Non, la prime des recteurs n’est pas un scandale

Scandale, tollé, hystérie sur les réseaux sociaux: la prime versée aux recteurs en cette fin d’année a suscité la première polémique de l’année. De quoi parle-t-on? De l’Indemnité de responsabilité versée chaque année aux recteurs (et aux chefs d’établissement soit dit en passant). Cette prime a été décidée en 2010 sous le gouvernement de François Fillon et par le ministre Xavier Darcos. S’agissant des personnels de direction, elle a été discutée pendant de longs mois avec les organisations syndicales représentatives. Pour les recteurs, la part fixe de cette prime s’élève ainsi cette année à 25 620 € contre 15 200 € en 2013, selon l’arrêté du 23 décembre 2014. Une substantielle revalorisation, ce qui a provoqué l’ire de la toile syndicale.

Cette prime est une sorte de super treizième mois, sachant qu’un recteur gagne en moyenne 7500 euros par mois et bénéficie d’un logement, le plus souvent fort coquet -dans le top 10 je mettrais les appartements de fonction du recteur de Paris, la résidence de celui de Versailles et la jolie villa de Nice que Christian Estrosi voulait vendre.…, mais ce sera pour un post immobilier. Voilà pour les faits. Je ne vais pas me lancer dans une défense indécente du dur métier de recteur, mais il peut être utile de remettre dans son contexte cette information.

Le code a changé

Depuis une dizaine d’années la fonction de recteur a considérablement évolué: le recteur est à l’interface entre l’Etat et les collectivités territoriales qui assument une part croissante de l’offre éducative. Depuis la Loi organique relative aux lois de finances (la Lolf), ils gèrent des budgets considérables, sont soumis à des impératifs de performance et administrent des volumes de personnels numériquement comparables à plusieurs villes (l’académie de Versailles c’est 10% de la population scolaire française). C’est eux qui sont en première ligne pour le « dialogue de gestion », c’est à dire la négociation annuelle sur le nombre de postes qui leur sont attribués. Sans compter la responsabilité des universités. Enfin, politiquement, ils sont des fusibles commodes en cas de difficultés et peuvent « sauter » tous les mercredis en conseil des ministres.

Ces nouveaux paramètres de la fonction ont conduit le ministère à changer,  en 2010 toujours, les conditions de recrutement de ces haut fonctionnaires. Jusqu’alors réservé aux titulaires d’une habilitation à diriger des recherches, le plus haut grade universitaire, le vivier est désormais ouvert, à hauteur de 20%, à des personnels ayant exercé au moins trois ans dans l’administration (secrétaire général de ministère ou de directeur d’administration centrale par exemple). Je conseille à ce titre l’excellent rappel historique que fait Claude Lelièvre dans ce billet et sa mention de l’article de l’ancien recteur Bernard Toulemonde.

A la recherche des supers managers

Au même moment, le ministère lance une mission « hauts potentiels », confiée à l’universitaire Pierre Grégory. L’objectif est d’identifier des profils montants, les managers de l’Education de demain. Ces trois éléments réunis: une prime, de nouvelles conditions de recrutement, et un super chasseur de têtes au ministère sont significatifs de la crise que traverse la fonction. Si je résume, difficile aujourd’hui d’attirer les talents de demain sur ce poste. Pour preuve, le ministère a des difficultés à rajeunir et à féminiser la fonction (11 femmes pour 19 hommes).

(Edit: je précise ici que ce la majorité des recteurs sont des hommes donc, de plus de 50 ans: rajeunir, féminiser et attirer les talents ce sont les enjeux)

Le sujet est pourtant crucial: les évolutions concrètes de l’Education nationale ne se jouent pas au ministère mais dans les rectorats et dans les collectivités. La qualité du management public qui s’exerce à ce niveau est un indicateur indispensable de la qualité de l’éducation dispensée dans nos territoires. Faire venir les meilleurs en réévaluant la fonction et ses conditions d’exercice, n’est peut-être pas très heureux en terme de communication, mais c’est un tournant indispensable.

 

 

 

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40 réflexions au sujet de « Non, la prime des recteurs n’est pas un scandale »

  1. « Scandale, tollé, hystérie sur les réseaux sociaux »…
    Pourquoi une accroche si méprisante envers les syndicats enseignants, et plus largement, le corps professoral en effet dégoûté de cette nouvelle ? Pourquoi les faire passer pour les gueulards de service sans expliquer les raisons de cette ire ?
    Vous auriez pu le faire, en quelques phrases seulement. Mais il aurait fallu, dans ce cas, avoir le souci d’une objectivité minimale dont votre article manque cruellement.
    Peut-être serait-ce utile de rappeler que les salaires des enseignants sont gelés depuis 2010 et ce jusqu’à 2017 (sans savoir si cela perdurera au-delà de la prochaine élection présidentielle)… ? Non, cela doit être une broutille…
    Peut-être rappeler que la France fait partie des très rares pays de l’OCDE où les professeurs ont perdu en pouvoir d’achat… ? Non, cela doit être une futilité inutile à évoquer…
    … et pendant ce temps-là, ils voient les salaires de leur hiérarchie augmenter quand eux se serrent la ceinture à la fin du mois et quand on leur en demande toujours plus. N’est-ce pas, sans aller jusqu’à l’hystérie, une raison d’être en colère ?

