De la créativité à l'innovation

Archives de mots clés: Innovation pédagogique

L’élève invité !

Peut-on mélanger les niveaux dans une même classe ? Oui très certainement, dans les écoles aux très faibles effectifs, ce qui est le cas dans de petits villages ou certaines quartiers urbains. Mais peut-on le faire aussi quand les classes de chaque niveau sont bien remplies ? Et quel intérêt ?  Laissez-moi vous présenter l’expérience de ma collègue Josépha FABER BOITEL, rencontrée récemment à l’ESPE de Créteil lors d’une journée d’étude sur les inversions, et qu’elle nomme « L’élève invité« . Cette enseignante, Docteure en lettres, Professeure, auteure, conférencière et rédactrice contenus didactiques travailler sur différents projets avec Jean-Luc BERTHIER, ce qui explique la présence dans ses pratiques d’hybridation entre classe de type inversé/renversé et les principes des neurosciences-cognitives, l’un et l’autre se complémentant pour le meilleur selon elle.Aspects administratifs de l’expérience de « l’élève invité » 1) J’ai souvent un même niveau de classe, mais cette méthode fonctionne aussi sur différents niveaux. 2) J’ai aussi une salle de classe fixe pour que les élèves puissent me retrouver facilement. 3) J’indique sur la messagerie interne de l’établissement la présence de ces élèves pour des raisons administrative d’appel et de sécurité d’une part mais aussi pour enregistrer officiellement leur motivation à suivre des cours supplémentaires !… Savoir plus >

La meilleure façon d’apprendre, c’est d’enseigner,… et pourquoi pas en classe renversée ?

On dit parfois que « la meilleure façon d’apprendre, c’est d’enseigner ! ». Alors pourquoi ne pas s’en inspirer pour imaginer une nouvelle approche pédagogique, une méthode qui permette de favoriser ainsi les apprentissages ? Pourquoi ne pas oser renverser la classe comme cela est illustré dans le TEDx de Viroflay 2018. Ci-dessous la méthode telle qu’elle est expérimentée à Lille et comme elle a été soumise récemment au Prix d’excellence I-Site Innovation Pédagogique ULNF 2018. L’article est téléchargeable sur : La classe renversée (Prix Innovation ISITE 2018) JC Cailliez Les objectifs de la classe renversée. Force est de constater qu’en ce début de XXIème siècle, une majorité d’étudiants souhaite être plus active dans l’acquisition de ses connaissances. Ces étudiants aimeraient en particulier apprendre à leur rythme et échanger différemment avec leurs enseignants. Partant de ce constat, une réflexion a été menée à l’Université Catholique de Lille (Fédération Universitaire et Pluridisciplinaire de Lille), EESPIG de l’ULNE qui a conduit ses 5 facultés en 2012 à un programme intitulé « Horizon 2020 » pour inciter ses enseignants à s’engager dans l’innovation pédagogique. La classe renversée qui est présentée ici est l’une des expérimentations qui s’intègre dans ce dispositif de transformation des pratiques pédagogiques universitaires. Le principe de… Savoir plus >

Sois bon… et tais-toi !

Il est très rare que l’un de mes étudiants me parle d’innovation pédagogique. Non pas que cela n’arrive jamais, mais leurs questions sont presque toujours axées sur le contenu du cours, l’envie d’avoir telle ou telle explication, ou de savoir ce qu’il faut apprendre pour le contrôle continu ou l’examen. Bref, très souvent des interrogations de « consommateurs ». Alors quand l’un d’entre eux (plus exactement l’une d’entre eux) me propose de lire son regard sur le système éducatif… je prends le temps de m’y attarder et je décide de le partager sur ce blog. Ce papier plutôt militant, mais empreint de sincérité, m’a beaucoup plu. Bien sûr, il manque un peu de nuance, voire d’objectivité, en certains passages, mais reconnaissons qu’il a le mérite de livrer un point de vue qui est loin d’être minoritaire. Et puis, c’est un regard d’une partie de la jeunesse dont il faut tenir compte si on souhaite, comme c’est mon cas, aider à faire évoluer les pratiques pédagogiques. Le titre complet de cet article est : « Sois bon… et tais-toi ! Notre belle Ecole, une machinerie« . Il est signé par Selma BEN YACOUB, une de mes étudiants en PACES à l’Université Catholique de Lille : Sois bon et tais-toi  C’est… Savoir plus >

Et pourquoi pas un nouveau cours de smurtz ?

