à vous accueillir et échanger avec vous sur leurs pratiques ? Où trouver de nouvelles idées pour faire progresser vos propres enseignements ? Quelles nouvelles postures adopter pour innover en pédagogie et interagir ainsi différemment avec ses étudiants ? Voici des préoccupations pouvant trotter dans la tête d’un enseignant à l’université. Un début de réponse m’est apparue cette semaine, ayant eu la chance de pouvoir m’immiscer le temps d’un cours dans l’atmosphère particulière d’une classe inversée, à l’invitation d’un collègue biologiste enseignant comme moi à l’université. Nous sommes dans les locaux de la faculté de médecine de Cochin à l’Université de Paris Descartes dans la « classe inversée » d’Antoine TALY (Centre de Recherche Interdisciplinaire) au milieu d’une promotion d’étudiants en première année de licence « Frontières du Vivant ». La salle de classe est conviviale, aux murs couverts de schémas et de post-its multicolores, aux tables à roulettes disposées en demi-rectangle de manière à ce que tout le monde puisse se voir et interagir efficacement. Le prof est dans un coin à côté des étudiants qui s’approprient l’espace de manière… Savoir plus >