    Recteur est en effet une fonction difficile, certes. Ceci, vous l’expliquez bien en revanche et je n’ai rien à redire là-dessus, car vous avez raison.
    Nous ne parlons pas du salaire d’un Recteur ici (autour de 6000 € il me semble), mais bien d’une PRIME. D’une prime revalorisée de 68 %… Les difficultés sont-elles devenues à ce point différentes ? Quel travailleur a vu les difficultés de ses missions réévaluées de manière aussi considérable ? A ce niveau d’augmentation, il faut croire que Recteur est devenu un métier impossible. Ah d’accord… dans ce cas…

    Vous évoquez très rapidement « la part fixe de cette prime »… sans aller jusqu’au bout et expliquer à vos lecteurs qu’il y a donc, aussi, une part variable… laquelle peut s’élever à 45 % de cette prime (ceci reste inchangé malgré cette nette augmentation).
    Peut-être que vous auriez pu faire remarquer qu’un Recteur peut, au-delà de son salaire, toucher jusqu’à 37 000 de prime/an… Non, une babiole…

    A maintes reprises, vous parlez de « management », des « managers de l’Education de demain »… c’est donc ça, l’Education nationale est devenue une entreprise pour laquelle on use de la sémantique adéquate.
    Seulement, on ne vend toujours rien, on ne crée toujours aucune richesse… immédiate du moins. On forme les travailleurs et les CITOYENS de demain. La citoyenneté se passe de management, et repose surtout sur la culture, la connaissance et l’esprit critique… durs à manager.
    Les hommes, les femmes oui, peuvent être managés… mais alors… rendez-vous pendant une semaine dans les bureaux du Rectorat et vous comprendrez combien les professeurs sont méprisés par leur propre hiérarchie (simple demande de renseignements, plans de carrière, payes et fiches de paye, mutations et j’en passe…).
    Mais sans doute que ces 68 % d’augmentation de la part fixe de la prime du Recteur changera cette façon de manager ses ouailles…

    « le ministère se heurte à un problème de rajeunissement et de féminisation de la fonction (…) ». Nous sommes en 2015, et on voit quel chemin a fait l’équité homme-femme avec de tels propos.
    Tout au long du XXe siècle, plus une profession se féminisait, plus elle perdait en prestige et en salaire. C’est vrai. Mais il faut visiblement poursuivre avec les mêmes schémas, aujourd’hui encore… afin de régler ce PROBLEME de rajeunissement et de féminisation de la fonction. Allez, on va mieux les payer pour espérer voir plus d’anciens et de bonhommes, foutez-moi tout ça dehors !

    Enfin, je reviens sur vos dernières lignes : « La qualité du management public qui s’exerce à ce niveau est un indicateur indispensable de la qualité de l’éducation dispensée dans nos territoires. »
    Je comprends mieux pourquoi le niveau de l’éducation dispensée en France n’en finit pas de dégringoler… tout va aller mieux maintenant que les Recteurs sont grassement payés. Nos chers élèves vont progresser.
    « Faire venir les meilleurs en réévaluant la fonction et ses conditions d’exercice, n’est peut-être pas très heureux en terme de communication, mais c’est un tournant indispensable. »
    Très mauvaise opération de com’… oui, là vous avez raison. Si cette augmentation ne pèse rien dans ce désastre économique avec lequel on nous berce (heureusement les Recteurs ne sont pas si nombreux et ne sauveront pas la France par leur dur sacrifice… nous ne sommes pas dupes !), il n’en reste pas moins la valeur du symbole, d’une certaine moralité.
    Peut-être était-ce « indispensable » de remédier à cette injuste et insupportable situation dans laquelle les Recteurs se trouvaient jusque là…
    … mais n’est-ce pas encore plus indispensable de reconsidérer le métier de prof aujourd’hui ? Non ? Qui est en 1ère ligne tous les jours ? Qui peut permettre aux enfants de progresser, pour peu qu’on ne les traite pas comme des fonctionnaires corvéables à merci ?
    Sans doute êtes-vous d’accord avec ceci, car l’un n’empêche pas l’autre me direz-vous… mais à l’heure où le métier n’a jamais autant rebuté ou fait fuir, là aussi, il aurait été bon d’en dire un mot.

    Florence T., professeur scandalisée par cette annonce et par cette lecture, mais pas hystérique.

