De la créativité à l'innovation

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Que pensent les profs de la classe renversée ? Je t’aime,… moi non plus !

Que pensent les profs de la classe renversée ? Ont-ils envie de se lancer dans l’aventure des pédagogies innovantes ou bien ont-ils peur de s’y risquer ?  Telles sont les questions qui ont été posées à une quarantaine d’universitaires de l’Università di Corsica Pasquale Paoli lors d’un séminaire d’innovation pédagogique organisé par Thierry Antoine SANTONI , Vice-Président en  charge de l’innovation et du numérique, les 1 et 2 décembre 2016 à Corté. Leurs impressions positives et négatives ont été recueillies suite à une conférence de Jean-Charles Cailliez sur son expérience de classe renversée en « Do it Yourself«  et précédant deux jours d’ateliers collaboratifs (co-animés par Delphine CARISSIMO, chargée de mission à l’Institut de l’Entrepreneuriat de l’Université catholique de Lille) consacrés aux méthodes pédagogiques innovantes et aux communautés apprenantes. D’un point de vue méthodologique, il a été demandé à chacun de donner obligatoirement un point positif (ce qui lui donne envie de se lancer dans une pédagogie innovante, classe inversée ou autre méthode) et un point négatif (ce qui le freine, voire ce qui lui fait peur). Ci-dessous leurs réactions : Impressions positives et inspirations. La méthode des tableaux tournants me semble très didactique et intéressante à mettre en place –

Du marathon à la classe renversée !

Quels liens entre le dépassement de soi en course à pied et le fait de sortir de sa zone de confort en pédagogie ? A priori aucun. A l’occasion du TEDx de Belfort le 14 octobre 2016, dont la thématique était « Envie de vie », Jean-Charles Cailliez a focalisé son talk (« Du marathon à la classe renversée« ) sur la plaisir que l’on pouvait avoir à dépasser ses limites dans sa passion comme dans son projet professionnel. A l’aide d’exemples illustrés, il a invité les 500 spectateurs de la Salle Granit à le suivre le long de ses multiples marathons et autres courses d’endurance et dans sa salle de classe où les étudiants construisent le cours par eux-mêmes et donnent des devoirs au professeur. A suivre sur http://www.tedxbelfort.com.

Tout à déclarer ! Des universitaires français et belges qui échangent sur leurs innovations pédagogiques…

Film de l’événement téléchargeable sur : https://www.youtube.com/watch?v=gwpRnEWeZOA Article en format PDF : Hack’Apprendre Lille 2016 Une frontière invisible qui sépare deux régions particulièrement riches en établissements d’enseignement supérieur et de recherche : les Hauts de France et la Wallonie. Des communautés de pédagogues, enseignants et formateurs, qui se posent souvent les mêmes questions : Comment innover en pédagogie ? Comment enseigner différemment ? Comment partager sur nos pratiques pédagogiques et progresser de manière collective ? Comment bénéficier de l’apport des uns et des autres qui expérimentent avec leurs étudiants ? Peut-on imaginer, de part et d’autre de la frontière, une communauté apprenante impliquée dans une dynamique collective d’innovation pédagogique ?

De quoi sera fait demain ? Faut-il être devin pour s’y préparer ?… ou plus raisonnablement prospectiviste !

Dossier consultable en flipping book (l’ouvrir avec Google Chrome) sur : http://www.univ-catholille.fr/ebooks/VE-n65-oct2016/index.html De quoi sera fait demain ? Quel futur nous attend dans ce monde en perpétuelle mutation ? Faut-il être astrologue ou devin pour s’y préparer,… ou plus raisonnablement prospectiviste ? La prospective est une démarche itérative à la fois pragmatique et holistique. Elle nous prépare à affronter demain. Elle nous aide à envisager l’avenir en nous inspirant du passé comme du présent, tout en tenant compte de l’évolution de notre environnement et de nos comportements. Elle est indiciblement liée à la notion d’écosystèmes, entendus comme des ensembles dynamiques d’acteurs vivants qui interagissent avec leur milieu. Alors quoi de plus normal que l’Université Catholique de Lille s’engage dans une démarche de prospection et de compréhension des écosystèmes innovants pour assurer ses missions d’éducation, de recherche et de service à la société.

