De la créativité à l'innovation

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La classe renversée,… en route vers la 5ème édition. Qu’en pensent les étudiants avant de la vivre ?

Quand on veut innover en pédagogie, il ne suffit pas d’avoir une idée créative. Il ne suffit pas de dire à ses étudiants que la nouvelle méthode qui leur sera proposée est moderne et destinée à effacer la précédente. On n’innove pas juste pour innover ! Il faut au contraire leur expliquer le pourquoi de cette innovation pédagogique et les inviter à la faire évoluer avec vous. Pour sa 5ème année consécutive, la classe renversée en génétique moléculaire qui va vivre une nouvelle version avec de nouveaux étudiants leur a donné RDV (licence 3 en sciences biologiques). Comme lors des années précédentes, la méthodologie en DIY leur a été présentée lors d’une séance de deux heures, soit quelques semaines avant le premier cours. Découvrez dans ce post leurs réactions en équilibre parfait « j’y vais ou j’y vais pas ? », comme cela leur a été demandé, soit une impression positive et une autre négative, obligatoirement par personne. Vous pourrez comparer leurs réactions à celles de l’année dernière lors de la saison 4. Impressions positives vis-à-vis de la méthode. Une méthode plus intelligente d’enseignement et d’évaluation ; une méthode différente – le travail en équipe qui permet de partager des erreurs ; le système de points et d’auto-évaluation qui permet de savoir on… Savoir plus >

La classe renversée,… qu’en pensent les profs ?

Que pensent les enseignants-chercheurs à l’université de la classe renversée ? Sont-ils convaincus ou pas de l’intérêt de cette méthode d’innovation pédagogique ? Pour le savoir, il suffisait de leur demander ! Dans le cadre de sa formation continue destinée à ses enseignants-chercheurs et assistants à mandats, l’Université de Mons en Belgique a organisé un cycle d’ateliers en pédagogie universitaire au cours duquel elle a proposé des thématiques qui touchent à la conception et à l’organisation des enseignements. Une attention particulière a été portée aux assistants qui démarrent leur mandat en leur proposant 24 heures de formation obligatoires durant la première année. Dans ce cadre, la journée du 22 septembre 2017 qui a été organisée sous la houlette de Frédérique ARTUS, Conseillère en Pédagogie Universitaire, s’est terminée par une conférence sur « La Classe Renversée ». Cette conférence a été réalisé en double voix, avec Jean-Charles CAILLIEZ et Sébastien BETTE qui ont présenté deux expériences en la matière, la première à l’Université Catholique de Lille pour un cours de génétique et la deuxième à l’Université de Mons pour un cours d’informatique. A l’issue de la conférence qui a réuni plus d’une centaine d’enseignant-chercheurs, dont une majorité d’assistants doctorants, un questionnaire leur a été proposé avec 4 questions. 80 d’entre d’eux… Savoir plus >

En route pour la classe renversée (saison 4). J’y vais ou j’y vais pas ?

Pour sa quatrième édition en format de « classe renversée » , le cours de génétique moléculaire en DIY a été présenté à une promotion d’étudiants en  troisième année de licence de sciences de la vie à la FGES de l’Université Catholique de Lille.. Le principe de ce cours est présenté dans cette petite vidéo explicative. Voici leurs impressions à la fin de la présentation, sachant qu’il leur a été demandé de donner obligatoirement autant de points de satisfaction que d’insatisfaction, puis de voter en % sur leur niveau d’envie d’y participer. Impressions positives : La notation avec le système de points évolutifs – innovation ; système de paiement (notation) ; autonomie ; on apprend généralement beaucoup plus facilement quand on s’intéresse et le faire soi-même (le cours) permet de s’y intéresser : envie de bien faire les choses – originalité du cours par rapport à la méthode d’apprentissage ; le système de paiement pour la notation (où il n’y a pas de « par cœur » uniquement) – souplesse dans l’organisation du cours ; moins scolaire, moins monotone – le fait que l’on fasse notre cours nous-même = on apprend en cours ; c’est plus agréable que de « subir » un cours ; on le construit nous-même – le fait de construire soi-même son cours, ce qui permet d’apprendre plus vite, mais aussi… Savoir plus >

Que pensent les profs de la classe renversée ? Je t’aime,… moi non plus !

