À ma grand-mère

Je voudrais ici rendre un hommage à ma grand-mère, Simone Girard, disparue ces jours-ci. Quel rapport avec l’éducation me direz-vous ? Tout, justement.

Parce que la transmission, la diffusion des savoirs de toutes sortes -être, comme faire – dépassent infiniment les murs de la classe. Le rôle d’une grand-mère dans les apprentissages dits « informels » est immense. J’en prends la mesure aujourd’hui.

Simone Girard (1922-2015)

L’enseignement dès le plus jeune âge de l’empathie – aux fondements de la capacité à apprendre, le chercheur Stanislas Dehaene ne dit pas autre chose -, l’éducation au goût, le développement du jeu, l’attachement au passé et l’inscription de l’enfant dans une perspective temporelle à travers la mémoire familiale…tout cela pourrait utilement figurer dans un programme de maternelle.

J’ai eu beaucoup de chance puisque ma grand-mère a joué ce rôle à la perfection, la tendresse en sus. Elle a ouvert ma curiosité, délié mes papilles -ça marche ensemble- et enseigné l’importance de la trace, celle que l’on laisse, celle que l’on transmet. Si j’en ai fait mon métier, je le lui dois.

 

 

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2 réflexions au sujet de « À ma grand-mère »

  1. A travers ce bel hommage empreint de tendresse, vous mettez en évidence les limites de l’école . L’école ne peut pas tout, il y a des relais dans notre environnement . Ne faut-il pas les approfondie ces relais plutôt que vouloir , au nom de l’égalité et de l’idéologie les abolir ?

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