Une nécessaire prise de conscience des cyber-risques en éducation à l’heure du terrorisme

Les évènements terroristes de la semaine dernière et la manifestation de ce dimanche 11 janvier contre ce fléau marqueront à jamais la face de la France voire celle du Monde.

Ils m’ont même amené à modifier le titre de mon blog en ce début d’année 2015 comme vous le constaterez pour l’adapter au champ de notre société actuelle et surtout de notre éducation.

Parler d’un 11 septembre à la française ou  d’un 11 janvier, voire encore d’un 11 janvier culturel est désormais possible. Ce rassemblement a su démontrer comment aujourd’hui nous pouvions nous mobiliser pour une cause et surtout pour les valeurs de notre république, sa liberté d’expression et le vivre ensemble.

Manifester contre le terrorisme,  devenir « Tous Charlie » même si on ne connaissait ou n’avions jamais lu (pour beaucoup)  le journal en question. Près de quatre millions de Français l’on fait et ont répondu à l’appel dans les villes pour dire « Plus jamais cela ! » On avoue même avoir oublier de compter … Certains ont même découvert le terrorisme dans leur engagement ce jour là.

Sans oublier celles et ceux qui étaient en pensée avec les manifestants chez eux on peut avouer que notre pays a été dimanche (voire durant ces évènements) le centre du Monde. Plus jamais, je pense nous ne le verrons comme avant.  Puisse ce 11 janvier entretenir à jamais cet esprit de solidarité.

Tous nous pourrons  (peut-être pas le premier jour ) acheter un des trois millions de numéros  « non pleurnichard  » qui sera en kiosque ce mercredi matin ! En voici d’ailleurs la première de couverture toute fraîche sortie de presse cette nuit à l’heure où je vous écrit ce billet …

Je veux ici profiter de ces évènements en tant que spécialiste de l’information, de la cybercriminalité et du management des risques criminels et terroristes des entreprises pour mesurer avec vous  à  l’onde de choc de ces journées.  C’était à prévoir malheureusement et cela va transformer notre regard sur le monde et sa nécessaire refonte sécuritaire. Il ne sera plus question d’envisager l’enseignement sans une réelle éducation critique aux médias, à l’information et aux cyber-risques.

Je veux ici également faire part de ma fierté aujourd’hui d’appartenir à la Réserve Citoyenne Cyberdéfense de notre nation en tant que Lieutenant-colonel de la Gendarmerie. Les forces de Gendarmerie et de Police (GIGN – GIPN) en présence ont été efficaces dans le bon déroulement des prises d’otage. Rappelons que leur principal but dans le cadre de telles interventions reste la négociation avec les otages avant tout, et non pas de tuer. Rappelez vous dans le défilé, il y a longtemps que les forces de l’ordre  n’avaient pas été applaudies voire autant reconnus et ovationnées par la foule !

Revoir la sécurité intérieure

Si à vos yeux dimanche était un jour plus calme et la liberté en phase d’être retrouvée dites vous bien qu’il ne s’agissait que d’un répit. Nous n’en  sommes qu’au début d’un nouveau paradigme du  terrorisme dont notre gouvernement a pris toute la mesure dés le début des prises d’otage. La traque continue selon le Premier Ministre en vue de trouver des complices aux auteurs de ces attentats  et il nous faudra être de plus en plus en veille comme s’il allait nous falloir vivre avec cela toujours.

Plus rien à voir ou presque avec  les attentats du 11 septembre. Il faut aujourd’hui  considérer que « Le phénomène dépasse aussi largement les communautés musulmanesDepuis un an et demi, il est beaucoup plus global. Il touche maintenant la tranche des 15-17 ans, les classes moyennes », déclare Farhad Khosrokhavar, sociologue dans un article du Journal Le Monde daté du 9 janvier 2014 et intitulé « Daech est un produit de notre modernité »

« Au départ, relève Dounia Bouzar qui travaille avec le Centre de prévention contre les dérives sectaires liées à l’islam « ils sont captés sur Internet par des choses qui n’ont parfois rien à voir avec l’islam, notamment des théories du complot, des récits de manipulations… « 