  2. « Scandale, tollé, hystérie sur les réseaux sociaux »…
    Pourquoi une accroche si méprisante envers les syndicats enseignants, et plus largement, le corps professoral en effet dégoûté de cette nouvelle ? Pourquoi les faire passer pour les gueulards de service sans expliquer les raisons de cette ire ?
    Vous auriez pu le faire, en quelques phrases seulement. Mais il aurait fallu, dans ce cas, avoir le souci d’une objectivité minimale dont votre article manque cruellement.
    Peut-être serait-ce utile de rappeler que les salaires des enseignants sont gelés depuis 2010 et ce jusqu’à 2017 (sans savoir si cela perdurera au-delà de la prochaine élection présidentielle)… ? Non, cela doit être une broutille…
    Peut-être rappeler que la France fait partie des très rares pays de l’OCDE où les professeurs ont perdu en pouvoir d’achat… ? Non, cela doit être une futilité inutile à évoquer…
    … et pendant ce temps-là, ils voient les salaires de leur hiérarchie augmenter quand eux se serrent la ceinture à la fin du mois et quand on leur en demande toujours plus. N’est-ce pas, sans aller jusqu’à l’hystérie, une raison d’être en colère ?

    Recteur est en effet une fonction difficile, certes. Ceci, vous l’expliquez bien en revanche et je n’ai rien à redire là-dessus, car vous avez raison.
    Nous ne parlons pas du salaire d’un Recteur ici (autour de 6000 € il me semble), mais bien d’une PRIME. D’une prime revalorisée de 68 %… Les difficultés sont-elles devenues à ce point différentes ? Quel travailleur a vu les difficultés de ses missions réévaluées de manière aussi considérable ? A ce niveau d’augmentation, il faut croire que Recteur est devenu un métier impossible. Ah d’accord… dans ce cas…

    Vous évoquez très rapidement « la part fixe de cette prime »… sans aller jusqu’au bout et expliquer à vos lecteurs qu’il y a donc, aussi, une part variable… laquelle peut s’élever à 45 % de cette prime (ceci reste inchangé malgré cette nette augmentation).
    Peut-être que vous auriez pu faire remarquer qu’un Recteur peut, au-delà de son salaire, toucher jusqu’à 37 000 de prime/an… Non, une babiole…

    A maintes reprises, vous parlez de « management », des « managers de l’Education de demain »… c’est donc ça, l’Education nationale est devenue une entreprise pour laquelle on use de la sémantique adéquate.
    Seulement, on ne vend toujours rien, on ne crée toujours aucune richesse… immédiate du moins. On forme les travailleurs et les CITOYENS de demain. La citoyenneté se passe de management, et repose surtout sur la culture, la connaissance et l’esprit critique… durs à manager.
    Les hommes, les femmes oui, peuvent être managés… mais alors… rendez-vous pendant une semaine dans les bureaux du Rectorat et vous comprendrez combien les professeurs sont méprisés par leur propre hiérarchie (simple demande de renseignements, plans de carrière, payes et fiches de paye, mutations et j’en passe…).
    Mais sans doute que ces 68 % d’augmentation de la part fixe de la prime du Recteur changera cette façon de manager ses ouailles…

    « le ministère se heurte à un problème de rajeunissement et de féminisation de la fonction (…) ». Nous sommes en 2015, et on voit quel chemin a fait l’équité homme-femme avec de tels propos.
    Tout au long du XXe siècle, plus une profession se féminisait, plus elle perdait en prestige et en salaire. C’est vrai. Mais il faut visiblement poursuivre avec les mêmes schémas, aujourd’hui encore… afin de régler ce PROBLEME de rajeunissement et de féminisation de la fonction. Allez, on va mieux les payer pour espérer voir plus d’anciens et de bonhommes, foutez-moi tout ça dehors !

    Enfin, je reviens sur vos dernières lignes : « La qualité du management public qui s’exerce à ce niveau est un indicateur indispensable de la qualité de l’éducation dispensée dans nos territoires. »
    Je comprends mieux pourquoi le niveau de l’éducation dispensée en France n’en finit pas de dégringoler… tout va aller mieux maintenant que les Recteurs sont grassement payés. Nos chers élèves vont progresser.
    « Faire venir les meilleurs en réévaluant la fonction et ses conditions d’exercice, n’est peut-être pas très heureux en terme de communication, mais c’est un tournant indispensable. »
    Très mauvaise opération de com’… oui, là vous avez raison. Si cette augmentation ne pèse rien dans ce désastre économique avec lequel on nous berce (heureusement les Recteurs ne sont pas si nombreux et ne sauveront pas la France par leur dur sacrifice… nous ne sommes pas dupes !), il n’en reste pas moins la valeur du symbole, d’une certaine moralité.
    Peut-être était-ce « indispensable » de remédier à cette injuste et insupportable situation dans laquelle les Recteurs se trouvaient jusque là…
    … mais n’est-ce pas encore plus indispensable de reconsidérer le métier de prof aujourd’hui ? Non ? Qui est en 1ère ligne tous les jours ? Qui peut permettre aux enfants de progresser, pour peu qu’on ne les traite pas comme des fonctionnaires corvéables à merci ?
    Sans doute êtes-vous d’accord avec ceci, car l’un n’empêche pas l’autre me direz-vous… mais à l’heure où le métier n’a jamais autant rebuté ou fait fuir, là aussi, il aurait été bon d’en dire un mot.

