De la créativité à l'innovation

Archives de mots clés: Innovation

Avec l’interro « 100% DIY », les étudiants se débrouillent seuls. Plus besoin du prof !

Peut-on imaginer une interrogation en début de cours, sans que le professeur n’intervienne, ni pour le choix ou la formulation des questions, ni pour la construction du barème, ni pour la surveillance de l’épreuve, ni pour la correction des copies ? Bref, seulement pour récupérer les notes ! L’expérimentation a eu lieu le jeudi 23 janvier 2014 à la Faculté Libre des Sciences et Technologies (FLST) de l’Université Catholique de Lille lors du cours de Génétique moléculaire en « Do It Yourself » en licence 3.

Les étudiants peuvent-ils contribuer à la production de leurs connaissances ?

Texte complet téléchargeable sur : Réactions L3 vidéo de François Taddéi En guise d’introduction au cours de Génétique moléculaire en « Do It Yourself », j’ai demandé à mes étudiants de troisième année de Licence de Sciences de la Vie de bien vouloir visionner l’interview sur YouTube de François TADDEI, directeur du Centre de Recherche Interdisciplinaire (CRI), dont le titre était : « Les élèves doivent contribuer à produire des connaissances ». Il s’agissait de les sensibiliser à cette nouvelle démarche d’innovation pédagogique en génétique moléculaire dont l’expérimentation a commencé avec eux le 16 janvier 2014 à la Faculté Libre des Sciences et Technologies (FLST) de l’Université Catholique de Lille. Voici dans le désordre les réactions de Yohan, Charlotte, Olivia, Alexia, Nathan, Eudes, Thibaut(s), Guillaume, Justine, Laura, Mathilde(s), Paul, Clémentine, Hélène(s), Louis, Quentin, Marie, Antoine, Camille, Constance, Apolline, Jean-Guillaume et Cécile. 

La cinquième discipline… vers l’art et la pratique d’une recherche apprenante ?

La recherche, une organisation « intelligente » ? Dans son ouvrage intitulé « La Cinquième Discipline » (The Fifth Discipline, the Art & Practices of the Learning Organization, Editions FIRST, 1991), réédité en 2012 (version française cosignée avec Alain GAUTHIER, collègue de l’auteur et consultant en développement d’équipes dirigeantes), Peter SENGE, professeur au Massachussetts Institute of Technology (MIT), directeur du Learning Center de la Sloan School of Management du MIT, associé fondateur du cabinet de conseil Innovation Associates et fondateur de la Society for Organizational Learning (SOL), décrit ce que sont les organisations « intelligentes », celles qui luttent contre le cloisonnement et la dilution de leurs forces pour penser et travailler de manière globale. Son ouvrage s’adresse aux manageurs désireux d’élever le niveau de performance de leur entreprise en y associant leurs collègues dans un véritable esprit d’équipe. Les cinq disciplines qui se combinent pour construire ces organisations dites « intelligentes » sont la maîtrise personnelle, la remise en question des modèles mentaux, la vision partagée, l’apprentissage en équipe et enfin, la pensée systémique ou cinquième discipline.

Hub hub hub Hourra ! Un atelier de codesign pour la Creative Wallonia

Texte avec les illustrations téléchargeable sur : Hub hub hub Hourra ! Il était une fois. Dans le cadre féérique du château de Neuville-en-Condroz, près de Liège, une centaine d’influenceurs créatifs avaient décidé de se réunir le 18 décembre 2013. L’événement était organisé par le cabinet du Ministre de l’Economie et des PME et l’Agence de Stimulation Economique. L’objectif de cette journée au vert était d’imaginer ce que pourrait être la Wallonie créative de demain (http://www.creativewallonia.be) et de réfléchir à l’avenir de l’économie créative en cette région par la mise en place de Hubs créatifs. Dessin de : Paule ANDRE (paule.andre@innerfrog.com)

Créativité et Innovation : du storytelling au storydoing !

Le Regard de JC2 sur l’édition 2013 de l’Ecole d’Automne en Management de la Créativité de Strasbourg* Texte complet avec illustrations à télécharger sur : Qréatif au coeur de SXB Du 4 au 9 novembre 2013, j’ai eu la chance de participer à l’Ecole d’Automne en Management de la Créativité, organisée à Strasbourg (SXB) pour la quatrième année consécutive par le Bureau d’Etudes Economiques Théoriques et Appliquées (BETA) de l’Université de Strasbourg en association avec MOSAIC, pôle de créativité et d’innovation d’HEC Montréal. J’en rapporte ici quelques images, celles qui m’ont  particulièrement marqué, sous une forme narrative déjà utilisée lors d’un premier épisode (ExcentriQ au cœur de YUL !), suite à la Summer School in Montréal (YUL) en juillet dernier.