Que pensent les profs de la classe renversée ? Ont-ils envie de se lancer dans l’aventure des pédagogies innovantes ou bien ont-ils peur de s’y risquer ?  Telles sont les questions qui ont été posées à une quarantaine d’universitaires de l’Università di Corsica Pasquale Paoli lors d’un séminaire d’innovation pédagogique organisé par Thierry Antoine SANTONI , Vice-Président en  charge de l’innovation et du numérique, les 1 et 2 décembre 2016 à Corté. Leurs impressions positives et négatives ont été recueillies suite à une conférence de Jean-Charles Cailliez sur son expérience de classe renversée en « Do it Yourself«  et précédant deux jours d’ateliers collaboratifs (co-animés par Delphine CARISSIMO, chargée de mission à l’Institut de l’Entrepreneuriat de l’Université catholique de Lille) consacrés aux méthodes pédagogiques innovantes et aux communautés apprenantes. D’un point de vue méthodologique, il a été demandé à chacun de donner obligatoirement un point positif (ce qui lui donne envie de se lancer dans une pédagogie innovante, classe inversée ou autre méthode) et un point négatif (ce qui le freine, voire ce qui lui fait peur). Ci-dessous leurs réactions : Impressions positives et inspirations. La méthode des tableaux tournants me semble très didactique et intéressante à mettre en place –

Tous les étudiants n’aiment pas la classe renversée,… mais aucun ne la trouve indifférente !

Le cours de génétique moléculaire en classe renversée (méthode en DIY) vient de se terminer pour la troisième année consécutive à la Faculté de Gestion, Economie et Sciences (FGES) de l’Université Catholique de Lille. Il a été demandé aux étudiants de licence 3 (Sciences de la Vie et Agroqual) l’ayant suivi ce qu’ils en avaient pensé ? Quelles étaient leurs impressions (positives et négatives) au sujet de cette méthode pédagogique, maintenant qu’ils l’avaient vécue ? Avaient-ils des idées d’amélioration ? La question leur avait déjà été posée en milieu de semestre, lors d’une précédente enquête, mais cette fois-ci, ils avaient l’occasion de détailler un peu plus leurs réponses. CI-DESSOUS LEURS REPONSES EN MODE VERBATIM : J’ai fortement apprécié ce système de classe renversée. Nous n’étions plus passifs, mais actifs en cours. Cela nous fait travailler différemment. Venant d’une PACES, puis d’un DUT génie biologique, je n’ai pas eu trop de difficultés à reprendre l’apprentissage de la génétique contrairement à d’autres. Il m’a tout de même fallu avoir plusieurs explications de votre part avant de pouvoir avancer dans nos sujets. Je trouve très bien le fait de préparer les questions sur lesquelles on pourrait tomber aux examens partiel. Je n’avais pas de bases en génétique ; ça m’a beaucoup aidé. Je pense également que… Savoir plus >

Faut-il passer des films en classe renversée,… même en anglais ? Qu’en pensent les étudiants ?

Lors de la séance du 27 janvier 2016, à l’occasion de la semaine nationale de classe inversée (CLISE 2016), nous avons utilisé des vidéos en classe renversée de génétique moléculaire telle qu’elle est menée depuis trois ans à la FGES (Université Catholique de Lille). Une séquence en début de cours avec 48 étudiants de troisième année de licence de sciences de la vie (L3) répartis en 6 équipes a été conçue de la manière suivante. De petites vidéos en anglais, entrecoupées d’explications du professeur (en français), ont éclairé les étudiants sur des parties du cours qu’ils construisent eux-mêmes et en équipe. Pendant la projection de ces films, chaque étudiant devait rédiger des questions qui seront utilisées par la suite pour construire l’examen final. A la fin de cette séance d’explications qui a duré 45 minutes et pendant laquelle les étudiants ont vu deux projections (en l’occurrence, les mécanismes moléculaires de réplication de l’ADN et l’activité de l’ADN-télomérase), il leur a été demandé comme à l’habitude de donner leurs impressions positives et négatives (toujours en quantités égales, si possible). Voici leurs réactions en deux parties :

Premier jour de classe renversée. Qu’en pensent les étudiants appartenant à deux promos de licence différentes ?

