Contribution au débat sur l’identité nationale

15 mars 2010

Jean Ferrat, “Ma France”, 1969

De plaines en forêts de vallons en collines
Du printemps qui va naître à tes mortes saisons
De ce que j’ai vécu à ce que j’imagine
Je n’en finirai pas d’écrire ta chanson
Ma France

Au grand soleil d’été qui courbe la Provence
Des genêts de Bretagne aux bruyères d’Ardèche
Quelque chose dans l’air a cette transparence
Et ce goût du bonheur qui rend ma lèvre sèche
Ma France

Cet air de liberté au-delà des frontières
Aux peuples étrangers qui donnaient le vertige
Et dont vous usurpez aujourd’hui le prestige
Elle répond toujours du nom de Robespierre
Ma France

Celle du vieil Hugo tonnant de son exil
Des enfants de cinq ans travaillant dans les mines
Celle qui construisit de ses mains vos usines
Celle dont monsieur Thiers a dit qu’on la fusille
Ma France

Picasso tient le monde au bout de sa palette
Des lèvres d’Éluard s’envolent des colombes
Ils n’en finissent pas tes artistes prophètes
De dire qu’il est temps que le malheur succombe
Ma France

Leurs voix se multiplient à n’en plus faire qu’une
Celle qui paie toujours vos crimes vos erreurs
En remplissant l’histoire et ses fosses communes
Que je chante à jamais celle des travailleurs
Ma France

Celle qui ne possède en or que ses nuits blanches
Pour la lutte obstiné de ce temps quotidien
Du journal que l’on vend le matin d’un dimanche
A l’affiche qu’on colle au mur du lendemain
Ma France

Qu’elle monte des mines descende des collines
Celle qui chante en moi la belle la rebelle
Elle tient l’avenir, serré dans ses mains fines
Celle de trente-six à soixante-huit chandelles
Ma Fran
ce

Cette chanson en dit plus plus que de longs discours !

Merci Jean, Adieu Jean !

Un blog consacré au Taille Crayon

13 mars 2010

Il est des blogs de toutes sortes. Celui que je viens de découvrir par hasard est entièrement consacré au Taille Crayon

Sur ce site, vous trouvez une multitude d’informations sur l’histoire de la création de ce petit objet qui nous rappelle notre enfance : date de création, société de production, inventeurs,…et toutes les photos de 2900 taille- crayons, avec l’histoire de chaque pièce de cette collection unique d’un “ molubdotémophile “,

Sur http://www.lolomolubdo.com/

Apprentissage dans l’enseignement supérieur

10 mars 2010

L’ESSEC a depuis longtemps développé l’apprentissage. Ils accompagnent ce développement par un site “Ouvertures” qui se fait écho des débats autour de l’apprentissage. Ils m’ont interviewé sur mon point de vue concernant l’apprentissage

De cette longue interview, j’extraits la phrase suivante, a propos du  dévelopement de l’apprentisssage dans l’enseignement supérieur

“Le phénomène a malheureusement été accompagné par un discours qui était faux. Dans le but de désincarcérer la filière apprentissage, on est entré dans un discours qui avait un but honorable et qui se voulait vivifiant : l’apprenti pouvait commencer au CAP et finir ingénieur. Peut-être trouvera-t-on un rare spécimen à montrer dans les foires ou à la télévision. Mais généralement, le système fonctionne seulement jusqu’à l’échelon supérieur. Celui qui commence au CAP peut obtenir un BTS, celui qui commence au BTS peut passer en licence pro et en master. Ça, c’est la réalité ! La réalité, c’est qu’il y a, à l’intérieur de l’apprentissage, une même formule juridique, des pratiques pédagogiques qui ont des points communs, mais aussi une très grande diversité.”

L’ensemble de  l’interview sur http://www.essec-apprentissage.fr/accueil

Ateliers de l’apprentissage et de l’alternance : proposition N°10 Impliquer davantage les CFA dans l’adéquation offres/demandes, et dans la prévention des ruptures

19 février 2010

Trop de jeunes en recherche de contrats sont laissés à eux même dans leur recherche. Le site ouvert dans le cadre des Ateliers de l’Apprentissage et de l’Alternance est riche de témoignages, parfois émouvants, de jeunes qui ont démultiplié les démarches infructueuses, et sont découragés face aux refus réitérés aux quels ils ont été confrontés,  et encore plus devant les absences de réponses.

