Blocages, insoumissions et démocratie

Un tweet de l’université de Rennes 2 diffusé ce jeudi 17 mai, décrit « un groupe d’environ 300 individus, dont une partie cagoulée et extérieure à l’établissement <qui> s’est organisé pour bloquer les bâtiments où devaient se dérouler les examens ».

Parallèlement, Ouest France < https://www.ouest-france.fr/bretagne/rennes-35000/universite-rennes-2-une-centaine-d-etudiants-determines-empecher-les-examens-5764317 > , comme d’ailleurs beaucoup d’autres organes d’information, explique : « Alors que les examens devaient avoir lieu ce matin, de 150 à 200 étudiants se sont rassemblés sur le campus », mais aussi que « Le compte Twitter de l’AG de Rennes 1 centre annonce qu’une cinquantaine d’étudiants de Sciences Po et de Rennes 1 « ont aidé au blocage de Rennes 2 » parmi les 150 à 200 étudiants présents ce matin. »

Quels que puissent être les aléas du comptage, le nombre des bloqueurs reste dérisoire, encore plus si l’on en soustrait les non-étudiants puis les étudiants d’un autre établissement, encore plus s’il est rapporté au nombre des étudiants inscrits à Rennes 2 (21 000) et « empêchés »

Est-ce dans ce contexte qu’il faut comprendre l’intervention de la députée La France insoumise de Seine-Saint-Denis, Clémentine Autain, qui affirmait sur franceinfo que « Un gouvernement qui estime que la seule légitimité dans ce pays est la légitimité issue une fois pour toute des urnes est un vrai problème démocratique » ou l’intervention de son collègue Eric Coquerel à Arcueil où il participait de fait à l’empêchement des examens.

Sans doute les pratiques de la démocratie sont-elles perfectibles, faudrait-il pour autant favoriser la domination de « minorités agissantes », à Rennes, à Arcueil ou à Notre-Dame des Landes ?

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