Mon précédent billet semble avoir déclenché des réactions assez passionnelles, sur ce site, comme sur d’autres.
Il me faut préciser deux points :
- C’est bien de m’accuser de procédé déloyal et de procès d’intention, mais encore faut-il employer des arguments rationnels. Informaticien moi-même depuis toujours, je n’ai pas affecté d’ignorer les précautions indispensables à la sécurisation de telles procédures. Mais des solutions existent, sinon qui ferait encore confiance aux procédures administratives quelque peu engageantes que sont, par exemple, la déclaration électronique de revenus ou le paiement des impôts…
C’est trop facile d’assimiler progrès technique et facilitation de la fraude.
- J’ai précisé ne pas pratiquer d’antisyndicalisme primaire. Mais je suis trop vieux briscard pour - si je n’ai pas eu l’expérience des meetings du printemps dernier - avoir oublié mai 68 et la manière dont les plus forts en gueule étaient capables de retourner une AG, sans même la modernité d’un micro…
Quant à la supériorité du papier pour l’exercice d’un contrôle citoyen, il me semble que le vote des morts dans certains départements ou le bourrage des urnes un peu partout sont des pratiques dans lesquelles l’électronique ou l’informatique sont peu suspectes de responsabilité !…
Quel est le plus grand risque pour la démocratie ? L’accès au vote d’étudiants qui, à tort ou à raison, ne passent pas 100% de leur temps sur les campus ? Ou une plus grande difficulté pour exercer leur influence pour les plus engagés, qui s’autoproclament représentants exclusifs de la vox populi ?
Qui veut noyer son chien…
Jean-Louis Bernaudin






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