Certains jeunes semblent n’avoir eu que peu d’appui dans leurs démarches: il est indispensable qu’ils bénéficient en premier lieu d’un soutien , car chercher un contrat d’apprentissage, c’est comme chercher un emploi : il faut de la méthode, de la perséverance et le plus souvent de l’aide

Et bien sur il faut être mis en relation avec des employeurs potentiels qui connaissent le CFA, ont déjà accueilli des apprentis, participé aux journée professionnelles… Tout CFA digne de ce nom a un réseau d’employeurs, qui doit être, avec une grande attention, entretenu, actualisé, enrichi.

Cette mise en relation est une responsabilité à part entière du CFA, comme une très grande majorité d’entre eux l’asssure, et aucun CFA ne devrait plus pouvoir considérer que sa responsabilité ne commence que quand l’apprenti vient lui communiquer le contrat signé par l’employeur. Elle commence dès que le jeune envisageant un apprentissage le contacte, et doit se traduire par un accompagnement individuel et/ou collectif durant toute la phase de recherche d’un contrat.

Cette responsabilisation est plus efficace, et beaucoup moins couteuse que les projets au caractère d’usines à gaz, qui ne manquent pas de fleurir, et auxquels certains Conseils Régionaux ont succombé de sites organisant la mise en relation. Ce type d’intiative, médiatiquement porteur, est d’une grande inefficacité car il supposerait pour être un tant soit peu efficace que tous les employeurs sachent rédiger avec précision les profils qu’ils souhaitent pourvoir et que tous les acteurs jouent le jeu d’une mise en commun de leurs réseaux. Autant dire que c’est un objectif inaccessible, qui ne fait que faire vivre certaines sociétés, plus ou moins compétentes d’ailleurs, et quelques communicants au petit pied.

Cette responsabilité doit aussi s’exercer fortement durant la phase de démarrage du contrat, correspondant à la période d’essai de deux mois. Il serait très souhaitable qu’un point entre l’apprenti, l’employeur et le CFA puisse être réalisé systématiquement avant la fin de cette période, pour veiller à l’adéquation des tâches avec les objectifs de la fomation, permettre les réorientations, ou, si aucune solution ne semble satisfaisante,  une rupture permettant de rechercher, dans des conditions acceptables, une alternative, avec, bien sur, un fort accompagnement du CFA.

Un point mérite aussi une grande attention : la loi permet que l’apprenti soit recruté jusqu’à trois mois avant le débutr du cycle de formation. Cette possibilté devrait être utilisée avec beaucoup de modération, et son usage parfois  abusif, et systématique chez certains employeurs en particulier dans le secteur de l’hôtellerie restauration, aboutit à transformer des jeunes durant les trois mois de l’intense activité estivale en main d’oeuvre aux horaires extensifs et au très bas coût. Combien de jeunes souhaitant apprendre un métier n’ont connu dans ce secteur  qu’un travail à temps plus que plein, sous la pression de la charge de la haute saison, et se sont découragés avant même que ne commence le premier cours au CFA ?

Le rôle du CFA peut de moins se résumer dans une fonction d’enseignement, et doit être de plus en plus globale. D’où notre proposition N°9 IMPLIQUER DAVANTAGE LES CFA DANS L’ADEQUATION OFFRES/DEMANDES ET DANS LA PREVENTION DES RUPTURES

Ateliers de l’apprentissage et de l’alternance : proposition N°9 Créer un “Fonds d’innovation en apprentissage”

15 février 2010

La force de l’apprentissage tient dans une réelle complémentarité entre les apprentissages en situation de travail et les apprentissages plus théoriques, ces deux dimensions ayant vocation à s’enrichir mutuellement.

Mais il arrive encore trop souvent que nous soyons davantage en présence d’une juxtaposition entre les deux parties de l’apprentissage, certains enseignants suivant à la lettre un programme établi pour des élèves ou des étudiants à plein temps.

Il ne s’agit pas de négliger les difficultés qui sont réelles : contraintes de programmes très chargés, et poids de l’examen final, temps de présence au CFA des apprentis réduit, hétérogénéité des niveaux des apprenants…

Mais pour autant, de nombreux CFA, de nombreux enseignants ont su innover, souvent soutenus dans cette volonté par les Conseils Régionaux.