    Florence T., professeur scandalisée par cette annonce et par cette lecture, mais pas hystérique…

    • Merci Florence T. pour ce commentaire que je lis avec beaucoup d’intérêt. Vous avez raison sur de nombreux points. Je mesure, et ce sera l’objet d’un autre billet, le malaise que cette annonce a provoqué, et pas seulement chez les syndicats enseignants. Le scandale n’est peut-être pas, je maintiens l’augmentation de la prime des recteurs, mais le gel du point d’indice et le niveau de salaire des enseignants, notamment des PE (remember la levée de bouclier sur le salaire des profs de CPGE). J’apprends en vous lisant et c’est vraiment intéressant pour moi.

      • J’approuve totalement ce billet de MC Missir. Professeur en collège, j’ai pas plus tard que ce midi, écouté la colère de quelques collègues à table. Et j’ai dit ceci:
        « Si nous sommes TOUTES ET TOUS opposés à cette injustice criante, alors nous devons l’être encore plus contre une autre injustice: celle qui depuis des décennies, sans vraiment de hauts cris, touchent les professeurs des écoles qui, en travaillant plus d’heures, gagnent moins que les professeurs du secondaire et les CPGE.
        Réclamons, indignons-nous, hurlons ensemble pour réclamer l’égalité TOTALE des salaires! »
        Il y eut un grand silence et nous changeâmes de sujet…
        L’égalité ok… Mais chez les autres!
        Bonne soirée.

        • @Loulla : le problème n’est pas que les recteurs gagnent plus que le prof de base qu’il soit du primaire ou secondaire (les indices des certifiés et des PE SONT STRICTEMENT LES MEMES à ancienneté comparable …..Depuis Jospin …..Votre information date )

          Le problème c’est que l’on augmente SEULEMENT les recteurs …..Et pour de mauvaises raisons

      • @redaction : Cela est votre opinion, que vous avez bien raison d’émettre, naturellement.
        Simplement, le plus gros scandale est en effet le gel du point d’indice dont nous souffrons et du niveau général des salaires (ceux des instituteurs est même purement indécent !).
        Cependant, je ne vois pas ce qui motive cette augmentation, tout aussi indécente, de la prime des Recteurs, qui ont déjà tant… ont-ils engagé des procédures qui améliorent les résultats des élèves ? la motivation des enseignants ? C’est récompenser de mauvais résultats… ce qui fait largement penser à certaines rémunérations de patrons aux mauvais bilans… Alors ?
        Le seul argument que je vois, et ceci, grâce à votre article uniquement, je dois bien l’admettre, c’est de rendre le poste plus attrayant… ne l’était-il vraiment pas, déjà ??
        Depuis quelques années, le CAPES de maths ne parvient plus à recruter le nombre suffisant de postes, c’est aussi compliqué en langues, des postes précaires de contractuels se multiplient dans les établissements, de nombreux enseignants (dont quelques uns de mes collègues) fuient en tentant une reconversion professionnelle… et si cela continue, je rejoindrais leurs rangs, comme le feront d’autres avant ou après moi… Le malaise est là. On délaisse l’école car en abandonnant les profs, on abandonne les élèves…
        Pourtant, j’aime ma matière (histoire-géo) et ô combien j’aime mes élèves. Transmettre reste quelque chose de fabuleux, mais pas à tout prix. J’ai un Bac+6, je travaille 40h par semaine et quand je vois les salaires de mes homologues européens, j’ai envie de pleurer.
        Mon collège lutte depuis 1 mois maintenant pour intégrer cette grille REP dévoilée par la Ministre le 17/12 (j’ai d’ailleurs lu votre très bon article à ce sujet), nous essayons et arrivons tant bien que mal mais trop rarement, à atteindre les médias, et jamais… notre Rectrice… Pourtant, nous sommes complètement légitimes au vu des 4 critères et du reste de notre réalité, mais quand la France consacre 1,4 % du budget de l’EN à ses zones d’éducation prioritaire contre 4% dans le reste de l’OCDE, il y a, en effet, de ces augmentations qui font bondir… qui sont pour nous de vrais soufflets.
        Il faut mettre les moyens à hauteur des ambitions affichées, il n’y a pas d’autre solution. Favoriser ceux qui sont nommés (donc postes politiques) et qui ont un train de vie de député – sans minimiser la somme de leur travail et le fait qu’une PAYE conséquente leur soit attachée – ne résoudra rien et ne fera qu’exacerber les tensions et l’amertume du corps enseignant dont on se moque ostensiblement.
        Très bonne nuit 😉

      • @redaction :
        cette forte augmentation de l’indemnité des recteurs ne peux pas s’expliquer par une aussi forte augmentation de leurs responsabilités : leur métier évolue, comme beaucoup d’autres métiers … même autour d’eux, dans l’éducation nationale
        Par ailleurs le Ministère pour trouver des sous, est entrain de fermer les Centre d’Information et d’Orientation, ne remplace pas les enseignants malades ….
        comment comprendre ce type de gestion ? le Ministère est entrain de privatiser l’Education, c’est tout !
        Peut-être pourrai-t-on réclamer un débat à ce sujet : privatisation silencieuse des services publics : est-ce indispensable ? quelles conséquences ?

