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Parcoursup : Petit manuel de réponse aux propositions à l’usage des candidats à l’enseignement supérieur

Ce petit manuel s’adresse aux candidates et candidats dans l’enseignement supérieur, qui doivent aujourd’hui, au jour le jour, renoncer aux propositions qui leur sont successivement faites pour n’en garder qu’une seule en permanence, qui finira par devenir leur affectation finale. La procédure et le calendrier sont parfaitement décrits dans le Mode d’emploi de la phase d’admission du ministère, dont la lecture et la compréhension sont indispensables. En complément, cette FAQ est très bien faite. Ce manuel présente donc ce qui ne l’est pas ailleurs : Quelles sont les erreurs à éviter ? Quelles sont les différentes stratégies de réponses ? Comment interpréter les réponses pour bien faire son choix ?

Les erreurs à éviter

Principalement, quatre erreurs doivent être évitées :

Précipiter son choix sans être en pleine possession de toutes les informations.

Rien ne vous oblige à accepter définitivement la première proposition qui vous sera faite, y compris si toutes les autres voussemblent inaccessibles. Tant qu’une réponse formellement négative n’est pas donnée, renoncer à une proposition en attente n’apporte aucun avantage.

Oublier de répondre dans le délai prévu.

Une absence de réponse dans le délai prévu revient à un renoncement à toutes les propositions, y compris celles encore en attente, ainsi qu’à une sortie définitive du système. Cependant, un délai de 5 jours a été ajouté pendant lequel il est possible de revenir dans le système et de récupérer ses propositions en attente. Cela conduit malgré tout à la perte définitive de toutes les propositions déjà reçues.

Oublier de systématiquement stipuler que l’on souhaite conserver toutes les propositions encore « en attente ».

Cette maladresse peut coûter cher, en transformant une décision temporaire « faute-de-mieux pour l’instant » en décision définitive, alors que d’autres propositions plus intéressantes peuvent encore arriver. Tant que la procédure n’est pas finie, il n’existe strictement aucune certitude quant aux propositions en attente. Y renoncer sans raison n’apporte donc aucun avantage.

Refuser l’unique proposition qui vous est faite.

Cette décision vaut sortie du système et revient à renoncer à toutes ses propositions en attente. De plus, la commission rectorale chargée de trouver une place aux candidats sans affectation pourra, pour cette raison, refuser de traiter votre cas ou le juger moins prioritaire.

Que faire en cas d’erreur ?

Si une de ces erreurs était commise, il convient de mettre sans délai un message dans la rubrique contact du site, et d’appeler  le numéro vert de Parcoursup : 0800 400 070. Il est préférable que l’erreur se fasse tôt le matin et en semaine, afin qu’elle puisse être corrigée rapidement, et surtout avant que d’autres candidats reçoivent les propositions refusées par erreur. Contacter directement le rectorat ou l’université peut également être envisagé. Si aucune démarche n’aboutissait, il resterait alors à saisir le médiateur de l’université. Un recours au tribunal administratif semble cependant exclu sur ces motifs, qui sont clairement prévus dans la loi.

Les stratégies de réponse

Il existe différentes stratégies de réponses, aucune n’étant globalement idéale.

A quel moment répondre ?

Chaque fois qu’une proposition vous est faite, vous disposez d’un certain délai de réponse : une semaine en début de procédure, et puis progressivement moins. Vous pouvez donc soit répondre tout de suite, soit attendre.

Individuellement, pour faire le meilleur choix, vous avez tout intérêt à répondre le plus tard possible. Plus vous attendez, plus vous recevrez de réponses, plus vous aurez d’informations pour faire votre choix. Attendre le dernier jour est donc la meilleure stratégie individuelle. Cependant, veillez à ne pas attendre les dernières heures, pendant lesquelles une saturation de la plateforme risque de vous faire perdre toutes vos propositions.

