Du racisme anti profs
J’avoue avoir hésité à mentionner dans ce blog la production de l’IREF, Institut de Recherches Economiques et Fiscales, tant celle-ci s’inscrit dans une tradition poujadiste, qui a sous ses divers avatars montré ses limites à rendre compte de la réalité de la situation du pays.
Mais il est des phrases qui ne peuvent passer inaperçues, car elles dépassent le champ de l’analyse pour se situer dans un domaine qui s’apparente au racisme, et devrait relever à ce titre des foudres de la loi. Qu’on en juge.
Si la phrase “ Une partie des enseignants sont régulièrement en grève et ne font que penser à leur statut, à leurs vacances ou à leur départ à la retraite.” s’inscrit dans la logomachie coutumière de cette mouvance, la suivante “Les fonctionnaires de l’Education nationale reconduisent leur modèle de gens étriqués, qui cherchent avant tout à se mettre à l’abri (fonction publique, professorat) et à vivre si possible aux dépens des autres” change de nature.
Il ne s’agit plus de caractériser une partie des enseignants mais, dans une généralisation qui ne doit pas relever du hasard, de mettre en exergue tous les fonctionnaires de l’Education nationale, qui sont ainsi, globalement, assimilés à des “parasites sociaux”, selon une appellation de triste mémoire.
Cette “analyse”, pour peu qu’on puisse la qualifier ainsi est extraite d’un article, ou plutôt d’une diatribe intitulée “IL FAUT CONNAITRE L’ENTREPRISE DES LE LYCEE“
Belle entrée en matière pour cette incitation aux lycéens à connaîre l’entreprise que de les inciter à considérer leurs profs, tous leurs profs, tous les profs, sans exception, comme des “gens étriqués”
Les défenseurs de l’entreprise devraient être les premiers à dénoncer ce type d’amalgalme.
L’article sur
http://www.irefeurope.org/content/il-faut-conna%C3%AEtre-l%E2%80%99entreprise-d%C3%A8s-le-lyc%C3%A9e
.irefeurope.org