Ces innovations portent sur différents champs. Sans pouvoir être exhaustif, nous mentionnerons

  • Une remise à niveau individualisée dans les savoirs de base, souvent réalisée avec les outils et les formateurs du réseau des Ateliers de Pédagogie Personnalisée
  • La réalisation de manifestations culturelles, comme “ApprentiScènes“, où 650 apprentis des CFA franciliens jouent les sketches qu’ils ont eux même écrit
  • Les “Trophées ApprenTIC” qui ont pour objectif de faire de l’apprenti l’ambassadeur des TIC dans l’entreprise
  • Et tant d’autres…

Mais ces innovations sont encore trop peu connues, trop peu valoriéses. C’est pourquoi il devrait être mis en place, comme l’ont fait nos amis canadiens, et c’est l’objet de notre Proposition N°9

METTRE EN PLACE UN FONDS D’INNOVATION EN APPRENTISSAGE

Ateliers de l’apprentissage et de l’alternance : proposition N°8 Eviter une communication idéalisante

9 février 2010

L’apprentissage et l’altenance en général souffrent d’une difficulté à positionner leur communication, d’abord par l’usage d’un vocabulaire imprécis, lui même source de confusion. Le site des “Ateliers de l’Apprentissage et de l’Alternance” en est un remarquable exemple, puisqu’un certain nombre de témoignages réflètent cette difficulté. Il en est même un qui s’intitule “L’apprentissage, oui, l’alternance non”

La clarification de ces appellations est indispensable, mais elle ne sera pas suffisante. il est en effet nécessaire de concevoir une communication en phase avec ce que les candidats à l’apprentissage vont rencontrer.

Or les communicants qui s’occupent de ce dossier ne résistent à donner une vision magnifiée de l’apprentissage, présenté, comme la “Voie royale pour l’emploi”, et autres “Sésame pour un emploi durable”

Croit-on avec des slogans simplificateurs de ce genre les jeunes vont se précipiter comme un seul homme vers l’apprentissage ? Heureusement, ceux-ci sont plus intelligents que ce que les communicants croient.

Ils savent que comme toute formation, l’apprentissage est divers, que certaines filières conduisent plus à l’emploi que d’autres, ils savent aussi que dans certaines entreprises, subsiste une tendance à faire exécuter à l’apprenti les tâches subalternes. Ils savent encore que certains patrons sont très attentifs aux progrès de leurs apprentis, pendant que d’autres abusent des heures supplémentaires non payées. Ils savent que la dualité entre le lieu du travail et le lieu de formation est riche, mais aussi source de fatigue, de déplacements, de stress, et a un coût indéniable.

 Ils mesurent le décalage entre les discours des plus hauts représentants du patronat valorisant sans nuances l’apprentissage, et les pratiques de nombre d’employeurs qui n’hésitent pas, en période difficile, à faire de l’apprentissage une des variables d’ajustement de leur compte d’exploitation, oubliant au passage  le discours ambiant sur la préparation indispensable de l’avenir.

Ils peuvent se renseigner et accéder, entre autres,  à l’étude conduite par le CEREQ, “L’apprentissage, une idée simple, des réalités diverses”  (http://www.cereq.fr/pdf/b223.pdf)  dont la synthèse est éclairante

“Jusqu’au niveau baccalauréat, ils accèdent plus aisément à l’emploi mais ne sont pas pour autant mieux rémunérés. À l’inverse, après des études supérieures, ils ont un salaire plus élevé que leurs homologues issus de la filière scolaire mais ne sont pas plus souvent en emploi

Alors, si la communication tenait les jeunes en réflexion sur leur avenir pour des êtres responsables, capables de peser le pour et le contre, et de choisir en connaissance de cause, plutôt que de développer une image dont le décalage avec la réalité a, immanquablement, un côté boomerang.

D’où la proposition N°8 EVITER UNE COMMUNICATION IDEALISANTE

 

Du racisme anti profs

7 février 2010

J’avoue avoir hésité à mentionner dans ce blog la production de l’IREF, Institut de Recherches Economiques et Fiscales, tant celle-ci s’inscrit dans une tradition poujadiste, qui a sous ses divers avatars montré ses limites à rendre compte de la réalité de la situation du pays.

Mais il est des phrases qui ne peuvent passer inaperçues, car elles dépassent le champ de l’analyse pour se situer dans un domaine qui s’apparente au racisme, et devrait relever à ce titre des foudres de la loi. Qu’on en juge.

Si la phrase “ Une partie des enseignants sont régulièrement en grève et ne font que penser à leur statut, à leurs vacances ou à leur départ à la retraite.” s’inscrit dans la logomachie coutumière de cette mouvance, la suivante “Les fonctionnaires de l’Education nationale reconduisent leur modèle de gens étriqués, qui cherchent avant tout à se mettre à l’abri (fonction publique, professorat) et à vivre si possible aux dépens des autres” change de nature.

