De la créativité à l'innovation

Archives de mots clés: Innovation

Le QCM inversé : un outil qui permet d’apprendre et non plus d’interroger !

Il est impossible de construire un questionnaire à choix multiple (QCM) si on ne connaît pas son cours. Même les professeurs les plus expérimentés sont obligés de lire avec précision le contenu de leur cours pour être capables de rédiger un QCM et d’y proposer tout un choix de bonnes et mauvaises réponses. C’est ce que l’on fait dans les cursus contenant des concours (comme la première année commune des études de santé) et pour lesquels il n’est pas nécessaire de corriger les copies. Un simple tableau avec des cases cochées ou pas y suffit. Aussi, la question s’est posée de l’utilisation d’un QCM, non plus pour interroger des étudiants, mais pour les obliger à connaître leur cours. Il suffisait alors de leur demander de construire eux-mêmes ces QCM. Voilà qui a été testé dans la cadre du cours de Génétique moléculaire en DIY. Les étudiants ont été invités à écrire deux QCM avec 5 choix de réponses (un QCM par chapitre qu’ils construisent eux-mêmes). Au moins l’une des réponses proposées devait être bonne. Le barème était le suivant : 5 points pour une réponse 100% exacte, 2 points pour une réponse incomplète et 0 point lorsque l’une des réponses fausses avaient… Savoir plus >

Creative team building et Codesign à la namuroise… sous la houlette d’un pro de l’impro !

Texte complet téléchargeable en PDF : Innover avec un pro de l’impro ! Il existe une multitude de méthodes d’animation pour innover, toutes plus différentes et performantes les unes des autres. Elles nécessitent l’utilisation de matériaux et supports comme des paper-boards, grandes feuilles, post-its, feutres et crayons multicolores, boîtes de lego, pâte à modeler,… Elles bénéficient aussi parfois de lieux de créativité dont les aménagements favorisent la production d’idées avec des mobiliers amovibles, des tableaux ou écrans mobiles, des murs ou des cloisons sur lesquels on peut écrire ou s’exprimer en y collant ou accrochant toute sorte de choses. Enfin, elles peuvent faire appel à des plateformes collaboratives ou d’autres outils issus des technologies du web, des logiciels aux imprimantes 3D en passant par les tableaux interactifs, tout ceci pour innover en réseau et même co-élaborer à distance. Bref, un panel de méthodes complémentaires dont on pourrait penser avoir fait le tour. Quelle erreur de penser cela ! En effet, j’ai eu la chance de découvrir récemment à Namur une nouvelle voie qui est l’utilisation des « méthodes d’impro », telles qu’on les pratique dans les matchs catchs ou café-théâtre sous forme de compétition ludique. L’impro comme technique d’innovation, de codesign ou de… Savoir plus >

La classe inversée à l’université,… une pédagogie innovante à benchmarker !

Peut-on « benchmarker » en innovation pédagogique ? Et si oui… où cela ? Existe-t-il des lieux en la matière ? Comment trouver quelques communautés de « hackers pédagogiques » prêtes à vous accueillir et échanger avec vous sur leurs pratiques ? Où trouver de nouvelles idées pour faire progresser vos propres enseignements ? Quelles nouvelles postures adopter pour innover en pédagogie et interagir ainsi différemment avec ses étudiants ? Voici des préoccupations pouvant trotter dans la tête d’un enseignant à l’université. Un début de réponse m’est apparue cette semaine, ayant eu la chance de pouvoir m’immiscer le temps d’un cours dans l’atmosphère particulière d’une classe inversée, à l’invitation d’un collègue biologiste enseignant comme moi à l’université. Nous sommes dans les locaux de la faculté de médecine de Cochin à l’Université de Paris Descartes dans la « classe inversée » d’Antoine TALY (Centre de Recherche Interdisciplinaire) au milieu d’une promotion d’étudiants en première année de licence « Frontières du Vivant ». La salle de classe est conviviale, aux murs couverts de schémas et de post-its multicolores, aux tables à roulettes disposées en demi-rectangle de manière à ce que tout le monde puisse se voir et interagir efficacement. Le prof est dans un coin à côté des étudiants qui s’approprient l’espace de manière… Savoir plus >

Avec l’interro « 100% DIY », les étudiants se débrouillent seuls. Plus besoin du prof !

Peut-on imaginer une interrogation en début de cours, sans que le professeur n’intervienne, ni pour le choix ou la formulation des questions, ni pour la construction du barème, ni pour la surveillance de l’épreuve, ni pour la correction des copies ? Bref, seulement pour récupérer les notes ! L’expérimentation a eu lieu le jeudi 23 janvier 2014 à la Faculté Libre des Sciences et Technologies (FLST) de l’Université Catholique de Lille lors du cours de Génétique moléculaire en « Do It Yourself » en licence 3.

Les étudiants peuvent-ils contribuer à la production de leurs connaissances ?

Texte complet téléchargeable sur : Réactions L3 vidéo de François Taddéi En guise d’introduction au cours de Génétique moléculaire en « Do It Yourself », j’ai demandé à mes étudiants de troisième année de Licence de Sciences de la Vie de bien vouloir visionner l’interview sur YouTube de François TADDEI, directeur du Centre de Recherche Interdisciplinaire (CRI), dont le titre était : « Les élèves doivent contribuer à produire des connaissances ». Il s’agissait de les sensibiliser à cette nouvelle démarche d’innovation pédagogique en génétique moléculaire dont l’expérimentation a commencé avec eux le 16 janvier 2014 à la Faculté Libre des Sciences et Technologies (FLST) de l’Université Catholique de Lille. Voici dans le désordre les réactions de Yohan, Charlotte, Olivia, Alexia, Nathan, Eudes, Thibaut(s), Guillaume, Justine, Laura, Mathilde(s), Paul, Clémentine, Hélène(s), Louis, Quentin, Marie, Antoine, Camille, Constance, Apolline, Jean-Guillaume et Cécile. 