  3. Désaccord complet avec la journaliste sur le cas des Recteurs. De véritables privilèges sont associés à leur fonction. Privilèges qui s’accompagnent parfois de certains abus et dérapages financiers (factures). Tout n’est pas clair. Je vous invite, chère Louise Tourret, à investiguer sur le sujet. Ce ne sera pas facile, mais cela serait nécessaire.

  4. C’est sûr que si ils sont payés pour relayer et faire semblant de croire à la bonne parole de Najat… Ils sont carrément sous payés, ces pauvres recteurs… . . Moi, même pour une prime de 50kE, je n’arriverais pas à faire semblant, sans éclater de rire…. devant tous ces nouveaux poncifs abscons qu’elle est capable de sortir, que ce soit dans ce ministère ou dans le précédent. .

  5. J’ai trouvé un post fort intéressant (signé FLO-T-) et qui mérite débat car fleure le véritable « cri du coeur » ; il ne semble pas être passé !? . . .: «  »

    « Scandale, tollé, hystérie sur les réseaux sociaux »… Pourquoi une accroche si méprisante envers les syndicats enseignants, et plus largement, le corps professoral en effet dégoûté de cette nouvelle ? Pourquoi les faire passer pour les gueulards de service sans expliquer les raisons de cette ire ? Vous auriez pu le faire, en quelques phrases seulement. Mais il aurait fallu, dans ce cas, avoir le souci d’une objectivité minimale dont votre article manque cruellement. Peut-être serait-ce utile de rappeler que les salaires des enseignants sont gelés depuis 2010 et ce jusqu’à 2017 (sans savoir si cela perdurera au-delà de la prochaine élection présidentielle)… ? Non, cela doit être une broutille… Peut-être rappeler que la France fait partie des très rares pays de l’OCDE où les professeurs ont perdu en pouvoir d’achat… ? Non, cela doit être une futilité inutile à évoquer… … et pendant ce temps-là, ils voient les salaires de leur hiérarchie augmenter quand eux se serrent la ceinture à la fin du mois et quand on leur en demande toujours plus. N’est-ce pas, sans aller jusqu’à l’hystérie, une raison d’être en colère ? Recteur est en effet une fonction difficile, certes. Ceci, vous l’expliquez bien en revanche et je n’ai rien à redire là-dessus, car vous avez raison. Nous ne parlons pas du salaire d’un Recteur ici (autour de 6000 € il me semble), mais bien d’une PRIME. D’une prime revalorisée de 68 %… Les difficultés sont-elles devenues à ce point différentes ? Quel travailleur a vu les difficultés de ses missions réévaluées de manière aussi considérable ? A ce niveau d’augmentation, il faut croire que Recteur est devenu un métier impossible. Ah d’accord… dans ce cas… Vous évoquez très rapidement « la part fixe de cette prime »… sans aller jusqu’au bout et expliquer à vos lecteurs qu’il y a donc, aussi, une part variable… laquelle peut s’élever à 45 % de cette prime (ceci reste inchangé malgré cette nette augmentation). Peut-être que vous auriez pu faire remarquer qu’un Recteur peut, au-delà de son salaire, toucher jusqu’à 37 000 de prime/an… Non, une babiole… A maintes reprises, vous parlez de « management », des « managers de l’Education de demain »… c’est donc ça, l’Education nationale est devenue une entreprise pour laquelle on use de la sémantique adéquate. Seulement, on ne vend toujours rien, on ne crée toujours aucune richesse… immédiate du moins. On forme les travailleurs et les CITOYENS de demain. La citoyenneté se passe de management, et repose surtout sur la culture, la connaissance et l’esprit critique… durs à manager. Les hommes, les femmes oui, peuvent être managés… mais alors… rendez-vous pendant une semaine dans les bureaux du Rectorat et vous comprendrez combien les professeurs sont méprisés par leur propre hiérarchie (simple demande de renseignements, plans de carrière, payes et fiches de paye, mutations et j’en passe…). Mais sans doute que ces 68 % d’augmentation de la part fixe de la prime du Recteur changera cette façon de manager ses ouailles… « le ministère se heurte à un problème de rajeunissement et de féminisation de la fonction (…) ». Nous sommes en 2015, et on voit quel chemin a fait l’équité homme-femme avec de tels propos. Tout au long du XXe siècle, plus une profession se féminisait, plus elle perdait en prestige et en salaire. C’est vrai. Mais il faut visiblement poursuivre avec les mêmes schémas, aujourd’hui encore… afin de régler ce PROBLEME de rajeunissement et de féminisation de la fonction. Allez, on va mieux les payer pour espérer voir plus d’anciens et de bonhommes, foutez-moi tout ça dehors ! Enfin, je reviens sur vos dernières lignes : « La qualité du management public qui s’exerce à ce niveau est un indicateur indispensable de la qualité de l’éducation dispensée dans nos territoires. » Je comprends mieux pourquoi le niveau de l’éducation dispensée en France n’en finit pas de dégringoler… tout va aller mieux maintenant que les Recteurs sont grassement payés. Nos chers élèves vont progresser. « Faire venir les meilleurs en réévaluant la fonction et ses conditions d’exercice, n’est peut-être pas très heureux en terme de communication, mais c’est un tournant indispensable. » Très mauvaise opération de com’… oui, là vous avez raison. Si cette augmentation ne pèse rien dans ce désastre économique avec lequel on nous berce (heureusement les Recteurs ne sont pas si nombreux et ne sauveront pas la France par leur dur sacrifice… nous ne sommes pas dupes !), il n’en reste pas moins la valeur du symbole, d’une certaine moralité. Peut-être était-ce « indispensable » de remédier à cette injuste et insupportable situation dans laquelle les Recteurs se trouvaient jusque là… … mais n’est-ce pas encore plus indispensable de reconsidérer le métier de prof aujourd’hui ? Non ? Qui est en 1ère ligne tous les jours ? Qui peut permettre aux enfants de progresser, pour peu qu’on ne les traite pas comme des fonctionnaires corvéables à merci ? Sans doute êtes-vous d’accord avec ceci, car l’un n’empêche pas l’autre me direz-vous… mais à l’heure où le métier n’a jamais autant rebuté ou fait fuir, là aussi, il aurait été bon d’en dire un mot. Florence T., professeur scandalisée par cette annonce et par cette lecture, mais pas hystérique… » » (copyright FLO-T)