Chercheurs innovants : quand le hasard fait bien les choses !

Dans un excellent billet intitulé « Innovation and Serendipity«  posté en juin 2013 par Ralph OHR, l’auteur met en évidence le fait que le hasard heureux peut se provoquer. On parle de sérendipité, c’est à dire de la façon de trouver quelque chose de nouveau sans le chercher spécifiquement, mais en créant toutes les conditions qui feront que cela arrive. Il ne suffit donc pas de penser que « le hasard fait bien les choses » comme dans le cas de nombreuses découvertes, de la pénicilline à la tarte Tatin en passant par le post-it, encore faut-il le provoquer ! On peut alors imaginer, et je ne m’en prive pas, que cela est vrai aussi dans le domaine de la recherche… et que c’est même incontournable dans celui de l’innovation au sens le plus large. Afin de faire de nouvelles découvertes, tout au moins de belles avancées dans le domaine de la connaissance, il faut emprunter de nouveaux chemins. Ceux-ci sont sans doute un peu moins académiques qu’attendus, mais qu’à cela ne tienne. Facile à dire, mais alors comment faire ?

Manager la complexité pour « sur-vivre ». Une inspiration pour la recherche !

La Cité des Sciences et de l’Industrie de Paris a accueilli le 5 juin 2013 devant plus de 500 personnes la première édition du Forum « Changer d’ère » sur la thématique « des clés pour comprendre et construire ensemble le monde de demain ». L’objectif de cette journée au programme consistant, avec huit heures de tables–rondes, ateliers et une visite de Fablab, était de susciter un dialogue intergénérationnel et pluridisciplinaire sur la nécessité de réagir face aux bouleversements engendrés par la civilisation numérique et de se mobiliser pour « faire bouger les choses »,… reculer certains murs, dont ceux défendus par les plus ardents résistants au changement. Il s’agissait aussi de ne pas se limiter à l’échange d’idées et à la confrontation d’opinions, mais de dégager aussi des axes d’actions concrètes, notamment en construisant à partir d’expériences de terrains déjà bien engagées.

Le génie de TechShop !

En mars 2013, lors d’un déplacement à Palo Alto (San Francisco) avec une délégation d’EducPros, j’ai eu la chance de visiter une dizaine d’entreprises innovantes de la Silicon Valley. L’une d’entre elles m’a particulièrement marqué : TechShop ! J’ai ainsi découvert une communauté apprenante dont l’essentiel de l’activité est basé sur la créativité. Cette entreprise d’un genre nouveau propose à ses clients (ses abonnés) de réaliser leurs rêves. Elle leur donne accès, pour un peu plus d’une centaine de dollars par an, à des outils  de bricolage allant des plus simples aux plus sophistiqués, à des logiciels informatiques et à des espaces de travail collaboratif. N’importe qui peut venir chez TechShop. Inutile de montrer patte blanche, ou même d’être titulaire d’un quelconque permis ou diplôme. On frappe tout simplement à la porte avec une idée, un rêve à réaliser… et l’envie de le construire de ses propres mains. Une seule question vous est posée ce jour-là : « What do you want to make ? »

Plus de temps à perdre… il faut créer des innovateurs !

Créons des innovateurs ! Soutenons la créativité et l’innovation ! Progressivement, le message commence à se faire entendre en France par un plus grand nombre d’entreprises et d’organismes de formation, même si tout le monde n’a pas attendu aujourd’hui pour s’en préoccuper. Cela est une bonne nouvelle, mais nous n’en sommes qu’au début. Certains pays comme les Etats-Unis, le Japon ou la Corée ont pris de l’avance. L’Union Européenne les talonne de près. A l’échelle hexagonale, le chemin est encore long… mais petit à petit, le fossé se comble.

Soutenir sa thèse de manière innovante ? I have a dream !

La soutenance de thèse est un exercice imposé dans la majorité des universités françaises. Son déroulé est presque toujours le même. Elle s’exécute par l’impétrant, c’est à dire le doctorant qui la soutient, devant un jury de pairs composé généralement d’un président, de deux rapporteurs ayant livré leur avis d’experts sur la qualité du travail et d’autres membres éminents dont bien sûr le directeur de thèse. Son déroulé est presque toujours le même. Il commence par un exposé de 35 à 45 minutes, puis se poursuit par une série de commentaires et de questions provenant de chacun des membres du jury. Si tout se passe bien, ce qui est souvent le cas, la délibération qui s’en suit proclame « docteur d’université » celui (ou celle) vers qui tous les regards se sont concentrés durant l’épreuve.