De la créativité à l'innovation

Archives de mots clés: Interview

Ma classe n’est pas un champ de carottes !

Quel rapport peut-il y avoir entre la permaculture et l’innovation pédagogique ? Une illustration est donnée ici avec la « classe renversée », telle qu’elle est pratiquée à l’Université Catholique de Lille depuis 4 ans dans mon cours de génétique moléculaire. J’ai été contacté récemment par une jeune ingénieure agronome, Louise Browaeys, qui prépare un livre sur la façon dont la permaculture peut gagner le terrain de l’entreprise et de l’éducation. Elle désirait m’interviewer pour recueillir mon avis sur la question et compléter ainsi l’un des chapitres de son futur ouvrage. Etant biologiste de formation, j’ai d’abord cru qu’elle s’adressait à mes connaissances en la matière. En effet, la permaculture est une conception de la culture biologique durable et responsable qui prend en considération de manière prioritaire la biodiversité des écosystèmes vivants. Cette pratique agricole qui a été théorisée au siècle dernier et que l’on présente aujourd’hui comme un nouveau mode de production écologique de fruits et légumes, signifie littéralement « agriculture permanente » ou plus explicitement « culture de la permanence ». Elle invite à cultiver ce que la terre peut donner de manière durable et responsable au sens écologique, en étant libéré des systèmes de production et de distribution industrialisés. Dès le début de notre… Savoir plus >

Des méthodes entrainantes et des lieux inspirants pour stimuler l’innovation pédagogique à l’université !

Voir la vidéo de l’interview en cliquant sur : L’innovation pédagogique, un investissement ! Est-il facile d’innover en pédagogie universitaire ? Faut-il pour cela des méthodes et des moyens particuliers ?  Pour innover en pédagogie, il faut nécessairement des méthodes qui donnent envie aux enseignants de se lancer dans l’aventure et des lieux inspirants pour les y inciter. Il y a deux façons de voir les choses. On peut innover juste en changeant sa façon de faire cours (innovation de transformation), c’est à dire enseigner la même matière mais de façon différente, ou innover en changeant la nature même de son cours (innovation de rupture), c’est à dire imaginer d’enseigner autre chose, un contenu plus transdisciplinaire, en le concevant avec d’autres enseignants de matières différentes. Ces deux approches sont complémentaires. Elles prennent leur place dans l’enseignement supérieur, notamment grâce à des cellules pédagogiques ou des laboratoires d’innovation pédagogique. Un exemple est donné ici à l’Université Catholique de Lille (cf. vidéo interview de Jean-Charles Cailliez, Vice-Président Innovation, au début de ce post). Des lieux accélérateurs d’innovation. Les espaces physiques (salles et laboratoires de pédagogie expérimentale) dans lesquels ces ateliers et formations sont organisés sont des  sortes de « tiers-lieux » jouant le rôle d’accélérateurs ou d’inspirateurs de l’innovation. Il… Savoir plus >

Les classes inversées ou renversées au service de l’innovation pédagogique. Une interview signée Jean-Pierre Léac dans les « Cahiers de l’Innovation ».

En quoi les pédagogies inversées peuvent-elles être au service de l’innovation pédagogique ? Les classes inversées, ou même renversées, représentent-elles une voie de choix pour les innovateurs pédagogiques ? Quels conseils pour se lancer dans l’expérimentation ? A lire une interview de Jean-Pierre LEAC réalisées dans les Cahiers de l’Innovation juste en cliquant sur ce lien. Tout d’abord, qu’est-ce-que la classe inversée ? Ce concept connait un succès grandissant et illustre parfaitement l’innovation pédagogique : de plus en plus de professeurs à travers le monde modifient leur façon de “faire la classe” pour passer à un modèle plus pratique et plus humain. Ce modèle part d’une idée très simple : le précieux temps de classe serait mieux utilisé si on s’en servait pour interagir et travailler ensemble plutôt que de laisser une seule personne parler. Le fonctionnement est le suivant : les élèves reçoivent des cours sous forme de ressources en ligne (en général des vidéos) qu’ils vont pouvoir regarder chez eux à la place des devoirs, et ce qui était auparavant fait à la maison est désormais fait en classe, d’où l’idée de classe “inversée”. En réalité, on va surtout profiter du temps libéré en classe pour organiser des activités, des… Savoir plus >

Les étudiants peuvent-ils contribuer à la production de leurs connaissances (saison 2) ?

Pour la deuxième édition de mon cours de Génétique moléculaire en « Do It Yourself », et comme je l’avais fait l’année dernière, j’ai demandé à mes étudiants de troisième année de Licence de Sciences de la Vie de bien vouloir visionner l’interview sur YouTube de François TADDEI, directeur du Centre de Recherche Interdisciplinaire (CRI) de Paris, dont le titre est : « Les élèves doivent contribuer à produire des connaissances ». Il s’agissait de les sensibiliser aux nouvelles démarches d’innovation pédagogique. Voici dans le désordre les réactions de Geoffrey, Lauren, Ariane, Eva, Charles-Henri, Aurélie, Pierre, Lison, Joséphine, Léo, Florine, Alexis, Clémence, Thibaut, Marc, Myriam, Jérôme, Elise, Foucault, Ludivine, Clément, Julien, Camille, Lucie et Alice.

L’évaluation inversée,… une autre façon d’aborder l’innovation pédagogique !

A lire ci-dessous, une interview de Jean-Charles CAILLIEZ par Aurore ABDOUL-MANINROUDINE (AEF) intitulée : « L’évaluation inversée permet d’évaluer les compétences et non les connaissances » À l’Université catholique de Lille, « nous avons décidé de changer certaines de nos approches en essayant de partir de l’évaluation pour aborder l’innovation pédagogique », indique Jean-Charles Cailliez, vice-président Innovation et développement de l’université et directeur du Laboratoire d’Innovation Pédagogique (LIP), dans un entretien à AEF le 12 janvier 2015. « En effet, poursuit-il, innover dans l’évaluation oblige à faire évoluer son enseignement. L’inverse n’est pas vrai. » Il revient notamment sur les expérimentations d’ »évaluation inversée » menées dans le cadre de son cours de génétique moléculaire de L3 depuis l’an dernier : « Les étudiants construisent le cours eux-mêmes et le professeur qui les accompagne peut se transformer en ‘étudiant‘. Ce changement de posture va permettre aux étudiants d’évaluer ses connaissances et à ce dernier d’évaluer en retour leurs compétences ». Do it Yourself ! Des étudiants de L3 ont expérimenté le 13 février 2014, lors d’un cours de génétique moléculaire, « un DS dans lequel le rôle de l’enseignant se limite à ouvrir la porte aux étudiants, les laisser s’organiser de manière autonome et à attendre les notes en fin d’épreuve« …. Savoir plus >