Il ne s’agit plus de caractériser une partie des enseignants mais, dans une généralisation qui ne doit pas relever du hasard, de mettre en exergue tous les fonctionnaires de l’Education nationale, qui sont ainsi, globalement,  assimilés à des “parasites sociaux”, selon une appellation de triste mémoire.

Cette “analyse”, pour peu qu’on puisse la qualifier ainsi est extraite d’un article, ou plutôt d’une diatribe intitulée “IL FAUT CONNAITRE L’ENTREPRISE DES LE LYCEE

Belle entrée en matière pour cette incitation aux lycéens à connaîre l’entreprise que de les inciter à considérer leurs profs, tous leurs profs, tous les profs, sans exception,  comme des “gens étriqués”

Les défenseurs de l’entreprise devraient être les premiers à dénoncer ce type d’amalgalme.

L’article sur

 http://www.irefeurope.org/content/il-faut-conna%C3%AEtre-l%E2%80%99entreprise-d%C3%A8s-le-lyc%C3%A9e

 

 

 

 

 

 

.irefeurope.org

Ateliers de l’apprentissage et de l’alternance : proposition N°7 Développer l’apprentissage dans les secteurs où il est peu répandu en dialoguant avec les employeurs

6 février 2010

Le développement de l’apprentissage suppose sa diversification dans des métiers qui  y ont, jusqu’à présent, peu recours.

Développé historiquement dans l’artisanat, l’apprentissage s’est progressivement développé, mais reste encore peu répandu dans certains secteurs : le sanitaire et social, l’animation, le sport, les services aux personnes, l’insertion…

C’est pourtant dans ces secteurs que les possibiltés de développement sont les plus importantes, et ce sont pourtant les employeurs de ce secteur qui sont systématiquement oubliés dans les concertations organisées pour développer l’apprentissage. Ils ne sont d’ailleurs ni dans les participants aux groupes de travail mis en place dans le cadre des “Ateliers de l’Apprentissage et de l’Alternance” , ni même mentionnés dans les structires auditionnées.

Ila auraient pourtant à dire pour mettre en valeur les difficultés qu’ils vivent pour développer l’apprentissage, et pourraiet proposer ne particulier que les modalités d’incitation fiscale soient adaptées à leur situation. En effet, ils ne sont pas assujettis à l’impôt sur les sociétés et ne peuvent donc bénéficier de la déduction fiscale appliquée à celle-ci pour soutenir l’apprentissage. Ils payent par contre la taxe sur les salaires, et celle-ci est parfois fort lourde : une incitation fiscale devrait pouvoir s’exercer aussi sur cette taxe.

Pour développer l’apprentissage dans les secteurs où il est le moins répandu, il ne pas se contenter de diamoguer avec ceux qui ont la pratique de l’apprentissage, mais il faut dialoguer aussi et surtout avec les employeurs de ce secteur pour rechercher avec eux les conditions du développement, et mettre en place des modalités adaptées à la situation de ces secteurs

D’où la proposition N°7 : DEVELOPPER L’APPRENTISSAGE DANS LES SECTEURS OU IL EST PEU REPANDU EN DIALOGUANT AVEC LES EMPLOYEURS  

Ateliers de l’apprentissage et de l’alternance : proposition N°6 Confier une mission d’accompagnement des apprentis aux Missions locales

2 février 2010

Une grande majorité des apprentis, et des jeunes en contrat de professionnalisation, a besoin d’un accompagnement, que les parents ne peuvent pas toujours assurer.

Aux exigences d’un contrat de travail, exigeant, au suivi d’une formation et à la réalisation des travaux qui y sont liés s’ajoute la gestion de transports souvent complexes, le lieu de la formation et lieu de la formation n’étant pas toujours bien desservis par les transports en commun. Souvent il est nécessaire d’avoir recours à un logement autonome, parfois à deux.

Et, bien sur, il faut manger, souvent vite et de façon pas très équilibrée, se soigner, et garder un peu de temps pour se distraire, bref gérer sa vie avec beaucoup de contraintes et peu de moyens.