La Toile serait-elle donc le premier agent recruteur du djihad ? Samir Amghar en doute : « Internet est un lieu de socialisation, d’alphabétisation djihadiste. Mais ce n’est pas Internet qui incite à partir. C’est plutôt un copain, une rencontre, un leader charismatique. »

L’« amateurisme » de ces nouvelles recrues va de pair avec la « théâtralisation » de leur engagement, signale encore Samir Amghar. « C’est une esthétisation de l’islam. On rejoint moins la Syrie pour combattre Assad que pour montrer qu’on est capable de partir. C’est une posture. Ces jeunes sont le produit d’une société occidentale où l’image est centrale et où il est difficile de vivre dans l’anonymat. Même sans trop de talent, on peut devenir une vedette. » Et jouer avec la mort.
En effet, aujourd’hui pour exister dans ce monde il faut être vu !  Les réseaux sociaux utilisés par nos jeunes nous le démontrent chaque jour.

Le numérique a facilité le phénomène ces dernières années

On mesure aujourd’hui que le réseau de terroristes actifs sur les différents lieux était probablement en place depuis près de 10 ans. Les contacts avaient eu lieu lors d’un emprisonnement, là où la majeure partie des radicalisations naissent.  Internet, Smartphone et improvisation de faux imams  y ont aussi pris pied depuis plusieurs années.

Le cas de la Prison des Baumettes en est dernièrement l’exemple le plus cuisant. Là bas ils s’exhibent avec leur portable et leur drogue. La faute incomberait selon les Syndicats de Police  à la loi de 2009 qui interdit au gardien de prison de fouiller systématiquement un prisonnier. Pour le syndicat FO, le problème vient d’un manque d’effectifs parmi les surveillants dans une prison qui accueille 1 800 détenus pour 1 200 places.

L’auteur de la prise d’otage de la Porte de Vincennes utilisait son ordinateur durant les négociations et suivait les informations en direct à la télé à partir de son PC. Quand je vous parlais de changement de paradigme…

Le Gouvernement se devra donc avec un des meilleur service de renseignement au monde redoubler de vigilance car la surveillance des frères Kouachi s’était arrêtée il y a six mois.

Aucun des trois n’était plus sous surveillance des services français au moment des attentats : ni les deux tueurs de « Charlie Hebdo », Saïd et Chérif Kouachi, ni leur complice de la porte de Vincennes, Amedy Coulibaly n’étaient plus sous écoutes ou l’objet de surveillances lorsque tous trois ont décidé d’entamer leurs actes de terreur cette semaine à Paris.

L’Elysée a consacré ce lundi matin à la sécurité intérieure et un sommet international contre le terrorisme aura lieu le 18 février à Washington. C’est le secrétaire d’Etat américain à la Justice, Eric Holder, qui a participé à la marche républicaine de Paris et a annoncé ce dimanche la tenue de ce sommet international consacré à la lutte contre le terrorisme et « l’extrémisme violent dans le monde ».

Plus tôt, Bernard Cazeneuve a fait état d’un accord des principaux pays européens et des Etats-Unis pour améliorer la coopération dans la lutte contre le terrorisme. Il faut, a dit Bernard Cazeneuve, aboutir notamment à un renforcement des contrôles aux frontières extérieures de l’UE et à l’adoption d’un fichier européen des données des passagers aériens (PNR), qui est toujours bloqué par le Parlement européen pour des questions de protection de la vie privée.

Le renfort de près de 10 000 agents des forces de l’ordre pour accentuer la protection des lieux sensibles a été mis en place dés ce lundi 12 janvier 2015.

Accentuer la surveillance tout en préservant la liberté de chacun et en renforçant l’arsenal de moyens de notre Police et notre Gendarmerie est au programme du Ministère de l’Intérieur. Il en va aussi de même avec ce que j’évoquais précédemment à propos des candidats au Djihadisme dans les prisons.

On a appris, par exemple ce jour que Farid Benyettou, l’ancien « émir » de la filière jihadiste des Buttes-Chaumont, lié aux frères Kouachi s’était reconverti en infirmier et suivait un stage jusque fin janvier à la Pitié Salpêtrière, là où les victimes des attentats étaient acheminées. C’est ce genre d’information qu’il convient de recouper dans ces affaires par exemple en termes d’investigation car. même la directrice de l’Institut des Soins Infirmiers n’était pas au courant !

