Non à une société d’assistance, oui à une prime pour fréquenter le lycée. Cherchez la cohérence.

Le rapprochement de deux informations d’actualité conduit à s’interroger sur la cohérence de la politique conduite par le Gouvernement.

D’une part, les modalités, très restrictives, d’extension du RSA aux jeunes se fondent, selon le discours même du Président de la République en Avignon,  sur la volonté de ne pas conduire une politique d’assistance, et de ne pas attribuer un revenu aux jeunes avant même qu’ils aient pu se confronter au marché du travail. Le point de vue se comprend, même si, à l’évidence, les modalités choisies pour mettre en oeuvre ce principe vont réduire à peau de chagrin le nombre de jeunes susceptibles de bénéficier de ce RSA étendu.

La même semaine est annoncée la mise en place, à titre expérimental, dans l’Académie de Créteil, d’une forme de  « prime d’assiduité » destinée à inciter les lycéens à  fréquenter régulièrement leur établissement scolaire. Etonnante proposition qui considère que mérite récompense ce qui n’est que le fondement le plus élementaire de la relation entre un élève, un étudiant, … et l’établissement où il se forme, fréquenter régulièrement cet établissement et justifier d’éventuelles absences. Donner une prime, même collective, pour le simple respect de cette base, ne peut que justifier le sentiment que cette fréquentation régulière ne va pas de soit.

Il semblerait que cette proposition soit financée dans le cadre de l’expérimentation lancée par Martin Hirsch, le même qui justifie les limitations de l’attribution du RSA ausx jeunes. On aimerait comprendre où est la cohérence !

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