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Rapports des groupes de travail LPPR : synthèse et analyse

D’après Frédérique Vidal, « il n’y a pas un seul membre de la communauté universitaire qui ne soit touché par les futures dispositions de [Loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR)] » [Université d’été de la C.P.U : discours de Frédérique Vidal]. Les rapports des groupes de travail étaient donc très attendus.

Ces rapport partent de constats alarmants sur l’état actuel et l’avenir de la recherche : la concentration des moyens et la précarisation des personnel a conduit la France au bord du décrochage. Pourtant, leur proposition centrale est d’accentuer cette concentration et cette précarisation. 

Est-ce par intérêt personnel ou par taboo idéologique que les auteurs se sont livrés à un tel paradoxe ? C’est en tous cas une occasion ratée de se réinventer, sinon au moins de regarder les problèmes en face.

Synthèse des rapports

Groupe de travail 1 : Financement de la recherche

Constats

  • Face à la montée en puissance de grands pays émergents comme la Chine, la France a perdu du terrain, et le niveau de financement public et privé de la recherche reste très en dessous de ce qu’il devrait être.
  • Pour éviter un décrochage scientifique, dont les conséquences économiques et stratégiques sur le long terme seraient graves, il faut réagir et investir dans la recherche à la hauteur de nos ambitions.
  • S’appuyant sur la position du président de l’ERC (European Research Council),
    • les moyens distribués par appel à projet restent faibles, tandis que leur augmentation est souvent corrélée à une forte diminution du financement récurrent ;
    • les moyens seraient encore trop dispersés.

Propositions

  • Accroître la politique de pilotage stratégique national / financement régional,
  • permettre aux régions mais aussi directement aux laboratoires de s’endetter ;
  • poursuivre la concentration des moyens en :
    • augmentant le poids de l’évaluation sur les chercheurs ;
    • augmentant le poids des appels à projet :
      • internes aux laboratoires (« crédits compétitifs ») ;
      • et externe (ANR) ;
      • et même en créant des appels à projet permettant de financer la réponse à d’autres appels à projet ;
  • mieux gérer les grandes infrastructures de recherche, ne pas oublier la science ouverte, les SHS et la place de la science dans la société.

Groupe de travail 2 : Attractivité des emplois et des carrières scientifiques

Constats

Le diagnostic auquel a abouti le groupe est alarmant :

  • Les rémunérations de tous les personnels de la recherche sont très sensiblement inférieures à celles des pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), mais également à celles des autres corps de la fonction publique française.
  • L’emploi scientifique permanent a connu une érosion depuis plus de dix ans, en partie masquée par le recours à des contrats précaires. Les conditions d’entrée dans la carrière scientifique sont défavorables au regard du contexte international.
  • La culture et la mise en œuvre des politiques de gestion des ressources humaines sont marquées par une grande disparité selon les organismes de recherche et d’enseignement supérieur, avec des faiblesses par rapport aux grands acteurs de la recherche mondiale.

Propositions

  • Augmenter substantiellement (2Md€/an) les primes de tous les personnels (hypothèse explicative) ;
  • augmenter la précarité des personnels en :
    • développant les primes à la performance et à « l’engagement » ;
    • figeant les emplois statutaires et développant de nombreux statuts précaires (tenure tracks, contrats de projet, etc.) ;
    • augmentant le poids de l’évaluation sur les chercheurs.
    • transformant les carrières, missions et temps de travail des enseignants-chercheurs (modulation de service, etc.) ;
  • renommer les Maîtres de conférences « Professeurs-assistants » et/ou fusionner les corps.
  • valoriser le doctorat en adaptant sa durée et en augmentant rémunérations et financement dédié ;
  • encourager la mobilité public-privé des titulaires.