Individuellement, pour obtenir de nouvelles propositions plus rapidement, vous avez peut-être intérêt à répondre le plus tôt possible. Lorsque vous répondez, vous déclenchez un effet domino : votre place sera proposée au candidat suivant, qui répondra à son tour, ce qui libérera une place, ainsi de suite. Sans aucune garantie ni contrôle possible, il existe une possibilité que cet effet domino finisse par libérer une place pour vous. C’est un pari qui ne vous permettra pas d’obtenir de meilleures propositions, mais seulement peut-être de les obtenir plus vite.

Collectivement, vous avez tout intérêt à répondre le plus tôt possible. Plus vite vous renoncez à des propositions, plus vite elle seront proposées aux candidats suivants dans la liste d’attente. Rester en attente est un stress qui est loin d’être négligeable, notamment dans cette période de préparation du bac. Or, les moins bien classés sont également les lycéens les plus en difficulté. Occuper le moins longtemps possible les listes d’attente est donc un réel service que vous rendez à vos camarades les plus en difficulté.

Que répondre avec une proposition qui vous convient ?

En matière d’orientation, la certitude est l’exception. Etre confronté à des choix que vous ne maîtrisez pas totalement est donc parfaitement normal. Mais que faire lorsqu’une proposition semble vous convenir ?

Individuellement, pour faire le meilleur choix, vous avez tout intérêt à conserver toutes vos propositions en attente. Le faire ne comporte aucun désavantage pour vous, et vous permettra de gagner du temps et d’obtenir peut-être de nouvelles informations permettant d’affiner votre choix ou même d’en changer. N’oubliez pas que plus la filière est demandée, plus la liste d’attente est longue, plus la proposition est tardive. Ainsi, les propositions les plus intéressantes peuvent être les dernières à arriver.

Individuellement, pour obtenir de nouvelles propositions plus rapidement, vous avez peut-être intérêt à renoncer à certaines propositions en attente. Pour la même raison exposée auparavant, renoncer à certaines de vos propositions est un pari qui ne vous permettra pas d’obtenir de meilleures propositions, mais seulement peut-être de les obtenir plus vite, ce qui peut être important pour préparer votre rentrée dans les temps.

Individuellement encore, pour préparer votre rentrée si la formation implique un déménagement, vous avez peut-être intérêt à accepter définitivement la proposition au plus tôt. Donner une réponse définitive, et par là même être fixé.e sur votre destination au plus tôt, vous donnera un avantage dans la préparation de la rentrée. Cet avantage se retrouve notamment dans les demandes de logements CROUS ou dans la recherche des meilleures locations, ou encore dans l’accès aux meilleurs emplois étudiant.

Collectivement, vous avez tout intérêt à renoncer à vos propositions en attente. Pour la même raison exposée auparavant, renoncer à vos propositions en attente permettra de faire avancer plus vite les listes d’attente, en faveur de vos camarades les plus fragiles. Il sera à leur avantage de considérer le renoncement, au moins aux propositions en attente qui vous intéressent le moins.

L’interprétation des réponses

Interpréter les réponses et propositions sera un réflexe que vous ne pourrez éviter. Voici quelques informations pour mieux vous y retrouver, en fonction de la réponse qui vous est faite :

« Oui »

C’est la réponse la plus agréable et la plus difficile. Il est très agréable d’être admis quelque part, mais cela va vous demander de faire des choix : choix entre les différents « oui » bien sûr, mais aussi choix sur les propositions encore en attente, et le choix d’accepter définitivement la proposition, au détriment de toutes celles qui sont encore en attente.

« Non »

C’est la réponse la plus dure et la plus facile. Ce n’est jamais agréable de se voir opposer un refus, mais cela limite l’embarras de votre choix. Ce serait une erreur d’interpréter un « non » comme « vous n’avez pas le niveau pour réussir ». Dans la majeure partie des cas, il signifie en réalité « nous avons trop de candidats et pas assez de places, il est donc inutile d’attendre pour rien », sans aucune autre forme de considération.

« En attente »

C’est une réponse inconfortable. La patience est votre seule arme. Il faut rester conscient de deux choses.