    • @Unbreakable :
      Je suis pleinement d’accord avec vous, et avec le post de Florence T que vous publiez. En ce début d’année, le salaire des enseignants baisse en raison des hausses de cotisation-retraite (déjà supérieures à celles du privé), l’augmentation de la prime aux recteurs est une insulte.
      2015: Pain sec pour els instits, champagne pour les recteurs.
      Juste une petite question : où sont les syndicats?

    • @Unbreakable :

      Merci bien !!

      Je vois des corrections à l’article alors qu’on n’a toujours pas daigné ni me publier, ni me répondre plus franchement que par ces quelques correctifs… Etrange façon de faire je trouve. Doit-on penser que les journalistes eux-mêmes se mettent à censurer quand pourtant, il n’y a rien de diffamant ou d’insultant dans un commentaire qui reste visiblement constructif ? Je n’ose y croire…
      Je faisais mon baptême de l’Express ce soir et je pense écrire ces quelques lignes pour rien, une nouvelle fois… c’est déjà pour moi, très décevant. Très très décevant.

      • Cher @Unbreakable, ce n’est en aucun cas de la censure et j’ai envie que l’on continue à échanger. Simplement les commentaires demandent mon approbation et je n’en suis alertée que de manière groupée et avec retard d’ou votre impression de commenter dans le vide. J’en suis vraiment désolée. Je vais voir si je peux changer ce paramètre. Bonne soirée à vous et merci pour vos stimulants commentaires.

        • @redaction : Bonsoir MC et merci pour cette réponse. Je sais pertinemment qu’il n’y a pas de censure sur ce blog et j’ai parfaitement compris votre réponse de l’autre jour. Je l’ai d’ailleurs expliqué par mp à ceux qui me le demandaient (car je parvenais à poster). J’ai juste ici fait le relais quand on m’a demandé de l’aide par mp parce que les posts ne passaient pas du fait de ce système de validation préalable (sauf pour moi qui ait comme un « by-pass » vip..;-).. et c’est tant mieux. .. c’est bien la première fois sur ce site, croyez moi, étant jusqu’ici plutôt habitué des feux pogroms du lundi matin*. ;-)..)….. (*) les « bien à vous », quoi. ..

        • @redaction : Bonsoir. Je me permets de préciser que ce n’est pas Unbreakable qui évoquait une censure, mais bien moi… pour les raisons que j’expliquais… je suis complètement novice ici et pensais que la publication des posts était instantanée… les modérateurs étant justement là pour contrôler qu’aucun abus ne figure dans les commentaires.
          Je m’inquiétais que des journalistes censurent justement, précisant que je n’osais y croire… D’autant que j’ai vu vos correctifs (notamment la phrase sur la féminisation et le rajeunissement de la fonction de Recteur, qui à l’origine était plus qu’ambiguë), pendant que mes posts n’étaient toujours pas visibles… Comprenez que j’aie trouvé ça étrange et que je ne saisisse toujours pas bien les procédures et les timings dont vous parlez…
          Le problème semble être réglé, pour moi du moins, car je peux poster mes commentaires sans plus aucun délai ni souci… je vous en remercie.