Des élèves co-auteurs de leur savoir !

Article en PDF à télécharger sur : Elèves co-auteurs de leur savoir Avec l’explosion du numérique à l’école, les élèves peuvent devenir co-auteurs de leur savoir. Il en est de même dans l’enseignement supérieur. Cette approche des temps modernes nécessite néanmoins que les acteurs acceptent de changer de posture, tout au moins de sortir de leur zone de confort, pour s’investir différemment dans le partage des connaissances. A l’image de ce qui se passe dans les classes inversées ou renversées, le professeur doit aujourd’hui imaginer de nouvelles pédagogies, celles qui incitent ses élèves à apprendre autrement, en les préparant notamment à rechercher par eux-mêmes les connaissances qui leur seront nécessaires au montage de projets ou à la résolution de problèmes. La pratique des pédagogies inversées va en ce sens pour une majorité d’entre eux. Elle permet de passer de la créativité à l’innovation par l’expérimentation. Hacker la pédagogie. L’expérimentation peut aller encore plus loin lorsqu’on imagine de hacker la pédagogie. C’est le cas du « Uncollege » à San Francisco qui tente de réinventer l’éducation par des méthodes d’auto-éducation.

Comment innover à l’université ? Un atelier de codesign expérimenté par Liverpool Hope University

Télécharger l’article illustré en PDF sur : Liverpool HU Week 2016 Le Laboratoire d’Innovation Pédagogique (LIP) de l’Université Catholique de Lille a organisé fin juin 2016 dans les locaux de Liverpool Hope University (LHU) une semaine de formation au codesign et à l’innovation pédagogique, un programme conçu et animé par Jean-Charles CAILLIEZ (directeur du LIP), June SRICHINDA (Doctorante en Innovation Pédagogique, FLSH-CLARIFE) et Thierry SOBANSKI (Responsable de la Cellule SUN ou « Service des Usages du Numérique »). Cette session était destinée aux enseignants de l’université anglaise utilisateurs du Learning Lab., nouvel espace de coworking inauguré en début d’année universitaire avec une délégation de l’Université Catholique de Lille. Au programme, se sont succédés des séminaires de présentation d’expériences d’innovation pédagogique et d’échange de bonnes pratiques, ainsi que des ateliers portant sur les thèmes : What is codesign and how it can be used to build lessons ? Innovation in the classroom : exchange of success and failures. Creating activities to build a learning community. How to transform creativity into innovation: prototyping the classroom. Lors de cette semaine, il a aussi été organisé une visite guidée du « Creative Campus » de LHU par son directeur Simon PIASECKI At the end of June 2016, the Laboratoire… Savoir plus >

De la créativité à l’innovation,… une nouvelle approche de l’université en mode Design School !

Peut-on imaginer la création d’une Design School dans une université ? La question est clairement posée ici avec ce projet présenté dans cette « interview inversée » de Jean-Charles CAILLIEZ, Vice-Président Innovation de l’Université Catholique de Lille, interrogé par Aurélie CARETTE. Les 4 entités de la Direction de l’Innovation des Facultés de l’Université Catholique de Lille, soit le Laboratoire d’Innovation Pédagogique (LIP) assisté par le Service aux Usages du Numérique (SUN), l’Institut de l’Entrepreneuriat (IES), l’Ecole des Doctorants (ED2) et l’Institut International de Prospective sur les Ecosystèmes Innovants (IIPEI), construisent une stratégie collective en mode « Design School ». Cette réflexion devrait conduire à la création d’un incubateur consacré au management de la créativité et de l’innovation permettant la mise en action de nouvelles synergies pour être plus innovant et de manière plus intégrée tout en élargissant les collaborations avec la Bibliothèque et le Service Culture de l’Université Catholique de Lille.

Tous les étudiants n’aiment pas la classe renversée,… mais aucun ne la trouve indifférente !