La cinquième discipline… vers l’art et la pratique d’une recherche apprenante ?

La recherche, une organisation « intelligente » ? Dans son ouvrage intitulé « La Cinquième Discipline » (The Fifth Discipline, the Art & Practices of the Learning Organization, Editions FIRST, 1991), réédité en 2012 (version française cosignée avec Alain GAUTHIER, collègue de l’auteur et consultant en développement d’équipes dirigeantes), Peter SENGE, professeur au Massachussetts Institute of Technology (MIT), directeur du Learning Center de la Sloan School of Management du MIT, associé fondateur du cabinet de conseil Innovation Associates et fondateur de la Society for Organizational Learning (SOL), décrit ce que sont les organisations « intelligentes », celles qui luttent contre le cloisonnement et la dilution de leurs forces pour penser et travailler de manière globale. Son ouvrage s’adresse aux manageurs désireux d’élever le niveau de performance de leur entreprise en y associant leurs collègues dans un véritable esprit d’équipe. Les cinq disciplines qui se combinent pour construire ces organisations dites « intelligentes » sont la maîtrise personnelle, la remise en question des modèles mentaux, la vision partagée, l’apprentissage en équipe et enfin, la pensée systémique ou cinquième discipline.

Hub hub hub Hourra ! Un atelier de codesign pour la Creative Wallonia

Texte avec les illustrations téléchargeable sur : Hub hub hub Hourra ! Il était une fois. Dans le cadre féérique du château de Neuville-en-Condroz, près de Liège, une centaine d’influenceurs créatifs avaient décidé de se réunir le 18 décembre 2013. L’événement était organisé par le cabinet du Ministre de l’Economie et des PME et l’Agence de Stimulation Economique. L’objectif de cette journée au vert était d’imaginer ce que pourrait être la Wallonie créative de demain (http://www.creativewallonia.be) et de réfléchir à l’avenir de l’économie créative en cette région par la mise en place de Hubs créatifs. Dessin de : Paule ANDRE (paule.andre@innerfrog.com)

Créativité et Innovation : du storytelling au storydoing !

Le Regard de JC2 sur l’édition 2013 de l’Ecole d’Automne en Management de la Créativité de Strasbourg* Texte complet avec illustrations à télécharger sur : Qréatif au coeur de SXB Du 4 au 9 novembre 2013, j’ai eu la chance de participer à l’Ecole d’Automne en Management de la Créativité, organisée à Strasbourg (SXB) pour la quatrième année consécutive par le Bureau d’Etudes Economiques Théoriques et Appliquées (BETA) de l’Université de Strasbourg en association avec MOSAIC, pôle de créativité et d’innovation d’HEC Montréal. J’en rapporte ici quelques images, celles qui m’ont  particulièrement marqué, sous une forme narrative déjà utilisée lors d’un premier épisode (ExcentriQ au cœur de YUL !), suite à la Summer School in Montréal (YUL) en juillet dernier.

Chercheurs innovants : quand le hasard fait bien les choses !

Dans un excellent billet intitulé « Innovation and Serendipity«  posté en juin 2013 par Ralph OHR, l’auteur met en évidence le fait que le hasard heureux peut se provoquer. On parle de sérendipité, c’est à dire de la façon de trouver quelque chose de nouveau sans le chercher spécifiquement, mais en créant toutes les conditions qui feront que cela arrive. Il ne suffit donc pas de penser que « le hasard fait bien les choses » comme dans le cas de nombreuses découvertes, de la pénicilline à la tarte Tatin en passant par le post-it, encore faut-il le provoquer ! On peut alors imaginer, et je ne m’en prive pas, que cela est vrai aussi dans le domaine de la recherche… et que c’est même incontournable dans celui de l’innovation au sens le plus large. Afin de faire de nouvelles découvertes, tout au moins de belles avancées dans le domaine de la connaissance, il faut emprunter de nouveaux chemins. Ceux-ci sont sans doute un peu moins académiques qu’attendus, mais qu’à cela ne tienne. Facile à dire, mais alors comment faire ?

Manager la complexité pour « sur-vivre ». Une inspiration pour la recherche !

La Cité des Sciences et de l’Industrie de Paris a accueilli le 5 juin 2013 devant plus de 500 personnes la première édition du Forum « Changer d’ère » sur la thématique « des clés pour comprendre et construire ensemble le monde de demain ». L’objectif de cette journée au programme consistant, avec huit heures de tables–rondes, ateliers et une visite de Fablab, était de susciter un dialogue intergénérationnel et pluridisciplinaire sur la nécessité de réagir face aux bouleversements engendrés par la civilisation numérique et de se mobiliser pour « faire bouger les choses »,… reculer certains murs, dont ceux défendus par les plus ardents résistants au changement. Il s’agissait aussi de ne pas se limiter à l’échange d’idées et à la confrontation d’opinions, mais de dégager aussi des axes d’actions concrètes, notamment en construisant à partir d’expériences de terrains déjà bien engagées.