Groupe de travail 3 : recherche partenariale et innovation

Constats

  • En 2018, la France compte seulement 3 entreprises parmi les 100 premières entreprises du classement Forbes Global 20005 contre 10 en 2006 (28 pour les pays européens en 2018, contre 49 en 2006) ; 16 entreprises sont sorties du classement depuis 2006, 9 seulement y sont entrées.
  • La France (comme les autres pays européens) n’a pas créé depuis 30 ans de nouveaux leaders mondiaux à l’exception de quelques entreprises (Dassault Systèmes, Gemalto, Ingénico).
  • La France est absente du top 5 des start-ups deep tech par secteur.
  • La France représente 0,4 % seulement de la valorisation des licornes en 2018. Sur 350 licornes dans le monde, 75 % sont d’origine américaine ou chinoise. La France ne compte à l’heure actuelle que 6 licornes, BlaBlaCar, Deezer, OVH, Doctolib, Ynsect, Ivalua et Kyriba (dont le siège social a cependant été déplacé aux EtatsUnis).
  • Les nouveaux leaders industriels sont américains (Airbnb, Amazon, Facebook, Google, SpaceX, Tesla, Uber), chinois (Huawei, Baidu, Alibaba, Tencent, etc.), ont été créés pour la plupart ex nihilo, et ont tous apporté des ruptures de marché et d’usage et, pour la plupart, à partir de découvertes scientifiques et technologiques issues de la recherche publique (récentes ou non).
  • La Chine fait une entrée rapide et spectaculaire dans le classement Forbes Global 2000 (7 entreprises dans le top 30 en 2018 contre 0 en 2006).

Propositions

Le manque de cohérence global de ce rapport empêche de faire une synthèse exhaustive. On peut cependant noter les grandes lignes suivantes :

  • accroître la politique de pilotage stratégique national / financement régional ;
  • créer un nombre conséquent de commissions stratégiques ou de coordination ;
  • transformer le doctorat en diplôme d’insertion professionnelle ;
  • modifier substantiellement les statuts titulaires et encourager la mobilité public-privé ;
  • augmenter la précarité des personnels en créant des statuts précaires et des primes à la performance et à « l’engagement » ;
  • poursuivre la concentration des moyens en créant de nombreux financements spécifiques très ciblés.

Analyse

Les constats dressés dans ces rapports sont dramatiques, réels et doivent être pris très au sérieux. Ce ne sont pas des mots en l’air que de dire que l’avenir scientifique de la nation est aujourd’hui compromis. Malheureusement on peut identifier deux limites à ces rapports, qui les empêchent de formuler des solutions pertinentes.

La première limite est la séparation des rapports en trois sous-thématiques : moyens, emplois, innovation. Cette séparation empêche, de fait, de repenser le système dans sa globalité. Elle empêche également de trouver des solutions communes, originales, en prenant le problème dans sa globalité.

Si on s’interdit de repenser le système dans sa globalité, donc de se projeter dans le futur en s’adossant à une vision originale, au moins faut-il bien identifier les causes des problèmes pour pouvoir trouver des solutions.

Or, la seconde limite de ces rapports est qu’ils se bornent aux conséquences : en faisant l’économie de l’analyse des causes, les auteurs se privent de trouver des solutions pertinentes. Pire, ils se retrouvent à formuler des propositions aggravant leurs propres constats.

Paradoxes

On trouve ainsi de nombreux paradoxes dans ces rapports. Ils indiquent par exemple que « recruter un nouveau chercheur sans lui donner de moyens adaptés de travail et en le précipitant dans la course aux appels à projet est jugé unanimement comme « absurde et inefficace » », ou encore que « l’absence de crédits de recherche récurrents pour les chercheurs et enseignants-chercheurs confirmés nuit également à l’attractivité de la recherche française ».

Mais pour combattre ce défaut de financements réguliers, les auteurs préconisent d’augmenter les financements irréguliers, parfois même dans une seule phrase :

« pour sortir de l’opposition néfaste entre financements réguliers, en pratique figés, et appels à projets, nous préconisons de reconnaître les succès aux différents types d’appels à projets et financements compétitifs (ANR, Europe, recherche partenariale…) pour moduler les soutiens, de base et compétitif, aux laboratoires et aux équipes. »

Cette approche paradoxale vaut aussi, notamment, pour la précarité des personnels, que les auteurs proposent de combattre avec la création de statuts précaires.