D’abord, votre rang dans la file d’attente n’est pas un indicateur parfait de vos chances d’admission. Vous pouvez parfaitement être classé.e 300/400 et finir par être admis.e, notamment dans les filières non-sélectives, mais pas seulement ; ou bien être 10/300 et finalement ne pas être admis.e. Toute conclusion à ce propos n’aurait aucune base rationnelle : renoncer à un vœu parce que vous estimez que vous êtes de toutes façons trop loin pour l’obtenir serait objectivement une erreur.

Ensuite, le classement des candidatures reste très aléatoire, et dépend beaucoup plus du nombre de candidatures et du nombre de places, que de votre profil. Votre rang dans la file d’attente est donc un très mauvais indicateur de votre niveau ou de vos chances de réussite. Ce n’est pas parce que vous êtes classé.e 300/400 que vous ne réussirez pas, et ce n’est pas parce que vous êtes classé.e 10/300 que vous réussirez. Là encore, toute conclusion n’aurait aucune base rationnelle : accepter une proposition en regard de votre classement ne vous apporte strictement aucun avantage en terme de réussite. Ce serait objectivement une erreur.

Enfin, vous avez la possibilité de demander des informations sur la façon dont vous avez été classé.e, afin de mieux comprendre comment vous avez été orienté.e. Il existe deux informations distinctes : d’abord les commentaires émis lors de l’évaluation de votre dossier personnel par la commission d’examen des vœux, ensuite l’algorithme local utilisé pour classer toutes les candidatures.

« Oui si »

Cette réponse indique qu’il vous sera imposé une mesure d’accompagnement. Cependant, il faut savoir que la plupart des commissions d’examen des vœux ont attribué ces « oui si » sans connaissance de leur nature ni de leur moyens. Parfois, vous bénéficierez réellement d’heures d’enseignement supplémentaires adaptées à votre profil, parfois au contraire vos enseignements de première année seront simplement étalés sur deux ans, réduisant au final le nombre d’heures de cours que vous aurez par an. Ce type de mesure peut être un facteur d’échec si vous n’avez pas une très bonne autonomie de travail.

Il est donc crucial de vous renseigner sur la nature et les moyens des mesures d’accompagnement imposées par ce « oui si », afin d’essayer d’évaluer si elle conviennent réellement à votre profil, car ces mesures peuvent en réalité aussi bien être des vecteurs de réussite que d’échec.

Toute interprétation du « oui si » est donc risquée : cette réponse peut aussi bien représenter un avis réservé sur vos chances de réussite, qu’un encouragement à rejoindre la filière. Malheureusement, il est difficile sinon impossible de savoir à l’avance de quel « oui si » il s’agit vraiment.

Pour conclure

Le fonctionnement de Parcousup est totalement nouveau, et, à ma connaissance, unique au monde. Nous ne disposons donc pas encore du recul et de l’expérience nécessaire pour évaluer les conséquences des différentes décisions que vous pouvez prendre. Les propositions que vous recevrez, et notamment votre rang dans les listes d’attente ou les « oui si », ne peuvent pas être interprétés de façon objectivement sûre. Il peut être préférable de totalement les ignorer pour baser votre choix uniquement sur votre envie, à l’exclusion de toute autre forme de considération. Il faut également garder en tête deux choses importantes.

Tout d’abord, Parcoursup est conçu comme un processus long. Il est tout à fait normal d’être en attente, y compris sur la totalité de ses vœux, y compris pendant longtemps. D’un point de vue scientifique, cela ne veut strictement rien dire sur vous, votre niveau, vos chances d’être admis et encore moins vos chances de réussite. La patience est votre seule arme. N’oubliez pas que l’accès à l’Université reste de droit pour tout titulaire d’un baccalauréat : en cas de refus au final de tous vos vœux, saisissez la commission rectorale sans la moindre hésitation, et soyez insistant pour obtenir une formation qui vous convient.