M Cazeneuve, Ministre de l’Intérieur entend bien alors développer ces capacités d’analyse de l’information et de veille jugées aujourd’hui insuffisantes tout en développant son projet de loi.

Ce dernier vise à renforcer les moyens de lutte contre la propagande et l’apologie du terrorisme, tant sur le plan de la procédure pénale qu’en matière de police administrative. Il ne s’agit pas ici de réprimer des abus de la liberté d’expression, mais de sanctionner des faits qui sont directement à l’origine des actes terroristes et qui participent d’une stratégie médiatique élaborée par des groupes criminels.

Parmi les principaux objectifs du gouvernement il convient de noter la nécessité d’augmenter les capacités d’écoute aujourd’hui limitées à 30 jours.

 

Des réactions de partout.

De son côté le collectif Anonymous n’a pas attendu pou réagir et dès le 7 janvier il affiche sur le site de publication anonyme Pastebin un long communiqué en anglais et en français : « Attendez vous à une réaction massive et frontale de notre part car le combat pour la défense de ces libertés est la base même de notre mouvement. » Dans le même temps, deux vidéos vengeresses adressées à « Al-Qaida, l’Etat Islamique et autres terroristes » sont diffusées sur Youtube à partir d’un compte situé en Belgique : « nous, les Anonymous de toute la planète avons décidé de déclarer la guerre à vous les terroristes… Nous allons surveiller toutes vos activités sur le Net, nous fermerons vos comptes sur tous les réseaux sociaux. Vous n’imposerez pas votre charia dans nos démocraties… »

Et ce n’est pas fini un groupe se réclamant de l’organisation de l’Etat islamique a piraté, lundi 12 janvier, les comptes YouTube et Twitter du commandement militaire américain au Moyen-Orient (Centcom), d’où il a diffusé des documents confidentiels de l’armée américaine, dont des adresses personnelles d’officiers. « L’EI est déjà là, nous sommes dans vos PC, dans chaque base militaire américaine », écrivent notamment les pirates sur le compte Twitter du Centcom. Le Centcom a confirmé qu’il avait bien été piraté.

On si on voulait éviter l’amalgame c’est un peu raté car plus d’une cinquantaine d’actes antimusulmans en France ont eu lieu depuis l’attentat à Charlie Hebdo.

 

Ira t-on vers un Patriot Act à la Française ? 

Plus de treize ans après son adoption, le Patriot Act reste une des lois les plus controversées des Etats-Unis. Voté dans l’urgence sans grand débat ni vraie opposition quarante-cinq jours après les attentats du 11 Septembre, ce texte de trois cents pages avait pour but d’étendre les pouvoirs des autorités en matière de surveillance pour lutter contre le terrorisme et de simplifier les procédures pour les rendre plus rapides et plus efficaces.

Le Patriot Act aux USA s’exonère des lois habituelles et se permet de savoir par exemple qui lit tel ou tel ouvrage. En Grande Bretagne les passagers sont fichés par le système E-border.

Ne pas être fan de Charlie Hebdo est une chose. Applaudir l’opération meurtrière dont le bilan s’élevait à 17 morts mercredi en est une autre.  3721 messages d’apologie du terrorisme avaient été recensée sur Internet via la plateforme Pharos (internet-signalement.gouv.fr) qui permet à quiconque de signaler un contenu a priori illicite (une vidéo, un message, un site, etc.).

En France, le gouvernement a déjà fait adopter la loi du 13 novembre 2014, qui prévoit l’interdiction de sortie du territoire des suspects candidats au djihad, et créé un délit d’« entreprise terroriste individuelle ». Les décrets d’application ne sont pas tous signés, mais il est clair que le nouveau texte n’empêche en rien les départs pour la Syrie et ne répond pas aux caractéristiques de la tuerie de Paris. Ce deuxième texte antiterroriste depuis le début du quinquennat – après une première loi défendue par Manuel Valls lui-même, lorsqu’il était ministre de l’intérieur – est le quinzième depuis 1986.
Le  gouvernement a toutefois décidé de bloquer administrativement les sites incitant  à des actes de terrorisme ou en faisant l’apologie. Comme prévu, le texte couple à ce dispositif le blocage des sites pédopornographiques.
Mes travaux sont actuellement axés sur l’analyse prédictive que le gouvernement devra mettre en place pour surveiller et prédire de tels actes si possible par une traçabilité de la toile. J’aurais l’occasion  d’y revenir dans un autre billet.