La question de cœur : Quelle est la bonne distribution/concentration des moyens pour une recherche efficace ?

En réalité, il est assez facile d’englober la quasi totalité du problème de la recherche, tel qu’il est abordé dans ces rapports, dans une seule question : Quelle est la bonne distribution/concentration des moyens pour une recherche efficace ?

Toutes les questions abordées dans ces rapports qui n’entrent pas dans ce cadre sont en réalité accessoires et ne nécessitent pas une loi de programmation pluriannuelle.

A l’un des extrêmes du champ de réponse, il y a une distribution équitable et automatique des moyens à des chercheurs titulaires, sans évaluation ni notion de performance. A l’autre extrême, il y a une distribution ciblée des moyens, exclusivement sur appels à projet ou évaluation, à des chercheurs précaires dont les revenus dépendent directement de leurs « performances ».

Ces trois rapports penchent de façon claire pour cette seconde approche, et cela soulève deux questions.

La question démocratique

La première question est que cela va à l’encontre des positions de la communauté. Les chercheurs se sont très clairement exprimés sur ce point dans la grande consultation conduite par les sociétés savantes françaises dans le même objectif de préparer la LPPR. Avec plus de 9000 réponses, ses résultats sont représentatifs.

Ignorer cette consultation, qui montre que la communauté réclame l’exact inverse des préconisations de ces rapport, était proprement impensable. Cela témoigne d’un véritable dysfonctionnement démocratique. De plus, cela compromet sérieusement l’efficacité des mesures préconisées : sans adhésion de la communauté, elles sont vouées à l’échec.

La question de l’efficacité

La seconde question, qui explique la première, est que la concentration des moyens est objectivement contraire aux besoins de la science. D’abord, le temps long et l’imprévisibilité des résultats sont deux caractéristiques essentielles de la recherche, objectivement incompatibles avec une politique massive d’appel à projet. De plus, la science se bâti sur la contradiction, donc la multiplicité des travaux, logiquement affaiblie par la concentration des moyens. Enfin, la protection sociale des chercheurs est favorable à la sincérité des publications, indispensable au bon progrès de la science.

La politique d’appel à projet n’est efficace que lorsqu’elle est contenue, pour dynamiser le système. En clair, une recherche, pour bien fonctionner, nécessite en premier lieu que tous les chercheurs aient les moyens suffisant pour travailler. C’est seulement à cette condition qu’il est efficace d’ajouter des moyens ciblés, pour répondre à des besoins précis.

De plus, les politiques de concentration des moyens ont des effets pervers bien connus : rentes de situation, effet Matthieu, appauvrissement de la diversité disciplinaire et de l’autonomie académique… Mais de façons très inquiétante, les rapporteurs ne considèrent jamais ces effets pervers, et donc ignorent tout moyen de s’en prémunir. Il faut donc s’attendre à ce que ces effets prennent leur pleine ampleur.

Le fonctionnariat est particulièrement bien adapté à la recherche

Sur la base de ces évidences, on réalise que le fonctionnariat est particulièrement bien adapté à la recherche. D’aucuns estiment d’ailleurs que c’est cette recherche fonctionnarisée qui a fait le succès de la science française à la seconde moitié du vingtième siècle, et que, depuis, ce sont les entailles successives qui en font la chute.

Ajoutons que les politiques d’évaluation et d’appels à projets n’ont jamais montré leur efficacité dans aucun domaine, et que le poids des charges administratives est reconnu, sans contradiction, comme le frein principal aux travaux scientifiques. En réalité, il est fort possible que le simple arrêt de ces politiques rendent suffisamment d’air à la recherche pour ne même pas avoir à augmenter les budgets.