    • @Unbreakable : Là, je vous tire mon Chapeau __si j’en avais Un!__Ayant une fille enseignante passionnée…sais à quel point votre commentaire est dans la réalité! En son nom, je vous remercie!

  6. Je n’ai pas bien compris dans le galimatias de l’article ce qui justifiait l’augmentation de cette prime.
    a moins qu’il faille payer plus pour embaucher des plus jeunes et plus femmes !
    voilà au moins qui nous sort du stéréotypes , ce sont les hommes vieux qui gagnent moins !

  7. Eh bien si, enseignant en retraite, j’estime que ces indemnités, majorées cette année de plus de 80% !!! sont un scandale. Passer de 15 200 à 25 620 euros représente une augmentation de cette prime de … 68,55% !! (en non de 40% comme lu ailleurs).

  8. Il ne faut quand même rien exagérer. Primo, le fait que vous soyez au sommet de la pyramide ne signifie nullement que c’est vous qui vous tapez le boulot. En général, c’est réservé au subalternes, celui qui est à la tête se contentant de valider ou non, ou de dire, faut faire ça (même si c’est inapplicable parce que le gars ne connaît rien à la situation du terrain). Il y a donc déjà un léger problème de rémunération en rapport de la réalité du travail effectué. Secundo, les catégories A+ de la fonction publique se sont dits ces dernières années, « ah mais nous on sort de l’ENA, ou de grandes écoles, etc, on veut des rémunérations qui augmentent comme celles des dirigeants des entreprises privées ». Résultats, leurs rémunérations ont connu une forte inflation, tandis que celles des A, elles, stagnaient. Bref, l’égalité républicaine dans toute sa splendeur. Quant on est dans l’Education Nationale où l’on doit en plus théoriquement enseigner ces valeurs aux prochaines générations, c’est encore plus ignobles.

  9. @ FLO-T @nibelung : « …je ne sais pas comment vous faites » : . . . . .réponse : c’est parce que j’ai piqué les supers pouvoirs de Louis Vatelet (bon ok, c’est pas clair. . Mais fallait suivre les autres posts de blog de la mamouthosphere)…;-)… Bonne soirée à vous.

  10. Que les enseignants soient mécontents de leurs traitements bloques depuis 2010 jusqu’a 2017 ,ou choques par la prime percue par leurs recteurs , tout le monde peut le comprendre , cela est humain , mais qu’ils se rassurent ils ne sont pas les seuls a etres mecontents , d’autres salaries du secteur prive entre autres les cadres de ce secteur dont aiment tres souvent se comparer les enseignants ( j’en ai plusieurs dans le giron famillial qui font ce sport ) en terme d »avantages et de revenus , sont assis sur un siege ejectable a tous les instants , leur emploi n’est pas garanti , a l’inverse des enseignants qui beneficient de cette securite qui represente bien un plus financier non negligeable qu’ils n’integrent jamais dans leurs traitements comme s’il s »agissait un avantage insignifiant A l’oppose des enseignants qui n’ont pas d’obligation de resultats devant leurs eleves a part celle qu’ils se donnent individuellement , tous les actifs du secteur prive ont eux une reelle obligation voir imperative de résultats sinon direction Pole emploi pour verifier si l’herbe est plus verte ailleurs , s’ils en trouvent !!!!,de plus les cadres du prive dont aiment se comparer nombre d’enseignants ne travaillent pas comme la majorite d’entres eux 32 a 35 h par semaine sur 39 a 40 semaines an soit approximativement 1300 a 1400 h an , mais le plus souvent pres de 40 a 45 h voir plus par semaine sur 45 a 46 semaines an soit + e 2000 h an d’ou un delta comparatif moyen a temps pleins entre le public et le prive , ce que ne font jamais les enseignants Rappeler cette realite comparative n’a rien d’une critique , c’est un simple constat pour demontrer que les enseignants par ces temps de chomage massif dans une economie en berne depuis de tres nombreuses annees et dans un environnement de competition et de concurence acharnee qui est le lot de tout le secteur secteur prive ne sont certainement pas les salaries de France et de Navarre , avec d’autres , les plus a plaindre !! il y a pire , bien pire !! ils leurs suffit de faire un effort pour sortir de leur citadelle ou ils sont immerges pour la plus part d’entres eux depuis l’age de 3 ans et de regarder a l’exterieur ce qui se passe !!