Ensuite, si vous postulez pour la première fois dans l’enseignement supérieur, ne cédez pas à la facilité de croire que vous êtes en train de jouer votre vie. Notre système de formation supérieure est vaste, divers, et (encore) en majorité conçu sur la réorientation. Les possibilités de rebondir sont nombreuses et accessibles, et l’Université reste encore ouverte à toutes et à tous. Vous n’aurez peut-être pas votre « choix du cœur », ni même votre « choix de la raison »… Mais une chose est sûre : vous n’avez encore strictement aucune idée de ce que vous allez trouver. Vous avez autant de chances de vous plaire dans un choix par défaut que d’être déçu.e dans votre choix prioritaire. Restez curieux.se, et vous serez toujours surpris.

Trouver sa voie, réussir ou rater sa vie, ne se fait pas sur un clic dans une interface. C’est un effort de tous les instants, et une plateforme d’accès à l’enseignement supérieur n’y changera rien.

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Commentaires (5)

  1. Julien Gossa (Auteur de l'article)

    Ce petit manuel a été visé par C. Mathieu, conceptrice de Parcoursup, et je l’en remercie. Son observation a été intégrée au texte.

    Répondre
  2. kemiche

    Parcoursup est encore une réforme sans avenir qui aura eu une grande conséquence sur le moral et l’avenir de milliers de bacheliers.Comment pouvez-vous dire qu’un choix par défaut est un choix?
    Un choix par définition est conscient et éclairé.
    De la grosse supercherie et rien d’autre.
    Nous faire prendre des vessies pour des lanternes c’est bien le but de cette réforme.
    Ourida

    Répondre
  3. Pierre Gervais

    Une question qui me vient à la fois à la lecture de vos billets et en regardant le nombre d’acceptation définitive augmenter très lentement sur le tableau de bord Parcoursup.

    J’ai essayé de modéliser ce qui se passe, un peu en économiste —l’idéal serait d’appliquer la théorie des jeux mais j’en suis incapable.

    Réduisons Parcoursup à 4 candidates C1, C2, C3, C4 et 3 filières F1, F2, F3, 1 sélective (F1), 2 ouvertes; F1 a 1 place, F2 a 1 place, F3 a 2 places. Normalement chaque candidate pourrait avoir une place.

    Les vœux des candidates étaient:
    C1 => F1; C2 => F3, F2; C3 => F2, F3; C4 => F3, F2.

    On supposera que C1 est une « bonne » candidate, C4 une « mauvaise », et C2 comme C3 sont « moyennes » et interchangeables [N.B.: dans l’imaginaire des commissions qui ont classé et nulle part ailleurs! Et surtout pas dans la vraie vie. On suppose aussi pour simplifier que l’imaginaire de ces commissions est homogène…]. Là encore, structurellement chacune pourrait s’inscrire dans la filière de son choix.

    Les réponses de Parcoursup à ce jour sont:

    F1 prend C1 (accepté). Cela ne libère aucune place; la « meilleure » [par convention, j’insiste!] est casée dans la filière sélective, ce qui sort les deux du dispositif.
    F2 a classé C2 oui, C3 et C4 oui en attente
    F3 a classé C3 oui, C2 et C4 oui en attente

    N.B.: La non-prise en compte des préférences suffit à expliquer cette inversion entre C2 et C3, par rapport à leurs vœux réels. Comme elles sont interchangeable, en pratique elles ont été tirées au sort par les Commissions des vœux qui ne connaissient pas leurs préférences, et ne disposaient d’aucun critère réellement objectif pour les départager (quoique raconte le Ministère, qui est décidément très postmoderne dans son traitement de la réalité). Elles avaient une chance sur deux de terminer au « mauvais » endroit, c’est ce qui s’est produit.

    C2 a accepté F2 mais maintient F3 en attente
    C3 a accepté F3 mais maintient F2 en attente
    C4 est en attente sur F2 et F3, ce qui correspond à son statut de « mauvais » dossier.

    Dans cette configuration, le système n’est-il pas bloqué? C2 et C3 resteront en attente tant qu’elles peuvent, tout en ayant accepté par prudence leur deuxième choix. C4 restera bloquée. Aucun processus ne permet à C2 et C3 d’échanger leurs places dans Parcoursup, puisque les vœux ne sont pas hiérarchisés dans la machine. Comme vous le dites vous-même, individuellement chacune a intérêt à rendre un vœu définitif le plus tard possible; libérer les vœux en attente ne rapporte rien dans une configuration à 2 vœux seulement.