La troisième année de prototypage de la « classe renversée » a débuté ce mois de janvier 2016. Comme je l’ai détaillé dans mes posts précédents, le cours de génétique moléculaire en DIY a été présenté à une promotion d’étudiants en  troisième année de licence de sciences de la vie à la FGES de l’Université Catholique de Lille. 48 de ces étudiants sont dans un parcours de licence générale et 20 d’entre d’eux sont en licence dite Agroqual, organisée par l’Institut Supérieur d’Agriculture (ISA) de Lille, beaucoup plus appliquée (ces 20 étudiants sont en alternance en entreprise). Le principe de ce cours est présenté dans cette petite vidéo explicative. Il leur avait été demandé, quelques semaines avant le début du module et après présentation de la méthode, de donner leur avis sur celle-ci, avant même de l’avoir utilisée et de mesurer en % leur envie de se lancer dans cette pédagogie renversée. Les deux groupes d’étudiants suivent la classe renversée, mais en séances différentes : 6 équipes de 8 étudiants pour les L3 et 3 équipes de 6 à 7 étudiants pour la licence Agroqual. Voici leurs impressions à la fin de la première séance, sachant qu’il leur a été demandé comme dans les évaluations précédentes de donner obligatoirement autant de points de satisfaction que d’insatisfaction.

Avez-vous envie de renverser la classe ? Le sentiment partagé des étudiants à l’annonce du cours en « do it yourself »

Pour la troisième année consécutive, le cours de génétique moléculaire en DIY a été présenté aux étudiants de licence de sciences de la vie à la FGES de l’Université Catholique de Lille. Le principe de ce cours est présenté dans cette petite vidéo explicative. Comme les années précédentes, il leur a été demandé en fin de présentation de donner leur avis sur cette méthode, avant même de l’avoir utilisée. Il leur a été demandé de donner chacun obligatoirement 2 avis positifs et 2 avis négatifs, ceci indépendamment de leur sentiment général. En fin d’enquête, ils ont pu mesurer en % leur envie de se lancer dans cette pédagogie renversée qui débutera au deuxième semestre. Voici les résultats :  AVIS POSITIFS Approche par soi-même – méthode différente, non « conventionnelle » – très motivant, cela donne envie de tester cette nouvelle façon d’apprendre – facilité, ayant déjà testé cette méthode seule, étudier en enseignant, je sais que c’est plus simple de retenir de cette manière – construire le cours – être noté sur les compétences et non pas uniquement sur les connaissances – la méthode semble plus ludique (x3) qu’un cours magistral classique –

Les étudiants sont-ils prêts à être évalués de manière innovante ? Leur avis après un semestre de classe renversée.

Peut-on faire de l’innovation pédagogique sans changer son mode d’évaluation ? Cela semble peu probable, pour ne pas dire impossible. Ceci dit, on ne choisit pas toujours le mode d’évaluation final qui est généralement imposé par la formation. Il faut alors essayer d’innover lors du contrôle continu qui est souvent plus libre, c’est-à-dire laissé à l’initiative de l’enseignant. Dans la classe renversée telle que nous l’avons expérimentée à Lille, le contrôle continu est consacré presqu’exclusivement au mode d’organisation de chaque groupe d’étudiants, au comportement et à l’implication de ses membres pendant les séances, au respect des livrables. Le contrôle des connaissances y est inclus de manière plus exceptionnelle. Il se fait notamment par des interrogations posées à chaque groupe avec attente de réponse collective. Une seule note est donnée par groupe, mais avec un système de bonus (participatif) et malus (absence non justifiée, par exemple) permettant de moduler l’évaluation d’un étudiant à l’autre.

Alors,… prêts à « renverser » la classe ? Les envies et les craintes des étudiants.

Texte téléchargeable en PDF en cliquant sur :  Réactions des étudiants L3 au DIY (2 décembre 2014) Pour la deuxième année consécutive, la pédagogie de la « classe renversée » ou « Do it Yourself »(DIY) a été présentée à des étudiants de la FGES (Faculté de Gestion, Economie et Sciences de l’Université Catholique de Lille) en troisième année de licence de sciences de la vie. Elle sera appliquée lors de leur cours de génétique moléculaire qui commencera en février 2015. Suite à cette présentation qui a duré une heure et demi, il a été demandé à ces étudiants de rédiger en quelques lignes les points qui leur apparaissent plutôt positifs (ce qui leur fait envie) ou négatifs (leurs craintes) quant à cette pédagogie interactive, voire même de faire quelques suggestions. Il leur a été aussi demandé de voter pour savoir s’ils étaient d’accord ou pas pour suivre le cours de cette manière. POINTS PERCUS COMME ETANT PLUTOT POSITIFS. Méthode interactive (x2) – recherche d’information pour bâtir son propre cours – cours vivant (x2) et créatif – groupes avec des niveaux mélangés car on peut partager les savoirs – les 15 premières minutes avec des exercices différents – les « tableaux tournants » sont une excellente… Savoir plus >