Alors pourquoi, loin de chercher une forme d’équilibre, les auteurs de ces rapports préconisent d’accentuer les mesures que les chercheurs dénoncent comme sources de leurs problèmes ? On peut formuler trois hypothèses.

L’hypothèse de contrôle et de conflit d’intérêt

La question de la distribution/concentration des moyens revient très précisément à une autre : Qui pilote la recherche ?

Si les moyens sont largement déconcentrés, octroyés par l’Etat directement aux chercheurs, en tenant compte des seules différences disciplinaires, alors ce sont ces chercheurs qui pilotent la recherche. Ce sont eux qui décident ce sur quoi ils vont chercher, et comment ils vont chercher.

Si au contraire les moyens sont largement concentrés, octroyés par les agences ou les régions sur appels à projets, alors ce sont les financeurs qui pilotent la recherche.

Ceci explique les propositions de pilotage stratégique national / financement régional, ou de constitution de multiples comités stratégiques. L’objectif pour l’Etat, dans le contexte d’un transfert de la responsabilité du financement de la recherche aux régions, universités et labos, est de garder un contrôle en conservant les compétences stratégiques.

Or, les auteurs de ces rapports sont majoritairement des dirigeants ou des stars de l’ESR. En promouvant une déconcentration des moyens, un allègement des évaluations, des titularisations ou des rémunérations à l’ancienneté, ces auteurs iraient directement à l’encontre de leurs propres intérêts.

L’hypothèse de l’aveuglement idéologique

Autre hypothèse : par aveuglement idéologique, les auteurs se priveraient de préconiser des mesures pourtant fort simples, pour la seule raison qu’elle s’apparentent aux valeurs du service public : des titularisations à hauteur des besoins, un financement « jeune chercheur » accompagnement automatiquement toutes les titularisation, la suppression de toutes les primes et le dégel du point d’indice pour alléger la pression financière sur les individus…

Rien de révolutionnaire ou d’inabordable, mais cela irait à l’encontre de la valeur principale qui se dégage de ces trois rapport : la concurrence. En effet, dès lors qu’on considère la concurrence comme l’alpha et l’oméga de toute efficacité, alors ce rapport prend sens. On retrouve d’ailleurs à la lecture une fascination, parfois irrationnelle, pour le système américain, dont on ne cesse de mimer les termes, jusqu’à souhaiter renommer les Maîtres de conférences « Professeur-assistant ».

Tabou vis-à-vis des valeurs du service public et fascination pour les valeurs de concurrence du système américain sont cohérents. Cependant, si c’est une telle transformation qui est visée, cela ne devrait pas se faire avec une collection de mesures éparses, mais avec une adhésion d’une majorité des acteurs. C’est loin d’être le cas, et il faudrait donc prédire un échec.

L’hypothèse de l’inavouable

La troisième hypothèse est la plus inquiétante, mais aussi la plus solide : ces rapports prennent sens dès lors qu’on considère avec mépris une grande partie des chercheurs. Si l’on considère que les travaux de la plupart n’ont aucun intérêt, qu’ils ne font pas bien leur travail et qu’ils coûtent trop cher, alors il est raisonnable de concentrer les moyens, de les évaluer, et de les garder précaires et payés à la prime.

Cette hypothèse est également cohérente avec l’absence de prise en compte des résultats des consultations de la communauté : si nous sommes méprisables, alors il est raisonnable de ne pas nous écouter.

Même si elle fait sens, cette hypothèse du mépris reste absolument inavouables… Quoi que certains morceaux de vérité échappent parfois.

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Conclusion

Si, comme l’annonce Frédérique Vidal, « il n’y a pas un seul membre de la communauté universitaire qui ne soit touché par les futures dispositions de [Loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR)] », il y a tout lieu d’être inquiet pour les performances scientifiques future de la France. Les constats de ces rapports sont justes, et nous risquons réellement un décrochage, avec des conséquences économiques et sociales concrètes et dramatique.