Le cours de génétique moléculaire en classe renversée (méthode en DIY) vient de se terminer pour la troisième année consécutive à la Faculté de Gestion, Economie et Sciences (FGES) de l’Université Catholique de Lille. Il a été demandé aux étudiants de licence 3 (Sciences de la Vie et Agroqual) l’ayant suivi ce qu’ils en avaient pensé ? Quelles étaient leurs impressions (positives et négatives) au sujet de cette méthode pédagogique, maintenant qu’ils l’avaient vécue ? Avaient-ils des idées d’amélioration ? La question leur avait déjà été posée en milieu de semestre, lors d’une précédente enquête, mais cette fois-ci, ils avaient l’occasion de détailler un peu plus leurs réponses. CI-DESSOUS LEURS REPONSES EN MODE VERBATIM : J’ai fortement apprécié ce système de classe renversée. Nous n’étions plus passifs, mais actifs en cours. Cela nous fait travailler différemment. Venant d’une PACES, puis d’un DUT génie biologique, je n’ai pas eu trop de difficultés à reprendre l’apprentissage de la génétique contrairement à d’autres. Il m’a tout de même fallu avoir plusieurs explications de votre part avant de pouvoir avancer dans nos sujets. Je trouve très bien le fait de préparer les questions sur lesquelles on pourrait tomber aux examens partiel. Je n’avais pas de bases en génétique ; ça m’a beaucoup aidé. Je pense également que… Savoir plus >

Classe renversée et licence inversée,… la faculté d’innover ! (Partie 1)

Force est de constater qu’en ce début de XXIème siècle, une majorité d’étudiants souhaite être plus active dans l’acquisition de ses connaissances. Ces étudiants veulent échanger différemment avec leurs enseignants, voire établir avec eux un véritable dialogue. Partant de ce constat, une réflexion a été menée à l’Université Catholique de Lille qui regroupe notamment  5 facultés (droit, médecine et maïeutique, gestion économie et sciences, lettres et sciences humaines, théologie) pour 7000 étudiants. Elle a conduit en 2012 à un programme ambitieux intitulé « Horizon 2020 » qui a incité les enseignants-chercheurs à s’engager dans des expérimentations d’innovation pédagogique. Pour cela, des ateliers de créativité ont été organisés qui ont permis de se demander comment faire évoluer les méthodes d’enseignement ? Ils ont conduit à décider comment construire certains de ces enseignements de manière différente, pour placer notamment le contenu des interventions des enseignants dans une autre perspective que celle traditionnellement envisagée, à savoir conduire les étudiants vers un développement de leurs capacités réflexive et critique. La pédagogie inversée, sous ses différentes formes, est l’une des pistes qui a été choisie au côté d’autres comme l’utilisation de cartes mentales, la construction de serious game, l’usage de WebTV et de Wiki radio, l’enseignement à distance… Savoir plus >

Faut-il passer des films en classe renversée,… même en anglais ? Qu’en pensent les étudiants ?

Lors de la séance du 27 janvier 2016, à l’occasion de la semaine nationale de classe inversée (CLISE 2016), nous avons utilisé des vidéos en classe renversée de génétique moléculaire telle qu’elle est menée depuis trois ans à la FGES (Université Catholique de Lille). Une séquence en début de cours avec 48 étudiants de troisième année de licence de sciences de la vie (L3) répartis en 6 équipes a été conçue de la manière suivante. De petites vidéos en anglais, entrecoupées d’explications du professeur (en français), ont éclairé les étudiants sur des parties du cours qu’ils construisent eux-mêmes et en équipe. Pendant la projection de ces films, chaque étudiant devait rédiger des questions qui seront utilisées par la suite pour construire l’examen final. A la fin de cette séance d’explications qui a duré 45 minutes et pendant laquelle les étudiants ont vu deux projections (en l’occurrence, les mécanismes moléculaires de réplication de l’ADN et l’activité de l’ADN-télomérase), il leur a été demandé comme à l’habitude de donner leurs impressions positives et négatives (toujours en quantités égales, si possible). Voici leurs réactions en deux parties :