Texte avec illustrations à télécharger en PDF : Impressions participants Atelier Smurtz 2017 Un nouvel atelier de « smurtz » a été organisé par HEMiSF4iRE Design School, le 22 novembre 2017 à l’Université Catholique de Lille à l’occasion de la journée d’immersion des lycéens. Le défi qui a été proposé aux 52 participants (majoritairement des professeurs de lycée) a été comme à l’habitude celui de construire ensemble de nouveaux modules transdisciplinaires, nommés pour l’occasion cours de « smurtz », ce qui ne veut rien dire, mais dont on peut faire ce que l’on veut. Pour cela, une méthode de travail co-élaborative (protocole construit par Delphine CARISSIMO et Jean-Charles CAILLIEZ ; co-animation avec Nathalie LAUGIER) a été menée en regroupant les participants en 9 équipes et pour un temps de travail de 3 heures. Pas assez long pour produire de véritables modules, mais suffisant pour se rendre compte de la puissance créative des enseignants de lycées quand on les stimule à travailler et créer ensemble, bref, quand on les invite à décloisonner ! Les participants à l’atelier en une phrase de 7 mots, dont un verbe. Je transmets ma passion de l’anglais – Adepte de créativité pour transmettre le management – J’enseigne l’espagnol avec amour et passion,… Savoir plus >

La classe renversée,… l’innovation par le changement de posture !

Imaginez qu’un professeur, le premier jour de sa classe, propose à ses élèves de travailler vraiment différemment. Imaginez qu’il leur dise qu’il n’a plus « envie » de leur faire cours du haut de l’estrade, face à eux, alignés les uns à côté des autres, crayons ou claviers en main, prêts à prendre toutes sortes de notes et de schémas. Imaginez qu’il leur propose une méthode plutôt originale, différente de celles déjà tentées pour remplacer le cours magistral et qu’il résume par une petite phrase : « Désormais, vous ferez tout,… je ne ferai plus rien ! ». Bienvenue dans la « classe renversée », l’innovation par le changement de posture ! Cette méthode d’enseignement, sorte de classe inversée poussée à l’extrême, a été inventée par un professeur d’université soucieux de rendre se « classe » plus active et de responsabiliser davantage ses étudiants. Les questions qu’il se pose sont simples. Pourquoi avoir envie de sortir de sa zone de confort ? Pourquoi accepter de se mettre en danger ? Pourquoi vouloir enseigner différemment, jusqu’à demander à ses propres élèves de prendre leur part du travail ? Evidemment pour arpenter de nouveaux chemins, découvrir de nouveaux territoires, très certainement pour multiplier les rencontres et parmi les plus improbables. La classe renversée est une méthode… Savoir plus >

Ma classe n’est pas un champ de carottes !

Quel rapport peut-il y avoir entre la permaculture et l’innovation pédagogique ? Une illustration est donnée ici avec la « classe renversée », telle qu’elle est pratiquée à l’Université Catholique de Lille depuis 4 ans dans mon cours de génétique moléculaire. J’ai été contacté récemment par une jeune ingénieure agronome, Louise Browaeys, qui prépare un livre sur la façon dont la permaculture peut gagner le terrain de l’entreprise et de l’éducation. Elle désirait m’interviewer pour recueillir mon avis sur la question et compléter ainsi l’un des chapitres de son futur ouvrage. Etant biologiste de formation, j’ai d’abord cru qu’elle s’adressait à mes connaissances en la matière. En effet, la permaculture est une conception de la culture biologique durable et responsable qui prend en considération de manière prioritaire la biodiversité des écosystèmes vivants. Cette pratique agricole qui a été théorisée au siècle dernier et que l’on présente aujourd’hui comme un nouveau mode de production écologique de fruits et légumes, signifie littéralement « agriculture permanente » ou plus explicitement « culture de la permanence ». Elle invite à cultiver ce que la terre peut donner de manière durable et responsable au sens écologique, en étant libéré des systèmes de production et de distribution industrialisés. Dès le début de notre… Savoir plus >

La classe renversée,… à ne pas « copier-coller » !

Le 22 septembre 2017, une conférence à deux voix a été organisée à l’Université de Mons (Belgique) sous la houlette de Frédérique ARTUS, Conseillère en Pédagogie Universitaire, et dont le thème était « L’innovation pédagogique, une question de transposition plutôt que d’imitation,… une illustration avec la classe renversée ». Cette conférence a été réalisée en 3 temps avec tout d’abord Jean-Charles CAILLIEZ et Sébastien BETTE qui ont présenté deux expériences en la matière, la première à l’Université Catholique de Lille pour un cours de génétique qui existe depuis 4 ans et la deuxième à l’Université de Mons pour un cours d’informatique qui en est à quelques mois d’expérimentation. S’en est suivi un temps d’échange avec l’auditoire, essentiellement composé d’enseignants-chercheurs de l’université et d’assistants doctorants impliqués dans l’enseignement. Les débats ne se sont pas limités à la problématique des classes renversées, objet des deux expériences présentées lors de ce séminaire, mais à l’innovation pédagogique de manière plus générale. Peut-on imiter ses collègues ? Le « copier-coller » en matière d’innovation pédagogique est-il efficace ou non ? Doit-on au contraire s’inspirer des méthodes testées par d’autres pour faire évoluer ses propres pratiques pédagogiques ? Enfin, quid du rôle des étudiants (usagers et/ou clients) qui deviennent co-acteurs, non seulement de la construction de leurs savoirs, mais aussi de l’évolution… Savoir plus >