    C’est un peu une extension du cas que vous évoquiez dans un billet précédent intitulé « Alice et Bob sont dans Parcoursup », en réfléchissant à ce qu’une telle situation implique au niveau global.

    La situation est peut-être un peu différente sur 10 vœux; on pourrait concevoir d’en libérer certains pour provoquer l’effet domino que vous évoquez. Encore une fois et à mon grand dam, je ne suis pas capable de modéliser mathématiquement quelque chose d’aussi complexe. Mais de tout façon, en fin de parcours, pour x milliers de candidat-e-s, l’échange de place deviendra impossible…

    Voilà, toutes corrections bienvenues!

    Pierre Gervais

    Répondre
  4. Pierre Gervais

    ERRATUM (il faudrait pouvoirs supprimer ses posts…)

    oups, je me suis trompé! F3 aurait classé C2 et C3 oui… Il faut supposer 5 candidates et une 4e formation, comme ceci: F2 1 place, F3 1 place, F4 2 places.

    (je laisse tomber F1/C1 qui n’ont pas d’intérêt)

    Vœux
    C2: F3 F2 F4 C3: F2 F3 F4 C4: F2 F3 F4 C5: F2 F3 F4
    Classements
    F2: C2 oui, C3 C4 C5 en attente
    F3: C3 oui, C2 C4 C5 en attente
    F4: C2 C3 oui, C4 C5 en attente

    Situation:
    C2 a accepté F2 mais garde F3 en attente
    C3 a accepté F3 mais garde F2 en attente

    Si C2 et C3 ont libéré leur demande sur F4, C4 et C5 accepteront F4 mai garderont F2 et F3 en attente…

    Le résultat est que personne ne rendra ses vœux définitifs en libérant des places avant le 5 septembre!

    Voilà, là je crois que ça marche. Désolé d’encombrer le blog avec mes brouillons…
    Pierre Gervais

    Répondre
    1. Julien Gossa (Auteur de l'article)

      Bonjour et merci de votre commentaire.

      Il me semble que c’est une généralisation du cas « Alice et Bob » : des candidat en attentes du désistement d’autres, le tout formant un cycle où un candidat finit par s’attendre lui-même. Le système est alors bloqué. L’effet domino débloque des cycles, mais en recrée d’autres, sans garant qu’il n’en reste plus à la fin. On dit que l’algorithme n’est pas stable.
      Les cycles peuvent bien sûr s’imbriquer les uns dans les autres rendant le problème encore plus compliqué à comprendre.

      En informatique, nous appelons ça un interblockage (ou « deadlock »). Ce problème est beaucoup plus facile à résoudre dans les systèmes centralisés comme APB que dans les systèmes distribués comme Parcoursup.
      Dans ces systèmes, la solution consiste souvent à… purement ignorer le problème.
      https://www.cs.rutgers.edu/~pxk/417/notes/deadlock.html

      Dans Parcoursup, il est d’autant plus facile à ignorer qu’on ne peut pas vraiment l’identifier, compte tenu qu’on ne connait pas réellement les préférences des candidats. Si on devait s’intéresser à ce problème, ce serait maintenant un travail de fourmis : recollecter a posteriori les vœux des candidats, pour chercher des échanges avantageux pour les candidats… Ce qui reviendrait à refaire tourner APB.

      A noter que j’ai proposé une bourse d’échange des affectations au sein de mon université, ce qui a été refusé sans justification.
      L’initiative côté étudiants aurait sa pertinence.

      Pour finir, une petite observation sur votre modélisation : à mon sens, il n’y a plus aucune différence entre filières sélectives et non-sélectives. Ces dernières ne peuvent dire « non », mais peuvent laisser « en attente » pour toujours, alors que les premières ne prennent jamais le risque de ne pas remplir leurs rangs en disant « non ». En clair, elles aussi laissent « en attente » pour toujours. Le « non » n’est absolument pas un pouvoir, c’est une indication bienveillante qu’il est inutile d’attendre.

      Répondre

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