Mais les propositions formulées dans ces rapports sont paradoxales, sinon aggravantes : rentes de situation, effet Matthieu, appauvrissement de la diversité disciplinaire et de l’autonomie académique… Pire, elles n’ont strictement aucune chance de porter leurs fruits, simplement parce qu’elles vont à l’encontre des intérêts de la recherche, sur la base de valeurs étrangères aux chercheurs, et sans adhésion de la communauté.

Il faut finalement s’interroger sur notre incapacité à nous écouter. Que penser de rapports qui ignorent ce qui ressort des consultations de leurs collègues ?

Bonus

Hypothèse explicative

Sur les difficultés de la recherche

Sur les effets de la concurrence sur la science

Sur les effets de l’évaluation sur la science

Sur les consultations de la communauté sur la LPPR

Bilan 2018-2019 (IV) : Recherche

Sur l’inévitable échec des mesures et la démocratie universitaire

Bilan 2018-2019 (VII) : Après la démocratie universitaire

Sur la possibilité d’écrire des mesures simples en s’adossant à une vision

Sur l’adoption du modèle américain

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Commentaires (5)

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  3. Baptiste Ameline

    Merci pour votre article, aussi intéressant et pertinent (à mes yeux en tout cas) que le constat est accablant.

    Ils ont les mauvaises réponses aux bons constats car les préconisations finales étaient écrites d’avance.

    J’ai quand même beaucoup de mal à comprendre comment des personnes qui connaissent le système français de recherche académique osent suggérer d’augmenter les contrôles/évaluations des chercheurs, poursuivre dans ce système chronophage de recherche de financement, et d’accroitre encore plus les contrats précaires (sans parler de la concentration des moyens).

    Quel manque d’intégrité d’arriver à des conclusions biaisées/contraires aux observations.

    Je pense qu’en plus des conflits d’intérêt que vous soulevez (transfert de responsabilité), ils doivent intégrer des contraintes gouvernementales présentant une tendance de Fond: une flexibilité de la masse salariale (contrat précaire) et une limitation des dépenses publiques (concentration des moyens plutôt qu’augmentation).

    Répondre
  4. Loim Hen

    Les synthèses sont agréables. Cependant, sur le second rapport traitant des RH, le résumé est tellement partial et sur beaucoup de points – notamment la précarisation volontaire – factuellement faux qu’on peut se demander si vous l’avez réellement ne serait-ce que lu.
    Déformer la réalité ne relève pas d’une démarche scientifique, mais d’une discussion.

    Répondre
  5. Julien Gossa (Auteur de l'article)

    Bonjour et merci de votre commentaire.

    A mon sens, déformer la réalité ne relève même pas d’une discussion, mais d’une manipulation, ce que je souhaite à tout prix éviter. Cependant, je souhaite procéder à une analyse, ce qui suppose une traduction/synthèse lorsque c’est nécessaire, notamment pour prendre de la distance aux tournures parfois manipulatoires des textes.

    Je pense par exemple à ce titre : « Création d’un « contrat à durée indéterminée de mission scientifique » aligné sur la durée des projets de recherche pour contribuer à la déprécarisation des agents concernés ». Le paragraphe en dessous décrit les facilités de licenciement des contrats de chantiers/projets, pour un statut envisagé à l’étage des statuts actuels CR/MCF, qui sont eux pérennes.
    Mon travail ne consiste pas à le reprendre au pied de la lettre, alors que, même si les auteurs parlent de déprécarisation, il s’agit très clairement d’une précarisation.

    Auriez-vous des passages plus précis de mon texte qui seraient d’après vous factuellement faux ? Cela me permettrait de savoir si je me suis mal exprimé, si j’ai effectivement fait part de subjectivité, ou si au contraire je tiens à maintenir qu’il s’agit de quelque chose de factuellement vrai.

    Quant à votre interrogation sur le fait que j’ai réellement lu ces textes, elle me semble inutilement agressive, et engager bien mal la conversation.

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