Le MOOC Gestion de Projet en bande dessinée

Qui a dit que les MOOC étaient rébarbatifs? Voici une petite sélection de dessins issus du MOOC Gestion de Projet et qui retracent l’histoire du cours. L’auteur est Frederic Duriez, l’un des participants. Pour mémoire, le MOOC Gestion de Projet a été lancé par Rémi Bachelet, professeur à Centrale Lille, et moi-même en janvier 2013. Le cours s’est déroulé du 18 mars au 21 avril. Nous avons été rejoints dès les premières semaines de préparation par une équipe de bénévoles: Yannick Petit, Jérémie Sicsic, Dominique Breton, Bruno Warin et Megane Cristaldi, qui ont tous joué un rôle central dans l’organisation de ce MOOC, qui n’aurait probablement pas pu voir le jour sans eux. Ce cours se base sur des cours mis en ligne depuis une dizaine d’années par Rémi sur son site. Voici quelques dessins de Frédéric qui retracent les grandes étapes du MOOC GdP.

 Première semaine: le cours de carte conceptuelle de Rémi. C’est là qu’il faut choisir entre passer ses samedis après-midi sur le MOOC ou regarder Docteur House. Le choix est vite fait pour Frédéric (#MOOCGdP Entre les cartes conceptuelles et Dr House. Le torticolis. J’ai fini par abandonner la série. Bravo Rémi ! http://pic.twitter.com/mAkJqVBrgF)

Etre capable de bûcher quatre samedis d’affilée, ce n’est pas donné à tout le monde. Heureusement, une pédagogie différentielle a été mise en place: un certificat basique qui ne demande que de répondre aux quizz et de passer l’examen final (environ 2h par semaine), et un certificat avancé qui demande de rendre des devoirs en plus des exercices et de l’examen (environ 10 heures par semaine).

Cinq heures de vidéos de cours de Rémi, certains ont fini par avoir des hallucinations auditives. Sur les 3600 participants au début, 1400 sont allés jusqu’au bout. Un chiffre considérable. Nous saluons la détermination de ces personnes motivées, qui représentent un peu la crème des MOOCeurs francophones.

Les participants ont eu à schématiser l’organisation d’un projet par une carte conceptulle. Les devoirs tournaient autour d’une étude de cas: le lancement d’un nouveau type de biscuit au sein d’une entreprise. Cette étude de cas a été mise au point par Mégane Cristaldi, étudiante à Centrale Lille, et Dominique Breton, un ancien participant des FOAD organisées par Rémi Bachelet. La preuve concrète que les étudiants peuvent (et à mon sens devraient systématiquement) être associés à la conception d’un MOOC. Cette étude de cas était destinée uniquement aux personnes intéressées par le certificat avancé.


Deuxième semaine
: Cours sur l’actualisation et sur les outils de collaboration en ligne. Rémi y parle de Google Drive et de Google Hang Out en long, en large et en travers, ce qui donne naturellement lieu à quelques railleries de la part des participants.

Les devoirs s’enchaînent, cette fois on demande aux participants de faire un calcul d’actualisation et de le présenter sous la forme d’une présentation powerpoint. Certains font preuve d’un grand professionnalisme en démontrant des qualités de présentation rares. En ce qui me concerne, je pense que beaucoup de participants ont des compétences qui devraient être mises à profit pour enseigner au sein même du MOOC. Une sorte de mini-MOOC dans le MOOC, mais fait par des étudiants. Les poupées russes de l’enseignement en quelque sorte. Mais ce n’est pas pour tout de suite. Ci-contre une illustration d’Angel Alonso.

Troisième semaine: Un cours sur les outils basiques d’organisation: comment organiser une réunion, comment rédiger un compte-rendu, etc. Basique en apparence, mais on se rend compte au fil du cours que nous avons tous beaucoup à apprendre, rédiger un compte-rendu n’est pas aussi trivial qu’on pourrait le penser. Frédéric semble avoir apprécié mon illustration de couteau-suisse pour symboliser les outils basiques. (#MOOCgdP Bravo à Rémi qui a utilisé une symbolique nuancée pour illustrer la réalité des réunions. pic.twitter.com/rglXYctMbA)

Le devoir semble assez simple: synthétiser les minutes d’une réunion pour en faire un compte-rendu. Pour représenter les différents personnages, des prénoms sont choisis sans que l’on y passe un temps considérable: Bernard, Thierry, Jacques, Marc, etc. Frédéric ne manque pas de railler nos choix ( #MOOCGdP Moderne et innovant. Mais franchement : Bernard, Thierry, Jacques, Marc… Qui a trouvé ces prénoms ???) Réponse: Ce n’était pas nous.

 Comment corriger des centaines de devoirs rendus (plus de six cents personnes dans le certificat avancé) ? La réponse: l’évaluation par les pairs. Chaque participant reçoit quatre copies à corriger, et à commenter. Bien sûr, il faut rester courtois dans ses commentaires…. nous sommes entre gentlemen.   (Frédéric: « Quand je reçois des évaluations très brèves et peu élogieuses, j’ai parfois des pulsions violentes »)

Quatrième semaine: On entre dans la partie difficile. La planification. Les participants doivent cette fois apprendre à utiliser un Gantt pour modéliser le déroulement d’un projet. Les outils ne sont pas faciles à prendre en main, mais au final, la plupart des candidats au certificat avancé tiennent bon, et après quelques soirées à bûcher sur le Gantt, le dernier devoir est rendu le samedi soir. Un commentaire de Frédéric, désormais l’illustrateur officiel du cours « Un doctorant a bricolé Canvas pour filmer les stagiaires du #MOOCGdP avec leur webcam. Les premières photos arrivent. »

Au passage, un live-tweet est organisé le mercredi soir pour permettre aux participants  d’interagir avec l’équipe pédagogique. Rémi y explique entre autres comment les devoirs donnés ont été béta-testés par des étudiants.

 Cinquième semaine: C’est la semaine de l’examen. Pas de temps limité, mais pas de seconde chance. C’est l’occasion pour les participants d’aller réviser leurs cours et de vérifier que tout a bien été compris. Par ailleurs, les candidats au certificat avancé attendent leurs notes, car pour cette première session, l’équipe a décidé de repasser derrière chacun des devoirs et de vérifier qu’il y a bien une cohérence entre les notes données par les pairs et la qualité du rendu. C’est le luxe des MOOC « familiaux ». Quand les prochaines sessions monteront à 10.000 participants ou plus, cela commencera à devenir difficile.

Et maintenant? Maintenant une nouvelle phase du MOOC vient de s’ouvrir: le certificat par équipe, qui s’étend jusqu’à début juin. Les participants proposent des projets et recrutent au sein du MOOC une petite équipe. Des équipes internationales se constituent, les projets vont des imprimantes 3D aux éoliennes en passant par la création de centres de formation. Une trentaine d’équipe sont en lice. La suite dans de prochains billets.

Ci-joint un lien vers le Storify du MOOC pour l’histoire complète.

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5 Comments

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5 Responses to Le MOOC Gestion de Projet en bande dessinée

  1. Vincent Datin

    Bon allez, un p’tit challenge… la version 2 en septembre sans les outils Google

  2. Pingback: Le MOOC Gestion de Projet en bande dessin&eacut...

  3. Pingback: J’ai la "carotte" | Le Portfolio de Reine

  4. Pingback: MoocGdP – un grand bravo… | Didac2b's Blog

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