Pourquoi se lancer dans une classe renversée ? L’avis controversé des profs d’université

Quels sont les raisons qui inciteraient les profs à se lancer dans l’expérience d’une classe renversée ? La question a été posée à 80 enseignants-chercheurs et assistants de l’Université de Mons, lors d’une conférence sur le même thème le 22 septembre 2017. A noter que les arguments pour se lancer, c’est à dire les éléments qui inciteraient les profs à tenter l’expérience et les arguments qui freineraient la même démarche proviennent dans cette enquête des mêmes 80 personnes. Il leur a en effet été demandé à chacun d’écrire sur une même feuille 2 arguments « pour » et deux arguments « contre ». Le résultat de cette enquête n’oppose donc pas les supporters et les adversaires de la classe renversée, mais montre qu’il existe chez les mêmes personnes autant de raison de franchir le pas que de rester dans sa zone de confort. Eléments qui inciteraient à se lancer dans une classe renversée. Développer des compétences de recherche et de co-construction chez les étudiants – je suis pour un enseignement plus participatif, cela me permet de savoir si les étudiants ont compris, mais aussi de leur montrer qu’ils sont capables de comprendre ; proposer un enseignement efficace aux étudiants mal adaptés au système académique classique – le… Savoir plus >

La classe renversée,… qu’en pensent les profs ?

Que pensent les enseignants-chercheurs à l’université de la classe renversée ? Sont-ils convaincus ou pas de l’intérêt de cette méthode d’innovation pédagogique ? Pour le savoir, il suffisait de leur demander ! Dans le cadre de sa formation continue destinée à ses enseignants-chercheurs et assistants à mandats, l’Université de Mons en Belgique a organisé un cycle d’ateliers en pédagogie universitaire au cours duquel elle a proposé des thématiques qui touchent à la conception et à l’organisation des enseignements. Une attention particulière a été portée aux assistants qui démarrent leur mandat en leur proposant 24 heures de formation obligatoires durant la première année. Dans ce cadre, la journée du 22 septembre 2017 qui a été organisée sous la houlette de Frédérique ARTUS, Conseillère en Pédagogie Universitaire, s’est terminée par une conférence sur « La Classe Renversée ». Cette conférence a été réalisé en double voix, avec Jean-Charles CAILLIEZ et Sébastien BETTE qui ont présenté deux expériences en la matière, la première à l’Université Catholique de Lille pour un cours de génétique et la deuxième à l’Université de Mons pour un cours d’informatique. A l’issue de la conférence qui a réuni plus d’une centaine d’enseignant-chercheurs, dont une majorité d’assistants doctorants, un questionnaire leur a été proposé avec 4 questions. 80 d’entre d’eux… Savoir plus >

Des profs d’université en soif d’innovation !

Texte illustré en format PDF à télécharger sur : Atelier Innovation pédagogique HE VINCI 2017 Qu’attendent les profs pour innover ? Quels sont leurs besoins en matière d’outils et de méthodes ? Peut-on imaginer ensemble de nouvelles façons d’enseigner et/ou d’évaluer nos étudiants ? Le 18 avril 2017, a été organisé dans les locaux de l’Université Catholique de Lille (UCL) un atelier pédagogique avec une cinquantaine d’universitaires de la Haute Ecole Vinci de Louvain-la-Neuve (Belgique) sur la thématique : « Peut-on enseigner autrement à l’université, et de manière plus innovante ? Peut-on évaluer différemment nos étudiants ? Comment initier, puis amplifier une démarche d’innovation pédagogique à l’université ? ». Cette journée en format « coworking » a réuni des chefs de département et des coordinateurs pédagogiques, enseignants-chercheurs pour la plus part, professeurs dynamiques ou responsables pédagogiques innovants, tous intéressés à découvrir les méthodes d’innovation pédagogique expérimentées à Lille comme par exemple les classes inversées, les classes renversées, les approches numériques, les serious games, les cartes mentales, les méthodes de scénarisation, d’improvisation ou de storytelling, les apprentissages par projets, les ateliers de codesign,…La préparation en amont et l’animation de cette journée en intelligence co-élaborative ont été assurées par Jean-Charles Cailliez et Delphine Carissimo du Laboratoire d’Innovation Pédagogique de l’UCL. Le… Savoir plus >