Eduquer rapidement aux cyber-risques même si Internet demeure un formidable outil !

Des jeunes dans nos écoles, collèges et lycées se sont vus expliquer par leurs enseignants  les évènements et ont donc du respecter la minute de silence. Les services des rectorats ont fait remonter qu’environ 70 cas sur le territoire auprès du ministère de l’Éducation nationale avaient posé problème à ce niveau sur un nombre à rapporter aux 60 000 établissements scolaires (écoles, collèges, lycées) du pays. Certains ont refusé en effet de respecter cette minute de silence et pourtant la tolérance qu’elle soit vis à vis de son petit copain ou de sa copine voire encore et surtout au niveau des religions doit s’apprendre dans les écoles.

La ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Najat Vallaud-Belkacem, rencontrera ce mardi 13 janvier 2015 l’ensemble de la communauté éducative et universitaire. Après les attentats qui ont touché la France les 7, 8 et 9 janvier 2015, la ministre consultera les organisations représentatives afin de préparer une mobilisation renforcée de l’Ecole pour les valeurs de la République.

Toujours selon la Ministre la laïcité et le fait religieux semblent sous-abordés et cette méconnaissance dés le plus jeune âge pourrait être source de haine par la suite chez nos jeunes.

Liberté de conscience, liberté d’expression, des outils pédagogiques ont de suite été proposés pour réfléchir et débattre avec les élèves dans les établissements et c’est très bien ainsi.

La politique et l’école ont désormais une grande responsabilité et  cela ne se limitera pas à un simple retour de la morale en son sein.

J’ai pu m’en expliquer depuis plus de dix ans dans de nombreuses conférences lorsque j’évoquais que nos jeunes déjà dans les réseaux sociaux à l’époque se sentaient libres de s’exprimer sur les blogs car c’était après tout leur génération. Ils se contentent depuis longtemps de ce que Google peut leur apporter dans ses premiers résultats et pour près de 91 % d’entre eux sans y apporter un regard  critique qu’il s’agisse de travaux à l’école ou à l’université que dans des conversations tenues entre eux en cour  de récréation ou dans des soirées. Ils ont presque tous oublié ce qu’ils ont laissé de leur adolescence et jeunesse sur la toile et peut-être leur faudra t-il bientôt faire appel à certaines compétences que commencent à avoir certains nettoyeurs du Net ou de murs Facebook.

C’est ce que je m’applique à faire dans mes cours en les aidant à retirer le grain de l’ivraie dans un cours de recherche d’information stratégique que je dispense et dont ils ne mesurent les bienfaits au niveau personnel que quelques semaines plus tard

Il  est plus qu’urgent d’éduquer aussi à l’envers du décor du WEB et aux conséquences des réflexes parfois un peu trop rapides que l’on pourrait avoir dans cette société immédiate et dont l’auteur de la vidéo ci-dessous s’excuse platement aujourd’hui auprès de la famille du défunt.  Vous l’avez tous vu ! Seulement 15 mns de postage sur la toile et c’est déjà trop tard !

 

Capture d'écran de la vidéo filmée par Jordi Mir et mise en ligne le 7 janvier 2015, après l'attentat qui a visé "Charlie Hebdo". 

L’homme qui a filmé la mort du policier après l’attentat de « Charlie Hebdo » ci-dessus s’excuse aujourd’hui.