Un certain nombre d’apprentis craquent, abandonnent leur démarche par fatigue ou par crainte de ne pouvoir tout maitriser

Qui peut l’aider dans ces périodes difficiles ? Parfois le maître d’apprentisage, mais tous n’ont pas cette fibre. Parfois le CFA ou l’organisme de formation, mais cette fonction est souvent bien peu affirmée. Et il arrive que les difficultés soient liées à la relation avec l’employeur ou avec le CFA.

D’où l’intérêt d’organiser une fonction d’accompagnement externe, pouvant, si nécessaire, et cela l’est souvent, mobiliser des aides financières, en utilisant les dispositifs de droit commun. Cette fonction devrait être assurée, dans leur mission de service public, par des structures présentes sur l’ensemble du territoire, les Missions locales.

Celles-ci, après avoir, si nécessaire, aidé le jeune dans la recherche d’un contrat, comme beaucoup le font déjà, pourraient se voir reconnaitre une fonction de médiation en cas de difficulté, et de réorientation en cas de rupture du contrat.

Les causes de rupture de contrats sont multiples, et proviennent souvent du cumul de points par eux même solubles, si un appui personnalisé prenant en compte la globalité du vécu du jeune, peut être, rapidement, mis en place

D’où la proposItion N°6 : CONFIER UNE MISSION D’ACCOMPAGNEMENT DES APPRENTIS AUX MISSIONS LOCALES

Ateliers de l’apprentissage et de l’alternance : Proposition N°5 Respecter la compétence des Conseils Régionaux en matière d’apprentissage

29 janvier 2010

Depuis les premières lois de décentralisation, l’apprentissage est une compétence régionale. Nul ne conteste que toutes les régions, quelle que soit leur orientation politique, ont joué, dans la durée, le jeu du développement de l’apprentissage.

L’Etat a gardé une compétence de réglementation et le conventionnement quelques CFA nationaux. Ceux-ci concernent de grandes entreprises à recrutement national (EDF, SNCF,…) ou des métiers peu répandus (lutherie, facteurs d’orgue, assisatnt technique en instruments de musiques, navigation fluviale, métiers du chien, céramique, graveur sur pierre…) justifiant un recrutement national. Mais il s’agit là de l’exception à une règle clairement établie de responsabité régionale dans le conventionnement des CFA.

Mais pourtant l’Etat n’arrive pas à se positionner par rapport à cette responsabilité générale et ne cesse d’intervenir dans des compétences que la loi a attribuées aux Conseils Régionaux. Pour n’en prendre qu’un exemple, le versment des primes aux employeurs d’apprentissage a été transféré aux Régions par la loi du 2002.

Notons au passge que, contrairement à ce que prévoient les princiopes des lois dé décentralisation, l’Etat a transféré cette compétence sans transférer en même temps un seul fonctionnaire, comme si ces primes étaient versées par l’Etat sous forme d’intervention magique et non de travail humain. Les Régions ont donc du, pour verser ces primes embaucher des fonctionnaires ou rechercher un prestataire, avec d’ailleurs quelques difficultés puisqu’un de ceux qui a proposé ses services s’est avéré bien peu performant, entrainant des retards importants dans le versement de certaines primes, contribuant ainsi à ne pas inciter les employeurs à renouveler leur investissement.

Mais les Régions se sont organisées pour verser ces primes, d’ailleurs souvent en les modulant à la hausse par rapport aux montants que l’Etat attribuait, et en les modulant en fonction de leurs priorités .

Quant l’Etat instaure, au printemps 2009,dans le cadre du plan d’urgence pour l’emploi des jeunes, une prime exceptionnelle pour limiter la baisse des effectifs en apprentissage, la logique eut voulu que cette prime s’ajoute à celle versée par les Régions et que le même circuit de versement, existant, soit utilisé. Trop simple, et surtout, cela aurait fait courir le risque que les Régions puissent être perçues comme les financeurs. D’où le choix de l’Etat de verser lui même ces primes et de faire appel à son propre prestatataire. Il a choisi Pôle Emploi, au moment même où celui-ci vivait à la fois la complexité de la fusion et la surcharge de travail liée à la forte augmentation du nombre de demandeurs d’emploi. Une garantie d’inefficacité, et un modèle de ce qu’il ne faut pas faire dans le cadre de la R.G.P.P. !

Alors que l’Etat applique la lettre et l’esprit des lois de décentralisation et fasse confiance aux Régions pour que celles-ci mettent en oeuvre les modalirés adaptées pour développer l’apprentissage.

Et la proposition N°5, RESPECTER LES COMPETENCES DES CONSEILS REGIONAUX EN MATIERE D’APPRENTISSAGE