  11. Et si la distribution équitable pour tous les fonctionnaires tout niveau confondu de la prime est faite, personne ne se plaindra pour éviter les tensions entre les agents. Je tiens à vous dire que chaque fonctionnaire a ses responsabilités donc tout le monde mérite sa part du gâteau aussi. Le supérieur est récompensé parce que les fonctionnaires se trouvant en bas de l’échelle font très bien leur travail mais ce n’est pas la hiérarchie qui l’exécute. Les uns touchent 600 euros et les autres 2000 euros, trouvez la logique::::::::////////

  12. C’est vrai que c’est trop dur la vie d’un recteur, 7500€ mensuels+logement de fonction+tout le reste (véhicule de fonction, cuisinier et je ne sais quoi) + une prime annuelle de 15000€ !
    Ça ne suffisait vraiment pas vu leurs grandes fonctions…
    Les autres ne foutent rien, c’est vrai.
    En tout cas c’est bien pour eux, même pas besoin de faire grève pour que leur prime soit revalorisée !
    C’est du grand n’importe quoi !

    • @PasContent : Tellement d’accord…
      Mon collège est en lutte depuis un mois maintenant pour intégrer le REP (réseau d’éducation prioritaire, remplaçant les ZEP). Nous avons fait une multitude d’actions, nous avons perdu pas mal de journées de salaire, nous avons demandé pas moins de 4 fois audiences à la Rectrice de Créteil qui évidemment, ne nous a jamais reçus ni même écrit (enfin… fait écrire par l’un de ses subalternes bien entendu)… mais ça, nous n’en doutions pas, connaissant si bien ce système que l’on peut aisément qualifier de machine à broyer, même les plus vaillants, même les plus convaincus de leur vocation…

  13. En quoi est ce si différent aujourd’hui ? C’est surtout politiquement différent. On ne se mouille plus. C’est tout. Darcos a joué sciemment le rôle du fossoyeur.

  14. Moi, j’adore la concomitance de cette info d’augmentation de 68% de la jolie prime des recteurs avec la création par Nage à la hâte (la belle qui s’aime) d’une deuxième section d’économie « institutions, économie, terrifiés et société » qui affole d’ores et déjà tous les doyens de faculté face à ce qui s’apparente assez bien à un « coup de pouce aux chercheurs proches de la gauche » ou « comment caser les médiocres n’ayant pas réussi à décrocher leur agrégation »…. . . Décidément, l’aplomb de cette ministre dans les poncifs les plus abscons m’étonnera toujours. .. en même temps, ses copines « sociologues » ne vont pas s’en plaindre..
    😉

    • @Unbreakable : De toute évidence, ça vous « défrise » que les gens de gauche aient l’outrecuidance de vouloir accéder à l’agreg. Si j’en crois votre déclaration, « gauche égale médiocrité »… quelque peu réducteur, ne pensez-vous pas?

      • @misterfrog : vous faites des raccourcis hâtifs. . Si cela avait été le cas, je n’aurais pas voté PS lors des dernières présidentielles (un moment d’absence face à l’illusionniste, je dois avouer…). . . Non, ce qui me défrise, ce sont ces nouvelles chaires sur des théories plus fumeuses les unes que les autres (et qui, manque de chance, sont souvent plébiscitées par la gauche..). et qui tirent vers le bas l’agrégation, au grand dam de la plupart des doyens d’université… c’est qu’il faut bien pouvoir créer des postes de recteurs…Bonne journée.

  15. @redaction : J’approuve totalement ce billet de MC Missir. Professeur en collège, j’ai pas plus tard que ce midi, écouté la colère de quelques collègues à table. Et j’ai dit ceci:
    « Si nous sommes TOUTES ET TOUS opposés à cette injustice criante, alors nous devons l’être encore plus contre une autre injustice: celle qui depuis des décennies, sans vraiment de hauts cris, touchent les professeurs des écoles qui, en travaillant plus d’heures, gagnent moins que les professeurs du secondaire et les CPGE.
    Réclamons, indignons-nous, hurlons ensemble pour réclamer l’égalité TOTALE des salaires! »
    Il y eut un grand silence et nous changeâmes de sujet…
    Bonne soirée.

  16. Le rôle du Recteur a évolué vers plus de responsabilité? Et alors? A la rentrée 2014 je me suis fait recrutée avec un bac+5 pour être professeur des écoles. Il y a encore quelques années, la licence suffisait. On nous demande de plus en plus de qualification pour exercer ce métier. Alors pourquoi n’aurions-nous pas aussi droit à une augmentation de nos primes (voire de nos salaires)? Et puis si les recteurs bossent beaucoup je peux vous assurer que nous sommes loin de nous la couler douce! Cette année je vais toucher 400€ de prime… (et encore apparemment de ce que j’ai compris les enseignants du 2aire touchent plus que nous alors que nous avons le même niveau d’études). Je ne me plains pas, mais quand même, où est l’égalité dans tout ça? Même si il ne s’agit « que » d’une augmentation de prime et pas de salaire pour les recteurs, je ne vois pas de différence. On augmente leur rémunération annuelle, il n’y a rien d’autre à comprendre. C’est indécent de demander à certains de ne rien réclamer et de donner à d’autres. Pourquoi donner plus à des gens qui ont déjà beaucoup?
    C’est injuste, et franchement pour une nouvelle enseignante, de voir ça, ça fait réfléchir sur le fonctionnement du système (et ça calme).

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