« Je n’ai pas de mots », raconte Jordi Mir pour expliquer son geste. « Je prends une photo, un chat. Et je la mets directement sur Facebook. C’est le même réflexe stupide », déplore-t-il. Il s’adresse à la famille d’Ahmed Merabet, se disant « terriblement désolé ». Il appelle les médias qui diffusent ses images (sans autorisation) à flouter ou couper l’exécution du policier. « Sur Facebook, il n’y a pas de confidentialité. C’est une leçon pour moi. »

Celles et ceux qui balanceront sur la toile des informations, vidéos de ce type auront demain d’autres soucis avec la justice que ceux d’aujourd’hui…

C’est simple, il suffira pour celles et ceux qui détecteront des messages faisant l’apologie du terrorisme de déclarer ces derniers sur le site Internet-signalement.gouv.fr.

Il en va de même pour les médias et la presse. Après l’attentat contre Charlie Hebdo et les deux prises d’otages de vendredi, le CSA se saisit pour examiner les manquements qui auraient pu être commis par certains médias. « Le Conseil a décidé de convier les télévisions et les radios assurant une fonction d’information à une réflexion commune sur les questions et les difficultés qui ont pu être soulevées par l’accomplissement de leur mission », dit le CSA dans un communiqué.

Il faut donc dés maintenant choisir de s’afficher ou non par crainte d’être cartographié à jamais car la toile, sachez-le est indélébile !  Des éléments postés puis supprimés ont peut-être déjà fait l’objet d’une recopie vers un autre espace sur Internet sans que vous ne gériez cette dimension.

Je disais dans un article en 2007 que plus rien ne nous rendrait à l’époque d’avant le déluge informationnel d’Internet. Aujourd’hui la taille d’Internet a dépassé toutes les espérances de ses créateurs et des internautes mais demeure un terrain exploitable pour qui sait s’en donner la peine de l’investir et de l’explorer. L’avènement du Big Data et son possible avenir pour la sécurité, atelier que j’animerai à Lille Grand Palais le 21 janvier 2015 lors du Forum International sur la cybersécurité devrait faire prendre conscience de l’urgence qu’il y a aujourd’hui de prévoir et de comprendre l’information dans un monde sans cesse en mouvement. Ce sera le rôle de l’analyse prédictive et de ceux qui en auront la responsabilité en entreprise en tant que Data Analyst ou Data Scientist que de devenir les experts sachant analyser, trier et prévoir. Ils sont aujourd’hui  insuffisants dans notre société.

Je le vois avec les  étudiants qui ne savent pas chercher et je le constate encore plus depuis l’avènement de Google en 2003-2004. Mais  dés qu’on leur montre quelques ficelles avec des outils sortant des chantiers battus de Google il en va autrement..

Il est ainsi  très passionnant  de vivre les retours d’enseignements que je dispense dans diverses filières autour de la gestion de l’identité numérique et de la recherche de l’information stratégique. Suivant les cursus on ressent les freins à l’exposition sur la toile et la volonté d’y adhérer par simple méconnaissance de l’envers du décor. Après plusieurs séances les questions fusent et les étudiants commencent à se questionner sur les inter-relations qui s’opèrent et se découvrent sur la toile entre personnes, groupes de personnes ou encore domaines d’activités. Si l’on parvient à cela on a déjà fait beaucoup pour eux.

L’éducation aux réseaux sociaux qui peut être un formidable outil d’apprentissage se limite encore trop peu aux seuls Facebook et Twitter par exemple. Plus de 250 demeurent inconnus de la sphère de l’enseignement et du monde de l’analyse et du tri que tout bon citoyen se doit d’avoir comme compétence à l’ère de l’infobésité.

Enfin si je leur dit que la plupart des outils se révèlent être des outils d’investigation dans des enquêtes alors là ils y prennent un grand et malin plaisir et déclinent très vite ces outils pour d’autres matières puisqu’ils sont à peu près sûr et certains que les enseignants ne les connaissent pas. La capacité à fouiller l’information leur donne alors du pouvoir et leur fait mesurer surtout qu’Internet est une masse informationnelle gigantesque que l’on doit apprendre à explorer le plus finement. Ils se sentent alors l’âme de curateurs comme je leur explique.

Je reviendrai dans un futur billet sur l’impact de notre représentation sur la toile et sur la nécessité de connaître comment s’effectue la traçabilité d’une information et son éclatement à votre insu sur des espaces que très peu maîtrisent à ce jour.

Voilà tout est dit ou presque, vous savez à quoi vous en tenir …

Je suis Charlie !!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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